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  • Dépasser la politique des petits pas. Pour une défense européenne vraiment assumée

    5 avril 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    Dépasser la politique des petits pas. Pour une défense européenne vraiment assumée

    5 AVR 2018 BITDE, Fonds européen de la défense, Livre blanc, OTAN-UE (B2) Eurodéfense, une association qui regroupe de nombreuses personnalités militant en faveur d'une autonomie européenne de défense, estime que l'Europe doit changer de braquet, passer à la vitesse supérieure, affirmer réellement une politique de défense européenne, l'assumer et s'attaquer aux questions non résolues depuis des années. Dans cette tribune, signée par plusieurs officiers supérieurs dont les lecteurs de B2 reconnaitront certainement plusieurs noms, différents principes sont posés dont, en tant qu'observateur, nous pouvons partager plusieurs des constats. Une Europe de la défense, parent pauvre de la construction européenne L'époque enthousiaste des pères fondateurs, au lendemain de la Guerre, a posé les bases de l'Union européenne. Si l'Europe économique est devenue une réalité, même imparfaite, l'Europe de la défense a vécu plusieurs échecs. Le traité instituant la Communauté européenne de défense en 1950 n'a jamais été ratifié. L'Union de l'Europe occidentale, de 1954 à 2011, est restée une coquille vide. Ce n'est qu'en 1999, après le sommet franco-britannique de Saint Malo, que furent posées les bases d'une politique de défense au plan européen, avec de premiers fruits en 2003, où deux opérations militaires furent lancées sous la bannière bleue étoilée. Des résultats positifs mais à l'échelle d'un laboratoire La politique de sécurité et de défense commune (PSDC), bras armé de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), était née. Elle a donné des résultats plus que positifs, malheureusement insuffisamment connus. En 15 ans, près de 80 000 hommes ont été engagés avec succès dans les opérations de l'Union européenne. Nous avons ainsi célébré le 30 mars les 15 ans de la PSDC opérationnelle, avec l'anniversaire du lancement de la première opération, Concordia, dans l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (FYROM). Toutefois, à l'échelle européenne et au regard des besoins, c'est peu. Nous restons à un degré d'engagement de portée limitée, que l'on peut qualifier de « niveau de laboratoire ». De plus, les actions du haut du spectre, envisagées parmi les types de missions élaborées à Petersberg en 1992, n'ont été que très rarement menées. Ces missions, dont l'objectif est le rétablissement de la paix, comportent des modes d'action robustes, incluant l'usage de la force. Continuer ainsi ne suffira pas. Pire, le modèle s'épuisera. Un monde plus dangereux... ou juste différent Les besoins ont évolué, face à un monde plus dangereux. Il devient difficile de dissocier action extérieure et sécurité intérieure dans la lutte anti-terroriste. Une défense européenne digne de ce nom se doit de garantir la sécurité de ses citoyens où qu'ils se trouvent, de protéger ses infrastructures et de défendre ses intérêts partout dans le monde. Elle doit pouvoir s'appuyer sur une « base industrielle et technologique de défense européenne » (BITDE) qui soit apte à garantir l'autonomie stratégique européenne, en particulier l'emploi des matériels sans contrainte venant de l'extérieur de l'Europe. Cette BITDE est hélas insuffisante aujourd'hui, en raison notamment du périmètre réduit de la PSDC, maints domaines capacitaires n'étant pas couverts par celle-ci. Il y a là une véritable incohérence. La complémentarité nécessaire même pour les petits pays Peu d'États ont la capacité de répondre seuls à l'ensemble des besoins de défense. La complémentarité au niveau européen s'impose. Même la France, qui, en théorie, dispose des moyens d'assurer son autonomie stratégique, fait régulièrement appel à des soutiens extérieurs pour combler ses lacunes, principalement dans les domaines du renseignement et du transport stratégique. Les limites de la politique des petits pas La politique des petits pas a montré ses limites, malgré les récentes avancées concrètes que sont le fonds européen de défense, le processus annuel de revue coordonnée des plans nationaux de défense et la coopération structurée permanente. Il faut élever le niveau d'ambition inutilement censuré lors de la création de la PSDC et passer la vitesse supérieure. Une approche globale et collective de la sécurité de l'Europe par les pays européens est désormais indispensable, une approche qui englobe les aspects intérieurs et extérieurs, et qui soit partagée si possible par l'ensemble des États membres de l'UE et à défaut par le plus grand nombre. Revoir la complémentarité OTAN-UE Cela implique notamment une réflexion sur la complémentarité entre l'OTAN et l'UE. L'actuelle répartition des rôles entre une OTAN garante de la sécurité collective et une PSDC tournée exclusivement vers l'action extérieure n'est à l'évidence plus pertinente : elle ne permet pas aux Européens d'exercer collectivement leurs responsabilités de défense, en dépit des dispositions volontaristes prises récemment par ceux-ci pour resserrer leur coopération. Même la mesure phare de la complémentarité entre les deux organisations, l'accord dit de Berlin Plus, signé en 2003, qui donnait à l'Union un accès aux moyens de commandement de l'OTAN, n'est plus opérante en raison notamment du différent turco-chypriote. Assumer une défense européenne Il est temps de s'engager dans une défense européenne vraiment assumée. La simple relecture des documents européens – le traité de Lisbonne de 2007, la Stratégie européenne de sécurité intérieure 2015-2020, la Stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l'UE de 2016 – fournit suffisamment d'éléments pour faire émerger une telle défense. La capacité d'agir sur l'ensemble du spectre des opérations, de l'assistance humanitaire à l'engagement de haute intensité, comprend, avec les opérations de projection, des opérations de solidarité et d'assistance mutuelle sur le thé'tre européen. Ces dernières qui font partie de la défense collective, sont menées en cohérence avec les engagements pris au sein de l'Alliance Atlantique par les États qui en sont membres. Par ailleurs, les textes autorisent un niveau de flexibilité original : l'article 44 du traité de Lisbonne donne aux instances européennes la possibilité de déléguer la conduite d'une opération à un groupe d'États membres. Et la Coopération structurée permanente, récemment décidée, est le support adapté pour le développement de capacités nouvelles. Rééquilibrer le pacte atlantique C'est une politique de défense européenne complète, affirmée, active et opérationnelle qui peut alors se mettre en place. Gr'ce à des Européens stratégiquement plus autonomes, elle devrait avoir pour première conséquence une évolution du lien transatlantique qui, tenant compte de l'histoire et de nos valeurs communes, devra être rénové. Rééquilibré et assumé, le nouveau pacte atlantique devra permettre à l'Europe de devenir un partenaire fiable, crédible et écouté. Restent à définir les voies permettant cette évolution. Revoir les processus de décision nationale et le financement en commun Il faudra pour cela affronter les sujets de discordance ou de blocage entre Européens, plutôt que de les passer sous silence, de peur de détruire un hypothétique équilibre obtenu à force de concessions. Les règles d'engagement et les spécificités juridiques, notamment pour l'usage de la force, seront à harmoniser. Les processus décisionnels nationaux nécessiteront dans certains cas la définition de boucles courtes, permettant la réaction dans l'urgence, comme dans les catastrophes humanitaires. Il faudra travailler sur les contributions budgétaires des États pour les opérations, les rendre plus équitables et renforcer l'importance du fonds européen de défense. Avoir une politique claire vis-à-vis des citoyens Les principes suivants inspireraient la démarche. D'abord, les citoyens européens doivent recevoir des réponses simples et compréhensibles à leurs besoins de sécurité et de défense. Aujourd'hui, si, selon l'Eurobaromètre de l'automne 2017, les trois quarts d'entre eux continuent à plébisciter l'Europe de la Défense, ils n'ont pas une idée claire de sa réalisation, tant les discours sur les rôles partagés entre l'Alliance Atlantique, la PSDC et la défense nationale sont complexes et indigestes. Quand nos dirigeants se seront engagés résolument pour une défense européenne souveraine, ils pourront apporter de telles réponses. Tenir compte des différences et de la souveraineté des États Le principe de la subsidiarité et de la complémentarité avec les États doit être préservé. La subsidiarité est incontournable, le domaine de la défense restant de la responsabilité des États et la souveraineté européenne ne pouvant s'exercer que gr'ce aux contributions de ceux-ci en troupes aguerries et en équipements. Si les menaces et les risques sont perçus avec un degré d'intensité différent selon les États, ils doivent conduire à la complémentarité des actions, basée sur les savoir-faire spécifiques de chacun. Par exemple, certains pays ont une culture de projection développée, comme la France ou l'Espagne, autorisant notamment l'intervention en Afrique. D'autres, comme l'Allemagne ou la Pologne, sont plus tournés vers la défense collective. Cela n'empêche pas chacun d'entre eux de participer aux missions, mais avec des degrés d'engagement différents. Les clauses de solidarité et d'assistance mutuelle entre les États, notamment en cas d'attaque terroriste, telles qu'elles sont décrites dans le traité de Lisbonne, ne doivent pas rester lettre morte ; elles doivent être assumées. Avoir réellement une autonomie stratégique C'est à ce titre que cette défense gagnera en souveraineté. Les initiatives lancées par le Président de la République dans son discours de la Sorbonne de septembre 2017, comme le développement d'une capacité d'action autonome, autoriseront la continuité entre les États et l'Europe, comme celle entre missions extérieures et intérieures. L'autonomie stratégique d'une défense aux contours élargis pourra alors être soutenue dans le même périmètre par une BITDE ayant des capacités de recherche et développement complètes et autonomes. Il s'agira de gagner alors la bataille des normes industrielles. Dernier principe, cette Europe de la défense souveraine devra multiplier les partenariats, notamment avec ses voisins immédiats. Elle renouvellera le lien transatlantique, rééquilibré gr'ce à un meilleur partage du fardeau. Un livre blanc européen nécessaire Pour tout cela, un Livre blanc, dont EuroDéfense-France est un ferme partisan, s'avère nécessaire, avec l'établissement d'une feuille de route ambitieuse. Ainsi, pourra être construite la défense d'une « Europe souveraine, unie, démocratique » pour reprendre les termes du Président de la République. Les membres du bureau de l'association EuroDéfense-France : Patrick Bellouard (président d'EuroDéfense-France, IGA 2S), Maurice de Langlois (général 2S, ancien directeur de recherche IRSEM), Jean-Didier Blanchet (ancien DG d'Air France), Jean-Charles Boulat (directeur des affaires UE et OTAN du groupe industriel Naval Group), François Bresson (général 2S, ancien directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale-IHEDN), Patrick de Rousiers (général d'armée aérienne 2S, ancien président du comité militaire de l'Union européenne), Michel Desmoulin (président d'honneur de l'Union des associations d'auditeurs de l'IHEDN), Jacques Favin-Lévêque (général 2S, ancien délégué général du Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres), Patrick Hébrard (vice-amiral d'escadre 2S), Jean-Loup Kuhn-Delforge (ancien ambassadeur), François Laumonier (ancien ambassadeur), Jean-Paul Palomeros (général d'armée aérienne 2S, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, ancien commandant allié transformation de l'OTAN), Jean-Paul Perruche (général 2S, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne), Claude Roche (ancien directeur de la stratégie défense d'EADS, Vice-président de l'Académie de l'air et de l'espace), Philippe Roger (IGA 2S), Cyrille Schott (ancien directeur de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice) et Denis Verret (président, DV Conseil). Les propos ci-dessus n'engagent que leurs auteurs. Les intertitres sont de la rédaction. Cette opinion a été publiée également dans le quotidien français La tribune https://www.bruxelles2.eu/2018/04/05/depasser-la-politique-des-petits-pas-pour-une-defense-europeenne-vraiment-assumee/

  • DARPA wants to connect human brains and machines

    20 mars 2018 | International, C4ISR, Sécurité

    DARPA wants to connect human brains and machines

    By: Daniel Cebul WASHINGTON ― As unmanned platforms, cyber systems and human-machine partnering become more prevalent in 21st century war fighting, the effectiveness of combat units will be determined by how quickly information can be processed and transmitted between air-breathers and machines. To achieve the high levels of brain-system communication that will be required on future battlefields, the Defense Advanced Research Projects Agency has launched a new program to develop a noninvasive neural interface that will connect soldiers with technology. The goal of the Next-Generation Nonsurgical Neurotechnology (N³) program is to “pursue a path to a safe, portable neural interface system capable of reading from and writing to multiple points in the brain at once,” according to Dr. Al Emondi, a program manager in DARPA's Biological Technologies Office. “We're asking multidisciplinary teams of researchers to construct approaches that enable precise interaction with very small areas of the brain, without sacrificing signal resolution or introducing unacceptable latency into the N3 system.” Although technologies that allow for high-quality brain system communications exist today, these invasive techniques are not a practical solution for ubiquitous man-machine communication. Before soldiers can communicate with their R2-D2 units, DARPA scientists must overcome several significant scientific and engineering challenges. The most significant challenge, according to a DARPA press release, will be overcoming the physics of scattering and weakening of signals as they pass through skin, skull and brain tissue. If this initial challenge is surmounted, the focus of the program will shift to developing algorithms for encoding and decoding neural signals, evaluating system safety through animal testing and ultimately asking human volunteers to test the technology. While communication neurotechnology has a stronger foothold in science fiction than reality, Emondi believes devoting resources to the enterprise will spur breakthroughs. “Smart systems will significantly impact how our troops operate in the future, and now is the time to be thinking about what human-machine teaming will actually look like and how it might be accomplished,” he said. “If we put the best scientists on this problem, we will disrupt current neural interface approaches and open the door to practical, high-performance interfaces.” DARPA wants the four-year project to conclude with a demonstration of a bidirectional system being used to interface human-machine interactions with unmanned platforms, active cyber defense systems or other Department of Defense equipment. Recognizing the potentially wide ethical, legal and social implications of such neurotechnology, DARPA is also asking independent legal and ethical experts to advise the program as N³ technologies mature. https://www.c4isrnet.com/it-networks/2018/03/19/darpa-wants-to-connect-human-brains-and-machines

  • OTAN : les dépenses de Défense en hausse

    20 mars 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    OTAN : les dépenses de Défense en hausse

    19 mars 2018 | Par Justine BOQUET L'OTAN a publié le 15 mars son étude sur les dépenses de défense des pays membres de l'Alliance transatlantique. Ce document établit un comparatif et étudie l'évolution de ces investissements militaires sur la période 2010 – 2017. L'année 2017 a enregistré une hausse des dépenses de Défense au niveau de l'OTAN, à hauteur de 4,87%. Les investissements réalisés par les Alliés dans le domaine militaire s'établissent dès lors à 917 Md$ (sur la base des prix et des taux de change de 2010). Ce montant est largement atteint gr'ce à la participation américaine, qui représente 618 Md$. A l'inverse, les Etats de l'OTAN situés en Europe et le Canada ont investit ensemble à peine la moitié du montant américain, soit 300 Md$. Cette hiérarchie se retrouve également au niveau des cibles OTAN à atteindre. Ainsi, au regard de l'objectif des 2% du PIB, les Etats-Unis sont loin devant avec des dépenses équivalent à 3,57% de leur PIB. Au sein de l'Alliance, seuls quatre pays membres atteignent cette cible. Aux Etats-Unis s'ajoutent donc la Grèce (2,36% du PIB), le Royaume-Uni (2,12%) et l'Estonie (2,08%). La France n'est pas très loin de l'objectif et a investit en 2017 1,74% de son PIB dans sa défense. Enfin, loin derrière on retrouve le Luxembourg, dont l'armée reste de taille relative. Ainsi, en 2017, le Grand-Duché consacre 0,46% de son PIB aux dépenses militaires. Au niveau de l'ensemble de l'OTAN, on atteint 2,42% du PIB de la zone. En terme de dépenses d'équipements, la tendance évolue. En effet, l'OTAN prévoit que 20% du budget militaire des Etats Membres de l'Alliance soit consacré aux dépenses d'équipement. Douze Etats atteignent cet objectif. Roumanie : 33,20% Luxembourg : 32,99% Lituanie : 31,09% Turquie : 30,40% Bulgarie : 29,54% Etats-Unis : 28,43% Norvège : 25,52% France : 24,17% Pologne : 22,14% Royaume-Uni : 22,03% Italie : 20,94% Slovaquie : 20,42% Loin derrière on retrouve la Slovénie, qui avec 4,01% de son budget dédié aux dépenses d'équipement est encore loin de la cible. http://www.air-cosmos.com/otan-les-depenses-de-defense-en-hausse-108729

  • Marine Leaders Don't Want New Tech to Weigh Grunts Down

    8 mars 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    Marine Leaders Don't Want New Tech to Weigh Grunts Down

    Military.com 7 Mar 2018 By Oriana Pawlyk Keep it small, keep it simple, make it work. It's what Marine Corps leaders want industry leaders and research and development agencies to keep in mind when making the latest and greatest tech for grunts on the battlefield, a top general said Tuesday. Gen. Glenn Walters, assistant commandant of the Marine Corps, said the service was interested in high-end electronics and robotics, but said he didn't want to increase the load of ground combat Marines by adding on advanced gear. "Technology is great, until you have to carry it, and you have to carry the power that drives it," said Gen. Glenn Walters, assistant commandant of the Marine Corps. Walters said members of 3rd Battalion, 5th Marines, the service's experimental infantry battalion, has been the first to test and field small tech and weapons. The service is interested in the new technology, but continues to keep the size and weight of new systems in mind, he said. "Reorganizing for the future is what's happening right now and robotics is clearly someplace where we're investing," Walters told audiences during the annual "Defense Programs" conference hosted by defense consulting firm McAleese & Associates. In a few months, 3/5 will debut its latest report on findings and lessons learned from using the newer tech, such as handheld drones and quadcopters, he said. "But we're not waiting," Walters said at the event in Washington, D.C. New, powerful equipment needs to be leveraged even more so than it is now, Walters said, adding, "they need to be more consumable." "We have 69 3D printers out and about throughout a mix of battalions," Walters said. This added gear, he said, has made Marines more agile when they need to replace a broken part or create an entirely new solution for an old design. "We have to have the speed of trust in our young people to seize and hold the technological high ground," Walters said. Amid the push for new tech, officials have been working to lessen the load for Marines who have been inundated with more equipment in recent years even as the service grows more advanced with streamlined resources. For example, program managers have said they're looking for a lighter, more practical alternative to the Corps' iconic ammunition can. Scott Rideout, program manager for ammunition at Marine Corps Systems Command, told industry leaders in 2016 that the rectangular can may be due for an upgrade. Rideout at the time made the case during the Equipping the Infantry Challenge at Quantico that emerging technologies -- such as the logistics drones that Walters mentioned Tuesday -- may also put limits on how much a future delivery of ammunition can weigh. The calculus is simple, Rideout said: "Ounces equal pounds, and pounds equal pain." -- Oriana Pawlyk can be reached at oriana.pawlyk@military.com. Follow her on Twitter at @oriana0214. https://www.military.com/defensetech/2018/03/06/marine-leaders-dont-want-new-tech-weigh-grunts-down.html

  • Federal budget shores up cyber defences but is silent on new jets and warships

    5 mars 2018 | Local, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    Federal budget shores up cyber defences but is silent on new jets and warships

    By Murray Brewster, CBC News The new federal budget focuses on ones and zeros over tanks and troops by pouring hundreds of millions of dollars into new and improved cyber and national security defences. Several federal departments will not only see upfront cash but promises of long-term spending to counter both the threat of hackers — state-sponsored and otherwise — and cyber-criminals. National Defence, by comparison, is seeing virtually nothing in terms of new spending on the nuts and bolts of the military, other than initiatives outlined in the recently tabled national defence policy. The 2018 budget is, on the surface, a tacit acknowledgement that the nature of threats to national security — the nature of modern warfare itself — is changing. The budget recycles the government's $3.6 billion pledge last December to provide veterans with the option of a pension for life and better services. But cyber-security was, by far, the headline national security measure in the budget. Finance Minister Bill Morneau's fiscal plan sets aside $750 million in different envelopes — much of it to be spent over five years — to improve cyber security and better prepare the federal government to fend off online attacks and track down cyber-criminals. More for CSE It also promises an additional $225 million, beginning in 2020-21, to improve the capacity of the country's lead electronic intelligence agency, the Communications Security Establishment, to gather foreign signals intelligence. The Liberals will soon pass new national security legislation — C-59 — and CSE will receive important new powers and responsibilities to disrupt global cyber threats. "These are brand new tools. They're going to need lots of resources — technological resources, personnel resources — to engage in those kinds of operations," said Wesley Wark, a University of Ottawa professor and one of the country's leading experts on cybersecurity and intelligence, in an interview prior to the budget. The sense of urgency about getting the country's cyber-security house in order is being driven in part by the fallout from Russian hacking and meddling in the 2016 U.S. presidential election, said a former assistant parliamentary budget officer. "With what we've seen south of the border, I think cyber-security and cyber-threat has been elevated in this budget to a high-priority item," said Sahir Khan, now the executive vice president of the Institute of Fiscal Studies and Democracy. The budget creates two new entities to deal with online threats. The first, the Canadian Centre for Cyber Security, will assemble all of the federal government's cyber expertise under one roof — a plan that will require new legislation. The second organization will be run by the RCMP and be known as the National Cybercrime Coordination Unit. It will coordinate all cybercrime investigations and act as a central agency to which the public can report incidents. The budget also includes cash for Public Safety's National Cyber Strategy, which not only aims to protect federal government networks but is meant to collaborate with the corporate financial and energy sectors to boost their defences. Military procurement a work in progress The budget's dearth of new spending on the real-world military — at a time of significant global insecurity — is due to reasons that are partly political and partly organizational, said Khan. The former Conservative government's inability to deliver on promises of new equipment during its nine-year tenure was a political "albatross around its neck," he said. The Liberals may have produced a clear defence policy but they have yet to straighten out the procurement system, he added. The Trudeau government has promised a lot of military capital spending down the road. Khan said it seems determined to keep the issue out of the spotlight in the meantime. What's missing from the new budget is a clear commitment that National Defence will get the cash it needs as those needs arise. "I think there was a lot of clarity in the policy direction coming out of the government [defence] white paper," said Khan. "What a lot of us are trying to understand is whether the money ... is accompanying that change in direction ... so that DND has a stable footing to meet its needs." He said he still has questions about whether promised future spending on fighter jets and warships has been baked into the federal government's long-term fiscal plans. A senior federal official, speaking on background prior to the release of the budget, insisted that military capital spending is welded into fiscal plans going forward into the 2030s. Defence Minister Harjit Sajjan has said repeatedly, since the strategy was released last June, that the defence plan was "fully costed" into the future. Up until 2016, National Defence produced an annual list of planned defence purchases. The Liberals promised to produce their own list of planned acquisitions and table it this year. Khan said it "needs to be presented to Parliament and the public." Training and retaining? The cyber initiatives in Monday's budget drew a mixed response from the high-tech sector. On the one hand, the Council of Canadian Innovators praised budget signals that suggest the Liberals are open to dealing with home-grown companies rather than buying off-the-shelf from major U.S. firms. "The imperative to build domestic cyber capacity is not just economic. It's existential," said Benjamin Bergen, the council's executive director. "Without a domestic capacity in cyber we risk becoming a client state. Innovators welcome the announcement of a new Canadian Centre for Cyber Security, which will allow for information sharing between the public and private sector." What the budget didn't offer was a clear commitment to training and retaining highly-skilled software engineers and IT professionals. "We would have liked to have seen a retention strategy. There wasn't one," said Bergen. "We know Canada produces amazing graduates but we're struggling to keep that talent here." The council estimates there will be up to 200,000 job openings in high-tech by 2020, which will put pressure on the industry and on the federal government as it bulks up its cyber capability. Adam Froman, CEO of the Toronto-based data collection firm Delvinia, was blunt when asked if the federal government will be able to fill all of the cyber-security job openings created by this budget. "They're not going to be able to. Plain and simple," he said. "Or they're going to have to outsource those jobs to foreign companies." http://www.cbc.ca/news/politics/federal-budget-2018-cybersecurity-1.4552967

  • AI makes Mattis question ‘fundamental’ beliefs about war

    20 février 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    AI makes Mattis question ‘fundamental’ beliefs about war

    By: Aaron Mehta WASHINGTON – Over the years, Secretary of Defense Jim Mattis has cultivated a reputation for deep thinking about the nature of warfare. And during that time, he has come to a few conclusions about what he calls the “fundamental” nature of combat. “It's equipment, technology, courage, competence, integration of capabilities, fear, cowardice — all these things mixed together into a very fundamentally unpredictable fundamental nature of war,” Mattis explained Feb. 17. “The fundamental nature of war is almost like H20, ok? You know what it is.” Except, that might not be true anymore. During a return flight from Europe, Mattis was asked about artificial intelligence — a national priority for industry and defense departments across the globe, and one driving major investments within the Pentagon — and what the long-term impact of intelligent machines on the nature of war might be. “I'm certainly questioning my original premise that the fundamental nature of war will not change. You've got to question that now. I just don't have the answers yet,” he said. It's both a big-picture, heady question, and one that the department needs to get its head around in the coming years as it looks to offload more and more requirements onto AI. And it's a different question than the undeniable changes that will be coming to what Mattis differentiated as the character, not nature, of war. “The character of war changes all the time. An old dead German [Carl von Clausewitz] called it a ‘chameleon.' He said it changes to adapt to its time, to the technology, to the terrain, all these things,” Mattis said. He also noted that the Defense Innovation Board, a group of Silicon Valley experts who were formed by previous defense secretary Ash Carter, has been advising him specifically on AI issues. For now, the Pentagon is focused on man-machine teaming, emphasizing how AI can help pilots and operators make better decisions. But should the technology develop the way it is expected to, removing a man from the loop could allow machine warfare to be fully unleashed. Mattis and his successors will have to grapple with the question of whether AI so radically changes everything, that war itself may not resemble what it has been for the entirety of human history. Or as Mattis put it, “If we ever get to the point where it's completely on automatic pilot and we're all spectators, then it's no longer serving a political purpose. And conflict is a social problem that needs social solutions.” https://www.defensenews.com/intel-geoint/2018/02/17/ai-makes-mattis-question-fundamental-beliefs-about-war/

  • L'Espagne doublera ses dépenses militaires

    16 février 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    L'Espagne doublera ses dépenses militaires

    Par Alejandro López 9 février 2018 Les dépenses de la défense vont doubler d'ici à 2024, a déclaré la ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, au Comité parlementaire espagnol de la défense. Le budget de la défense passera de 0,8% du PIB (8,7 milliards d'euros) à 1,53% (18,47 milliards d'euros). Pour limiter l'opposition populaire à la guerre et la colère contre l'augmentation des dépenses militaires, alors que l'austérité décime les services publics et rend la vie plus précaire pour des millions de travailleurs et de jeunes, Cospedal refuse de publier la lettre adressée à l'OTAN. Elle a affirmé qu'une partie du contenu était classifiée. L'ampleur réelle des dépenses militaires actuelles est aussi gardée secrète. Selon l'organisation pacifiste Centre Delàs d'Estudis per la Pau, toute une série de dépenses militaires sont exclues du budget de la défense. Si l'on inclut la sécurité sociale, les retraites et les assurances pour les militaires, les missions à l'étranger, les aides d'État à la recherche et au développement militaires dans les entreprises privées, le budget des gardes civils militarisés et les redevances de l'OTAN, les dépenses seraient de l'ordre de 18,8 milliards d'euros. D'ici à 2024, ce sera vraiment «le chiffre invraisemblable de 28 milliards d'euros par an», a déclaré le Centre. L'augmentation des dépenses militaires de l'Espagne répond à l'accord conclu au sommet de l'OTAN en mai dernier, sous la pression intense de l'administration Trump, pour que tous les membres de l'OTAN augmentent les dépenses de défense d'ici 2024 à 2% de leur PIB. Cospedal a admis que l'augmentation à 1,53% était en deçà de l'objectif de l'OTAN, mais a insisté sur le fait qu'elle «faciliterait la réalisation de cet horizon dans les années à venir» et qu'elle était conforme aux objectifs fixés par d'autres pays européens. Une idée de l'ampleur de la mise à niveau et du renouvellement de l'armée peut être faite à partir de la liste des nouveaux équipements qui seront achetés. 348 nouveaux véhicules d'infanterie blindée Piranha 5, conçus pour le combat rapproché, cinq frégates F-110, quatre sous-marins S-80, trois avions de de transport de ravitaillement en vol de carburant (MRTT), 23 hélicoptères NH-90, un véhicule aérien sans pilote Reaper (UAV) et un nouvel avion d'entraînement. En outre, l'armée va acquérir un nouveau système de Commandement et de Contrôle et rénover ses casernes, 17 hélicoptères Chinook seront modernisés, et l'Espagne financera le remplacement du chasseur F-18. Cospedal a confirmé que les dépenses militaires dans la participation de l'Espagne à 17 missions militaires dans le monde l'année dernière étaient de 835 millions d'euros, soit 8,2% de plus que l'année précédente. L'Espagne participera à la coopération structurée permanente (PESCO) de l'Union européenne (UE) sur la sécurité et la défense et dirigera le système de commandement et de contrôle pour les missions et opérations de l'UE. Le PESCO a été accepté en novembre dernier par 23 des 28 États membres de l'UE «pour développer conjointement les capacités de défense et les mettre à la disposition des opérations militaires de l'UE». L'engagement de l'Espagne avec PESCO reflète la tentative de l'élite dirigeante en Espagne et en Europe de défendre leurs positions économiques et militaires vis-à-vis des concurrents actuels et potentiels, dans une situation menacée par le Brexit et la politique de l'«Amérique d'abord» de l'administration Trump. Le gouvernement espagnol tente de surmonter la contradiction entre soutenir PESCO, dirigé par l'Allemagne, et l'OTAN, dirigée par les États-Unis, deux projets militaristes incompatibles à long terme. Cela a été reflété dans une résolution proposée par le gouvernement qui sera débattue lors d'une prochaine session parlementaire, qui appelle à améliorer les relations UE-É.-U. dans le domaine de la défense, tout en concluant que «nous Européens devons assumer plus que jamais la responsabilité de notre propre sécurité». La croissance du militarisme espagnol, comme ailleurs dans le monde, est la réponse de la classe dirigeante à l'augmentation des inégalités, à l'aggravation de la crise économique et aux conflits croissants entre les grandes puissances. Son objectif, récemment exprimé dans la nouvelle Stratégie de sécurité nationale des États-Unis, est la conquête de nouvelles sphères d'influence, de marchés et de matières premières – surtout en conflit avec la Russie et la Chine – et de détourner les tensions sociales vers l'extérieur. Le principal obstacle pour la classe dirigeante espagnole est l'hostilité traditionnelle de la population envers l'armée. Cela a été récemment révélé dans la tentative d'ouvrir un débat pour réimposer la conscription, à l'instar de la France sous le président Emmanuel Macron. Tous les principaux quotidiens ont publié des articles et des commentaires déplorant l'hostilité de la population à une telle mesure. Le principal chercheur promilitariste du Real Instituto Elcano, Félix Arteaga, s'est plaint à El Mundo: «Soulever ici la conscription serait un suicide politique, d'abord parce qu'il n'y a pas de besoin militaire pour le justifier, et ensuite parce que le concept d'obligation n'est pas aimé par la société espagnole. Il n'y a pas de mentalité ou de culture d'identité nationale et, bien sûr, personne ne croit qu'on devrait donner sa vie pour défendre le pays.» La capacité de l'élite dirigeante espagnole à poursuivre ses ambitions militaires est en grande partie due au rôle de Podemos, le parti de la pseudo-gauche, qui a été pratiquement silencieux sur ces développements ou bien les a ouvertement approuvés. Le mois dernier, Podemos a dissimulé une intervention espagnole accrue au Mali, où une «mission de formation» de l'UE se poursuit encore cinq ans après que des groupes djihadistes ont envahi le nord du pays en 2012, provoquant une vague de réfugiés, dont des milliers ont tenté de traverser la Méditerranée vers l'Europe, et beaucoup d'entre eux se sont noyés. Le 24 janvier, Cospedal a comparu devant la Commission de défense pour obtenir l'autorisation tardive d'approuver la prise de contrôle de la mission par l'Espagne et l'envoi de plus de troupes le 9 janvier. Elle a averti la commission qu'une participation accrue à l'intervention de l'UE était «fondamentale» et que l'Afrique du Nord était «un endroit stratégique» pour l'Espagne. Juan Antonio Delgado, le porte-parole de Podemos pour les affaires militaires, s'est plaint du fait que Cospedal eût «enfreint la loi» en envoyant les troupes avant l'approbation parlementaire. Il a révélé: «J'étais au Mali il y a trois mois et j'ai appris que l'Espagne reprendrait l'opération», avant de demander à Cospedal: «Durant tout ce temps, n'a-t-on pas eu le temps de demander une autorisation?» La question évidente est pourquoi Delgado lui-même n'a pas insisté sur la question... et quand est venu le vote [sur l'autorisation] à la commission il s'est simplement abstenu. Le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, a été plus explicite: il a attaqué Cospedal de la droite après la mort d'un pilote tué dans un accident d'avion en octobre dernier. Il lui a dit: «Le patriotisme est la défense des droits des professionnels de nos forces armées. Il est honteux que dans ce pays, certains qui parlent de notre patrie ne respectent pas les droits des travailleurs qui sont là pour nous protéger tous et dont la vie ne peut être mise en danger.» De telles déclarations prouvent que Podemos est un parti proguerre, se proposant comme une plate-forme politique fiable pour le militarisme espagnol. Depuis sa fondation, Podemos a créé des cellules dans l'armée et a fait un effort explicite pour articuler ses principales revendications. L'ancien chef d'état-major de la Défense, Julio Rodríguez Fernández, a été candidat de Podemos lors des récentes élections législatives et est le secrétaire général de Podemos dans la municipalité de Madrid, où il sera le principal candidat du parti aux élections de l'année prochaine. https://www.wsws.org/fr/articles/2018/02/09/spml-f09.html

  • US warns EU against defense market protectionism

    13 février 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    US warns EU against defense market protectionism

    BRUSSELS (AP) — The United States is warning the European Union not to use its deepened military cooperation as an excuse to protect Europe's defense industry, saying such practices could undermine NATO. The U.S. ambassador to NATO, Kay Bailey Hutchison, said Tuesday that "we do not want this (cooperation) to be a protectionist vehicle for EU." She said Washington is "going to watch carefully because if that becomes the case then it could splinter the strong security alliance that we have." EU leaders — 22 of whose nations are also members of the U.S.-led NATO alliance — agreed last year to jointly develop or purchase military equipment like drones. Washington is concerned the bidding process might exclude U.S. firms. http://www.businessinsider.com/ap-us-warns-eu-against-defense-market-protectionism-2018-2

  • Loi de programmation militaire 2019-2025: les failles du Budget des armées

    12 février 2018 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    Loi de programmation militaire 2019-2025: les failles du Budget des armées

    Par Vincent Lamigeon La loi de programmation militaire 2019-2025 marque une remontée en puissance inédite depuis 25 ans, avec une priorité à la régénération des hommes et au renouvellement des matériels. Mais une bonne partie de l'effort financier est reportée au-delà du quinquennat. Et des manques persistent. Près de 300 milliards d'euros en sept ans pour les armées. La loi de programmation militaire 2019-2025 présentée le 8 février marque une remontée en puissance financière inédite depuis la fin de la Guerre froide. Le budget militaire doit ainsi passer de 34,2 milliards d'euros en 2018 à 50 milliards d'euros en 2025, pour atteindre les fameux 2% du PIB promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne. L'augmentation se fera en deux temps : 1,7 milliard d'euros de plus par an jusqu'à 2022, puis 3 milliards par an de 2023 à 2025, avec un ajustement possible des deux dernières annuités en fonction de la situation économique. Que penser de cette "LPM de renouveau", selon les termes du ministère des armées ? A l'évidence, il s'agit d'un effort majeur. Sur la période 2019-2023, le budget moyen du ministère atteindra 39,6 milliards d'euros, soit 23% de plus que la moyenne 2014-2019. Les effectifs des armées vont repartir à la hausse, avec 6.000 postes en plus, dont 3.000 d'ici à 2023. L'hémorragie qui avait vu la défense perdre 60.000 postes de 2005 à 2015 est donc stoppée, avec une priorité marquée pour le renseignement (+ 1.500 postes et 4,6 milliards d'euros investis d'ici à 2025) et la cyberdéfense (+ 1.000 postes, 1,6 milliard d'euros). Même le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné en juillet à la suite d'un désaccord budgétaire avec l'Elysée, a salué sur France 3 "une dynamique réelle", tout en se disant vigilant sur le respect des engagements. Renouvellement des équipements La force de cette LPM est d'avoir su trancher sur un point majeur : plutôt que de lancer des grands programmes, type second porte-avions, à forte résonance médiatique mais répondant moins aux besoins opérationnels immédiats, la loi se concentre sur la régénération des hommes et des matériels. Ceux-ci ont été durement éprouvés par des opérations extérieures et intérieures qui dépassent de 30% le niveau prévu par le Livre blanc de 2013. Priorité est donc donnée à la condition de vie des militaires et de leurs familles : 530 millions dans le cadre du "plan familles", et 11 milliards d'euros prévus pour les infrastructures de défense. L'effort est aussi sensible sur les petits équipements, peu médiatisés mais essentiels à la mission des soldats : treillis ignifugés, gilets pare-balles, casques, protection NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). La maintenance, talon d'Achille des armées fraises est également soignée, avec 22 milliards d'euros consacrés à l'entretien des matériels d'ici à 2023. L'autre grande priorité de la LPM est le renouvellement d'équipements hors d''ge. Le programme Scorpion de renouvellement des blindés de l'armée de terre voit ainsi ses livraisons accélérées : 50% des véhicules multi-rôles Griffon et des engins de combats Jaguar seront livrés d'ici à 2025. Ceux-ci remplaceront les antiques VAB et autres AMX 10RC, même si plusieurs centaines de ces machines seront toujours en service en 2025. La Marine ? Elle se verra livrer quatre pétroliers ravitailleurs au lieu de trois, et aura droit à trois avions de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés en plus (18 au lieu de 15). Côté armée de l'air, la commande d'avions ravitailleurs A330 MRTT passe de 12 à 15 exemplaires, dont une douzaine livrée d'ici à 2023. Ces appareils remplaceront les antiques C135FR, livrés en 1965. La dissuasion choyée Conformément au souhait d'Emmanuel Macron, le renouvellement de la dissuasion, dans ses deux composantes océanique et aéroportée, est aussi acté, un investissement de 25 milliards d'euros en cinq ans à la clé. Cette accélération permettra de financer le renouvellement du missile ASMP/A embarqué sur Rafale, le lancement du développement des nouveaux sous-marins lanceurs d'engins (SNLE 3G) et du futur missile balistique M51-3. Le coût annuel de la dissuasion va ainsi passer de 3,9 milliards à environ 6 milliards en 2025. La LPM marque enfin un effort important sur le segment spatial : 3 satellites d'observation CSO et un satellite d'écoute électromagnétique CERES seront mis sur orbite d'ici à 2025. L'effort financier énorme de la LPM a convaincu les industriels. "Ce projet de LPM marque un effort important de la nation pour ses armées", se félicite Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation et président du Cidef (Conseil des industries de défense françaises), rappelant que cet investissement est le garant de l'"autonomie stratégique française", et de la santé d'une filière "compétitive, innovante, exportatrice et créatrice d'emplois stables à forte valeur ajoutée technologique (200.000 emplois environ)". Essentiel de l'effort après 2022 A bien y regarder, la LPM laisse quand même quelques questions ouvertes. D'abord, une bonne part de l'effort financier est reportée 2023 et 2025, soit hors quinquennat. La hausse annuelle du budget de défense devra alors quasiment doubler, passant de +1,7 milliard par an à +3 milliards. "Cela crée un certain flou : où en sera la situation économique en 2023 ?, s'interroge le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial sur le budget défense au sein de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il aurait fallu une montée en puissance plus progressive, avec une plus grande part focalisée sur le quinquennat actuel." De fait, la LPM ne précise pas le niveau exact des budgets militaires 2024 et 2025, qui devront prendre en compte "la situation macroéconomique à cette date". Cette précision ressemble fort à une porte ouverte à Bercy, qui n'en demandait pas tant. Autre faiblesse de la LPM : de nombreuses commandes et livraisons d'équipements sont prévues après 2022, voire après 2025, ce qui jette un doute sur leur confirmation. C'est le cas du programme dit HIL (hélicoptères interarmées légers) : ce nouvel appareil, basé sur le H160 d'Airbus Helicopters, devait remplacer trois flottes d'hélicoptères hors d''ge (Fennec, Alouette III...). Les armées devront attendre : le lancement du programme n'est annoncé qu'en 2022, pour de premières livraisons en 2028. Peu de livraisons de Rafale La LPM semble avoir aussi fermé la porte à une demande de l'armée de l'air de passer de 185 avions de chasse à 215 appareils. Le projet de loi prévoit un format qui restera à 185 appareils à l'horizon 2030. Cette prudence se retrouve dans les faibles livraisons de Rafale prévues : seulement 28 appareils destinés à l'armée de l'air et à la marine seront livrés en 7 ans, soit seulement 4 par an en moyenne. L'armée de l'air pourra un peu se consoler avec la rénovation de 55 Mirage 2000D. Une autre grosse déception concerne le financement des études amont. Le montant annuel doit passer de 730 millions à 1 milliard d'euros, mais cette augmentation sera étalée sur cinq ans. Cet effort apparaît trop modeste au vu des enjeux des armées à l'horizon 2030, notamment sur l'intelligence artificielle et la robotisation. Une DARPA à la française (ou à l'européenne), du nom de la cellule d'innovation avancée du Pentagone, ne serait pas de trop pour faire face aux ambitions américaines, russes ou chinoises. https://www.challenges.fr/entreprise/defense/loi-de-programmation-militaire-2019-2025-les-failles-du-budget-des-armees_566354

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