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  • La France va adapter son « secret-défense » pour mieux échanger avec ses alliés

    February 16, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR

    La France va adapter son « secret-défense » pour mieux échanger avec ses alliés

    Le niveau de classification « confidentiel défense » sera supprimé d'ici à fin 2019. LE MONDE | 30.01.2018 à 16h17 • Mis à jour le 31.01.2018 à 11h15 | Par Nathalie Guibert Le « secret-défense » occupe une place centrale dans la démocratie française : 400 000 personnes habilitées dans l'appareil d'Etat en 2017, 4 000 officiers de sécurité dans les entreprises et les administrations, 5 millions de documents classifiés et un accès parcimonieux imposé aux archives historiques. Il va être réformé d'ici à fin 2019, a annoncé le secrétariat général pour la défense et la sécurité nationale (SGDSN) mardi 30 janvier, en dévoilant ces chiffres. Cet organe dépendant du premier ministre publie son deuxième rapport sur le sujet en espérant en faire « la pédagogie auprès du Parlement et de l'opinion ». Une concertation interministérielle est en cours pour satisfaire deux priorités : « Faciliter les échanges de données avec les pays alliés en alignant les niveaux de classification » et « améliorer la protection de l'information classifiée dématérialisée face à la menace cyber ». Les grands alliés de la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni en tête, ont des classifications équivalentes et la réforme aura pour but de faciliter les échanges de renseignement bilatéraux, mais aussi dans l'OTAN et au sein de l'Union européenne (UE), qui ont édicté des cadres communs. De trois à deux niveaux de classification Paris a signé 41 accords généraux de sécurité avec des Etats étrangers, rappelle le SGDSN. Dans le cadre des exportations d'armement, le volet protection du secret est majeur : il a fait l'objet d'un long travail pour aboutir à un accord gouvernemental particulier entre la France et l'industriel Naval Group (ex-DCNS) dans le cadre de la vente de sous-marins à l'Australie. Les autorités de Canberra s'étaient vivement inquiétées après des fuites de données sur le précédent contrat de vente de navires à l'Inde. l s'agit également de simplifier les procédures, afin « d'éviter une inflation inutile de données classifiées », assure le secrétaire général, Louis Gautier, alors que chercheurs, juges d'instruction et associations de défense des droits de l'homme critiquent aujourd'hui les excès du secret-défense. Des trois niveaux de classification – « confidentiel défense », « secret défense » et « très secret défense » – seul les deux derniers subsisteront. Dans les faits, la grande majorité des informations, classées « confidentiel défense » seront intégrées au niveau supérieur « secret défense » (10 % des documents aujourd'hui). Au sein du « très secret », une classification spéciale « X secret » sera apposée sur les informations les plus sensibles, accessibles à des groupes très restreints de personnes (moins d'une dizaine) et bénéficiant de réseaux de transmission particuliers. Entrent dans la classification la plus haute la plupart des documents opérationnels (opérations militaires, de chiffrement, cyber-opérations), ainsi que les données de recherche présentant un risque de prolifération pour des armes de destruction massive et les informations de la dissuasion nucléaire. Faciliter l'accès aux archives historiques Ainsi, « une note informant le président de la République du mode d'action et du pays responsable d'une attaque informatique contre une entreprise, qui pouvait relever du “confidentiel” sera à l'avenir “secret défense” ; le planning de sortie des sous-marins nucléaires sera classé “très secret” ; et les plans de renouvellement des armes nucléaires sera “X secret” », illustre un spécialiste du SGDSN. Le gouvernement « réfléchit » par ailleurs à un moyen de faciliter l'accès aux archives historiques, avec un système d'ouverture semi-automatisé lorsque les dates de prescription (50 ans ou 100 ans selon les cas) sont atteintes. La mandature de François Hollande a été marquée par un « effort de déclassification », assure encore le SGDSN, avec 3 672 documents déclassifiés par le ministère de l'intérieur, 2 569 par celui des armées, et 38 par celui de l'agriculture pour l'année 2016. Le SGDSN cite la promesse d'ouvrir les archives de l'Elysée sur le génocide du Rwanda. Mais cet engagement de 2015 n'a pas été suivi d'effets, avait dénoncé dans Le Monde en août 2017 un collectif d'historiens et d'avocats. Le président de la République Emmanuel Macron a pour sa part promis en novembre 2017 lors de sa visite au Burkina Faso de déclassifier la part française des archives relatives à l'ancien président Thomas Sankara, assassiné lors d'un putsch dans ce pays en 1987. Une dizaine de procédures sont en cours devant la justice pénale pour compromission du secret-défense, dont deux concernent des officiers du ministère des armées. http://www.lemonde.fr/politique/article/2018/01/30/la-france-va-adapter-son-secret-defense-pour-mieux-echanger-avec-ses-allies_5249279_823448.html

  • Spain to double its military spending

    February 16, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Spain to double its military spending

    By Alejandro López 8 February 2018 Defence spending will double by 2024, Defence Minister María Dolores de Cospedal has told Spain's parliamentary Defence Committee. The defence budget will increase from 0.8 percent of GDP (€8.7 billion) to 1.53 percent (€18.47 billion). To limit popular opposition to war and anger against increased military expenditure, while austerity has decimated public services and made life more precarious for millions of workers and youth, Cospedal refused to publish the letter addressed to NATO outlining the increase, as she had initially promised. She claimed that part of the content was classified as secret. Secrecy also surrounds the real level of current military spending. According to the pacifist organisation Centre Delàs d'Estudis per la Pau, there is a whole swathe of military related expenditure that is excluded from the defence budget. If social security, pensions and insurance for the military, missions abroad, state aid for military research and development at private companies, the budget of the militarised Civil Guards and NATO fees were included, then the true figure would stand at around €18.8 billion. By 2024, it will really be “the implausible figure of €28 billion a year,” the Centre declared. Spain's increase in military expenditure is in response to the agreement made at last May's NATO summit, under intense pressure from the Trump administration, for all NATO members to increase defence spending by 2024 to 2 percent of GDP. Cospedal admitted that the increase to 1.53 percent fell short of NATO's objective, but insisted it would “facilitate the achievement of that horizon in future years” and was in line with targets set by other European countries. An idea of the scale of the upgrade and renewal of the military can be gathered from the list of new equipment that will be purchased. Included are 348 new Piranha 5 armoured infantry vehicles, which are designed for close combat situations, five F-110 frigates, four S-80 submarines, three Multi Role Tanker Transport refuelling aircraft, 23 NH-90 helicopters, a Reaper unmanned aerial vehicle (UAV) and a new training aircraft. In addition, the army will acquire a new Command and Control System and the renovation of its barracks, 17 Chinook helicopters will be modernized, and Spain will contribute funds towards the replacement for the F-18 fighter jet. Cospedal confirmed that the military spending in Spain's participation in 17 military missions around the globe last year was €835 million, 8.2 percent more than the previous year. Spain will participate in the European Union's (EU) Permanent Structured Cooperation (PESCO) on security and defence and will head the Command and Control System for EU Missions and Operations. PESCO was agreed last November by 23 of the EU's 28 member states “to jointly develop defence capabilities and make them available for EU military operations.” Spain's commitment to PESCO reflects the attempt by the ruling elite in Spain and in Europe to defend their economic and military positions vis-a-vis actual and potential competitors, in a situation threatened by Brexit and the Trump administration's “America First” policy. The Spanish government is attempting to straddle the contradictions of supporting both the German-led PESCO and the US-led NATO, two militarist projects that are incompatible in the long term. This was reflected in a resolution proposed by the government to be debated in an upcoming parliamentary session, which calls for improvements to EU-US relations in the sphere of defence, while concluding that “Europeans must assume more than ever before the responsibility of our own security.” The growth of Spanish militarism, as elsewhere globally, is the response of the ruling class to rising inequality, the deepening economic crisis and the growing conflicts between the major powers. Its aim, as recently expressed in the new US National Security Strategy, is the conquest of new spheres of influence, markets and raw materials—above all in conflict with Russia and China—and to deflect social tensions outwards. The main obstacle for the Spanish ruling class is the population's traditional hostility towards the military. This was recently revealed in the attempt to open a debate to re-impose conscription, following the example of France under President Emmanuel Macron. All the main dailies published articles and opinion pieces bemoaning the population's hostility to such a measure. The pro-militarist senior researcher for the Real Instituto Elcano, Félix Arteaga, complained to El Mundo, “Raising it [conscription] here would be political suicide, first because there is no military need to justify it, and second, because the concept of obligation is not liked by Spanish society. There is no mentality or culture of national identity and, of course, no one believes that you should lose your life for the defence of the country.” The ability of Spain's ruling elite to pursue its military ambitions is to a large extent due to the role of the pseudo-left Podemos, which has been virtually silent on these developments or has openly endorsed them. Last month Podemos covered up for increased Spanish intervention in Mali, where an EU “Training Mission” still continues five years after jihadist groups overran the north of the country in 2012, prompting a wave of refugees. Thousands attempted to cross the Mediterranean to Europe, and many drowned. On January 24, Cospedal appeared before the Defence Commission to get belated authorisation for approving Spain's taking over control of the mission and sending in more troops on January 9. She warned the commission that increased involvement in the EU intervention was “fundamental” and that North Africa was “a strategic place” for Spain. Juan Antonio Delgado, the Podemos spokesperson for military affairs, complained that Cospedal had “broken the law” by sending in the troops before parliamentary approval. He revealed, “I was in Mali three months ago and I learned that Spain would take over the operation,” before asking Cospedal, “In that time has there not been time to ask for authorization?” The obvious question is why Delgado himself did not pursue the issue... and when it came to the vote [on authorisation] at the commission he merely abstained. Even more explicit was Podemos General Secretary Pablo Iglesias, who attacked Cospedal from the right over the death of a pilot killed in a jet crash last October. He told her, “Patriotism is defending the rights of the professionals of our Armed Forces. It is shameful that in this country some who fill their mouths talking about our homeland do not respect the rights of workers who are here to protect us all and whose lives cannot be endangered.” Such statements prove Podemos is a pro-war party, offering itself as a reliable political platform for Spanish militarism. Since its foundation, Podemos has created branches in the army and made an explicit effort to articulate its main demands. Former Chief of the Defence Staff Julio Rodríguez Fernández has stood as a Podemos candidate in recent parliamentary elections and is the general secretary of Podemos in the municipality of Madrid, where he will be the party's main candidate in next year's elections. https://www.wsws.org/en/articles/2018/02/08/spai-f08.html

  • Airbus explores A320neo military derivatives

    February 16, 2018 | International, Aerospace, C4ISR

    Airbus explores A320neo military derivatives

    Airbus has revealed that it is exploring the introduction of military derivatives of the A320neo family. Speaking at the Singapore air show, Fernando Alonso, head of military aircraft at Airbus Defence & Space, said that the new platform could undertake missions such as VIP transport, intelligence, surveillance and reconnaissance and maritime patrol. "We have the knowledge of converting the A330 into the A330 MRTT [multirole tanker transport], and have a more efficient process." Alonso says that the efficiency of new-generation engines will enable a more capable military derivative. Any future conversion will require between "six to eight months" to complete, he says. Airbus is in talks with a number of operators, including the armed forces of Asia-Pacific nations such as Indonesia, Malaysia, New Zealand, the Philippines, alongside European stalwarts France, Germany and the Netherlands. The airframer is also working to add new capabilities to its existing military platforms: the A400M, A330 MRTT and C295. It will allow A400M operators to drop up to 60 paratroopers from both sides of the aircraft simultaneously, while the A330 MRTT is expected to be ready to conduct automatic air-to-air refuelling "in less than three years". Airbus is also exploring the possibility of allowing the remodelled widebody to take on ISR missions. Airbus is still proceeding with an "armed version" of the C295 medium transport, with the derivative in the engineering, development and testing phase. Flight tests will begin in late 2018. "There are big opportunities for us in Asia-Pacific: big fleets are here, budgets are here. We are able to fulfill needs in a more agile way," says Alonso. https://www.flightglobal.com/news/articles/singapore-airbus-explores-a320neo-military-derivati-445670/

  • LEONARDO TO LEAD OCEAN2020 PROGRAM, THE FIRST AND MOST IMPORTANT EUROPEAN DEFENCE AGENCY RESEARCH TENDER FOR NAVAL SURVEILLANCE TECHNOLOGY

    February 16, 2018 | International, Aerospace, Naval, C4ISR

    LEONARDO TO LEAD OCEAN2020 PROGRAM, THE FIRST AND MOST IMPORTANT EUROPEAN DEFENCE AGENCY RESEARCH TENDER FOR NAVAL SURVEILLANCE TECHNOLOGY

    OCEAN2020, a European Defence Fund initiative, will boost technological research in the naval domain also by the integration of unmanned platforms in surveillance and interdiction missions Leonardo is a leader in systems integration and will lead a team of 42 partner companies including Saab, Safran, PGZ and MBDA, research bodies such as NATO CMRE and the defence ministries of five countries The first operational demonstration will take place in 2019 in the Mediterranean Sea. The demo will involve Leonardo's ‘Hero' and ‘Solo' unmanned helicopters, naval vessels and systems from a number of partners, including Italian Navy's vessels equipped with Leonardo's systems Leonardo was awarded the most important project related to the first European Defence Found's initiative, OCEAN2020, to boost Europe's defence capabilities, issued by the European Union under the ‘Preparatory Action on Defence Research' programme. The competitive selection was conducted by the European Defence Agency and will be contracted in the coming weeks. The OCEAN2020 team, which will be led by Leonardo, comprises 42 partners from 15 European countries. These include the Ministries of Defence of Italy, Greece, Spain, Portugal and Lithuania, with additional support from the Ministries of Defence of Sweden, France, the United Kingdom and Estonia and the Netherlands. European industrial partners include Indra, Safran, Saab, MBDA, PGZ/CTM, Hensoldt, Intracom-IDE, Fincantieri and QinetiQ. A number of research centres include Fraunhofer, TNO, CMRE (NATO) and IAI. “We are extremely pleased with this result, the OCEAN2020 initiative has a high level of strategic and technological-operational value” said Alessandro Profumo, CEO of Leonardo. “It is the leading technological research project dedicated to the very topical issue of maritime surveillance, which is of interest across Europe and to the Mediterranean region in particular. This success has been made possible thanks to the strong collaboration between all 42 team partners which we have the honour to lead.” OCEAN2020 is the first example of a cross-European military research programme to-date. The Leonardo-led bid required a thorough analysis of operational requirements and a technologically-innovative yet operationally-realistic proposal. The research project also will see the integration of unmanned platforms in surveillance and interdiction missions. The success in winning the tender both highlights, and will enhance, Leonardo's strength in naval products and integrated systems. The company's expertise in the domain includes command and control systems, unmanned aircraft, sensors, helicopters for naval applications, communications and weapon systems, on the surface and underwater. OCEAN2020 will see unmanned platforms of different type (fixed wing, rotary wing, surface and underwater) integrated with naval units' command and control centres, allowing for data exchange via satellite, with command and control centres on land. The joint and cooperative use of both manned and unmanned vehicles will also be demonstrated as part of the project. Leonardo would like to thank the Italian Navy which, as a key OCEAN2020 partner, has and will continue to make important contributions to the project. This includes the development of operational scenarios and making available naval assets and helicopters, which will take part in demonstrations. In addition to complex simulation work, OCEAN2020 project will involve two live demonstrations of maritime surveillance and interdiction operations, conducted by European fleets using unmanned aircraft, surface vessels and underwater systems. The first demo, scheduled to take place in the Mediterranean Sea in 2019, will be coordinated by the Italian Navy and will see Leonardo's ‘Hero' and ‘Solo' unmanned helicopters operate from Italian naval units alongside other European partners. The second demonstration, which will take place in 2020 in the Baltic Sea, will be coordinated by the Swedish Navy. The data collected by various systems during these two demos will be processed and sent to a prototype European command and control centre in Brussels. http://www.leonardocompany.com/en/-/ocean-2020

  • US warns EU against defense market protectionism

    February 13, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    US warns EU against defense market protectionism

    BRUSSELS (AP) — The United States is warning the European Union not to use its deepened military cooperation as an excuse to protect Europe's defense industry, saying such practices could undermine NATO. The U.S. ambassador to NATO, Kay Bailey Hutchison, said Tuesday that "we do not want this (cooperation) to be a protectionist vehicle for EU." She said Washington is "going to watch carefully because if that becomes the case then it could splinter the strong security alliance that we have." EU leaders — 22 of whose nations are also members of the U.S.-led NATO alliance — agreed last year to jointly develop or purchase military equipment like drones. Washington is concerned the bidding process might exclude U.S. firms. http://www.businessinsider.com/ap-us-warns-eu-against-defense-market-protectionism-2018-2

  • Loi de programmation militaire 2019-2025: les failles du Budget des armées

    February 12, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Loi de programmation militaire 2019-2025: les failles du Budget des armées

    Par Vincent Lamigeon La loi de programmation militaire 2019-2025 marque une remontée en puissance inédite depuis 25 ans, avec une priorité à la régénération des hommes et au renouvellement des matériels. Mais une bonne partie de l'effort financier est reportée au-delà du quinquennat. Et des manques persistent. Près de 300 milliards d'euros en sept ans pour les armées. La loi de programmation militaire 2019-2025 présentée le 8 février marque une remontée en puissance financière inédite depuis la fin de la Guerre froide. Le budget militaire doit ainsi passer de 34,2 milliards d'euros en 2018 à 50 milliards d'euros en 2025, pour atteindre les fameux 2% du PIB promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne. L'augmentation se fera en deux temps : 1,7 milliard d'euros de plus par an jusqu'à 2022, puis 3 milliards par an de 2023 à 2025, avec un ajustement possible des deux dernières annuités en fonction de la situation économique. Que penser de cette "LPM de renouveau", selon les termes du ministère des armées ? A l'évidence, il s'agit d'un effort majeur. Sur la période 2019-2023, le budget moyen du ministère atteindra 39,6 milliards d'euros, soit 23% de plus que la moyenne 2014-2019. Les effectifs des armées vont repartir à la hausse, avec 6.000 postes en plus, dont 3.000 d'ici à 2023. L'hémorragie qui avait vu la défense perdre 60.000 postes de 2005 à 2015 est donc stoppée, avec une priorité marquée pour le renseignement (+ 1.500 postes et 4,6 milliards d'euros investis d'ici à 2025) et la cyberdéfense (+ 1.000 postes, 1,6 milliard d'euros). Même le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné en juillet à la suite d'un désaccord budgétaire avec l'Elysée, a salué sur France 3 "une dynamique réelle", tout en se disant vigilant sur le respect des engagements. Renouvellement des équipements La force de cette LPM est d'avoir su trancher sur un point majeur : plutôt que de lancer des grands programmes, type second porte-avions, à forte résonance médiatique mais répondant moins aux besoins opérationnels immédiats, la loi se concentre sur la régénération des hommes et des matériels. Ceux-ci ont été durement éprouvés par des opérations extérieures et intérieures qui dépassent de 30% le niveau prévu par le Livre blanc de 2013. Priorité est donc donnée à la condition de vie des militaires et de leurs familles : 530 millions dans le cadre du "plan familles", et 11 milliards d'euros prévus pour les infrastructures de défense. L'effort est aussi sensible sur les petits équipements, peu médiatisés mais essentiels à la mission des soldats : treillis ignifugés, gilets pare-balles, casques, protection NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). La maintenance, talon d'Achille des armées fraises est également soignée, avec 22 milliards d'euros consacrés à l'entretien des matériels d'ici à 2023. L'autre grande priorité de la LPM est le renouvellement d'équipements hors d''ge. Le programme Scorpion de renouvellement des blindés de l'armée de terre voit ainsi ses livraisons accélérées : 50% des véhicules multi-rôles Griffon et des engins de combats Jaguar seront livrés d'ici à 2025. Ceux-ci remplaceront les antiques VAB et autres AMX 10RC, même si plusieurs centaines de ces machines seront toujours en service en 2025. La Marine ? Elle se verra livrer quatre pétroliers ravitailleurs au lieu de trois, et aura droit à trois avions de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés en plus (18 au lieu de 15). Côté armée de l'air, la commande d'avions ravitailleurs A330 MRTT passe de 12 à 15 exemplaires, dont une douzaine livrée d'ici à 2023. Ces appareils remplaceront les antiques C135FR, livrés en 1965. La dissuasion choyée Conformément au souhait d'Emmanuel Macron, le renouvellement de la dissuasion, dans ses deux composantes océanique et aéroportée, est aussi acté, un investissement de 25 milliards d'euros en cinq ans à la clé. Cette accélération permettra de financer le renouvellement du missile ASMP/A embarqué sur Rafale, le lancement du développement des nouveaux sous-marins lanceurs d'engins (SNLE 3G) et du futur missile balistique M51-3. Le coût annuel de la dissuasion va ainsi passer de 3,9 milliards à environ 6 milliards en 2025. La LPM marque enfin un effort important sur le segment spatial : 3 satellites d'observation CSO et un satellite d'écoute électromagnétique CERES seront mis sur orbite d'ici à 2025. L'effort financier énorme de la LPM a convaincu les industriels. "Ce projet de LPM marque un effort important de la nation pour ses armées", se félicite Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation et président du Cidef (Conseil des industries de défense françaises), rappelant que cet investissement est le garant de l'"autonomie stratégique française", et de la santé d'une filière "compétitive, innovante, exportatrice et créatrice d'emplois stables à forte valeur ajoutée technologique (200.000 emplois environ)". Essentiel de l'effort après 2022 A bien y regarder, la LPM laisse quand même quelques questions ouvertes. D'abord, une bonne part de l'effort financier est reportée 2023 et 2025, soit hors quinquennat. La hausse annuelle du budget de défense devra alors quasiment doubler, passant de +1,7 milliard par an à +3 milliards. "Cela crée un certain flou : où en sera la situation économique en 2023 ?, s'interroge le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial sur le budget défense au sein de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il aurait fallu une montée en puissance plus progressive, avec une plus grande part focalisée sur le quinquennat actuel." De fait, la LPM ne précise pas le niveau exact des budgets militaires 2024 et 2025, qui devront prendre en compte "la situation macroéconomique à cette date". Cette précision ressemble fort à une porte ouverte à Bercy, qui n'en demandait pas tant. Autre faiblesse de la LPM : de nombreuses commandes et livraisons d'équipements sont prévues après 2022, voire après 2025, ce qui jette un doute sur leur confirmation. C'est le cas du programme dit HIL (hélicoptères interarmées légers) : ce nouvel appareil, basé sur le H160 d'Airbus Helicopters, devait remplacer trois flottes d'hélicoptères hors d''ge (Fennec, Alouette III...). Les armées devront attendre : le lancement du programme n'est annoncé qu'en 2022, pour de premières livraisons en 2028. Peu de livraisons de Rafale La LPM semble avoir aussi fermé la porte à une demande de l'armée de l'air de passer de 185 avions de chasse à 215 appareils. Le projet de loi prévoit un format qui restera à 185 appareils à l'horizon 2030. Cette prudence se retrouve dans les faibles livraisons de Rafale prévues : seulement 28 appareils destinés à l'armée de l'air et à la marine seront livrés en 7 ans, soit seulement 4 par an en moyenne. L'armée de l'air pourra un peu se consoler avec la rénovation de 55 Mirage 2000D. Une autre grosse déception concerne le financement des études amont. Le montant annuel doit passer de 730 millions à 1 milliard d'euros, mais cette augmentation sera étalée sur cinq ans. Cet effort apparaît trop modeste au vu des enjeux des armées à l'horizon 2030, notamment sur l'intelligence artificielle et la robotisation. Une DARPA à la française (ou à l'européenne), du nom de la cellule d'innovation avancée du Pentagone, ne serait pas de trop pour faire face aux ambitions américaines, russes ou chinoises. https://www.challenges.fr/entreprise/defense/loi-de-programmation-militaire-2019-2025-les-failles-du-budget-des-armees_566354

  • Les militaires du monde s’intéressent aux recherches sur le givre de l’UQAC

    February 12, 2018 | Local, Aerospace, Naval, Land, C4ISR

    Les militaires du monde s’intéressent aux recherches sur le givre de l’UQAC

    Vingt-deux conseillers militaires de dix-neuf pays sont dans la région ces jours-ci pour visiter le Laboratoire international des matériaux antigivre (LIMA) de l'UQAC, le seul laboratoire au monde qui se spécialise sur la question. Car le givre est un ennemi contre lequel bombes, obus, balles et autres projectiles sont généralement inefficaces, alors que sa présence peut constituer une sérieuse menace. « On a beaucoup de conseillers militaires étrangers qui sont des pilotes, ou qui sont rattachés d'une façon comme d'une autre à l'aviation », précise le capitaine Christian Courtemanche, officier de liaison diplomatique au sein des Forces canadiennes. « Le dégivrage d'avion, et le dégivrage d'ailleurs de vaisseaux maritimes et tout, c'est quelque chose qui intéresse tous les pays, surtout avec les changements climatiques des dernières décennies. » Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le givre n'est pas un problème limité aux pays froids. « Le problème de givrage en aviation ce n'est pas seulement pour les pays nordiques parce que ça se passe à haute altitude », ajoute le lieutenant-colonel Marc Ferron, directeur de liaison avec l'étranger. « Donc ça affecte pas mal toutes les forces armées représentées ici. » L'intérêt que portent les militaires aux travaux du LIMA réjouit le directeur du laboratoire. "Ils voient ce qu'on est en mesure de faire ou de proposer. Donc je pense que ça peut dans le futur, amener à certaines collaborations." Christophe Volat, directeur du LIMA C'est ce que croit aussi le lieutenant-colonel Ferron. « Les attachés militaires sont très impressionnés par ce qu'ils ont vu », assure-t-il, soulignant que son rôle est justement de favoriser ce genre d'échanges. http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1083357/givre-uqac-armee

  • US Air Force requests $156.3 billion in FY19, plans to retire B-1, B-2 fleets

    February 12, 2018 | International, Aerospace, C4ISR

    US Air Force requests $156.3 billion in FY19, plans to retire B-1, B-2 fleets

    By: Aaron Mehta ROME — The fiscal 2019 budget for the U.S. Air Force plans to grow the service from 55 to 58 combat squadrons over the next five years, while buying dozens of high-end aircraft and preparing to retire the B-1 and B-2 bomber fleets as the military retools for the high-end competition forseen by the Pentagon. The National Defense Strategy, released in January, focused on the potential for great power competition between the U.S. and Russia or China. And in any such battle, the U.S. Air Force would play a critical role; hence, the service's request for $156.3 billion for FY19, a 6.6 percent overall increase from the FY18 request. Click here for full coverage of President Trump's FY19 budget request! In FY19, the Air Force is requesting 48 F-35A fighter jets, 15 KC-46A tankers and one more MC-130J aircraft. Ther service is also investing $2.3 billion in research and development in the B-21 Raider bomber, up from the $2 billion request in the yet-to-be-enacted FY18 budget. The latter is notable, as the Air Force has formally announced it will be retiring the B-1 and B-2 bomber fleets once the B-21 — which will be dual-capable for both conventional and nuclear missions — starts to come online in the mid-2020s. The budget request also calls for investing in new engines for the B-52 fleet to keep that aircraft going through 2050 — making it an almost 100-year-old design. “If the force structure we have proposed is supported by the Congress, bases that have bombers now will have bombers in the future,” Air Force Secretary Heather Wilson said in a service release. “They will be B-52s and B-21s.” The budget request also seeks to move forward with a new light-attack aircraft, likely either the Embraer-Sierra Nevada Corp. A-29 Super Tucano or the Textron AT-6, to provide a low-end capability. Although that program seems at odds with the high-end challenge foreseen by the Defense Department, Susanna Blume of the Center for a New American Security believes it fits in nicely, as such an aircraft would remove the need to fly expensive, high-end aircraft for that mission. Overall, the budget request calls for buying 258 F-35A fighters through the next five years. And in terms of space, the service is requesting $2 billion to fund five launches of the Evolved Expendable Launch Vehicle. The service also seeks to increase funding for F-16 modernizations to speed upgrades with the active electronically scanned array antennas, radar warning systems and Link 16 systems. Naval warfare reporter David B. Larter contributed to this report from Washington. https://www.defensenews.com/smr/federal-budget/2018/02/12/air-force-requests-1563-billion-in-fy19-plans-to-retire-b-1-b-2-fleets/

  • Safran plays major role in OCEAN2020 project, chosen by European Commission for the PADR defense research program

    February 9, 2018 | International, Aerospace, C4ISR

    Safran plays major role in OCEAN2020 project, chosen by European Commission for the PADR defense research program

    Boulogne-Billancourt, February 7, 2018 Safran is one of the main participants in the OCEAN2020 consortium, which won a major contract as part of the European Commission's 2017 Preparatory Action on Defence Research (PADR) initiative. This European Commission's OCEAN2020 project, with 35 million euros in funding, aims to develop a technology demonstrator that will validate the concept of deploying a complete array of drone systems (air, surface and submarine) for surveillance in a maritime environment. The Leonardo-led OCEAN2020 consortium won this contract by uniting companies of all sizes, along with academic institutions and government representatives from 15 European Union countries. The winning team will conduct two demonstrations involving the operation of new surveillance systems and integrated information processing systems, deployed in several European naval exercises, first in the Mediterranean in 2019 then in the Baltic Sea in 2020. During these naval operations, Safran will deploy a maritime surveillance version of its Patroller drone. The only fixed-wing, long-endurance drone taking part in these demonstrations, the Patroller will also be outfitted with a new mission system, including a maritime surveillance radar, an automatic identification system (AIS) for ships and Safran's EuroflirTM410 optronic (electro-optical) pod, already used on the army version of the Patroller. The data collected by this multi-sensor suite will be transmitted to the combat systems on several warships, as well as to operations centers. Safran will contribute to the innovative nature of the OCEAN2020 project by developing an autonomous mission function for naval drones. An onboard data processing function will enable the Patroller drone to detect and automatically track suspect ships in its search zone, while also consolidating key data (speed, trajectory, size, registration numbers, other visual proofs, etc.) to facilitate the job of operators. These new functionalities will offer a decisive advantage in ensuring the success of drone surveillance operations by navies and government agencies. Thierry Dupoux, chief innovation officer at Safran Electronics & Defense, said, "We are very proud to be advancing our road map for drone mission systems in maritime surveillance applications. We're very fortunate to be able to apply our skills to help develop this large-scale European defense R&D program." PADR is a three-year program organized by the European Commission to test the EU's defense Research & Technology (R&T) funding mechanisms, via several targeted projects. It heralds the launch of a framework program to support defense research starting in 2021. https://www.safran-electronics-defense.com/media/safran-plays-major-role-ocean2020-project-chosen-european-commission-padr-defense-research-program-20180207

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