12 décembre 2017 | Local, Aérospatial

Remplacer et compléter la flotte de chasseurs canadiens

Annoncée en juin 2017, la politique de défense du Canada : Protection, Sécurité, Engagement a réaffirmé l'engagement du gouvernement à investir de façon appropriée dans les forces armées.

Le 12 décembre 2017, le gouvernement du Canada a lancé un processus concurrentiel d’approvisionnement ouvert et transparent en vue de remplacer de façon permanente l’actuelle flotte de chasseurs du Canada par 88 appareils de pointe. L'achat de 88 aéronefs représente une augmentation de la taille de la flotte de plus d'un tiers par rapport à ce qui était prévu avant la politique de défense : Solide sécuritaire et engagée (65 aeronefs).

La Politique des retombées industrielles et technologiques s’appliquera à ce marché. Celle-ci vise à maximiser les débouchés pour les entreprises canadiennes, à soutenir l'innovation par la recherche et le développement et à multiplier les possibilités d'exportation pour le Canada.

Toutes les entreprises sont invitées à participer au processus.

Consultations

Le gouvernement prendra le temps nécessaire pour veiller à ce que l'industrie aérospatiale et de la défense ainsi que les fournisseurs commerciaux canadiens soient consultés et mobilisés à propos de ce processus, et qu'ils soient bien positionnés pour y participer.

Le Canada organisera une Journée de l'industrie sur le thème du futur chasseur, le 22 janvier 2018, à Bibliothèque et Archives Canada, 395, rue Wellington à Ottawa.

Il sera question de présenter à l'industrie et aux gouvernements étrangers les renseignements dont ils ont besoin pour décider, en toute connaissance de cause, s’ils veulent participer à ce processus d'approvisionnement. De plus, l'événement permettra à l'industrie canadienne d’établir des contacts avec des gouvernements étrangers et des fabricants d'avions de chasse.

Invitation à participer

Le Canada commencera par dresser une liste de fournisseurs qui comprendra les gouvernements étrangers et les fabricants d'avions de chasse ayant fait la preuve de leur capacité à répondre aux besoins du Canada, tels que définis dans le document d’invitation à la Liste des fournisseurs. L'invitation à s’inscrire sur la Liste des fournisseurs est disponible sur le site achatsetventes.gc.ca.

Toutes les entreprises sont invitées à participer au processus.

Les demandes d’inscription sur la Liste des fournisseurs doivent être reçues avant le 9 février 2018.

Une fois la Liste des fournisseurs officialisée, seuls ceux qui y figureront seront invités à participer aux activités de consultations subséquentes et à soumettre leur proposition pour ce marché.

Consultations auprès des intervenants de l’industrie canadienne

Parallèlement aux activités liées à la Liste des fournisseurs, on mobilisera les intervenants de l’industrie canadienne afin de recueillir et échanger des renseignements généraux en lien avec ce marché. Ainsi, les industries canadiennes de l’aérospatiale et de la défense seront bien positionnées pour y participer.

Évaluation des propositions relatives à la capacité permanente

Les propositions seront rigoureusement évaluées en fonction des coûts, des exigences techniques et des avantages économiques. Notre gouvernement juge important de faire affaire avec des partenaires de confiance. Cela étant, l'évaluation des soumissions sera assortie d’une évaluation de l'incidence globale des soumissionnaires sur les intérêts économiques du Canada.

À l’étape de l'évaluation des soumissions, tout soumissionnaire jugé responsable d'un préjudice causé aux intérêts économiques du Canada sera nettement désavantagé.

Ce nouveau critère, de même que les lignes directrices devant en régir l’application seront élaborés en menant les consultations appropriées.

De plus, la Politique des retombées industrielles et technologiques s’appliquera à ce marché. Le fournisseur retenu sera donc tenu d’investir au Canada un montant égal à la valeur du contrat.

Tous les fournisseurs seront assujettis aux mêmes critères d'évaluation.

Prochaines étapes

  • Les consultations avec les fournisseurs se poursuivront tout au long de 2018 et 2019
  • Il est prévu que les documents officiels d'invitation à soumissionner seront disponibles au printemps 2019
  • L’attribution d’un contrat est prévue en 2022 et la livraison du premier avion de chasse en 2025

Foire aux questions

Processus d'approvisionnement concurrentiel

  1. Sur combien de temps s’étendra l’appel d’offres et quand le contrat sera-t-il attribué?
    • Cet appel d’offres exige une préparation poussée assortie de véritables consultations des parties prenantes et de l’industrie
    • Nous devons bien faire les choses et nous prendrons le temps nécessaire pour veiller à ce que les industries de l’aérospatiale et de la défense ainsi que les fabricants commerciaux canadiens soient consultés et qu’ils participent à ce processus
    • L’attribution d’un contrat est prévue en 2022 et la livraison du premier avion de chasse en 2025
    • L’actuel calendrier de réalisation du processus n’est pas différent de celui appliqué à des appels d’offres lancés par des alliés et pays partenaires pour remplacer leurs flottes de chasseurs
  2. Pourquoi utilisez-vous une liste de fournisseurs?
    • Les chasseurs et leurs systèmes embarqués sont des produits sensibles sur le plan de la sécurité et fortement contrôlés, si bien que la discussion de leur vente éventuelle passe nécessairement par l'existence d'ententes de coopération en matière de matériel de défense entre le Canada et ses partenaires et alliés
    • Les trois critères inclus dans cette invitation visent à s'assurer que le Canada collabore avec des gouvernements étrangers qui exploitent des chasseurs susceptibles de répondre aux besoins du Canada en matière d'échange de renseignements dans le domaine de la défense, ainsi qu'avec les fabricants commerciaux qui produisent actuellement des avions de combat
    • Cette étape permettra de recenser les avionneurs admissibles des pays partenaires et alliés qui présentent le potentiel voulu pour répondre aux besoins du Canada
    • Leurs gouvernements respectifs ou leurs organisations de défense, ou les deux, devront également répondre aux besoins du Canada pour figurer sur la Liste des fournisseurs
  3. Qui peut s’inscrire sur la Liste des fournisseurs?
    • Les gouvernements étrangers (ou les organisations de défense composées de pays participants), ainsi que les fabricants de chasseurs et d’autres entités commerciales qui sont en mesure de répondre aux besoins définis dans la description jointe à la Liste des fournisseurs, sont invités à soumettre une demande d'inscription afin de participer à l’appel d’offres
    • La Liste des fournisseurs sera constituée d'équipes formées au minimum d’un gouvernement (ou d’une organisation de défense composée de pays participants) et d’un fabricant de chasseurs
    • Ces équipes pourront également comprendre d'autres entreprises susceptibles de participer indirectement à une future proposition, sous réserve de l'approbation du Canada
    • Une fois que la liste sera officialisée, seuls les fournisseurs y figurant seront invités à participer aux activités de consultations subséquentes et à soumettre des propositions
  4. Un gouvernement peut-il soumettre plus d'une réponse à l'invitation de la Liste des fournisseurs?
    • Comme nous souhaitons, par ce processus ouvert et transparent, maximiser la concurrence, nous ne pouvons qu’encourager les gouvernements à inscrire plus d'un fabricant de chasseurs, suivant la définition apparaissant dans la Liste des fournisseurs
    • La décision de soumettre plus d’un nom d’avionneur revient au gouvernement étranger ou à l'organisation de défense responsable
  5. Comment l’industrie canadienne peut-elle participer à la Liste des fournisseurs?
    • La Liste de fournisseurs permettra de cerner des fournisseurs clés qui seront admissibles à la présentation d’une proposition, à savoir une organisation de défense ou un gouvernement étranger et un fabricant de chasseurs
    • Ces fournisseurs seront tenus de soumettre une proposition de valeur, qui fera partie de leur soumission, dans laquelle ils décriront leurs engagements économiques envers le Canada
    • Par conséquent, les fournisseurs seront poussés à former des partenariats avec l’industrie et des établissements postsecondaires canadiens au cours des prochains mois afin de mettre au point une solide proposition de valeur
    • Le gouvernement collaborera avec les gouvernements étrangers, les fabricants de chasseurs et les secteurs canadiens de l'aérospatiale et de la défense pour veiller à ce qu'ils soient bien positionnés en vue de participer à ce marché
  6. À quels critères les fournisseurs devront-ils satisfaire pour être inscrits sur la Liste des fournisseurs?
    • Chaque équipe devra désigner un gouvernement ou un chef de file national qui fera office de point de contact pour le Canada, et avoir un accord de coopération en vigueur avec le Canada en matière de matériel de défense
    • L'avionneur de l'équipe devra répondre aux critères définis dans la Liste des fournisseurs
    • Le gouvernement étranger ou l'un des pays participants devra exploiter l’un des chasseurs produits par l’avionneur proposé
    • Le Canada examinera les inscriptions proposées pour déterminer si elles répondent à tous les critères de l’invitation à participer à la Liste des fournisseurs et se réserve le droit de demander des éclaircissements, au besoin
    • Après examen des réponses, les fournisseurs recevront un courriel les avisant de la décision du Canada
  7. Le Canada peut-il supprimer ou ajouter un fournisseur dans la Liste des fournisseurs?
    • Une fois qu'une équipe a été ajoutée à la liste des fournisseurs, elle peut se retirer en tout temps sur simple avis écrit adressé au Canada
    • Un gouvernement étranger ou une organisation de défense étrangère peut tout autant et n’importe quand ajouter ou retirer une entreprise de son équipe sur simple avis écrit adressé au Canada, sous réserve de l'approbation de ce dernier
    • Le Canada se réserve le droit de retirer, en tout temps, toute équipe ou entité figurant sur la Liste des fournisseurs si celle-ci présente des problèmes potentiels, perçus ou réels qui pourraient nuire à la sécurité nationale du Canada
  8. Ce marché comprend-il la consultation de l'industrie et des discussions sur les retombées industrielles et technologiques pour le Canada?
    • La Politique des retombées industrielles et technologiques du gouvernement, qui exige des entrepreneurs qu'ils investissent au Canada un montant égal à la valeur du contrat, s'appliquera à ce marché
    • De concert avec les fabricants de chasseurs et l'industrie canadienne, le gouvernement recherchera une proposition de valeur, assortie d’un objectif stratégique allant dans le sens de la croissance à long terme des secteurs de l'aérospatiale et de la défense du Canada
    • Il s'agit notamment de promouvoir la croissance et l'innovation de l'industrie canadienne par des investissements en recherche et développement, d'offrir des occasions de perfectionnement aux fournisseurs, en particulier aux petites et moyennes entreprises, et de créer des possibilités d'exportation
    • Le temps nécessaire sera consacré aux échanges avec les gouvernements étrangers, les fabricants de chasseurs et aux industries de l’aérospatiale et de la défense canadienne pour s'assurer qu'ils sont bien positionnés en vue de participer à ce marché
  9. Comment le Canada évaluera-t-il les propositions?
    • Les propositions seront rigoureusement évaluées en fonction des coûts, des exigences techniques et des avantages économiques
    • Par conséquent, l'appréciation des soumissions sera assortie d’une évaluation de l'incidence globale des soumissionnaires sur les intérêts économiques du Canada
    • Lors de l'évaluation des soumissions, tout soumissionnaire responsable d'un préjudice causé aux intérêts économiques du Canada sera nettement désavantagé
    • Ce nouveau critère, de même que les lignes directrices devant en régir l’application seront élaborés en menant les consultations appropriées
  10. Pourquoi tenir compte de l’incidence sur les intérêts économiques du Canada?
    • Nous sommes continuellement à la recherche de moyens d'améliorer nos processus d'approvisionnement ainsi que les retombées pour la population canadienne
    • Les marchés ont comme but, la formation de partenariats à long terme et efficaces et nous voulons nous voulons faire affaire avec des fournisseurs dont les activités concordent avec les intérêts économiques du Canada
    • Cette démarche est conforme avec l'orientation énoncée dans la lettre de mandat de la ministre Qualtrough, qui décrit les directives visant à moderniser les pratiques d'approvisionnement afin d’appuyer, entre autres, nos objectifs de politique économique
  11. Comment le gouvernement veillera-t-il à ce qu'aucun avionneur ne bénéficie d’un avantage déloyal durant le processus d’approvisionnement?
    • Le gouvernement s'est engagé à organiser un processus d’approvisionnement ouvert et transparent pour remplacer les chasseurs du Canada
    • Le processus est supervisé par un contrôleur indépendant chargé de veiller à l'équité afin que tous les fournisseurs bénéficient de règles du jeu équitables
    • Le Canada fera également appel à d'autres intervenants pour examiner, recueillir et diffuser des renseignements généraux sur l'approvisionnement, tout au long du processus d’approvisionnement

Compléter la flotte existante

  1. Que fait le Canada pour s'assurer que les Forces armées canadiennes disposent du matériel dont elles ont besoin pendant que se déroule ce processus?
    • Jusqu' à ce que les aéronefs de remplacement soient en place et pleinement opérationnels, le Canada doit veiller à ce que les Forces armées canadiennes disposent du matériel dont elles ont besoin pour continuer d'exécuter leurs missions et de respecter leurs obligations internationales
    • Le Canada a reçu une proposition officielle du gouvernement australien portant sur la vente de F-18 Hornet, et il a l'intention d’y donner suite
  2. L'achat de ces F-18 nécessitera-t-il des changements aux infrastructures existantes du Canada?
    • Le ministère de la Défense nationale est en train d’examiner ses infrastructures existantes afin de déterminer s’il y a lieu d’y apporter des changements
  3. Comment pouvez-vous être sûr que ces aéronefs seront fiables, sûrs et efficaces?
    • Assurer la sécurité de nos hommes et de nos femmes en uniforme est, pour nous, une priorité absolue
    • Les aéronefs australiens ont à peu près le même âge que la flotte canadienne de CF-18
    • L'Australie et le Canada ont tous deux beaucoup investi dans des modifications structurelles qui ont permis de prolonger la durée de vie structurale de leurs F-18 respectifs
    • Plus récemment, et contrairement à l’Australie, le Canada a investi dans des modifications structurelles supplémentaires
    • Les entreprises canadiennes possèdent l'expérience requise et effectuent déjà la plupart des travaux d'entretien de la flotte existante. Tout nouvel appareil sera entretenu dans le cadre des modalités existantes
    • Tout comme nous le faisons pour la flotte actuelle, nous ferons les investissements nécessaires dans ces appareils pour nous assurer qu'ils répondent à toutes les exigences de l'Aviation royale canadienne

Complément d'information

Chasseurs

Intégration de chasseurs australiens à la flotte actuelle de l’Aviation royale canadienne

https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/app-acq/amd-dp/air/snac-nfps/CF-18-fra.html

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    EUGENE LANG Eugene Lang is an adjunct professor at the School of Policy Studies, Queen’s University, and a fellow at the Canadian Global Affairs Institute. “It’s Canada, they have money,” Donald Trump said at last week’s NATO summit. Most of what the U.S. President says is either exaggerated or false, but occasionally he sums up in a sentence what everyone knows to be true. After admonishing Prime Minister Justin Trudeau at the summit for Canada’s failure to meet, or strive toward, the North Atlantic Treaty Organization’s defence-spending target of 2 per cent of Gross Domestic Product (GDP), Mr. Trump pointed out an inconvenient truth. The President was saying Canada is rich and cheap. But just how rich is Canada? Among the Group of Seven -- a group of the richest countries in the world -- Canada enjoys the third-highest per-capita income and, since 2016, has led the G7 in economic growth. Canada also has the lowest net-debt-to-GDP ratio among those same seven countries, and the second-lowest national-government-deficit-to-GDP ratio. Which means, in essence, that Canada is the third-richest country in the G7 and the best in class with government finances. Successive governments in Ottawa have spent 20 years boasting about this strong national balance sheet to Canadians at every turn, and telling anyone abroad who would listen. This is why Mr. Trump knows that Canada does indeed have money. We are rich, at least compared with most other countries. But are we cheap? Canada spends about 1.3 per cent of GDP on national defence, tying us for fourth with Italy within the G7. Yet, Ottawa has never fully accepted the validity of the defence-spending-to-GDP measure. Both the Harper government – which signed the Wales Declaration, enshrining the 2-per-cent NATO target – and the Trudeau government have claimed input measures such as the GDP ratio don’t tell the full story, and that output indicators are more meaningful. The defence output measure that is best understood is the extent to which a country’s military is engaged in operations internationally. On that score, Canada looks terrible. We have fewer troops deployed abroad today on NATO, United Nations and other multilateral missions than in decades. To be sure, having influence internationally and carrying your fair share of global responsibility entails much more than the size or engagement of your military. Official Development Assistance (ODA), or foreign aid, is another important measure in this connection. Canada also ranks fourth among G7 countries in ODA as a percentage of gross national income (GNI). However, Ottawa is spending only 0.28 per cent, up slightly from 0.26 per cent last year, the lowest level this century. Fifty years ago, a World Bank Commission report, titled Partners in Development, recommended developed countries spend 0.7 per cent of GNI on aid. That Commission was chaired by Lester Pearson, former prime minister of Canada, recipient of the Nobel Peace Prize and a Canadian icon. Over the years, various Canadian governments have paid homage to Mr. Pearson’s vision. Yet in the five decades since his report was published, Canada has rarely reached half of the Pearson target in any given year. Whether Ottawa likes or doesn’t like input or output measures, or GDP or GNI ratios, doesn’t really matter in the world of international politics. For better or worse, these are the indicators that are used to compare and assess the degree to which countries are living up to their obligations and responsibilities internationally. Imperfect as they are, these are measures of burden sharing. They are the statistics countries look at when considering whether Canada or any other country is pulling its weight globally. And on these measures, Canada looks middling at best, and bad at worst, by both international comparative standards. At the same time, we are among the world leaders in economic growth among developed countries, and we have held the gold medal in public finances for years. Rich and cheap, as it were. That was the essence of Mr. Trump’s criticism of Canada this week at the NATO Summit. And foreign governments the world over know it to be true. https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-canada-is-rich-and-cheap/

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    Posted on August 12, 2020 by Chris Thatcher The Lockheed Martin F-35A Lightning II has long been considered the favourite to replace the Royal Canadian Air Force (RCAF) CF-188 Hornet. But in a competition now being contested in a weakened economy in which the government faces a ballooning deficit and an uncertain job market, how well each fighter jet scores on acquisition and sustainment costs and economic benefits to Canada – worth 40 per cent of the evaluation – could be almost as important as how well the aircraft meets the Air Force’s capability requirements. The Joint Striker Fighter (JSF) has become the most expensive weapons program ever for the U.S. Department of Defense and could cost more than US$1 trillion over its 60-year lifespan, according to the New York Times. The Department of National Defence in 2013 estimated the full cost of procuring and operating the F-35A at US$45 billion over 30 years. Others have pegged the number far higher. Furthermore, under the rules of the JSF partnership agreement, to which Canada is a signatory, Lockheed Martin cannot offer traditional industrial and technological benefits (ITBs) to Canadian industry. If company officials are feeling at a disadvantage, they aren’t admitting it. “We understand the rules, we understand the way the competition is structured and the requirements,” said Steve Callaghan, Lockheed Martin’s vice-president of F-35 development and a former U.S. Navy F-18 squadron commander and Fighter Weapons School instructor. In an online briefing to media on Aug. 6, Callaghan shared the results of an economic impact assessment that suggested selection of the F-35 could impact GDP by almost $17 billion and generate more than 150,000 jobs over the life of the program. Lockheed Martin submitted its 7,000-page bid on July 31 to replace the RCAF’s 94 legacy Hornets with 88 F-35A fighters. The proposal is one of three the federal government received at the deadline for a contract valued at up to $19 billion. Boeing’s F/A-18E/F Super Hornet and Saab’s Gripen E are also in the running. The government may begin negotiations with one or more of the compliant bidders once the initial evaluation is completed, likely by next spring.  The final decision is expected in 2022 and first deliveries by 2025. As the RCAF and Public Services and procurement Canada now begin to evaluate the proposals, Lockheed Martin was keen to remind Canadians the F-35A is the only fifth-generation fighter in the competition. “It truly is a generation ahead of any other fighter in production and can be procured for about the same or less than the far less capable fourth-generation aircraft,” said Callaghan. Though the Joint Strike Fighter program was originally launched with the intent of developing a more cost-effective family of aircraft with a shared design and common systems, and high production volume to reduce procurement and sustainment costs, the ambitious program has struggled with high development costs and the final price tag. However, between the second Low Initial Production Rate (LRIP) in 2008 and LRIP 10 in 2016, the cost of an F-35A decreased by about 60 per cent. As Lockheed Martin ramps up to a production rate of about 141 aircraft per year for LRIP 14, its reached a per unit cost of about US$78 million. The aim now is to bring the cost per flight hour down under US$25,000 by 2025. “We are putting that same level of focus, that same level of rigour and innovation to reduce sustainment costs,” said Callaghan. “With … every flight hour, the enterprise gets smarter, more mature, more effective, more on track to meet several critical performance and affordability targets.” Equally important to a government that will be eying more well-paying jobs in the aerospace sector for decades to come, Callaghan highlighted Canada’s involvement in the JSF program. The federal government was the first nation to sign on to the U.S. partnership and to date “more than 110 Canadian companies have contributed to the development and the production of the F-35,” he said, resulting in about US$2 billion in contracts. According to the economic impact study, conducted by Offset Market Exchange (OMX), a Toronto-based firm that helps OEMs develop their Canadian supply chains and provides analytics to ensure compliance with ITB obligations, the full impact of the program between production (2007 and 2046) and sustainment (2026 and 2058) could result in $16.9 billion to Canada’s GDP. Though contracts are awarded on a “best value” basis among all participating countries, Canadian companies have proven their ability to compete and deliver quality, he added. And suppliers would be building parts not just for 88 aircraft, but likely for over 3,000. With the F-35 manufactured in the U.S. and many sustainment hubs already selected, several Canadian companies have been raised concerns about access to high-value in-service support work. Though Callaghan wouldn’t commit to specifics, he noted that more than 2,500 F-35s could be operating in North America past 2060, resulting in “a large number” of potential sustainment opportunities. “I think Canadian industry is in a very good position to capture quite a few of those contracts,” he said. If Canada opts for another aircraft, the current contracts would be honoured “to their conclusion,” but would then be placed up for best value bids to JSF nations, he added. Though Lockheed Martin is still ramping up production and addressing software issues, the F-35 is a rapidly maturing program. Over 550 aircraft have been delivered and the entire fleet has accumulated over 300,000 flight hours. Eight services, including five outside of the U.S., have declared initial operating capability and the Royal Australian Air Force is expected to do so before the end of 2020. F-35s have been part of operations and joint and international exercises. Both Norway and Italy have conducted NATO Iceland air policing with their fleets. “These are indications of the maturity of the program,” said Callaghan. “We are a mature program that is really hitting stride.” https://www.skiesmag.com/news/f-35-impact-canadas-economy/

  • Troops warned about driving habits on Tactical Armoured Patrol Vehicles

    24 juillet 2018 | Local, Terrestre

    Troops warned about driving habits on Tactical Armoured Patrol Vehicles

    DAVID PUGLIESE, OTTAWA CITIZEN Defence Watch has been told about concerns being raised about the brakes on the Tactical Armoured Patrol Vehicle fleet. But the Department of National Defence says the issue isn’t about the brakes but how the vehicles are being driven during training. “Vehicles in the TAPV fleet have not been quarantined, though we have investigated a few incidents involving stopping distances,” DND spokesman Dan Le Bouthillier explained to Defence Watch. “Investigating these types of incidents is a normal part of equipment fielding and integration into the CAF fleet. This is done to identify issues and ensure vehicle and crew safety.” Le Bouthillier said the  findings thus far are that the incidents were isolated and occurred during driver training.  The TAPV is a heavy vehicle and requires longer stopping distances at higher speeds than most new drivers are familiar with, he added.  In over 50 TAPV Driver courses across the country, only two incidents were noted, said Le Bouthillier. Canada is in the midst of acquiring 500 Tactical Armoured Patrol Vehicles. In June 2012, Textron Systems Canada Inc. was awarded two contracts, one for the acquisition of 500 vehicles, valued at $603.4 million, and a second contract for their support at $105.4 million to conduct in-service support for the fleet for five years following the last vehicle delivery, the government noted. The TAPV is a wheeled combat vehicle that will conduct reconnaissance and surveillance, security, command and control, and armoured transport of personnel and equipment. https://ottawacitizen.com/news/national/defence-watch/troops-warned-about-driving-habits-on-tactical-armoured-patrol-vehicles

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