Back to news

February 15, 2021 | International, Aerospace

La force aérienne allemande redonne du potentiel à ses avions Tornado pour les garder au moins jusqu’en 2030

PAR · 13 FÉVRIER 2021

Sur les 247 chasseurs-bombardiers PANAVIA Tornado qu'elle a reçus à la fin des années 1970, la Luftwaffe [force aérienne allemande] n'en aligne plus que 85. Ces appareils lui permettent de participer aux plans nucléaires de l'Otan [avec la capacité d'emporter la bombe tactique B61] ainsi que de mener des missions de frappes, de reconnaissance et de guerre électronique.

Étant donné leur 'ge, les Tornado allemands arriveront au bout de leur potentiel en 2025. D'où le projet de Berlin de se procurer 30 F/A-18 Super Hornet et 15 E/A-18 Growler auprès de Boeing, afin que la Luftwaffe puisse continuer à mener ses missions nucléaires et de guerre électronique visant à supprimer les défenses aériennes ennemies [SEAD] pour le compte de l'Otan.

Seulement, annoncé en 2020, ce choix mettra du temps à se concrétiser. En effet, la chambre basse du Parlement allemand [Bundestag] aura son mot à dire... mais pas avant 2022. Ce qui fait cet achat de F/A-18 et de E/A-18G dépendra des résultats des prochaines élections fédérales de septembre prochain et du gouvernement qui en sera issu. En un mot, il n'est pas encore acquis. Et quand bien même il le sera, il faudra du temps pour négocier le contrat, livrer les appareils et former les pilotes ainsi que les techniciens de la Luftwaffe.

D'où la décision de cette dernière de redonner du potentiel à ses Tornado pour les maintenir en service jusqu'en 2030 au moins. Ce qui est loin d'être simple étant donné que les pièces détachées sont désormais rares, voire introuvables pour certaines étant donné qu'elles ne sont plus fabriquées.

Quoi qu'il en soit, en partenariat avec Airbus Defence & Space [ADS], un premier Tornado du Luftwaffengeschwader 33 a vu son potentiel prolongé de 2.000 heures de vol supplémentaires après une lourde opération de maintenance effectué dans les installations d'Airbus à Manching.

Pour cela, il a donc fallu démonter entièrement l'appareil et vérifier chacun de ses composants. Une t'che dont s'est acquittée la société d'ingénierie et d'analyse Industrieanlagen-Betriebsgesellschaft [IABG] à Ottorbrunn. Au total, il a donc fallu de nouveau fabriquer 400 pièces structurelles qui n'étaient plus disponible sur le marché.

« Afin de pouvoir assembler à nouveau les parties centrale et avant [du Tornado], tous les trous des anciennes pièces ont dû être reproduits sur les nouvelles avec une précision de 0,001 millimètre », explique la Bundeswehr. « Nous travaillons ici comme des horlogers », a commenté un sous-officier mécanicien de la Luftwaffe.

http://www.opex360.com/2021/02/13/la-force-aerienne-allemande-redonne-du-potentiel-a-ses-avions-tornado-pour-les-garder-au-moins-jusquen-2030/

On the same subject

  • USS New York, USS Oak Hill conduct live-fire missile training

    August 6, 2019 | International, Naval

    USS New York, USS Oak Hill conduct live-fire missile training

    By Mass Communication Specialist 2nd Class Lyle Wilkie, USS New York LPD 21 Public Affairs ATLANTIC OCEAN -- The amphibious transport dock ship USS New York (LPD 21) completed a live-fire exercise in which the ship fired missiles at a drone using the ship's self-defense Rolling Airframe Missile (RAM) system Saturday, Aug. 3 (NNS) -- The amphibious transport dock ship USS New York (LPD 21) completed a live-fire exercise in which the ship fired missiles at a drone using the ship's self-defense Rolling Airframe Missile (RAM) system Saturday, Aug. 3. The live-fire exercise is in preparation for the New York's upcoming deployment with the Bataan Amphibious Ready Group. The Harpers Ferry-class dock landing ship USS Oak Hill (LSD 51), also part of the amphibious ready group, conducted a live-fire exercise Saturday as well. “We are doing this exercise to verify full operation of our kill chain for our RAM system,” said USS New York Fire Controlman Chief Christopher Campbell. “The weekly overall combat system operability tests and RAM's daily system tests assess every part of the kill chain except the actual launch of the missile. This is our opportunity to ensure that the missile will launch prior to deployment.” In order to prepare for an exercise of this magnitude it takes a great deal of preparation. “Preparation for this exercise started a month or longer before we even loaded the missiles,” said Fire Controlman 2nd Class Austin Jones. “We had to ensure each missile cell received the proper signals to fire missiles and make sure the launcher was in overall good condition before receiving and firing missiles. All the fire controlmen have accomplished more than 150 man hours of maintenance in preparation for this shoot. The exercise was a way to show how effective training in the combat systems department has been and how prepared the New York is to use the RAM system on board.” The fire controlman aboard was not the only one involved in this exercise. “All combat watch standers, bridge watch teams and many other people were involved in this exercise,” said Jones. “Each person has a specific role from safeties to launching the missile to coordinating procedures in case of a dud, or misfire.” This exercise is the last event for the Surface Warfare Advanced Tactical Training (SWATT) exercise where the New York, alongside the Oak Hill and flagship Wasp-class amphibious assault ship USS Bataan (LHD 5), have been tested in many avenues of war fighting. “This is a culminating event where watch standers and systems can be rigorously tested to prove their capability and effectiveness while also utilizing state of the art data extraction systems to continue our pursuit for perfection,” said Lt. j.g. Joshua Sexton, Fire Control Officer aboard New York. “This is proof of not only capability and effectiveness but also confidence in both the system and, most importantly, the watch standers' ability to stay in the fight.” Warships assigned to the Bataan Amphibious Ready Group, including New York, are participating in the SWATT, in the Atlantic Ocean, to maintain readiness, proficiency, and lethality. https://www.navy.mil/submit/display.asp?story_id=110462

  • AIR2030: A la rencontre de Boeing et du F/A 18 Super Hornet (4/5)

    October 25, 2018 | International, Aerospace

    AIR2030: A la rencontre de Boeing et du F/A 18 Super Hornet (4/5)

    Alexis Pfefferlé Mardi 23 octobre 2018, 0800, Lausanne, entrée en lice des avionneurs américains. Pour rappel, deux avions américains sont en compétition dans le cadre du programme AIR2030, le F/A 18 Super Hornet de Boeing et le F35 de Lockheed Martin. Au menu de cette matinée, le F/A 18 Super Hornet de Boeing. L'avion proposé n'est pas inconnu puisqu'il avait été naturellement envisagé lors de la précédente campagne de renouvellement de la flotte avant que Boeing ne renonce à faire une offre à la Suisse. Boeing avait expliqué à l'époque que « le nouveau Super Hornet est peut-être un avion trop poussé par rapport aux besoins de la Suisse. ». Huit ans plus tard, les besoins exprimés par la Suisse pour son nouvel avion de combat ont évolué et le Super Hornet fait à nouveau office de candidat sérieux. En effet, les F/A 18 Hornet dans leur version C et D sont en service dans les forces aériennes suisses depuis maintenant vingt ans et l'avion est bien connu de nos pilotes et militaires. Quelles différences par rapport au modèle actuel ? Le F/A 18 Super Hornet n'est pas un nouvel avion mais bien une évolution du Hornet que nous connaissons. Il s'agit cependant d'une évolution en profondeur avec une refonte du design, de la signature radar, une mise à jour des systèmes d'armes et de l'électronique embarquée ou encore une augmentation importante de l'autonomie. Aujourd'hui, le F/A 18 Super Hornet E/F est un biréacteur de 4ème génération + disponible en monoplace et biplace comme les variantes C et D de son prédécesseur. Boeing va droit au but La présentation du jour de Boeing est, comme disent les américains, « straight to the point ». Communication à l'américaine oblige, on débute avec un clip vidéo figurant un compte à rebours égrené par une voix féminine à l'issue duquel divers types d'engins fabriqués par Boeing s'élancent dans le ciel dans un panache de fumée incandescent. Sans autre intermède, le représentant de Boeing, Monsieur CRUTCHFIELD, développe directement sur la facilité de transition entre le modèle actuel de l'armée suisse et le Super Hornet, un mois d'entraînement au maximum étant selon lui nécessaire aux pilotes aguerris sur F/A 18 Hornet pour se familiariser avec cette nouvelle version. Quant au matériel d'entretien et à l'armement, il est en partie compatible entre les deux versions. Compte tenu de l'avenir bien incertain des F/A 18 suisses actuels dans le contexte politique tendu des exportations d'armes, le recyclage partiel est un point pour le moins pertinent. Pour Boeing, le Super Hornet est la transition la plus simple et la moins onéreuse pour la Suisse. C'est au tour de Madame Nell BRECKENRIDGE, première femme à s'exprimer pour un constructeur, de prendre le relais. Elle partage premièrement quelques chiffres : Boeing est un géant de l'industrie, qui a l'habitude de l'offset et de travailler avec des partenaires dans le monde entier. Historiquement, l'offset Boeing c'est près de 50 milliards USD dans environ 40 pays depuis 35 ans. Actuellement, c'est 65 collaborations pour un montant de 20 milliards USD dans 20 pays. Efficacité et engagement Viennent ensuite les arguments phares de Boeing pour la Suisse. Premièrement, le géant américain, en tant que constructeur du F/A 18 Hornet, le dernier avion acquis par l'armée suisse, peut s'appuyer sur sa propre expérience dans le cadre du programme offset d'USD 1,3 milliards réalisé en Suisse dans le cadre de l'achat de cet avion en 1997. Détail piquant au pays de la ponctualité, le programme d'offset de l'époque a été complété 3 ans avant le délai prévu. Dans la même veine, un nouveau programme d'offset a été signé par Boeing avec la Suisse en 2009 pour la mise à jour des F/A 18 Hornet, lequel a également été complété, selon Boeing, en avance du calendrier prévu. Au total, toujours selon Boeing, ce sont plus de 600 sociétés suisses qui font ou ont fait affaire avec l'avionneur au cours des vingt dernières années. Sur leur dernier slide de présentation, Boeing déclare : Promises made, promises kept. (Promesses faites, promesses tenues) Tout un programme. https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2018/10/25/air2030-a-la-rencontre-de-boeing-et-du-f-a-18-super-hornet-4-5/

  • Exportations françaises d’armement : net rebond attendu en 2021

    June 3, 2021 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Exportations françaises d’armement : net rebond attendu en 2021

    Troisième pays exportateur d'armement en 2020, derrière les États-Unis et la Russie, avec 4,9 milliards d'euros de ventes, la France s'attend à un net rebond en 2021, notamment suite à la signature de contrats qui ont été discutés mais n'ont pas pu aboutir en raison de la crise sanitaire, et surtout à « l'entrée en vigueur des trois contrats de vente de l'avion de combat Rafale pour 7,7 milliards d'euros », comme l'a souligné Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées, qui a présenté, ce mercredi, le rapport sur les exportations d'armement en 2020 remis au Parlement. « Le contrat signé avec la Grèce est entré dans le carnet de commandes 2021. Notre objectif est une entrée en vigueur des contrats avec l'Égypte et la Croatie d'ici à fin 2021 », a-t-il ajouté. « Au total, l'Europe est la première destination de nos exportations avec 25% de la valeur, contre 17% en 2017. C'est la seconde fois que nous vendons autant en Europe, hors l'année 2019 (47%) marquée par des contrats exceptionnels», souligne Hervé Grandjean. Le Moyen-Orient a représenté 24% du total, l'Asie-Océanie 22%, et l'Afrique 16%. Le Figaro, La Tribune et L'Usine Nouvelle du 3 juin

All news