20 mars 2020 | International, Aérospatial

Reaper : des équipages espagnols viennent se former en France

L'Armée de l'air a accueilli deux équipages de Reaper venus d'Espagne, à l'occasion de leur stage de requalification.

33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque.

Le 13 mars, l'Armée de l'air française a annoncé avoir participé à la formation de deux équipages de drones Reaper espagnols. Il s'agissait en fait d'un stage de requalification, une procédure courante pour les pilotes de drones, qui s'est déroulé au sein de la base 709 de Cognac-Chateaubernard, qui accueille la 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque. La 33e ESRA est celle qui met en œuvre les drones Reaper français et forment les équipages à travers l'Escadron de transformation opérationnelle drone (ETOD) 3/33 « Moselle ».

Coopération franco-espagnole.

Les deux équipages espagnols ont ainsi pu suivre ce stage du 3 au 14 février. Le capitaine Redondo, de l'Ejercito del Aire, a déclaré à cette occasion : « c'est une grande chance pour nous de pouvoir bénéficier du retour d'expérience des pilotes et instructeurs français qui travaillent sur ces drones depuis plus longtemps. Nous avons pu échanger sur nos connaissances et nos missions respectives et sommes reconnaissants d'avoir pu apprendre de leur vécu », rapporte l'armée de l'Air. En effet, la livraison du premier système de drones Reaper à la France remonte à 2013, lequel a immédiatement été employé en Opex, dans le cadre de l'opération Barkhane.

Un dispositif différent.

La France a ainsi accompagné les deux pilotes et les deux opérateurs capteurs espagnols dans ce stage de requalification, qu'ils ont pu valider à l'issue de deux semaines de formation. Les équipages ont particulièrement travaillé sur les procédures de décollage et d'atterrissage de l'aéronef, sur l'emploi du radar ainsi que sur les différentes procédures d'urgence. Mais alors que les équipages espagnols s'articulent autour de deux personnes, la France adopte une approche différente dans ce domaine, avec un équipage à quatre. « Nous travaillons en équipage de deux personnes et les informations recueillies sont envoyées par satellite pour traitement. L'Armée de l'air française forme quant à elle deux personnes de plus qui intègrent l'équipage : un officier renseignement et un opérateur qui traitent les informations instantanément et sont en liaison directe avec leur commandement », met en avant l'Ejercito del Aire. Une distinction dont la France est fière et qui lui permet de transmettre rapidement un renseignement enrichi auprès des décideurs et du C2 lors des missions Reaper.

https://www.air-cosmos.com/article/reaper-des-quipages-espagnols-viennent-se-former-en-france-22777

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    ANNE BAUER Pour le patron de la DGA Joël Barre, l'un des principaux défis de 2019 est de donner corps aux multiples programmes en partenariat avec d'autres pays européens. Le dialogue avec l'Allemagne est compliqué. Les restrictions budgétaires présentées mercredi par la loi de finances rectificative 2018 n'auront pas de conséquences significatives sur les livraisons d'équipements aux armées, a promis jeudi le directeur général de l'armement (DGA) Joël Barre. Son administration, chargée de l'équipement des forces, avait anticipé ce gel par une gestion prudente, a-t-il expliqué, en soulignant que les 319 millions d'euros d'annulations de crédits annoncés mercredi ne représentent que 3 % du budget d'équipement de 2018. 12,7 milliards de commandes Cette année, la DGA peut engager 12,7 milliards d'euros contre 11,2 milliards l'an dernier, tandis que le montant prévu en 2019, première année d'application de la nouvelle loi de programmation militaire, atteindra 14,3 milliards d'euros. Parmi les investissements importants, la marine commandera en 2018 et 2019 ses cinquième et sixième sous-marins Barracuda, 4 navires pétroliers ravitailleurs et plusieurs patrouilleurs. L'armée de l'air bénéficiera de la rénovation des avions Rafale au nouveau standard 3, avec notamment le nouveau missile air-air, MICA NG, dont 567 exemplaires seront commandés. Quant à l'armée de terre, elle recevra enfin ses premiers « Griffon », les blindés légers de nouvelle génération. Une année sans panache pour les exportations A l'exportation, l'industrie française de défense enregistre « une année normale », résume Joël Barre, en déclarant s'attendre en 2018 à quelque 7 milliards d'euros d'exportations, comme en 2017 - après 16 milliards en 2016 et 14 milliards en 2015, années de la vente de 12 sous-marins en Australie et de 96 Rafale à l'Egypte, le Qatar et l'Inde. Joël Barre a d'ailleurs confirmé que les négociations avec l'Australie se poursuivaient pour définir l'accord de partenariat stratégique et débloquer une nouvelle tranche de contrats de 1,5 milliard d'euros. Il a par ailleurs confirmé que la DGA avait estimé que « les conditions n'étaient pas réunies » pour que Dassault Aviation participe au futur appel d'offres que souhaite lancer le Canada en 2019 pour acquérir 88 avions de combat. Notamment parce que la France n'appartient pas à l'alliance dite des « Five Eyes » formée par les services de renseignement du monde anglo-saxon (Royaume-Uni, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande). Ce qui aurait compliqué l'échange de renseignements avec les Américains. Multiples coopérations européennes Pour la DGA, les principaux défis de 2019 sont toutefois de donner vie à la coopération européenne. Avec le Royaume-Uni, la DGA cherche comment maintenir un courant d'échanges dans l'aviation de chasse « pour garder le contact », tandis que se poursuit le programme commun sur un nouveau missile, capable de remplacer les actuels missiles anti-navires Harpoon et Exocet, ainsi que les missiles de croisière Scalp et Storm Shadow. Deux nouveaux partenariats viennent d'être conclus, avec l'Italie via l'alliance entre Naval Group et Fincantieri, et avec la Belgique, qui vient de signer un accord intergouvernemental avec la France pour s'équiper comme l'armée de terre française en blindés. Reste le partenariat le plus ambitieux mais le plus compliqué à mettre en place : celui pour concevoir avec l'Allemagne le char du futur et le système de combat aérien du futur (Scaf). « Notre espoir est de pouvoir lancer les premières études sur le Scaf en janvier 2019 », a précisé Joël Barre, sans cacher que cet enjeu essentiel en développements technologiques et industriels faisait l'objet de discussions musclées. Alors que l'industrie aéronautique française est en avance sur l'allemande, les industriels français s'inquiètent des ambitions de leurs voisins. Anne Bauer https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0600112092953-armement-les-cooperations-europeennes-se-multiplient-2220527.php

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    31 juillet 2018 | International, C4ISR

    DARPA’s Fast Lightweight Autonomy program tests the scouting software of tomorrow’s wars

    By: Kelsey Atherton Every map is an outdated map. Buildings change, people relocate, and what was accurate a decade ago may mean nothing to someone on patrol today. Which is one reason the Defense Advanced Research Projects Agency is pursuing Fast Lightweight Autonomy, a program designed to teach drones to effortlessly scout and map unfamiliar locations, without the help of GPS or external guidance tools, so that the military can rely on the freshest scouting information possible. For Phase II of the program, DARPA split the task into three parts. One team worked on better flight outdoors in a natural environment at full speed. Another team pursued drone flight in an urban environment, with the drone building a semantic map of the cars and buildings it encountered, while a third team focused on navigating indoors. Taken together, the teams are demonstrating in part the way robots can do what humans do when in unfamiliar terrain, but then speed it up and transmit that information back to humans following behind. First and foremost are the military applications. If DARPA's program results in workable code and sensors, future missions equipped with quadcopters could let the robots scout a contested area before putting any humans at risk. And that area could include dense woods, civilian-lined streets in an area that's seen some insurgent action, or even shelled-out buildings that may be hiding snipers or other traps. The robot explores and informs, and then the humans can follow afterwards, with fresh information loaded onto their tablets and guiding their movements. There are applications for the technology beyond a shooting war. Rescue workers could use drones based on this software to see if a damaged building is safe enough to send rescuers into, or to see if there are even people alive inside who might need rescuing. Drones that can fly quickly through forests could seek out lost hikers, shifting the human energy from search to rescue. Some of this, notes FLA program manager Jean-Charles Ledé, could be done at present by skilled human pilots, the kind that race drones with first-person view goggles. But, says Ledé, “We don't want to deploy a world-class FPV racer with every search and rescue team.” Drones that can navigate by software alone reduce the skill needed to manage the flying robots. In a pinch, the algorithm is a substitute for expertise, and far more scalable a solution. https://www.c4isrnet.com/unmanned/2018/07/30/darpas-fast-lightweight-autonomy-program-tests-the-scouting-software-of-tomorrows-wars/

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