20 août 2024 | International, C4ISR, Sécurité
Army tweaking major software effort to be more commercial friendly
The Army in May unveiled plans to award more than $1 billion in software development contracts over the next decade.
29 novembre 2019 | International, Autre défense
Difficile d'y échapper. Les exigences de compensations industrielles, ou offsets, occupent une place croissante dans la négociation des grands contrats. Elles sont presque autant l'apanage de pays émergents, qui cherchent à accélérer la montée en gamme de leur industrie domestique, que de pays développés. Dans le seul secteur de la défense, le montant global des offsets a progressé de 25 % entre 2012 et 2016, pour représenter près de 2,5 % des dépenses militaires.
Pour décrocher le contrat de 36 avions Rafale en Inde, Dassault a dû s'engager à réinvestir 50 % de sa valeur dans le pays, sous
forme de fabrication locale et d'approvisionnement auprès de sous-traitants indiens. Il a ouvert un site pour produire ses avions d'affaires Falcon et le Rafale avec l'indien Reliance. DCNS a consenti à transférer une partie de sa production et de ses compétences en Australie, dans le cadre du "contrat du siècle" de 12 sous-marins. Politique du "make in India" en Inde, "Buy american act" aux États-Unis, droits de douane exorbitants sur les importations de véhicules pour forcer les constructeurs à réaliser l'assemblage sur place... Au-delà de la défense et de l'aéronautique, le parapétrolier, le ferroviaire et la filière nucléaire font aussi face à des contraintes similaires, plus ou moins structurées. "La plupart des nouveaux contrats en Afrique prennent en compte la volonté de transférer des équipes et de produire localement ", remarque Pedro Novo, le directeur de l'international de Bpifrance.

Accompagner les PME et les ETI
"Les compensations industrielles étaient auparavant supportées par les seuls intégrateurs. Mais à mesure qu'elles augmentent et que les grands groupes externalisent davantage, elles descendent de plus en plus dans la supply chain", pointe Philippe Advani, un ancien d'Airbus, qui préside le comité sur les offsets des conseillers du commerce extérieur. Avec le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), il a publié en juillet un guide pour aider ETI et PME à naviguer dans les contraintes de transfert de savoir-faire ou de production – souvent complexes – fixées par les gouvernements. Pour les sous-traitants, l'opération n'est pas sans risque. En Inde, le spécialiste de l'ingénierie aéronautique Ametra, qui emploie 700 salariés, a sauté le pas l'an passé en créant une coentreprise avec un partenaire indien à Hyderabad, dans le sud du pays. "Cela demande du cash, et un pillage de propriété intellectuelle peut être plus dramatique pour une petite entreprise", reconnaît Philippe Advani.
"Devenir indien en Inde, par exemple, implique d'accélérer la structuration de sa société, de revoir la logistique et la gestion des flux de données, d'impliquer le conseil d'administration. Il faut un accompagnement pour mettre ces contraintes à la portée des PME", énumère Pedro Novo, qui a lancé il y a un an le fonds Build-up International afin de co-investir dans des filiales à l'étranger d'ETI françaises et étudie une vingtaine de dossiers. Certains ont fait de ces contraintes un nouvel axe de leur stratégie. Depuis deux ans, le fabricant de c'ble marnais Axon'Cable surveille les obligations de compensations industrielles des grands contrats militaires pour implanter ses nouvelles usines. "Il est plus facile de vendre à nos grands clients car ils ne trouvent pas leurs fournisseurs habituels et nous en profitons pour démarcher des industriels locaux", pointe son président, Joseph Puzo, qui a ouvert en 2016 une filiale au Brésil et prépare un bureau en Australie pour 2020. L'ETI, qui possède déjà une usine low cost en Inde, a créé en début d'année une deuxième coentreprise, Dhruv, avec un partenaire local, afin d'obtenir le statut d'"offset indien partner", qui permet de répondre aux demandes de compensation industrielle. Produire localement ne supprime pas pour autant tous les échanges. Seul l'assemblage final est réalisé à proximité du client. Les composants les plus sensibles restent exportés depuis la France. Le meilleur moyen de protéger ses innovations.
Latécoère suit Thales et Dassault en Inde
S'implanter en Inde ne faisait pas partie des plans initiaux de Latécoère. "Je savais que l'Inde était un pays compliqué et bureaucratique. Nous serions certainement allés dans un autre pays d'Asie s'il n'y avait pas eu les contreparties du contrat Rafale", reconnaît volontiers Yannick Assouad, la PDG de l'équipementier aéronautique. Son usine de c'blage de Belagavi, dans l'État du Karnataka, a démarré sa production en septembre. Pour vendre ses 36 avions de combat, Dassault a dû s'engager à des compensations industrielles, dont l'ouverture d'un site à Nagpur, dans l'État du Maharashtra, pour produire des pièces pour le Rafale et le Falcon. En 2017, Latécoère a décroché auprès de Dassault la fourniture de harnais électriques pour le Falcon 2000 en s'engageant à suivre l'avionneur en Inde. "Se localiser dans un pays d'offset n'était pas suffisant pour remporter le contrat car il faut avant tout être compétitif. Mais c'était la cerise sur le g'teau", reconnaît Yannick Assouad. Dans la foulée, sa nouvelle usine indienne a permis à l'ETI de décrocher un deuxième contrat auprès de Thales, lui aussi tenu à des offsets, pour son système de divertissement à bord. De quoi atteindre plus vite que prévu le seuil de rentabilité de l'usine de 300 salariés. En attendant que Dassault implante sa chaîne d'assemblage du Falcon en Inde, Latécoère exporte toute sa production indienne vers la France et les États-Unis pour Thales et se fournit en France. "Nous allons progressivement démarcher des clients locaux et essayer d'évaluer la supply chain", précise la PDG.
20 août 2024 | International, C4ISR, Sécurité
The Army in May unveiled plans to award more than $1 billion in software development contracts over the next decade.
3 février 2021 | International, Naval
By: Joe Gould WASHINGTON ― The health of America's defense industrial base ranks a middling “C” due to growing cyber vulnerabilities, a poor ability to surge production in a crisis, and political obstacles for defense budgeting, according to a lead defense trade group's new study. According to the National Defense Industrial Association's second annual “Vital Signs” report, the defense industrial base entered the COVID-19 pandemic in a weakened state despite healthier marks for competition, profitability and demand. The report, released Tuesday, graded eight performance areas from 0 to 100 for an average score of 74 for the year 2020. Government data firm Govini co-produced the data-driven report, which used the Pentagon's 2018 assessment of the defense industrial base as a jumping off point. “The defense industrial base is facing multiple headwinds: industrial security threats, flat future defense budgets, a shortage of skilled, cleared workers and decreased investments in the sciences that fuel U.S. innovation,” NDIA's chief executive, Hawk Carlisle, said in a statement. “Add to these the increased regulatory burdens and barriers for new entrants, which continue to shrink both the number of companies that participate in the DIB and the number of new companies entering the defense marketplace.” He added that the report, which makes no recommendations, ought to drive discussions as the Pentagon ramps up for competition with China and Russia. Though the study predates both COVID-19 and the revelation that elite cyber spies have spent months secretly exploiting SolarWinds' software to peer into computer networks, it raised alarms over industrial security. As data breaches and cybersecurity vulnerabilities both surged, industrial security overall showed “clear and continued deterioration,” ranking the lowest of all with a 56. The industrial base's ability to meet surge demand during a crisis received a failing grade of 66. Companies NDIA surveyed said that in the first 30 days, the industrial base could ramp up quickly but the rate of progress would slow soon thereafter; more than a 100 percent increase would take 180 days. More than half of firms said the availability of skilled labor would be a factor in increasing defense production, and 16.5 percent said a gap in U.S.-based human capital was the most vulnerable part of their supply chain ― in part fueled by a security clearance backlog. The size of the defense industry workforce fell to about 1.1 million people from its mid-1980s peak of 3.2 million, the report said. An analysis of public opinion, congressional action and regulatory action downgraded the “political and regulatory” outlook by 10 points since 2018 ― even prior to the pandemic and a related emphasis on domestic spending. A key factor was a new Cybersecurity Maturity Model Certification framework and its “additional regulatory burdens for all defense contractors,” the report said. Also, public opinion in favor of defense spending saw its largest decline since the Reagan-era defense buildup of the 1980s: A Gallup poll found that 17 percent of respondents felt the United States is spending too little on national defense and military purposes, down from 25 percent in 2019 and 33 percent in 2018. Industry can be pleased the “Demand” category jumped 16 points, corresponding with an increase in contract obligations issued by the Department of Defense. DoD contract obligations grew from $329 billion in fiscal 2017 to $394 billion in fiscal 2020, marking about a 20 percent increase. Foreign military sales also grew by nearly 20 percent over the same time period. Among all categories, major defense platforms ― aircraft, naval vessels and land vehicles ― were awarded the largest share of total contract obligation value, but contract obligation value for electronics and communication services grew 89 percent, leading all service categories. https://www.defensenews.com/2021/02/02/c-grade-for-us-defense-industrys-health-warns-trade-group-report
13 novembre 2019 | International, C4ISR, Sécurité
By: Andrew Eversden The Department of Defense is working with a unnamed company to mitigate cybersecurity vulnerability discovered in a technology used by the Pentagon, the DoD's Deputy Chief CIO Michele Iversen said Nov. 12. Without going into specific detail, Iversen said the department is working to remove the product. “The company was compromised [and] had a big cybersecurity vulnerability,” said Iversen, speaking at Fifth Domain's annual CyberCon conference. “And we have seen bad things coming from those products, so we are looking at how to use our authorities ... [to] block those products or companies for national security systems.” This highlights a broader issue facing the DoD: how to protect its supply chain. To mitigate supply chain risk, Iversen said that she is working on a supply chain illumination tools. She said that these are useful because its made up of publicly available information that doesn't need any level of classification. Specifically, she said she's working on a decision support tool where she can expose a “bare minimum set of publicly available supply chain information.” “So when people are going to look and make their purchases, they have information available to them,” she said. She said, ultimately, she wants the DoD CIO's office to offer that tool as a service. The National Institute of Standards and Technology is also starting to develop cybersecurity tools. NIST's Jon Boyens, acting deputy chief of the computer security division, said that his team at the standards agency is working on a supplier inter-dependency tool “to look at different suppliers and their criticality” to allow for government to be more effective in asking for capabilities during the procurement process. “Industry is saying, ‘You know, we've invested in this but we're not getting any incentives' ... and so they're kind of looking for incentives for investing in technology,” said Boyens. Iversen said that technology research and development also presents its own attack surface with which it needs to grapple. If the research and development was done in a foreign country, that presents a unique set of threats. For example, Iversen pointed to back-up software being placed into a nuclear command-and-control system. “Maybe you just say anything where the R&D ... [is] done in those countries is just off limits,” Iversen said. “It just makes common sense. It's fixing stupid.” https://www.fifthdomain.com/smr/cybercon/2019/11/12/here-are-some-new-tools-coming-to-protect-the-supply-chain/