9 juin 2024 | International, Sécurité
4 mai 2018 | International, Aérospatial
By: Kelsey Atherton
For drone delivery to make sense, with existing capabilities of drones, the cargo needs to be relatively light, it needs to have tremendous value, and it needs to urgently travel the last mile by air. This is why, to the extent we've seen drones used for delivery in the wild, it's more likely as a means to carry contraband into a prison than it is a practical alternative to the postal service.
But there's one other cargo that fits the description, and that's blood itself.
Defense Innovation Unit Experimental, the Pentagon's stand-up Silicon Valley-focused acquisition house, is looking for a drone that can carry a modest cargo of blood, through the dark of night toward where it's most needed. Call it “Dronesferatu.”
From FCW:
Getting the right blood to the right people as fast as possible means saving lives. To that end, DARPA's funded research into metabolic rate reduction to see if there's a way to make people bleed out more slowly, or into using female hormones to similarly prolong the survivable time without transfusion. In 2013, the U.S. Army conducted a study on pre-hospital transfusion for battlefield casualties being medically evacuated in Afghanistan, and in 2012 Canadian Blood Services even tested the viability of paratroopers transporting blood for transfusion.
Consider blood drones complementary to this field of work. Early tests by researchers at Johns Hopkins and Uganda's Makerere University proved that small vials of blood transported by drone were just as viable as blood transported by car. Those same researchers followed up with a test of blood delivery from ship-to-shore, for possible use in response to coastal areas hit by natural disasters, where the roads are impassable but drones could still safely fly. The American startup Zipline demonstrated its own blood delivery drones in 2016, and has for a year and a half worked on delivering blood by robot to parts of Rwanda.
DIUx's ask, that a drone fly over 60 miles and carry 5 pounds of blood, is not far off from what Zipline's drones can already do, with the company stating a range of 100 miles and a cargo capacity of just under four pounds. Weight and range tradeoffs are at the heart of aviation design, so it's likely that vendors have already pitched something within the bounds of the solicitation. Should that drone make a fast turnaround from ask to prototype to useful tool, the troops fighting abroad may gain a better shot at surviving otherwise-fatal blood loss. Unlikely that the reverse-vampire drones will look like bats, though.
https://www.c4isrnet.com/unmanned/2018/05/03/diux-wants-drones-that-are-drones-out-for-blood/
9 juin 2024 | International, Sécurité
28 septembre 2018 | International, Aérospatial
Les récentes déclarations de François Hollande au journal Mediapart sur le choix du partenaire local du projet Rafale (l'entreprise Reliance), et qui a également financé le film de sa compagne Julie Gayet, ont relancé la polémique en Inde sur les conditions d'attributions et d'achat de ces avions de combat. Pour autant, au-delà du potentiel conflit d'intérêts, cette histoire cache une réalité beaucoup plus complexe qu'il n'y peut paraître vu de France. Cet énorme contrat mêle, de façon concomitante, des enjeux de politique interne, de relations internationales mais aussi des enjeux industriels et économiques. La phrase ambiguë de François Hollande Afin de bien comprendre pourquoi les propos de François Hollande ont eu autant de retentissement en Inde, il est bon de recontextualiser l'histoire. Vendredi dernier, François Hollande interrogé sur le financement d'un film de Julie Gayet par le groupe indien Reliance, chargée également de fabriquer des pièces de l'avion de chasse Rafale dans le cadre d'une joint-venture avec Dassault Aviation, a déclaré à Mediapartque le gouvernement français n'avait pas eu de mot à dire sur le choix du partenaire indien : « C'est le gouvernement indien qui a proposé ce type de services, et Dassault qui a négocié avec Anil Ambani (le PDG de Reliance) [...] Nous n'avons pas eu le choix, nous avons pris l'interlocuteur qui nous a été donné. » Cette phrase ambiguë a permis à l'opposition, et notamment au Parti du Congrès, de prendre à partie le gouvernement de Narendra Modi et de l'accuser une nouvelle fois d'avoir favorisé Ambani et Reliance pour l'obtention de ce contrat. Une polémique ancienne Pourtant, cette polémique est bien plus ancienne et complexe. Celle-ci commence en avril 2015 lorsque le premier ministre Narendra Modi, en visite officielle à Paris, annonce que l'Inde achètera 36 Rafales pour un montant d'environ 8 milliards d'euros. Cette annonce remet en cause l'accord négocié par le précédent gouvernement UPA (une coalition entre le parti du Congrès et d'autres partis) en 2008 et qui proposait l'achat de 126 avions Rafale pour 20 milliards de dollars. Le gouvernement Modi avait jugé cet accord trop cher, d'une durée trop longue (plus de 10 ans) et limitant ainsi les plans de modernisation de l'armée indienne. L'acquisition à court terme de ces avions était aussi liée à la nécessité de rapidement remplacer une flotte de combat vieillissante et en sous-effectif. Les débats ont alors porté sur trois éléments que l'on retrouve encore aujourd'hui dans la controverse : le coût d'acquisition de ces avions Rafale ; le choix de la compagnie en charge de construire certains éléments aéronautiques ; et enfin le fait qu'il n'y ait pas de réel transfert de technologie compris dans l'accord. L'opposition maintient que ces Rafales sont plus chers sous ce nouveau contrat que sous l'accord passé en 2008. Le gouvernement indien prétend que ce nouvel accord permet, au contraire, une baisse de coût de 9 % de moins par avion par rapport à l'ancien accord. Mais, dans le même temps, il refuse de s'exprimer devant le Parlement sur le prix total, mettant en avant l'accord de confidentialité signé en janvier 2016 avec la France et Dassault et des considérations de secret défense et de sécurité nationale. Une préférence du privé au public qui pose question L'opposition questionne aussi vivement le fait que le gouvernement ait autorisé que le partenaire de Dassault soit une compagnie de défense privée (Reliance Aerospace Limited) dans le cadre de l'accord de 2016 et n'ayant qu'une expérience très limitée dans le domaine de l'aéronautique de défense. Par ailleurs, celle-ci, au moment de l'accord, connaissait de fortes pertes financières. L'ancien accord prévoyait que le partenaire principal soit l'entreprise publique Hindustan Aeronotics Limited (HAL) qui possède une importante expertise dans l'industrie des avions de combat depuis l'Indépendance. Cette préférence du privé au public, couplée à la question de la compétence, ont suffi pour jeter la suspicion sur l'aval donné à ce choix. D'autant plus que les frères Mukesh et Anil Ambani, originaires du Gujarat (État à l'ouest du pays), tout comme le premier ministre, sont considérés comme très proches de ce dernier. Ainsi que l'a dit François Hollande, le gouvernement indien a toujours maintenu le fait que la compagnie privée retenue a été du choix du vendeur français et que les gouvernements ne sont pas intervenus dans ce choix. Ils sont rejoints par les déclarations de Dassault qui revendique cette liberté de décision. Comment Reliance Aeronotics s'est imposé Ce qui est plus intéressant dans cette polémique, c'est de comprendre pourquoi Reliance Aeronotics Limited, entreprise ayant peu d'expérience et très endettée, s'est imposé par rapport à Hindustan Aeronotics. Reliance Aeronotics avait déjà discuté avec Dassault dans le cadre du premier accord de 2008. À cette époque, l'entreprise était sous l'égide de l'aîné des Ambani, Mukesh, et ce dernier n'avait pas souhaité participer au projet jugeant les procédures administratives et légales trop contraignantes. Ce n'est qu'après 2012, quand Anil Ambani a pris la direction de Reliance Aeronotics à la place de son frère, que les discussions ont repris. Les plans d'une joint-venture auraient été discutés lors d'Aero India (le salon aéronautique indien) deux mois avant l'annonce par Modi du nouvel accord. Or, une vidéo d'Éric Trappier (le PDG de Dassault Aviation) prise 15 jours avant l'annonce du nouveau contrat de 2015 le montre se réjouissant d'un partenariat avec Hindustan Aeronotics Limited. Dassault se défend en expliquant que cette vidéo a été prise avant que le nouvel accord ait été proposé et que cette phase était logique dans le cadre de l'ancien accord ou Hindustan Aeronotics apparaissait. L'enjeu central des transferts de technologie Ce qui est plus probable, c'est que ce changement d'accord opportun ait permis à Dassaut d'avoir plus de coudées franches par rapport au projet, l'évitant ainsi d'avoir à faire un transfert de technologie trop important. Les discussions préliminaires avec Hindustan Aeronotics portaient a priori sur le fait de construire sur place une partie des structures du Rafale alors que l'accord avec Reliance Aeronotics prévoit la participation de Reliance sur la construction de certains composants d'avions d'affaire (comme le Falcon 2000), et de façon anecdotique ceux du Rafale (dont l'assemblage sera fait en France). Et c'est sans doute bien sur ce point que les commentaires des opposants au nouveau deal sont les plus pertinents. En effet, à son arrivée au pouvoir, Modi a souhaité faire en sorte que tout nouvel accord avec des entreprises étrangères réponde au cahier des charges de sa politique du « Make in India » : la production ou l'assemblage doit être en partie localisée en Inde. Ici, ce cahier des charges n'est pas réellement complet, même si, par le nouveau contrat, Dassault s'est engagé à réinvestir la moitié de la somme du contrat (qui est de presque 8 milliards d'euros) à travers le système des offset (investissements compensatoires). Le partenariat avec Reliance Aeronotics et la joint-venture ne porte, pour l'instant, que sur 100 millions d'euros pour l'usine commune qui est construite à Nagpur. Dans son communiqué de presse du 21 septembre, Dassault indique néanmoins d'autres partenariats vont être signés avec d'autres entreprises comme BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini, et SAMTEL. La bataille politique de l'armement en Inde Les controverses autour du Rafale et la véhémence du Parti du Congrès contre le BJP s'inscrivent en fait dans la longue continuation de la bataille politique entre le Congrès et ses opposants depuis les années 1980 vis-à-vis de la question de l'armement. Chaque contrat avec des puissances étrangères a fait l'objet des mêmes attaques pour un gouvernement comme pour l'autre, et un nombre substantiel de contrats n'ont pu voir le jour. La conséquence de ce jeu politique n'est pas neutre pour l'Inde. Le pays a été contraint de faire ses achats d'armements sans réelle cohérence dans la construction de sa politique de défense, plus souvent basée sur le contrat créant le moins de polémiques que sur l'efficacité technique ou la cohérence des commandes. Par contre, Narendra Modi, en refusant d'apporter un peu plus de transparence sur le prix et les conditions d'achat du Rafale, fait sans doute une erreur tactique. Et il semble retomber dans le même travers que Rajiv Gandhi (le père de Rahul Gandhi, le plus véhément principal opposant de Modi sur cette affaire et leader du parti du Congrès) lors du scandale Bofors dans les années 1980. Ce dernier y perdit ses soutiens politiques dans son propre parti, le soutien de l'armée et cette affaire provoqua la chute du gouvernement (et l'arrêt du contrat par la même occasion). En fin tacticien, c'est certainement avec le souvenir de cette histoire en tête que Rahul Gandhi cherche à préparer le terrain des élections générales de l'année prochaine. L'art délicat de la diplomatie des ventes d'armes Par ces propos ambigus, François Hollande a certainement cherché à se prémunir contre toute attaque vis-à-vis d'un conflit d'intérêts entre les choix stratégiques de la France et sa vie privée. Cette priorisation de l'intérêt personnel par rapport aux intérêts français est une option risquée et qui a d'ailleurs conduit l'ancien Président à faire machine arrière sur ses propos suite à une contredéclaration du Quai d'Orsay. Cet incident pourrait néanmoins porter à long terme préjudice à la France. N'oublions pas que l'Inde est le premier importateur d'armes au monde et le premier client export de Dassault Aviation ainsi que de la France en termes d'armement sur la période 2007-2016. L'achat de matériel militaire ne se joue pas uniquement sur la performance de celui-ci mais est un art délicat de diplomatie et d'équilibre des rapports de pouvoir entre les États et les entreprises. Et l'ancien Président est pourtant bien placé pour le savoir. https://theconversation.com/histoire-dun-faux-pas-ce-qui-se-joue-vraiment-derriere-laffaire-du-rafale-en-inde-104014
10 décembre 2020 | International, Aérospatial
SIMON CHODORGE PUBLIÉ LE 09/12/2020 À 14H00 Après plusieurs mois de négociations, l'Espagne grimpe à bord du système de combat aérien du futur (Scaf). Airbus a annoncé le 9 décembre la signature d'un contrat-cadre faisant de lui le maître d'oeuvre du projet en Espagne. Il ne faut plus parler d'un avion de combat franco-allemand. Mercredi 9 décembre, l'Espagne a concrétisé son entrée dans le système de combat aérien du futur (Scaf). La nouvelle a été annoncée par Airbus, l'un des principaux acteurs du projet. Pour rappel, le programme Scaf doit remplacer le Rafale de Dassault Aviation et l'Eurofighter à l'horizon 2040. Dix mois de négociations En février, l'Espagne avait déjà signé une lettre d'intention avec la France et l'Allemagne sur son intégration dans le projet. Désormais, les entreprises espagnoles vont pouvoir rentrer dans le vif du sujet. “L'industrie espagnole a signé un premier contrat-cadre portant sur la phase de démonstration du Scaf”, écrit Airbus dans un communiqué. “Cette signature clôt dix mois de négociations destinées à intégrer l'Espagne en tant que troisième pilier national de ce programme”, ajoute l'avionneur européen. Dans le cadre de cet accord, Airbus va diriger les projets Low Observability et New Generation Fighter (NGF) du Scaf en Espagne. Plus précisément, le contrat porte sur des travaux de développement pour les premiers démonstrateurs du Scaf. Airbus Espagne va donc plancher sur des technologie de furtivité (Low Observability) et sur le New Generation Fighter (NGF), l'élément principal du futur système de combat aérien. 300 millions d'euros investis En France, Dassault Aviation assure la maîtrise d'oeuvre du NGF tandis qu'Airbus a été sélectionné comme partenaire principal. Si chaque pays a désigné son champion, une équipe tri-nationale travaille également sur le projet à Arcueil (Val-de-Marne). Les trois pays espèrent ainsi faire voler un prototype de NGF au second semestre 2026. Contacté par L'Usine Nouvelle, Airbus n'a pas précisé le montant du contrat-cadre. Le groupe européen précise tout de même que 300 millions d'euros ont été investis par les États depuis le début du programme. https://www.usinenouvelle.com/article/l-espagne-concretise-son-entree-dans-le-systeme-de-combat-aerien-du-futur-scaf.N1038274