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January 3, 2019 | International, C4ISR

Thales inaugure un hub Innovation et un Digital Competence Center à Toulouse

MARINA ANGEL

Dans la foulée de sa Digital Factory, qui après Paris, vient de s'installer à Montréal et Singapour, le groupe Thales vient de se doter à Toulouse d'un nouveau hub d'innovation et d'un Digital Competence Center. De nouveaux outils pour accélérer la transformation digitale du groupe, qui pourraient bientôt être dupliqués au sein d'autres sites du groupe.

Le groupe Thales vient d'inaugurer à Toulouse, ce 19 décembre 2018, un nouveau hub Innovation et un Digital Competence Center. Deux nouveaux outils destinés à accélérer sa stratégie de transformation digitale au plus près de ses équipes de développement et avec une volonté de renforcer ses coopérations avec l'éco-système régional.Les deux structures sont hébergées dans un espace dédié de 1 500 m2, au cœur du site avionique toulousain de Thales, où quelque 950 personnes (principalement des ingénieurs) travaillent notamment sur le développement de systèmes et de solutions pour les cockpits et les cabines des avions du futur.

"L'objectif est de développer en région de nouvelles méthodes d'innovation et d'amplifier une dynamique déjà bien amorcée avec la création de notre Digital Factory", annonce Gil Michielin, directeur général des activités avioniques mondiales de Thales.

PRIORITÉ À L'AVION CONNECTÉ ET PLUS AUTONOME

Créée en juin 2017 à Paris, l'équipe de la Digital Factory de Thales occupe déjà 250 spécialistes principalement en intelligence artificielle, big data et cybersécurité, recrutés à la fois au sein du groupe et en externe, dont la mission est d'accélérer la transformation digitale du groupe en appliquant toutes les recettes de l'open innovation et du travail collaboratif. Des relais, les "Digital Champions", ont été désignés au sein des différents sites du groupe et par métier, pour faire émerger des besoins utilisateurs et les soumettre aux équipes de la Digital Factory qui travaillent ainsi pour le compte de toutes les entités du groupe."Nous montons des équipes très agiles de 3 à 8 personnes, qui s'engagent à livrer des premiers MVP (Minimum Viable Product) dans un délai très court de 4 mois maximum", explique Olivier Flous, directeur de la Digital Factory.

Le concept a déjà fait ses preuves. "Nous avons à notre actif le développement d'une vingtaine de MVP avec pour certains des premiers déploiements en cours", précise Olivier Flous. Dotée d'un budget de 150 millions d'euros sur trois ans, la Digital Factory dispose aujourd'hui de deux nouvelles bases à Montréal, au Canada et à Singapour. Avec son propre hub Innovation et son nouveau Digital Competence Center, le site de Toulouse se dote à son tour de ses propres espaces collaboratifs, avec une spécificité régionale. "A Toulouse, l'accent sera mis tout particulièrement sur l'avion connecté et l'autonomie", précise Gil Michielin.

FAIRE ÉMERGER DE NOUVEAUX PROJETS

Le hub Innovation et le Digital Competence Center ont la même ambition de faire émerger de nouveaux projets, à la fois en s'appuyant sur les expertises de la Digital Factory, en valorisation le savoir-faire des équipes de R&D toulousaines et en favorisant de nouvelles coopérations avec les entreprises du territoire régional, notamment en direction des PME et des start-up. "Nous avons conçu ces nouveaux espaces pour faire émerger de nouveaux projets, mais aussi pour accompagner leur développement et leur déploiement", insiste Gil Michielin.

Il s'agit à la fois de booster les équipes toulousaines du groupe pour développer en interne de nouvelles méthodes d'innovation et de s'ouvrir en direction de clients ou de partenaires, dans une dynamique d'open innovation. Un premier challenge toulousain sur la cybersécurité vient ainsi d'être organisé, associant des équipes de Thales, des ingénieurs d'Airbus et de Latécoère, mais aussi de sociétés régionales, telles que Pole Star ou iTrust. "En parallèle, nos équipes sont allées à la rencontre d'une centaine de startups toulousaines et en ont identifié environ 25, avec lesquelles nous serions susceptibles de développer de nouveaux projets", indique par ailleurs Laurent Lenoir, directeur du site avionique de Thales à Toulouse.

ACCÉLÉRER LE DÉPLOIEMENT DE NOUVEAUX CONCEPTS

L'objectif est de faire émerger de nouveaux projets, mais aussi d'accompagner des projets issus d'autres sites et de les amener jusqu'au développement commercial. Après une première phase pilote conduite sur son site de Chatellerault (Vienne), le groupe a ainsi décidé de transférer à Toulouse, le projet "PartEdge", issu initialement d'un MVP identifié par les équipes de la Digital Factory. Le projet porte sur le développement d'un nouveau système de gestion de pièces de rechange pour les équipements aéronautiques.

Pour répondre aux attentes des compagnies aériennes et contribuer à réduire une des causes d'immobilisation au sol des avions commerciaux, PartEdge veut créer une marketplace où les compagnies pourront trouver en temps réel la bonne pièce, au bon prix et dans les meilleurs délais. L'objectif est maintenant de changer d'échelle et d'accompagner le projet jusqu'à sa maturité commerciale. Le Digital Competence Center est aussi déjà impliqué dans un projet industrie 4.0 visant à améliorer des process de production de calculateurs et de capteurs.

DUPLIQUER L'INITIATIVE SUR D'AUTRES SITES DU GROUPE

Une trentaine d'ingénieurs travaillent déjà au sein du Digital Competence Center de Toulouse, conçu pour accueillir jusqu'à une centaine de personnes. Cet espace sera probablement amené à grandir, mais aussi à être dupliqué sur d'autres sites du groupe. Un Digital Competence Center devrait ouvrir prochainement ses portes à Mérignac, en Gironde. Le concept pourrait ensuite essaimer au sein du groupe.

"En injectant dans notre organisation des structures agiles et en migrant le développant de projets sur des plates-formes conçues pour libérer la capacité de créativité et d'innovation, nous contribuons aussi à l'attractivité de nos sites", remarque aussi Gil Michielin. Le groupe, qui emploie 4 500 salariés à Toulouse, avec, outre l'avionique, des sites et des équipes impliqués dans le spatial, la sécurité et la défense), a recruté cette année 150 personnes et table sur un niveau de recrutement similaire pour 2019.

MARINA ANGEL

https://www.usine-digitale.fr/article/thales-inaugure-un-hub-innovation-et-un-digital-competence-center-a-toulouse.N786814

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  • Dépasser la politique des petits pas. Pour une défense européenne vraiment assumée

    April 5, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Dépasser la politique des petits pas. Pour une défense européenne vraiment assumée

    5 AVR 2018 BITDE, Fonds européen de la défense, Livre blanc, OTAN-UE (B2) Eurodéfense, une association qui regroupe de nombreuses personnalités militant en faveur d'une autonomie européenne de défense, estime que l'Europe doit changer de braquet, passer à la vitesse supérieure, affirmer réellement une politique de défense européenne, l'assumer et s'attaquer aux questions non résolues depuis des années. Dans cette tribune, signée par plusieurs officiers supérieurs dont les lecteurs de B2 reconnaitront certainement plusieurs noms, différents principes sont posés dont, en tant qu'observateur, nous pouvons partager plusieurs des constats. Une Europe de la défense, parent pauvre de la construction européenne L'époque enthousiaste des pères fondateurs, au lendemain de la Guerre, a posé les bases de l'Union européenne. Si l'Europe économique est devenue une réalité, même imparfaite, l'Europe de la défense a vécu plusieurs échecs. Le traité instituant la Communauté européenne de défense en 1950 n'a jamais été ratifié. L'Union de l'Europe occidentale, de 1954 à 2011, est restée une coquille vide. Ce n'est qu'en 1999, après le sommet franco-britannique de Saint Malo, que furent posées les bases d'une politique de défense au plan européen, avec de premiers fruits en 2003, où deux opérations militaires furent lancées sous la bannière bleue étoilée. Des résultats positifs mais à l'échelle d'un laboratoire La politique de sécurité et de défense commune (PSDC), bras armé de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), était née. Elle a donné des résultats plus que positifs, malheureusement insuffisamment connus. En 15 ans, près de 80 000 hommes ont été engagés avec succès dans les opérations de l'Union européenne. Nous avons ainsi célébré le 30 mars les 15 ans de la PSDC opérationnelle, avec l'anniversaire du lancement de la première opération, Concordia, dans l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (FYROM). Toutefois, à l'échelle européenne et au regard des besoins, c'est peu. Nous restons à un degré d'engagement de portée limitée, que l'on peut qualifier de « niveau de laboratoire ». De plus, les actions du haut du spectre, envisagées parmi les types de missions élaborées à Petersberg en 1992, n'ont été que très rarement menées. Ces missions, dont l'objectif est le rétablissement de la paix, comportent des modes d'action robustes, incluant l'usage de la force. Continuer ainsi ne suffira pas. Pire, le modèle s'épuisera. Un monde plus dangereux... ou juste différent Les besoins ont évolué, face à un monde plus dangereux. Il devient difficile de dissocier action extérieure et sécurité intérieure dans la lutte anti-terroriste. Une défense européenne digne de ce nom se doit de garantir la sécurité de ses citoyens où qu'ils se trouvent, de protéger ses infrastructures et de défendre ses intérêts partout dans le monde. Elle doit pouvoir s'appuyer sur une « base industrielle et technologique de défense européenne » (BITDE) qui soit apte à garantir l'autonomie stratégique européenne, en particulier l'emploi des matériels sans contrainte venant de l'extérieur de l'Europe. Cette BITDE est hélas insuffisante aujourd'hui, en raison notamment du périmètre réduit de la PSDC, maints domaines capacitaires n'étant pas couverts par celle-ci. Il y a là une véritable incohérence. La complémentarité nécessaire même pour les petits pays Peu d'États ont la capacité de répondre seuls à l'ensemble des besoins de défense. La complémentarité au niveau européen s'impose. Même la France, qui, en théorie, dispose des moyens d'assurer son autonomie stratégique, fait régulièrement appel à des soutiens extérieurs pour combler ses lacunes, principalement dans les domaines du renseignement et du transport stratégique. Les limites de la politique des petits pas La politique des petits pas a montré ses limites, malgré les récentes avancées concrètes que sont le fonds européen de défense, le processus annuel de revue coordonnée des plans nationaux de défense et la coopération structurée permanente. Il faut élever le niveau d'ambition inutilement censuré lors de la création de la PSDC et passer la vitesse supérieure. Une approche globale et collective de la sécurité de l'Europe par les pays européens est désormais indispensable, une approche qui englobe les aspects intérieurs et extérieurs, et qui soit partagée si possible par l'ensemble des États membres de l'UE et à défaut par le plus grand nombre. Revoir la complémentarité OTAN-UE Cela implique notamment une réflexion sur la complémentarité entre l'OTAN et l'UE. L'actuelle répartition des rôles entre une OTAN garante de la sécurité collective et une PSDC tournée exclusivement vers l'action extérieure n'est à l'évidence plus pertinente : elle ne permet pas aux Européens d'exercer collectivement leurs responsabilités de défense, en dépit des dispositions volontaristes prises récemment par ceux-ci pour resserrer leur coopération. Même la mesure phare de la complémentarité entre les deux organisations, l'accord dit de Berlin Plus, signé en 2003, qui donnait à l'Union un accès aux moyens de commandement de l'OTAN, n'est plus opérante en raison notamment du différent turco-chypriote. Assumer une défense européenne Il est temps de s'engager dans une défense européenne vraiment assumée. La simple relecture des documents européens – le traité de Lisbonne de 2007, la Stratégie européenne de sécurité intérieure 2015-2020, la Stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l'UE de 2016 – fournit suffisamment d'éléments pour faire émerger une telle défense. La capacité d'agir sur l'ensemble du spectre des opérations, de l'assistance humanitaire à l'engagement de haute intensité, comprend, avec les opérations de projection, des opérations de solidarité et d'assistance mutuelle sur le thé'tre européen. Ces dernières qui font partie de la défense collective, sont menées en cohérence avec les engagements pris au sein de l'Alliance Atlantique par les États qui en sont membres. Par ailleurs, les textes autorisent un niveau de flexibilité original : l'article 44 du traité de Lisbonne donne aux instances européennes la possibilité de déléguer la conduite d'une opération à un groupe d'États membres. Et la Coopération structurée permanente, récemment décidée, est le support adapté pour le développement de capacités nouvelles. Rééquilibrer le pacte atlantique C'est une politique de défense européenne complète, affirmée, active et opérationnelle qui peut alors se mettre en place. Gr'ce à des Européens stratégiquement plus autonomes, elle devrait avoir pour première conséquence une évolution du lien transatlantique qui, tenant compte de l'histoire et de nos valeurs communes, devra être rénové. Rééquilibré et assumé, le nouveau pacte atlantique devra permettre à l'Europe de devenir un partenaire fiable, crédible et écouté. Restent à définir les voies permettant cette évolution. Revoir les processus de décision nationale et le financement en commun Il faudra pour cela affronter les sujets de discordance ou de blocage entre Européens, plutôt que de les passer sous silence, de peur de détruire un hypothétique équilibre obtenu à force de concessions. Les règles d'engagement et les spécificités juridiques, notamment pour l'usage de la force, seront à harmoniser. Les processus décisionnels nationaux nécessiteront dans certains cas la définition de boucles courtes, permettant la réaction dans l'urgence, comme dans les catastrophes humanitaires. Il faudra travailler sur les contributions budgétaires des États pour les opérations, les rendre plus équitables et renforcer l'importance du fonds européen de défense. Avoir une politique claire vis-à-vis des citoyens Les principes suivants inspireraient la démarche. D'abord, les citoyens européens doivent recevoir des réponses simples et compréhensibles à leurs besoins de sécurité et de défense. Aujourd'hui, si, selon l'Eurobaromètre de l'automne 2017, les trois quarts d'entre eux continuent à plébisciter l'Europe de la Défense, ils n'ont pas une idée claire de sa réalisation, tant les discours sur les rôles partagés entre l'Alliance Atlantique, la PSDC et la défense nationale sont complexes et indigestes. Quand nos dirigeants se seront engagés résolument pour une défense européenne souveraine, ils pourront apporter de telles réponses. Tenir compte des différences et de la souveraineté des États Le principe de la subsidiarité et de la complémentarité avec les États doit être préservé. La subsidiarité est incontournable, le domaine de la défense restant de la responsabilité des États et la souveraineté européenne ne pouvant s'exercer que gr'ce aux contributions de ceux-ci en troupes aguerries et en équipements. Si les menaces et les risques sont perçus avec un degré d'intensité différent selon les États, ils doivent conduire à la complémentarité des actions, basée sur les savoir-faire spécifiques de chacun. Par exemple, certains pays ont une culture de projection développée, comme la France ou l'Espagne, autorisant notamment l'intervention en Afrique. D'autres, comme l'Allemagne ou la Pologne, sont plus tournés vers la défense collective. Cela n'empêche pas chacun d'entre eux de participer aux missions, mais avec des degrés d'engagement différents. Les clauses de solidarité et d'assistance mutuelle entre les États, notamment en cas d'attaque terroriste, telles qu'elles sont décrites dans le traité de Lisbonne, ne doivent pas rester lettre morte ; elles doivent être assumées. Avoir réellement une autonomie stratégique C'est à ce titre que cette défense gagnera en souveraineté. Les initiatives lancées par le Président de la République dans son discours de la Sorbonne de septembre 2017, comme le développement d'une capacité d'action autonome, autoriseront la continuité entre les États et l'Europe, comme celle entre missions extérieures et intérieures. L'autonomie stratégique d'une défense aux contours élargis pourra alors être soutenue dans le même périmètre par une BITDE ayant des capacités de recherche et développement complètes et autonomes. Il s'agira de gagner alors la bataille des normes industrielles. Dernier principe, cette Europe de la défense souveraine devra multiplier les partenariats, notamment avec ses voisins immédiats. Elle renouvellera le lien transatlantique, rééquilibré gr'ce à un meilleur partage du fardeau. Un livre blanc européen nécessaire Pour tout cela, un Livre blanc, dont EuroDéfense-France est un ferme partisan, s'avère nécessaire, avec l'établissement d'une feuille de route ambitieuse. Ainsi, pourra être construite la défense d'une « Europe souveraine, unie, démocratique » pour reprendre les termes du Président de la République. Les membres du bureau de l'association EuroDéfense-France : Patrick Bellouard (président d'EuroDéfense-France, IGA 2S), Maurice de Langlois (général 2S, ancien directeur de recherche IRSEM), Jean-Didier Blanchet (ancien DG d'Air France), Jean-Charles Boulat (directeur des affaires UE et OTAN du groupe industriel Naval Group), François Bresson (général 2S, ancien directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale-IHEDN), Patrick de Rousiers (général d'armée aérienne 2S, ancien président du comité militaire de l'Union européenne), Michel Desmoulin (président d'honneur de l'Union des associations d'auditeurs de l'IHEDN), Jacques Favin-Lévêque (général 2S, ancien délégué général du Groupement des industries de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres), Patrick Hébrard (vice-amiral d'escadre 2S), Jean-Loup Kuhn-Delforge (ancien ambassadeur), François Laumonier (ancien ambassadeur), Jean-Paul Palomeros (général d'armée aérienne 2S, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, ancien commandant allié transformation de l'OTAN), Jean-Paul Perruche (général 2S, ancien directeur général de l'état-major de l'Union européenne), Claude Roche (ancien directeur de la stratégie défense d'EADS, Vice-président de l'Académie de l'air et de l'espace), Philippe Roger (IGA 2S), Cyrille Schott (ancien directeur de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice) et Denis Verret (président, DV Conseil). Les propos ci-dessus n'engagent que leurs auteurs. Les intertitres sont de la rédaction. Cette opinion a été publiée également dans le quotidien français La tribune https://www.bruxelles2.eu/2018/04/05/depasser-la-politique-des-petits-pas-pour-une-defense-europeenne-vraiment-assumee/

  • Elbit Systems Awarded $50 Million Contract by the Portuguese MoD to Provide a Complete EW Suite for New KC-390 Aircraft

    November 4, 2019 | International, Aerospace

    Elbit Systems Awarded $50 Million Contract by the Portuguese MoD to Provide a Complete EW Suite for New KC-390 Aircraft

    Haifa, Israel, October 31, 2019 – Elbit Systems Ltd. (NASDAQ: ESLT, TASE: ESLT) (“Elbit Systems”) announced today that it was awarded a contract valued at approximately $50 million from the Portuguese Ministry of Defense (MoD) to supply the Portuguese Air Force (“PtAF”) with a complete Electronic Warfare (EW) suite and Customer Logistics Support for the new KC-390 multi-mission aircraft. The contract will be performed over a five-year period. Under the contract, Elbit Systems will supply the PtAF's KC-390 aircraft with a complete EW suite comprised of Radar and Laser Warning Systems, IR Missile Warning System, Countermeasures Dispensing System, a Directional IR Countermeasures (DIRCM) system and Active ECM (AECM) POD system. Edgar Maimon, Executive Vice President and General Manager of Elbit Systems EW and SIGINT - Elisra, commented: “The Portuguese Air Force is a long-standing strategic partner of Elbit Systems and we are proud of this contract award to provide enhanced survivability for their new fleet of KC-390 aircraft”. About Elbit Systems Elbit Systems Ltd. is an international high technology company engaged in a wide range of defense, homeland security and commercial programs throughout the world. The Company, which includes Elbit Systems and its subsidiaries, operates in the areas of aerospace, land, and naval systems, command, control, communications, computers, intelligence surveillance and reconnaissance ("C4ISR"), unmanned aircraft systems, advanced electro-optics, electro-optic space systems, EW suites, signal intelligence systems, data links and communications systems, radios and cyber-based systems and munitions. The Company also focuses on the upgrading of existing platforms, developing new technologies for defense, homeland security and commercial applications and providing a range of support services, including training and simulation systems. For additional information, visit: [elbitsystems.com]elbitsystems.com, follow us on Twitter or visit our official Youtube Channel. This press release contains forward‑looking statements (within the meaning of Section 27A of the Securities Act of 1933, as amended and Section 21E of the Securities Exchange Act of 1934, as amended) regarding Elbit Systems Ltd. and/or its subsidiaries (collectively the Company), to the extent such statements do not relate to historical or current fact. Forward-looking statements are based on management's expectations, estimates, projections and assumptions. Forward‑looking statements are made pursuant to the safe harbor provisions of the Private Securities Litigation Reform Act of 1995, as amended. These statements are not guarantees of future performance and involve certain risks and uncertainties, which are difficult to predict. Therefore, actual future results, performance and trends may differ materially from these forward‑looking statements due to a variety of factors, including, without limitation: scope and length of customer contracts; governmental regulations and approvals; changes in governmental budgeting priorities; general market, political and economic conditions in the countries in which the Company operates or sells, including Israel and the United States among others; differences in anticipated and actual program performance, including the ability to perform under long-term fixed-price contracts; and the outcome of legal and/or regulatory proceedings. The factors listed above are not all-inclusive, and further information is contained in Elbit Systems Ltd.'s latest annual report on Form 20-F, which is on file with the U.S. Securities and Exchange Commission. All forward‑looking statements speak only as of the date of this release. The Company does not undertake to update its forward-looking statements. Elbit Systems Ltd., its logo, brand, product, service and process names appearing in this Press Release are the trademarks or service marks of Elbit Systems Ltd. or its affiliated companies. All other brand, product, service and process names appearing are the trademarks of their respective holders. Reference to or use of a product, service or process other than those of Elbit Systems Ltd. does not imply recommendation, approval, affiliation or sponsorship of that product, service or process by Elbit Systems Ltd. Nothing contained herein shall be construed as conferring by implication, estoppel or otherwise any license or right under any patent, copyright, trademark or other intellectual property right of Elbit Systems Ltd. or any third party, except as expressly granted herein. Visit our Press Relations website for background materials and information regarding Elbit Systems fields of activity. David Vaaknin Vice President, Head of Corporate Communications Tel: 972-77-2946691 Cell: 972-52-8000403 E-Mail: david.vaaknin@elbitsystems.com Dana Tal-Noyman Manager International Corporate Communications Tel: 972-77-294-8809 Cell: 972-54-9998809 E-Mail: dana.tal@elbitsystems.com

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