August 28, 2023 | International, C4ISR
Northrop Grumman delivers mini-laser system to US Armed Forces
Known as the ‘Phantom’, this mini laser system will be integrated into a wide range of tactical solutions across the American armed forces.
October 29, 2018 | International, Aerospace
Le “contrat du siècle” belge est tombé dans les mains des Américains: jeudi, la Belgique a officialisé le choix de l'avion de chasse F-35 du groupe américain Lockheed Martin pour remplacer sa flotte d'avions de chasse F-16, écartant le Rafale du français Dassault et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Un achat estimé à 3,6 milliards d'euros.
Une décision qui passe mal auprès des partenaires européens de la Belgique. Emmanuel Macron a dit dès le lendemain regretter "la décision du gouvernement belge d'acheter des avions de chasse F-35 américains "plutôt qu'une offre européenne", une décision qui "stratégiquement va a contrario des intérêts européens".
La Belgique n'est pas le premier pays de l'UE a mettre un coup de canif dans l'Europe de la Défense. L'Italie et les Pays-Bas ont déjà fait le choix du F-35 plutôt que d'un avion européen.
Si la Belgique justifie son choix pour des raisons techniques: coordination plus simple avec les pays voisins (comme les Pays-Bas), emport de bombes, interopérabilité au sein de l'Otan... la raison serait surtout diplomatique.
"Le choix de l'avion de chasse fait partie des achats les plus stratégiques pour un pays. C'est une arme de souveraineté et choisir une technologie, c'est s'engager pour 30 ou 40 ans. Vous êtes ensuite pieds et poings liés avec votre fournisseur", affirme Philippe Plouvier, directeur associé au Boston Consulting Group sur les questions de défense et d'aéronautique. "Si vous faites une carte du monde, des achats d'avions de chasse par pays, c'est très révélateur des alliances. Quand la Belgique choisit le F-35, elle choisit un parapluie de défense américain plutôt que franco-allemand", poursuit-il.
Une explication que donne aussi, à demi-mot, ce vendredi le premier ministre belge Charles Michel: "Pour moi les Etats-Unis ne sont pas devenus un ennemi parce que Donald Trump est président". Et malgré les "divergences de vues" avec Washington "la sécurité pour nos petits-enfants sera liée au maintien et au renforcement d'une double alliance, européenne et transatlantique".
Car mieux vaut rester ami avec le pays qui vous vend des avions de chasse. Le choix du F-35 ferre la Belgique: "que se soit en termes de pièces détachés ou de mise à jour logicielle... Sans les Etats-Unis, les F-35 belges n'iront pas très loin”, concède Philippe Plouvier.
Pour justifier leur choix, les Belges ne pourront en tout cas pas brandir l'argument du prix. Le coût du développement du F-35 a explosé les estimations de départ. L'avion collectionne les problèmes techniques et "il n'atteint pas encore les performances prévues initialement, notamment en termes de furtivité", reconnait Philippe Plouvier.
Si 300 appareils ont déjà été livrés (principalement aux Etats-Unis, Canada et Royaume-Uni), les tests opérationnels du F-35 se finiront en 2019. Les pays qui l'ont choisi doivent donc s'attendre à voir la facture s'alourdir pour profiter des améliorations futures. "Ce qui est révolutionnaire dans cet avion, ce ne sont ni ses moteurs, ni sa structure, mais son logiciel embarqué. Les mises à jour auront un prix", promet-il.
Les deux "perdants" du contrat belge n'ont pas tardé à réagir. Le Français Dassault Aviation a évoqué dans un communiqué un "mauvais signal pour la construction de l'Europe de la défense". De son côté d'Airbus, partenaire du programme Eurofighter, regrette "l'opportunité manquée de renforcer la coopération industrielle européenne au moment où l'on demande à l'Union Européenne de s'unir en matière de Défense".
Les deux entreprises continuent en tout cas de travailler en commun pour le projet de Système de combat aérien futur (Scaf), voulu notamment par le président français Emmanuel Macron. "L'Europe doit développer une vraie capacité d'industrie de défense européenne, dans tous les pays qui croient à cette aventure. Ma détermination en sort renforcée", a-t-il déclaré vendredi.
"Tout n'est pas perdu. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont la volonté de créer cet avion européen du futur", juge Philippe Plouvier. Pour le spécialiste, c'est peut-être un mal pour un bien que beaucoup de pays européens ne soient pas concernés. "Il faut reproduire l'exemple réussi du missilier européen MBDA, qui est compétitif, technologiquement haut de gamme et où la France et le Royaume-Uni ont un partage équilibré des responsabilités". Et éviter de reproduire les erreurs des programmes de l'avion de transport militaire A400M et celui de l'Eurofighter "avec des surcoûts, et de l'éparpillement industriel".
August 28, 2023 | International, C4ISR
Known as the ‘Phantom’, this mini laser system will be integrated into a wide range of tactical solutions across the American armed forces.
May 19, 2024 | International, C4ISR
The branch would be responsible for integrating drones across the Army, providing specialized training as well as leading research and development efforts.
March 1, 2019 | International, Aerospace
Louis Neveu Lors du salon aéronautique Avalon 2019 en Australie, Boeing a dévoilé la maquette d'un futur drone militaire omnirôle. Doué d'intelligence artificielle, ce Boeing Airpower Teaming System pourrait épauler un véritable avion de chasse. Actuellement en Australie, près de Melbourne, se tient le salon professionnel aéronautique international Avalon 2019. C'est sur cet équivalent du salon du Bourget destiné à la zone Asie-Pacifique que Boeing vient de dévoiler son projet Airpower Teaming System. Il s'agit d'un drone à vocation militaire doté d'intelligence artificielle. Sur le stand de Boeing, une maquette de cet appareil, dont le concept sera baptisé Loyal Wingman, dévoilait des lignes conçues pour atténuer la signature radar de l'appareil. Cet avion sans pilote de 11,7 mètres de longueur disposera d'un rayon d'action d'environ 3.700 kilomètres. Ses missions seraient multiples : reconnaissance, renseignement et surveillance. Flexible, modulable, économique Il devrait également accompagner les avions de combat en soutien. Ainsi, le patron de la recherche chez Boeing a expliqué que quatre à six de ces avions pourront évoluer aux côtés d'un F/A-18 Super Hornet, l'avion de combat majoritaire des forces aériennes royales australiennes. Dans cette situation, en plus de pouvoir être télécommandé à partir du sol ou en l'air, l'appareil serait boosté par de l'intelligence artificielle pour pouvoir évoluer de façon autonome en sécurité lors des formations de vol serrées. Boeing expliquait également que pour réduire les coûts, l'avion sera propulsé par un seul réacteur provenant de l'aviation civile. Avec une telle motorisation, pour le moment, il est donc difficile de savoir quelles pourraient être ses limites en accompagnement d'un véritable avion de chasse. L'appareil sera développé entièrement par la filiale australienne de Boeing. Pour l'avionneur, ce sera d'ailleurs le plus grand budget consacré à un programme de drone en dehors des États-Unis. Ce développement sera soutenu par un investissement de près de 30 millions de dollars américains de la part du département de la défense du pays. Le premier vol d'un démonstrateur est prévu dès 2020, pour aboutir dans la foulée à la production en série d'un Airpower Teaming System directement opérationnel. https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/avion-boeing-devoile-son-avion-pilote-75181/