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September 14, 2020 | International, Aerospace
While it's not unusual for companies to battle one another for weapons deals, these fights often occur behind the scenes, as lobbyists and executives spar inside the Pentagon and on Capitol Hill.
But the fight over whether the U.S. Air Force should buy one or two types of $80 million fighter jets is spilling into the public view, in the pages of the trade press and in think tank reports. Air Force leaders say they need both the F-35 Lightning II, the newest fighter in the U.S. military arsenal, and the F-15EX, the latest version of the twin-engine jet first flown in 1972.
Early last year, Lockheed began to fight back against Boeing's reappearance on the service's tactical-jet shopping list.The battle became a war in July when the Air Force placed a $1.2 billion order for eight jets and said it might spend up to $23 billion to buy up to 144 new F-15s in the coming years.
It's rare for a conservative think tank to explicitly call for canceling defense programs; typically, they argue for increasing defense spending and buying more weapons. But the influential Heritage Foundation has consistently urged the Air Force not to buy the F-15EX.
“I'm just kind of surprised by the broadsides that have been occurring lately,” Jeff Shockey, vice president of global sales and marketing for Boeing Defense, Space & Security and Boeing Global Services' government services portfolio, said in an interview Friday.
The stakes are also higher now as defense spending has flattened and not expected to grow in the coming years. The latest attacks on the F-15 come as Congress is reviewing the fiscal 2021 defense spending and policy bills.
J.V. Venable, a retired Air Force F-16 pilot who is a senior research fellow at Heritage, compared the F-15EX to antiquated dial-up internet. “In deciding to fund the acquisition of the F-15EX, Congress has chosen the dial-up option,” he argued in Defense One last month. “When the Air Force signs that contract, it will be stuck with already-dated equipment for the next 30 years.”
This week, the Mitchell Institute, the Air Force Association's internal think tank, published a report that argues the F-15EX “ may address immediate shortfalls, but it ultimately fails to anticipate or prepare for a much more demanding future combat environment.”
More than a decade ago, as the F-35 struggled with a long list of development problems and cost overruns, Boeing and its surrogates pushed Air Force leaders to consider buying new F-15s or even Navy F/A-18 Super Hornets. Now as the service prepares to buy new F-15s for the first time in nearly two decades, the script has flipped.
The Air Force appears to have been persuaded by arguments that the F-15 is cheaper to fly than the F-35, and can more easily accept new applications and weapons.
But Lockheed is firing back with arguments that the fifth-generation F-35 has stealth, weapons, sensors, and data capabilities that make it a far superior choice.
“We believe the F-35 is a superior platform,” said Michele Evans, the president of Lockheed Martin Aeronautics, in an interview Thursday. "With its fifth-[generation] capabilities, we believe it brings capabilities that other platforms can't.”
The F-15EX is intended to replace F-15C Eagles, planes that are largely flown by the Air National Guard for homeland defense. The F-15C is considered an air superiority fighter — meaning it's fine-tuned for air-to-air combat — and cannot strike ground targets. But the Air Force also flies the ground-pounding F-15E Strike Eagle, of which the F-15EX is a modernized derivative.
“The F-35 and [F-15]EX are very complementary to one another,” Shockey said. “They do very different mission sets.”
Evans, who oversees Lockheed's combat aircraft projects, said she does not view the F-15EX as a threat to the F-35.
“I certainly respect the Air Force, that they've made a decision to procure the F-15EX and we're going to continue to make sure that we're driving upgrades and capabilities into the F-35 to keep it competitive and keep it the platform of choice for the U.S. Air Force, the Navy, the Marine Corps and our partner and [foreign military sales] nations,” she said.
September 28, 2021 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security
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December 10, 2019 | International, Aerospace
Le Rafale, l'Eurofighter, le F-35A ou le F/A-18 Super Hornet: quel nouvel avion de combat la Suisse choisira-t-elle? La décision sera politique. Mais ce choix n'est pas qu'une question de technologie. L'enjeu est aussi diplomatique. Les 26 vieux Tiger et les 30 F/A-18 de l'armée suisse arriveront à la fin de leur durée d'utilisation au plus tard vers 2030. Après le retrait du suédois Saab, constructeur du Gripen, il ne reste plus que quatre constructeurs en lice pour les remplacer: le français Dassault (Rafale), l'européen Airbus (Eurofighter) et les américains Boeing (F/A-18 Super Hornet) et Lockheed-Martin (F-35A). Les quatre jets ont été évalués entre avril et juin sur la base aérienne de Payerne (VD). Objectif: tester leurs capacités en conditions réelles. Au terme de l'appel d'offres, le Département fédéral de la défense effectuera une recommandation fondée sur l'efficacité opérationnelle, mais aussi sur d'autres critères comme les coûts d'achat et d'exploitation. La décision finale reviendra au Conseil fédéral. Quel avion pour quel partenaire? La compétition entre les quatre candidats se jouera sur les capacités de l'appareil mais aussi sur les contreparties industrielles - les affaires compensatoires - exigées par la Suisse. Moins visible, il existe aussi un autre enjeu, plus diplomatique. Pour le comprendre, la RTS s'est rendue dans la capitale française. Le ministère français des Armées, qui chapeaute l'offre pour le Rafale, lui a exceptionnellement ouvert ses portes. La France, cinquième puissance militaire mondiale, n'exporte pas ses armes comme elle exporte ses voitures, explique Thierry Carlier, chargé du dossier côté français. "Qu'un pays ami acquiert un système qui est le même que celui de la France permet de développer des partenariats très importants. C'est pour ça que notre offre dépasse largement la question du Rafale", affirme-t-il. Pour le directeur du développement international de la Direction générale de l'armement (DGA), cette notion de partenariat est importante. Acheter un avion français permettrait de créer des opportunités au niveau technologique, avec des échanges, mais également sur un plan plus opérationnel: réalisation d'exercices communs, utilisation par la Suisse de terrains d'entraînement français, développement des missions de police du ciel existantes, partage d'expériences, etc. "Europe de la défense" La France n'est pas la seule à vouloir séduire la Suisse avec un partenariat. C'est aussi le cas de l'Allemagne, qui vend l'Eurofighter, fabriqué par Airbus. Acheter cet avion, c'est s'allier davantage à l'Allemagne, comme le relevait ce printemps le lieutenant-colonel de l'armée de l'air allemande Ingo Stüer lors de la présentation de l'Eurofighter à Payerne. "Je pense que les défis pour les armées de l'air en Europe sont tous les mêmes, affirmait-il. Pour l'armée de l'air allemande, c'est important d'être interopérable avec nos alliés, afin d'être capable d'agir ensemble s'il le faut. C'est pourquoi nous cherchons une coopération très étroite avec l'armée de l'air suisse." La France et l'Allemagne, avec leurs offres, proposent aussi à la Suisse "l'Europe de la défense", une certaine vision d'une Europe géographique souveraine défendue par Emmanuel Macron. "Je pense qu'il y a une cohérence des Européens à s'équiper en européen. Je défends beaucoup cette idée", expliquait en juin dernier le président français à la RTS. L'argument économique Si cette "Europe de la défense" n'intéresse pas la Suisse, il reste les deux chasseurs américains. Lors des essais du F/A-18 Super Hornet et du F-35A à Payerne, l'ambassadeur des Etats-Unis en Suisse Edward McMullen adoptait d'ailleurs des arguments différents de ses concurrents européens. Un style diplomatique davantage porté sur les enjeux économiques. "Lorsqu'on parle de développement économique et d'opportunités de marchés, il s'agit d'un partenariat. Nous sommes conscients que la Suisse est neutre et il n'y a aucune alliance avec elle", explique-t-il. Un vote sur le principe, pas sur l'avion L'Europe ou les Etats-Unis? Pour quel partenariat? Le Conseil fédéral se réserve ce choix. Sur ce point, le peuple n'aura pas son mot à dire. Il ne votera que sur l'enveloppe de six milliards de francs destinée à l'acquisition des nouveaux avions de combat sans connaître le nom de son futur partenaire. La votation devrait intervenir à l'automne 2020. https://www.rts.ch/info/suisse/10922471-l-achat-d-un-nouvel-avion-de-combat-un-choix-militaire-et-diplomatique.html