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April 17, 2020 | Local, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

Les pays de l’OTAN doivent protéger leurs entreprises stratégiques

Bruxelles) Les adversaires potentiels des pays de l'OTAN vont tenter de profiter de la crise économique provoquée par la COVID-19 pour essayer de prendre le contrôle d'entreprises ou d'infrastructures stratégiques et de saper l'unité de l'Alliance, a averti mercredi son secrétaire général Jens Stoltenberg.

Publié le 15 avril 2020 à 14h41

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Cette crise pourrait avoir des effets géopolitiques majeurs », a-t-il affirmé au cours d'un point de presse à l'issue d'une réunion en vidéoconférence avec les ministres de la Défense de l'Alliance.

« La crise économique pourrait permettre des investissements dans des industries et des infrastructures stratégiques », a-t-il expliqué. « Il est important de protéger ces entreprises », a-t-il insisté.

Jens Stoltenberg n'a pas cité les États ou les groupes impliqués dans ces prises de contrôle, mais la mise en garde vise surtout les importants investissements réalisés par la Chine dans les infrastructures portuaires et les télécommunications en Europe.

« La vente d'infrastructures stratégiques par les pays les plus vulnérables pourrait saper la capacité de résistance des pays de l'Alliance en cas de nouvelle crise », a estimé le secrétaire général de l'OTAN.

Les pays de l'OTAN ont « besoin d'infrastructures et de télécommunications fiables en temps de crise », a souligné le Norvégien.

Jens Stoltenberg a également insisté sur la nécessité de combattre la désinformation sur les actions menées par les alliés et leur unité.

« Nous devons contrer les campagnes de désinformation menées par des acteurs étatiques et non étatiques sur les réseaux sociaux qui visent à nous diviser et à nous fragiliser avec de fausses informations sur l'aide mutuelle que nous nous apportons », a-t-il dit.

« La meilleure réponse passe par une presse libre qui vérifie les faits et pose des questions parfois difficiles », a-t-il soutenu.

« Il est encore trop tôt pour tirer les enseignements de cette crise, mais nous devons être préparés pour la prochaine », a-t-il affirmé.

« La croissance est touchée et les dépenses publiques également », a-t-il reconnu.

Les membres de l'Alliance se sont engagés à consacrer 2 % de leur PIB national à leurs dépenses de défense en 2024.

Jens Stoltenberg a toutefois expliqué l'importance des investissements dans les capacités militaires, car elles viennent « comme une capacité d'appoint ».

« L'OTAN n'est pas le principal intervenant en cas de crise sanitaire, mais elle peut soutenir les efforts du secteur civil », a-t-il soutenu.

« La principale leçon de cette crise est le lien étroit entre les efforts civils et la capacité de soutien des forces militaires. Il faudra voir comment l'améliorer avant la prochaine crise », a déclaré Jens Stoltenberg.

Il s'est refusé à tout commentaire sur la suspension de la contribution américaine à l'Organisation mondiale de la santé.

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/202004/15/01-5269469-les-pays-de-lotan-doivent-proteger-leurs-entreprises-strategiques.php

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    par Dave Blackburn La décision du gouvernement de Justin Trudeau de procéder à l'achat de 25 avions de combat F-18 à l'Australie est fortement discutable sur de multiples facettes. Dans quelques semaines, le Canada commencera à prendre possession de ces « nouveaux » appareils. Personnellement, je suis d'avis que notre nation est une fois de plus la risée mondiale. Quel autre pays du G7 irait dépenser 500 millions de dollars pour faire l'achat de 25 avions de combat qui ont plus de 30 ans de service ? Pourront-ils (au moins) voler de Mirabel à Cold Lake ? Le comble du comble, Radio-Canada nous apprenait que le gouvernement Trudeau considère sérieusement de rapporter au Canada ces vieux appareils à l'aide... d'un avion-cargo de type Antonov. C'est quoi le problème ? Les F-18 australiens ne sont pas en mesure de parcourir la distance entre Canberra en Australie et Mirabel au Canada ? Si cela est le cas, c'est rassurant, car ce sont ces mêmes appareils qui assureront la défense aérienne de notre pays. Pourront-ils voler de Mirabel à Cold Lake ? Si le Canada décide de rapporter les 23 avions par avion-cargo (2 avions sont déjà aux États-Unis), une fortune sera dépensée en transport, car les frais de fonctionnement d'un Antonov sont très élevés. Ils n'ont pas pensé à les transporter par bateau ? Pourquoi ne pas acheter un porte-avion usagé ? Avec nos sous-marins et nos « nouveaux » F-18, un porte-avion usagé ferait aussi l'affaire ! Vous savez quoi, ça me donne l'impression que tout est improvisé ! Technologie désuète Fondamentalement, avons-nous besoin de F-18 dont la technologie est désuète et qui selon toute vraisemblance ne feraient aucunement le poids contre des avions de chasse de 5e génération ? Dans le contexte des guerres modernes et urbaines, quelle est la valeur ajoutée, l'utilité, de procéder à l'achat de ces appareils ? Les gouvernements libéraux ont une f'cheuse habitude d'acheter du matériel militaire usagé. Personne (et surtout pas les contribuables) n'a oublié la désastreuse transaction du gouvernement de Jean Chrétien avec la Grande Bretagne dans les années 1990 pour l'achat de 4 sous-marins, au diesel, technologie qui était déjà dépassée depuis longtemps au moment de l'achat. Ces sous-marins ont coûté jusqu'à présent plus de 3 milliards de dollars et ont passé 91% du temps en cale sèche ou à quai. Mais au-delà de tous ces éléments de discussion, ma réflexion porte sur les répercussions sur le moral des troupes lorsque notre gouvernement fait l'achat d'équipement qui est bon pour la ferraille, pour le musée ou pour être installé en avant d'une filiale de la Légion royale canadienne. Et le moral des troupes ? Si je prends le temps de me mettre dans la tenue de vol d'un pilote de l'Aviation royale canadienne, j'aurais sans doute le moral dans les talons. Je me questionnerais sérieusement. J'aurais sans doute des craintes pour ma propre vie si jamais je devais être impliqué dans un combat aérien. Je me demanderais si notre gouvernement est véritablement sérieux dans sa stratégie de défense. En fait, je serais assez confus et déprimé. De mon point de vue, l'achat d'équipement militaire usagé ne peut qu'avoir un impact négatif sur le moral des troupes et un impact sur l'attrition du personnel. Par de fait même, cela doit aussi affecter le recrutement des personnes qui auraient un intérêt pour la carrière de pilote de chasse. J'ai tenté de rejoindre deux pilotes de chasse que je connais, mais je n'ai pas eu de retour. De toute manière, je doute fortement qu'ils aient commenté cet achat, ils sont trop professionnels. Nous avons l'une des meilleures forces militaires au monde sur le plan des ressources humaines. Une force qui est professionnelle, très bien entraînée et qui a démontré à maintes reprises son excellence lors de conflits ou d'opérations locales ou de maintien de la paix. Toutefois, pour demeurer parmi les meilleurs, nos soldats, marins et aviateurs doivent pouvoir bénéficier d'un équipement militaire à la fine pointe de la technologie. C'est aussi simple que ça ! Il est impossible de séparer le soldat de l'équipement militaire pour obtenir de bons résultats. Une fausse bonne affaire Bien évidemment, l'équipement militaire moderne est extrêmement cher et comme pays, nous avons des moyens financiers limités en matière de défense (budget de +/- 25 milliards en 2017). Comme nation, nous devons faire des choix en matière d'investissements dans les différentes sphères de la société. Conséquemment, avant d'acheter n'importe quoi dont des sous-marins au diesel qui devraient être stationnés à Pointe-au-Père en Gaspésie ou des F-18, il faudrait possiblement avoir une réflexion de fond sur nos intentions en matière de défense, sur nos alliances et sur notre capacité financière. Entretemps, le gouvernement de Justin Trudeau pourra continuer de penser qu'il a fait une bonne affaire et se réjouir d'avoir obtenu 7 avions F-18 sur les 25 qui seront utilisés par leurs pièces. À une échelle moins considérable il va sans dire, c'est comme le gars, très fier de son coup, qui s'achète deux Bombardiers ski doo Tundra 250cc 1988 dont l'un sera utilisé pour les pièces ! Il doit aller les chercher à Chibougamau et il habite en banlieue de Montréal. Il pense faire une bonne affaire ! Le Tundra à quand même 30 ans, il doit parcourir des centaines de kilomètres pour aller le chercher et son moral risque d'en prendre un coup lorsqu'il sera « stallé » dans les bois à des kilomètres de chez lui ! Une bonne affaire vous dites ! ? http://www.45enord.ca/2019/02/du-plomb-dans-laile-ou-plutot-de-la-rouille-sur-les-ailes-et-le-moral-dans-les-talons-f-18-australiens-canada/

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    Department of National Defence and Canadian Armed Forces open public consultations on update to Canada’s defence policy to all Canadians

    March 9, 2023 – Ottawa – National Defence/Canadian Armed Forces Today, the Department of National Defence and Canadian Armed Forces announced that they are launching public consultations with all Canadians on the Defence Policy Update (DPU), announced in Budget 2022. The DPU will build on Canada’s current defence policy, Strong, Secure, Engaged (SSE) and will enable the Canadian Armed Forces to meet any threat in the changed global security environment. Canada’s defence policy – SSE – launched in 2017, is our 20-year plan to provide the Canadian Armed Forces with the capabilities, equipment and culture needed to anticipate and respond to threats and protect Canadians. While SSE correctly identified the trends shaping the global security environment, the geopolitical landscape has changed significantly since 2017, and an update is clearly necessary. Russia’s invasion of Ukraine has changed the threat landscape, as have increased cyber threats, Russian and Chinese military modernization, the increased presence of non-traditional actors in conflict, the acceleration and intensification of climate change, and Canadian Armed Forces’ increased role in domestic crisis response. To ensure the Canadian Armed Forces’ effectiveness in responding to these threats, we must continue to focus on building lasting, positive culture change in the military. For these reasons, the Department of National Defence and the Canadian Armed Forces are conducting a review of SSE to ensure that we can continue to be ready, resilient, and relevant to meet any threat in this changed global security environment. Given the security challenges we face, we seek to recruit and retain more Canadian Armed Forces members, and to ensure that they feel protected and respected when they wear a uniform. We will continue to move forward on the Directive for CAF Reconstitution, Retention Strategy, and other new recruitment initiatives announced this past year, as well as the ground-breaking culture change recommendations from former Supreme Court Justice Louise Arbour that Minister Anand has directed DND/CAF to deliver on. This review of Canada’s defence policy is being undertaken as we continue to move forward on, and build upon, our already-announced defence priorities. Protecting Canadians will always be the most important mission of the Canadian Armed Forces. In 2022, we announced an investment of $38.6 billion to modernize NORAD over the next 20 years. We are strengthening our Arctic security through joint exercises, six new Arctic and Offshore Patrol Ships and enhanced surveillance and intelligence capabilities that we continue to acquire under SSE. The Canadian Armed Forces has also been increasingly involved in domestic missions in response to COVID-19, forest fires and floods – supporting communities across Canada whenever called upon. As climate change continues to threaten Canada and the world, the review will examine the capabilities needed to protect Canadians in the years ahead – all while DND/CAF works to reduce its own impact on the environment. The DPU will also build on Canada’s significant defence contributions to European Allies and partners, including the training of over 35,000 members of Ukraine’s security forces through Operation UNIFIER since 2015, donations of military aid to Ukraine valued at over $1 billion, and regular flights to transport this aid within Europe. Under Operation REASSURANCE, Canada has been active on land, air and sea to bolster the security of NATO’s Eastern Flank. This work will continue in earnest, including with the support of the $8 billion over five years in new defence spending allocated in Budget 2022. The DPU is also being undertaken as Canada increases its presence in the Indo-Pacific through its recently announced Indo-Pacific Strategy, which augments Canadian Armed Forces’ presence in the region with more training, exercises, and the deployment of an additional naval frigate. The Canadian Armed Forces also continues to contribute to United Nations Peace Operations globally and remains ready to respond to international emergencies with capabilities such as the Disaster Assistance Response Team (DART). Over the past number of months, Department of National Defence officials, members of the Canadian Armed Forces and the Minister of National Defence have been working with partners to identify the challenges that the DPU must address, and the means to get us there.  We are now looking forward to welcoming further input from the Canadian public and stakeholders on our next steps. These consultations include: A new web platform, through which all Canadians can provide comments and feedback in response to the DPU’s areas of focus; Roundtable discussions with Canadian industry leaders and Canadian defence and security companies; Roundtable discussions with Canadian defence and security experts, including academics; Input from Members of Parliament and Senators; Discussions with Indigenous communities and leaders, as well as other levels of government; and Continued high-level talks with NATO Allies, NORAD officials, Five Eyes representatives, and international partners – many of which are also undergoing similar review processes. Industry, experts, governments, Indigenous partners, civil society organizations, Parliamentarians, and all Canadians are invited to provide their comments, including on the following five themes: Supporting our people; Building organizational capacity; Maintaining and adapting the essential capabilities of the Canadian Armed Forces; Upgrading continental and Arctic defences; and Capabilities needed for modern conflict. This input will be crucial to updating Canada’s defence policy, and to ensuring that our country is prepared to respond to new and emerging threats in the current geopolitical landscape – all while creating economic opportunities and jobs for Canadians. These engagements will complement the Minister of National Defence and senior DND/CAF officials’ ongoing conversations with industry partners, defence and security experts, Parliamentarians, Indigenous communities, and international allies and partners, about building a modern 21st century military that can respond to the security challenges of today and into the future. They will also build on the extensive, multi-year consultations that DND/CAF undertook to inform Strong, Secure, Engaged, their consultations with a wide range of partners in the lead-up to the release of Canada’s NORAD modernization plan and recent, targeted engagements with partners on the DPU. Our forthcoming engagements will be held with industry, experts, governments, allies, Parliamentarians, Indigenous partners, and the Canadian public through a variety of fora to make sure we get this right. Quick facts In 2017, Canada’s released its defence policy—Strong, Secure, Engaged—a 20-year plan to provide the Canadian Armed Forces with the capabilities, equipment and culture needed to anticipate and respond to threats. The policy raises defence spending by over seventy percent between 2017 and 2026. In addition to the planned increases associated with Strong, Secure, Engaged, Budget 2022 invests a total of $8 billion in new defence funding over five years. In spring 2022, Minister Anand announced Canada’s NORAD Modernization Plan, which invests $38.6 billion over twenty years to modernize the Canadian NORAD capabilities that protect Canadians. In spring 2022, Minister Anand accepted the final report of the Independent External Comprehensive Review. In December 2022, Minister Anand presented a report to Parliament detailing  plans to respond to all 48 recommendations to build durable, meaningful culture change at the Department of National Defence and in the Canadian Armed Forces. Support for Ukraine is a top priority for the Department of National Defence and Canadian Armed Forces. Since February 2022, Canada has committed over $1 billion in military aid to Ukraine, in addition to its ongoing efforts to train Armed Forces of Ukraine  personnel, and transport Ukraine-bound military aid on Royal Canadian Air Force (RCAF) aircraft within Europe. In November 2022, Canada released its Indo-Pacific Strategy, which enhances its defence presence in the Indo-Pacific Region. Budget 2022 announced a review of Strong, Secure, Engaged to allow Canada to update its existing defence policy. To view the latest information on the DPU process and to provide comments online on our next steps, we encourage all Canadians and defence stakeholders to visit our web platform. Submissions will be reviewed and considered from March 9 to April 30, 2023, to inform our path forward.  https://www.canada.ca/en/department-national-defence/news/2023/03/department-of-national-defence-and-canadian-armed-forces-open-public-consultations-on-update-to-canadas-defence-policy-to-all-canadians.html

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