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October 14, 2020 | International, Aerospace, Naval, Land

Le ministère des Armées lance le développement de la version « forces spéciales » de l’hélicoptère NH 90

- La Direction générale de l'armement (DGA) a commandé la transformation de dix hélicoptères NH90 en version « forces spéciales » (NH 90 FS) le 29 septembre 2020 à NHI Industries, avec pour équipementiers majeurs Thales et Safran.
- La version « forces spéciales » du NH90 vise à doter les forces spéciales françaises de nouvelles capacités d'intervention adaptées à leurs missions sur tous les types de thé'tres. Cette évolution technologique est une illustration concrète de la modernisation des équipements prévue par la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025.
- La LPM 2019-2025 prévoit la livraison de dix NH 90 FS, dont cinq dès 2025. Les cinq suivants devraient être livrés en 2026

Développé dans le cadre d'un programme en coopération européenne rassemblant l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie et les Pays-Bas, l'hélicoptère NH90 se décline en deux versions : le TTH (Tactical Transport Helicopter) pour les missions d'appui aux forces terrestres, et le NFH (NATO Frigate Helicopter) pour les missions de secours maritime et de lutte antinavire et anti sous-marine. Il a depuis été choisi par neuf autres pays (Australie, Espagne, Finlande, Grèce, Norvège, Nouvelle-Zélande, Oman, Qatar et Suède). Au total 566 hélicoptères NH90 ont été commandés.

Dix-huit mois après le lancement des études préparatoires, menées en partie en coopération avec la Belgique et l'Australie, la NAHEMA (NATO HElicopter Management Agency) vient de notifier, par délégation de la DGA, le contrat de développement de la version « forces spéciales » du NH90. Un avenant au contrat de production des 74 TTH commandés au profit de l'armée de Terre a également été notifié pour couvrir la modification des dix derniers appareils au standard « forces spéciales ».

Hélicoptère biturbine de la classe 11 tonnes, le NH90 est le premier hélicoptère militaire à commandes de vol électriques. Cette évolution contribue à placer l'hélicoptère au meilleur niveau mondial. Destinés au 4ème Régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS), les NH90 FS offriront, à terme, des capacités de pénétration et d'opération en conditions de visibilité très dégradées, en particulier sur des thé'tres d'opération réputés difficiles comme la bande sahélo-saharienne.

Les principales améliorations apportées au NH90 FS concernent :

  • l'ajout d'un nouveau système optronique d'observation (l'Euroflir™410 de nouvelle génération de la société Safran Electronics & Défense) pour permettre une détection améliorée des obstacles et des menaces, en vol tactique et par toutes conditions de nuit ;
  • la possibilité d'utiliser l'issue arrière du TTH pour les opérations d'aérocordage avec autoprotection par les portes latérales ;
  • diverses améliorations de la soute du NH90 pour permettre entre autres d'utiliser l'issue arrière en vol ou d'afficher la vidéo du système optronique d'observation au profit des personnels en soute.

En outre, des provisions électriques et mécaniques ont été prises pour intégrer ultérieurement :

  • la mise à hauteur du casque TopOwl de Thales, c'est-à-dire le passage de l'affichage analogique au numérique pour offrir de nouvelles capacités comme l'affichage de vidéo haute résolution des senseurs de pilotage et de mission (Eurofl'eye™ & Euroflir™), l'élaboration et l'affichage de la réalité augmentée (terrain synthétique et obstacles) et l'affichage de symboles 3D « tactiques ». Cet équipement sera commun avec le prochain standard 3 de l'hélicoptère d'attaque Tigre ;
  • un « système optronique large champ » Eurofl'Eye™ développé par Safran Electronics & Defense pour améliorer les conditions de pilotage en environnement dégradé (comme les posés de nuit ou en environnement sableux) en offrant des champs de vision indépendants au pilote et au co-pilote.

Les évolutions du NH90 FS, qui suscitent de l'intérêt d'autres pays déjà équipés de cet hélicoptère, ne sont pas destinées à l'usage exclusif des forces spéciales. En effet, la plupart de ces nouvelles capacités seront également utiles à l'Aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) pour augmenter la couverture opérationnelle du TTH.

Le programme NH90

Le programme est réalisé sous l'égide de l'organisation OTAN NAHEMO (NATO HElicopter Management Organization) qui s'appuie sur une agence, la NAHEMA, dont la mission est de coordonner et exécuter les demandes des maîtrises d'ouvrage nationales. Pour la France, le programme est conduit par la DGA.

La maîtrise d'œuvre est assurée par le consortium NH Industries, composé du groupe Airbus Helicopters et des industriels Leonardo Helicopters et Fokker Aerostructures.
Les NH90 destinés aux forces françaises seront fabriqués sur le site de Marignane (Bouches du Rhône) d'Airbus Helicopters France.

Entre 2000 et 2015, la France a commandé un total de 74 NH 90-TTH et 27 NH90-NFH. A ce jour, 24 NFH ont été livrés pour la Marine nationale, et 45 TTH pour l'armée de Terre.

  • le NFH remplace progressivement les Lynx et les Super Frelon (déjà retirés du service actif) de la Marine nationale. Ses principales missions sont la protection de la force navale le contre-terrorisme maritime, le transport à partir de la terre ou de b'timents, le service public, la sauvegarde et le sauvetage ;
  • le TTH remplace progressivement les hélicoptères Puma de l'armée de Terre. Ses missions principales sont le transport tactique de troupes (jusqu'à 20 commandos) et de matériel (jusqu'à 2,5 tonnes). Les missions secondaires sont l'appui feu, le parachutage ou l'évacuation de blessés.

En 2025, les NH90-TTH constitueront la principale flotte d'hélicoptères de l'armée de Terre.

https://www.defense.gouv.fr/dga/actualite/le-ministere-des-armees-lance-le-developpement-de-la-version-forces-speciales-de-l-helicoptere

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  • Pentagon Plans to Cut Procurement, Boost R&D in 2020

    March 20, 2019 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security, Other Defence

    Pentagon Plans to Cut Procurement, Boost R&D in 2020

    By Jon Harper The president's fiscal year 2020 budget request for the Defense Department would reduce procurement of existing systems while increasing research-and-development spending as the Pentagon pursues new technology to take on advanced adversaries. The Trump administration is asking for $718 billion for the Pentagon, including a whopping $164 billion in overseas contingency operations funding, also known as OCO, and $9.2 in “emergency spending” for border wall construction and post-hurricane reconstruction efforts, according to budget documents released March 12. The documents note that $98 billion of the OCO funding is for base budget needs. Putting base money in OCO accounts, which aren't subject to 2011 Budget Control Act caps, is a long standing gimmick that the executive branch and Congress have used in recent years to get around military spending limits. The proposed topline would be see a $33 billion boost relative to what was enacted in fiscal year 2019, a gain of 4.9 percent in nominal terms and 2.8 percent real growth when accounting for inflation. The Army would see the largest budget increase of $12.5 billion. The Air Force and Department of the Navy — which includes the Marine Corps — would see gains of $11.8 billion and $9.9 billion, respectively. Defense-wide accounts would decrease by $930 million. The administration is asking for a total of $750 billion in defense spending, which includes nuclear weapons programs and various projects carried out by the Department of Energy and other agencies. That is $34 billion, nearly five percent, more than was enacted in 2019. Officials said the 2020 budget request reflects a renewed focus on great power competition with adversaries such as Russia and China. “The national defense strategy has made it very clear that to preserve the peace, we must be prepared for the high-end fight against peer competitors,” David Norquist, the Pentagon's acting deputy secretary of defense, told reporters during a briefing at the Pentagon. “Future wars will be waged not just in the air, on the land or at sea, but also in space and cyberspace, dramatically increasing the complexity of warfare. This budget reflects that challenge.” It includes the largest research, development, test and evaluation funding request in 70 years, Norquist noted. “We have increased ... RDT&E and we have decreased procurement to reflect our focus on modernization,” Deputy Undersecretary of Defense (Comptroller) Elaine McCusker said. Under the budget blueprint, RDT&E funding would grow by more than $9 billion to $104.3 billion, nearly a 10 percent boost relative to 2019, according to budget documents. That includes $12.4 billion for the Army, $46.1 billion for the Air Force, $20.4 billion for the Department of the Navy and $25.4 billion for defense-wide projects. Spending on emerging technologies highlighted in the budget documents include: $3.7 billion for “unmanned/autonomous projects to enhance freedom of maneuver and lethality in contested environments;” $927 million in artificial intelligence/machine learning investments for initiatives like the new Joint Artificial Intelligence Center and advanced image recognition; $2.6 billion for hypersonic weapons development; and $235 million for directed energy capabilities to support implementation of directed energy for base defense, enable testing and procurement of multiple types of lasers, and increase R&D for high-power density applications. Meanwhile, total procurement across the department would decrease by $4.2 billion, or about three percent relative to 2019, to $143.1 billion. The decrease is largely driven by reductions in procurement quantities for the F-35 joint strike fighter, C-130 cargo aircraft, AH-64 Apache helicopter and KC-46 tanker, according to budget documents. The Army would see a $1.3 billion cut in procurement, while the Army and Department of the Navy procurement accounts would essentially stay flat with only $66 million and $64 million growth, respectively. Defense-wide programs would face a $3.1 billion decrease. Cyber capabilities would see $9.6 billion in spending across the department to support offensive and defensive cyber operations, cybersecurity technology and cloud computing initiatives. That is an increase of about 10 percent over 2019, according to Army Lt. Gen. Anthony Ierardi, director of force structure, resources and assessment on the Joint Staff. For procurement and RDT&E, space systems — including launch, satellites and support — would receive $11.9 billion, a $2.6 billion jump. About $72 million would resource the initial establishment of a new United States Space Force that President Donald Trump is calling for, according to budget documents. Total spending on the space enterprise would total $14.1 billion, a 15 percent increase relative to 2019, Ierardi said. Aircraft programs would receive $57.7 billion, a $2.5 billion increase compared to 2019. That would including 78 F-35s, which are being acquired by the Air Force, Navy and Marine Corps — a decrease of 15 joint strike fighters compared to the number procured last year. The budget also includes $1.1 billion for eight F-15EX fighters, a souped-up version of legacy F-15 platforms. Ground systems would receive $14.6 billion, about $1.3 billion less than 2019. That includes $1.6 billion for more than 4,000 joint light tactical vehicle that the Army and Marine Corps are buying. Shipbuilding and maritime systems would receive $34.7 billion, a $1.6 billon bump. Missiles and munitions investment would total $21.6 billion, a $900 million increase. High priority munitions such as the joint air-to-surface missiles, long range anti-ship missile, standard missile-6, joint direct attack munition, Hellfire and small diameter bomb are fully funded at the maximum production rate, budget documents noted. Missile defense and defeat systems would get $11.6 billion in acquisition accounts, a $400 million drop. However, there will be a total of $13.6 billion for these types of capabilities once spending on related initiatives are factored in, McCusker said. Nuclear programs would receive $31 billion in funding including $14 billion for next-generation systems such as the B-21 bomber, Columbia-class submarine and ground-based strategic deterrent. Command, control, communications, computers and intelligence systems would get $10.2 billion, a $200 million increase. Science and technology efforts would grow $400 million to a total of $14.1 billion for initiatives such as AI, offensive and defensive hypersonic capabilities, directed energy and quantum sciences. Mission support activities would receive $70.9 billion. In a move that is certain to be controversial, the budget request includes $3.6 billion for border wall construction, as well as another $3.6 billion to backfill construction projects that were delayed in 2019 because money was reprogrammed for Trump's promised border wall after he declared a national emergency, McCusker said. Analysts have attacked the idea of including money in the Pentagon budget to build barriers on the U.S.-Mexico border. American Enterprise Institute defense analysts Mackenzie Eaglen and Rick Berger said the border wall funding was “inappropriately included,” adding that the “real budget” for defense would be about $743 billion excluding the $7.2 billion for wall funding and backfilling delayed military construction projects. “That's basically just growth with inflation from 2019, and it continues a flat spending trajectory for years to come,” they said in a note to reporters. Looking longer term over the course of the future years defense program, the Defense Department topline would see relatively slow nominal growth, decreasing to $713 billion in fiscal year 2021, before increasing to $727 billion in 2022, $742 billion in 2023 and $747 billion in 2024, according to budget documents. Eaglen and Berger also criticized the Pentagon's focus on R&D while cutting procurement. “This strategy continues years of cutting existing weapons programs for the promise of future technological breakthroughs,” they said. “The military not only requires more advanced weapons to compete with Russia and China, but also needs immediate recapitalization for decades-old equipment. Carrying out the national defense strategy requires both military capacity and capability.” http://www.nationaldefensemagazine.org/articles/2019/3/12/pentagon-plans-to-cut-procurement-boost-rd-in-2020

  • U.S. Agencies Warn of Iranian Hacking Group's Ongoing Ransomware Attacks

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