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March 30, 2022 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

La hausse des budgets de défense en Europe pourrait profiter à l'économie française

DÉFENSE

La hausse des budgets de défense en Europe pourrait profiter à l'économie française

Selon le cabinet de conseil indépendant Asterès, « si l'Union européenne (hors France) portait ses dépenses militaires à 2% du PIB, il en résulterait pour l'économie française la création de 60 000 emplois, 5,2 Md€ de valeur ajoutée et plus de 1,6 Md€ de recettes sociales et fiscales (effet directs, indirects, induits et en chaîne sur une durée de quatre ans ». Alors que les pays de l'UE (hors France) consacrent globalement 1,5% de leurs PIB aux dépenses militaires, l'Allemagne, la Suède et le Danemark ont déjà annoncé vouloir moderniser et renforcer leurs armées. Selon Asterès, « la hausse des dépenses militaires de l'UE (hors France) de 1,5% à 2% du PIB représenterait une impulsion budgétaire nette de 0,5% du PIB ». Le cabinet estime que les dépenses militaires se divisent pour moitié en salaire et pour moitié en achat de matériels. Les effets positifs sur l'économie française seraient générés par une hausse des exportations d'armement en Europe en raison de l'augmentation des dépenses militaires de l'ensemble des autres pays de l'UE. Une telle hausse générerait aussi une progression des exportations françaises de 7,2 Md€, évalue le cabinet.

La Tribune du 28 mars


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  • Air2030: A la rencontre de SAAB et du Gripen E

    October 15, 2018 | International, Aerospace

    Air2030: A la rencontre de SAAB et du Gripen E

    Alexis Pfefferlé Lancement des rencontres BtoB Jeudi 11 octobre 2018, Lausanne. Première journée incontournable pour l'industrie suisse de la défense. A l'initiative du Groupe romand pour le matériel de Défense et de Sécurité (GRPM) , de Swissmem, l'association faîtière des PME et des grandes entreprises de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM) et du Bureau des affaires compensatoires à Berne, se tenait la première journée BtoB (Business to Business) dans le cadre de l'appel d'offre du programme Air2030. Pour rappel, le programme Air2030 est en substance le projet d'acquisition par l'armée suisse de nouveaux jets de combat et d'un nouveau système de défense sol-air de longue portée sous la forme d'un arrêté de planification pour un coût maximal de 8 milliards de francs. Au contraire de la votation de 2014 sur le Gripen, le peuple ne se prononcera cette fois pas sur le modèle d'avion mais uniquement sur l'enveloppe budgétaire souhaitée par le Département de Guy Parmelin. Suite à l'appel d'offre lancée par Armasuisse en juillet 2017 pour la partie avions de combats, cinq constructeurs sont entrés dans la course. Saab et son Gripen E, Dassault et son Rafale, Boeing et son FA 18 Super Hornet, Lookheed Martin et son F-35A et Airbus avec l'Eurofighter. Particularité de cet appel d'offre, l'achat de nouveaux avions de combat devra faire l'objet d'une compensation industrielle à 100%, à savoir que le pays vendeur devra compenser l'achat de la Suisse par des achats d'un montant équivalent auprès de l'industrie suisse. Dans le jargon, on appelle cela les affaires compensatoires ou l'offset industriel. C'est ainsi que dans le cadre de l'acquisition des nouveaux avions de combat, les cinq constructeurs sont appelés à rencontrer les sociétés suisses avec lesquelles ils pourront potentiellement conclure des contrats. L'enjeu est de taille, ces affaires compensatoires représentent près de CHF 8mia pour l'industrie suisse (dont 30% espérés en Romandie) et des possibilités très intéressantes de partenariats à long terme. Par le biais de ce blog, j'ai décidé de partager avec vous quelques détails de ces journées incontournables pour l'industrie suisse de la défense. SAAB en première ligne Retour donc à Lausanne le 11 octobre, à 0800 comme disent les militaires. L'ambiance est sobre, voire médicale, bien loin de l'image d'Épinal de la foire aux canons avec hôtesses slaves en pantalon treillis et kalachnikov. Les femmes, j'en compte 2 sur 200, sont en tailleur et ça parle beaucoup suisse-allemand, quand bien même la même réunion s'est tenue la veille à Berne. Après une introduction par le Président du Groupe romand pour le matériel de Défense et de Sécurité, c'est au Président du Switzerland Business Unit de SAAB d'entrer en scène. Le discours est rodé, court, impactant. Le Gripen E, version monoplace, est un avion de dernière génération, économique et facile à manœuvrer et à manutentionner. Il peut notamment être ravitaillé en essence et munitions en 10 minutes par une équipe réduite et décoller sur une piste de 800 mètres. Pour une présentation en Suisse, l'exemple est parfait. On en vient ensuite directement à la question des affaires compensatoires. On est là pour faire des affaires, ce n'est pas aujourd'hui que l'on vend l'avion. Sur ce point, le discours est stratégique avec deux concepts martelés tout au long de la présentation, implantation à long terme et partenariats plutôt qu'achats. Et SAAB soutient le discours par du concret, 25% des sociétés suisses présentes dans la salle sont déjà des fournisseurs de SAAB, et ce malgré l'échec de 2014, et un autre 20% est en cours de négociation. De plus, SAAB possède des participations dans au moins quatre sociétés suisses actives dans l'industrie de défense et comme SAAB produit, en plus de ses avions, des voitures, des tanks, des bateaux et même des sous-marins, le potentiel de collaboration est énorme. Sur l'aspect partenariat, les promesses sont alléchantes. Les sociétés suisses qui participeront au développement du Gripen E, si celui-ci était retenu, verront leurs technologies et produits intégrés au programme Gripen E et donc vendus aux autres pays intéressés par l'avion. Avec 60 avions en commande pour la Suède, 36 pour le Brésil et trois appels d'offres en cours en au Royaume-Uni, en Finlande et en Bulgarie, le “contrat suisse” pourrait faire des petits. Fin de la présentation, nous sortons boire un café ou un jus de pommes. Je vois s'activer les représentants des sociétés suisses qui, dans quelques minutes, débuteront leur BtoB avec l'avionneur. Quinze minutes par société en tête à tête pour conclure, dans une sorte de speed-dating technique en col blanc. GRIPEN E, points forts et points faibles Pour conclure sur le Gripen E, j'ai retenu quelques points forts/faibles au terme de cette première présentation. Points forts Forte implantation suisse de SAAB, tant en matière industrielle qu'en terme de lobbyisme ; Fort potentiel de partenariats en matière industrielle, militaire et civile ; Investissements historiques en Suisse et accroissement souhaité sur le long terme ; Transparence accrue dans les pays du Nord, notamment en matière de défense. Points faibles Faible poids de la Suède au sein de l'Europe dans une perspective géopolitique ; Marché de la défense à l'export plus petit et plus faible que d'autres concurrents, notamment dans la perspective d'affaires compensatoires dans d'autres domaines que l'aviation. Et si le Souverain disait non ? Avant de quitter les lieux, voyant toutes ces personnes peaufiner leur speech et les organisateurs régler les derniers détails, me vient à l'esprit cette réflexion : Et si tout ça n'aboutissait à rien ? En effet, ces rencontres BtoB, fruits de plusieurs mois de travail acharné des organisateurs et des industriels présents précèdent l'analyse des offres par l'armée et plus encore, le probable référendum. Au bout du compte, il se pourrait bien que tout ce temps et cet argent investis ne servent à rien en cas de nouvel échec devant le peuple. Ce qui m'amène à la réflexion suivante, pourquoi diable le Département fédéral de la défense et des sports n'a-t-il pas pressé pour que l'on vote avant l'appel d'offre ? Venir en 2020 devant le peuple avec l'argument que tout est déjà réglé et qu'il ne manque que la signature du souverain, c'est prendre un énorme risque. Espérons qu'il soit calculé. ABE Bon baiser de Suisse. https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2018/10/15/air2030-a-la-rencontre-de-saab-et-du-gripen-e/

  • With this upgrade, these aircraft will have anti-jamming comms

    January 22, 2020 | International, Aerospace, C4ISR

    With this upgrade, these aircraft will have anti-jamming comms

    By: Nathan Strout The Air Force awarded Raytheon a $442 million contract Jan. 16 to develop new technology that will allow the B-52 and RC-130 aircraft to utilize the nation's advanced anti-jamming communications satellites. The contract is part of the Family of Advanced Beyond Line-of-Sight Terminals (FAB-T) program, an effort to replace legacy communication terminals with secure, nuclear-survivable terminals capable of utilizing the nation's most secure communications satellites for protected communications — including Presidential and National Voice Conferencing — and nuclear command and control. In 2015, the Department of Defense divided the FAB-T program into two segments: the Command Post Terminals (CPT) subprogram, which will provide terminals for ground posts and E-4 and E6 aircraft, and the Force Element Terminal (FET) subprogram, which will place new terminals in B-52 and RC-135 aircraft. The $442,265,464 cost-plus-incentive-fee undefinitized contract will provide for the latter, with Raytheon designing, developing, testing, integrating and providing logistical support for force element terminals for the two aircraft. Once in place, the terminals will allow airmen within those aircraft to utilize a trio of highly advanced satellites: the Advanced Extremely High Frequency satellites, the Enhanced Polar System satellites, and the legacy Milstar satellites. The FAB-T terminals will also allow command and control of those three constellations. According to the Government Accountability Office, the force element terminals are essential to the FAB-T program — without them, the program “cannot achieve its planned capabilities that are based on the interaction of bomber aircraft with intelligence, surveillance, and reconnaissance aircraft and CPTs.” The GAO also reports that due to delays in the FAB-T program, all six AEHF satellites are expected to be on orbit before the system is in place, resulting in an underutilization of costly satellite capabilities. The same day, The FAB-T contracting office award Raytheon a $36,848,806 cost-plus-fixed-fee contract modification to develop a software encryption platform for the system approved by the National Security Administration. Work is expected to be completed by March 2023. The Air Force Life Cycle Management Center also issued a Request for Information Jan. 15 seeking industry sources that can support the installation of the FAB-T Command Post Terminals worldwide. According to a May 2019 Government Accountability Office report, the CPT subprogram is expected to reach initial operating capability in June 2021 and full operational capability by March 2023. Raytheon is also the primary contractor for the CPT subprogram. Responses to that RFI are due Jan. 22. https://www.c4isrnet.com/battlefield-tech/c2-comms/2020/01/21/with-this-upgrade-these-aircraft-will-have-anti-jamming-comms/

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