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May 2, 2022 | International, Aerospace

Kiev tire la sonnette d’alarme sur les drones chinois et ouvre son ciel aux startups américaines

Les autorités de Kiev ont appelé à limiter l'utilisation des drones DJI, affirmant que les problèmes techniques de ces appareils pourraient avoir été intentionnellement provoqués par le fabricant chinois pour saboter les défenses du pays. Si la société chinoise, DJI Technology, le plus grand fabricant de drone au monde, nie les accusations selon lesquelles elle a joué un rôle dans l'invasion russe, le gouvernement ukrainien appelle à ne plus utiliser ces drones à la suite de nombreux dysfonctionnements, alors que les forces russes se serviraient de ces technologies sur le front. La controverse autour de DJI a renforcé les préoccupations de longue date de certains décideurs et régulateurs américains en matière de sécurité nationale, à savoir que la Chine contrôle une technologie commerciale qui a aussi clairement des applications militaires. Les adversaires de DJI à Washington font pression pour l'adoption d'un projet de loi proposé par des parlementaires républicains qui ouvrirait la voie à l'interdiction, pour les appareils du fabricant chinois, d'utiliser l'infrastructure de communication américaine. A l'opposé, plus d'une demi-douzaine de startups américaines ont vu en Ukraine une opportunité à ne pas rater et ont déclaré avoir donné ou vendu leurs drones et leurs systèmes de défense anti-drones à l'Ukraine. Depuis le mois dernier, BRINC Drones, établi à Seattle, a fait don de 10 drones à l'Ukraine et en a vendu environ 50 autres pour aider le pays à se défendre, et Skydio, de la Silicon Valley, a offert plusieurs dizaines de drones au ministère ukrainien de la Défense, et des centaines d'autres ont été vendus à des organisations non gouvernementales et à des gouvernements soutenant l'Ukraine. Ces startups, dont la clientèle se compose essentiellement de l'armée et des agences de sécurité publique, affirment que leurs produits offrent une sécurité supérieure, en comparaison avec les drones DJI.

L'Opinion et le Wall Street Journal du 26 avril

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  • Défense européenne : entretien avec Nathalie Loiseau, du Parlement européen

    March 11, 2022 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Défense européenne : entretien avec Nathalie Loiseau, du Parlement européen

    Nathalie Loiseau, présidente de la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen, accorde une interview aux Echos. Face à la guerre en Ukraine, elle exhorte à ne pas différer l'adoption par les Vingt-Sept de la « boussole stratégique », le document qui consigne la nouvelle doctrine de défense et de sécurité de l'Union européenne. Elle observe que le conflit actuel « doit nous inciter à regarder [les] insuffisances militaires » de l'UE. « Ce conflit démontre le long sous-investissement, au moins depuis la crise financière de 2008, de certains Etats membres, comme l'Allemagne, qui maintenant s'engagent à rattraper le temps perdu ». « Il faut nous inscrire dans une logique de progression et d'intégration de la base industrielle et technologique de la défense européenne, développer des projets ensemble pour mutualiser les efforts, éviter le gaspillage, réaliser des économies d'échelle ». Nathalie Loiseau regrette « qu'on n'ait pas doté le Fonds européen de défense des 13 Md€ visés au départ pour en rester à 8 ». Les Echos du 10 mars

  • Défense spatiale : les grandes lignes du rapport

    January 17, 2019 | International, Aerospace

    Défense spatiale : les grandes lignes du rapport

    Par Yann Cochennec Les députés Olivier Becht et Stéphane Trompille viennent de remettre leur rapport sur la stratégie de défense spatiale dont la France doit se doter pour annihiler les menaces actuelles et futures. La France a décidé de se doter d'une stratégie de défense spatiale et la première étape est ce rapport que les députés Olivier Becht et Stéphane Trompille viennent de rendre devant la Commission de la Défense et des forces armées. L'incident du satellite espion russe en a été l'élément le plus médiatiquement visible et a servi d'accélérateur à une volonté qui était d'ores et déjà en gestation. Après la militarisation de l'espace, Olivier Becht et Stéphane Trompille soulignent dans leur rapport "l'arsenalisation de l'espace avec envoi et présence d'armes qui auront vocation à être utilisées dans le cadre d'un conflit". Le tout dans un contexte qui a changé : apparition de nouvelles puissances spatiales, l'arrivée de firmes privées sur le marché du spatial et la révolution "nano", soit la capacité de produire des satellites de plus en plus petits "pratiquement indétectables, qui peuvent être équipés d'une capacité de brouillage, d'écoute, de prise de contrôle cyber ou de charges explosives". Par conséquent : "défendre nos satellites civils comme militaires dans l'espace, être capable de voir, d'éviter, d'agir et de neutraliser un menace devient dès lors un enjeu de souveraineté nationale et européenne", soulignent Olivier Becht et Stéphane Trompille. Pour les auteurs du rapport, cette stratégie de défense spatiale devrait s'orienter autour de plusieurs axes. D'abord en renforçant les moyens de surveillance. Les systèmes de radars GRAVES et SATAM doivent "être complétés par de nouveaux développements" capables de suivre des engins "non-kepleriens" ou "très manoeuvrants et suivant des orbites non habituelles". Solution préconisée : deux nouveaux systèmes de radars de veille en orbite basse installés, l'un en métropole, l'autre en Guyane. Les rapporteurs préconisent aussi la mise en place "d'un système de surveillance des orbites géostationnaires" avec l'achat de trois télescopes supplémentaires (Polynésie, Nouvelle Calédonie) en plus du système TAROT du Cnes. "La surveillance de l'espace devra aussi pouvoir s'effectuer depuis l'espace : emport de capteurs d'approche sur nos satellites, mise en orbite de satellites patrouilleurs, surveillance de nos satellites par un petit satellite de type "chien de garde". Deuxième axe : la capacité de neutraliser une menace dans l'espace. Les deux parlementaires préconisent, plutôt que l'usage de missiles anti-satellites, de développer de nouvelles technologies : laser ionique "affectant les capteurs qui équipent les voies haute résolution visibles du satellite en le rendant momentanément inopérant, laser classique permettant de détruire chirurgicalement un équipement donné d'un satellite; moyens cyber pour brouiller ou détourner un satellite, bras articulés montés sur un satellite ou une mini-navette permettant d'arrimer un satellite hostile, de le dévier de son orbite et de l'envoyer vers les confins du système solaire. Enfin, pour être en capacité de poursuivre les missions "en cas de neutralisation de nos propres satellites", les auteurs proposent les dispositions suivantes : développement de constellations de satellites, "développement de moyens de lancement très rapides de fusées emportant un satellite à partir de drones spéciaux de type ALTAIR développé par l'Onera ou de type Pegasus de Dassault", développement "de pseudo-satellites de haute altitude capables de rendre des services équivalents à un satellite de basse altitude", de type Stratobus de Thales Alenia Space ou Zephyr d'Airbus Defense & Space. Pour mettre en place cette stratégie, le rapport propose la création d'une "Force spatiale" sous l'autorité directe du Chef d'état-major des Armées ainsi que d'une "Haute Autorité de Défense Spatiale" placée directement sous l'autorité du Premier Ministre en lien direct avec le ministre des Armées. http://www.air-cosmos.com/defense-spatiale-les-grandes-lignes-du-rapport-119321

  • Ligado Exemplifies Broken US Spectrum Management: Industry Experts

    September 14, 2020 | International, Aerospace, C4ISR

    Ligado Exemplifies Broken US Spectrum Management: Industry Experts

    "There's a lot of inefficiencies in the process. But it's basically a fight, with each community pressing its case to its own regulatory body," says Jennifer Warren, Lockheed Martin's vice president for technology, policy and regulation. By THERESA HITCHENSon September 11, 2020 at 2:19 PM WASHINGTON: The FCC's controversial decision to let Ligado proceed with its 5G wireless network over fierce DoD objections is just one more example of the broken state of the US regime for managing spectrum, industry experts say. “There's a lot of inefficiencies in the process. But it's basically a fight, with each community pressing its case to its own regulatory body,” Jennifer Warren, Lockheed Martin's vice president for technology, policy and regulation, told the Secure World Foundation (SWF) Summit for Space Sustainability this morning. This has led a little-known but highly influential government advisory panel to recommend a series of options for overhauling the US regulatory system — including the creation of a new agency — to empower a single entity to decide how to balance skyrocketing demands for bandwidth as availability dwindles. “[T]he United States' current approach for managing the use of spectrum is no longer effectively serving the needs of the entire stakeholder community and would benefit from reform,” the Commerce Spectrum Management Advisory Committee (CSMAC) says in a recent report. “Moreover, with the increased use of spectrum by all stakeholders, we agree that issues around allocations, spectrum-sharing and band adjacencies will need to be handled with both speed and skill to ensure that the US is making the most of its critical national resources.” CSMAC, created by the Commerce Department in 2004, comprises spectrum policy experts outside the government. The report, said Warren, who was one of the authors, was designed to kick start what many in industry see as an urgent debate about how US spectrum policies can accommodate a rapidly changing technological environment — particularly the emergence of 5G networking, which has the potential to revolutionize global communications. Currently, two different US government bodies have regulatory control of spectrum by different users with very different priorities. The FCC governs use of spectrum by the commercial telecommunications industry (both terrestrial and space-based). The Commerce Department's National Telecommunications and Information Administration (NTIA) governs access to bandwidth for government agencies, including DoD. This bifurcation was established by the 1934 Communications Act and remains in place despite massive upheaval in technology and spectrum use since then. The Ligado case underscores that, despite a 2003 memorandum of understanding between FCC and NTIA that pledges them to coordinate, there is no requirement that they reach consensus, Warren explained. Indeed, there isn't even a requirement that a disputed decision by the FCC, such as on Ligado, must be escalated for adjudication. Instead, the FCC has “unilateral decision-making power.” Indeed, the CMSAC report stresses that: “There are no statutory federal or non-federal bands. All such federal, non-federal, and shared band allocations result from agreements between NTIA and the FCC.” As Breaking D has reported extensively, DoD, the Intelligence Community, the Transportation Department, the FAA and even the Agriculture Department — not to mention congressional defense committee leaders — have charged that the Ligado plan will create serious interference to GPS receivers used both by commercial/civil users and US troops. Those concerns have been echoed by a number of commercial users groups, from airline pilots to construction workers to farmers. Not only does the current regulatory system block rational decisions on spectrum sharing among types of users, it also creates problems for the United States in its negotiations with other countries on spectrum usage at the International Telecommunication Union (ITU), Kimberly Baum, vice president of regulatory affairs at Echostar Corp., told SWF. The ITU is responsible for setting rules about how spectrum is used by whom at the international level via its Radio Regulations and frequency allocation tables — something that particularly affects satellites that usually serve more than one nation. Every three to four years, ITU holds a World Radiocommunication Conference (WRC), the next of which is scheduled for 2023, where the 193 member nations propose changes to spectrum usage. The State Department is charged with bringing the US position on changes, developed by the FCC and NTIA, to Geneva. Baum, who also is co-chair of the Satellite Industry Association's (SIA) regulatory working group, explained that because the NTIA and FCC each works with its own constituents, sometimes for years, to craft those WRC proposals, differences between them are not resolved until the last minute — if at all. And this loses the time the US needs to try to convince other countries to back its views. (Indeed, as Breaking D readers know, a number of US lawmakers and policy experts are worried that internal US disarray on spectrum management rules for 5G is effectively ceding power at the ITU to China.) “I would love to see a concerted effort to make decisions that meaningfully accommodate multiple services and technologies in a more fair, thoughtful way,” Baum said. Any changes to the current regulatory system would require congressional action to rewrite the Communications Act, and re-allocate statutory authorities, said Warren. A next step, she said, might be for the Government Accountability Office (GAO) to do a study of the issues and make recommendations to Congress. https://breakingdefense.com/2020/09/ligado-exemplifies-broken-us-spectrum-management-industry-experts

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