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November 19, 2020 | International, C4ISR

Communiqué_Le ministère des Armées soutient la start-up Earthcube, qui devient Preligens, dans sa levée de fonds de 20 millions d'euros pour consolider son leadership européen.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MINISTÈRE DES ARMÉES

Paris, le 19 novembre 2020

Le ministère des Armées soutient la start-up Earthcube, qui devient Preligens, dans sa levée de fonds de 20 millions d'euros pour consolider son leadership européen.

Cette levée de fonds menées par Ace Management, aux côtés de Definvest, fonds du ministère des Armées, opéré par Bpifrance, avec 360 Capital, investisseur historique. Elle va permettre à Earthcube de poursuivre et d'accélérer sa phase d'hyper croissance :

  • En poursuivant ses développements dans les technologies de rupture pour répondre à de nouveaux cas d'usage dans le secteur de la défense et du renseignement ;
  • En intensifiant son développement à l'international.

La levée de fonds a été réalisée auprès d'Ace Management, fonds de référence dans le secteur des industries stratégiques et de la cybersécurité, Definvest, fonds dédié aux entreprises stratégiques de la Défense, et 360 Capital, fonds reconnu en Europe pour son expertise dans la « deep tech » et investisseur historique d'Earthcube (seed).

Ces trois fonds sont également rejoints par des investisseurs privés reconnus pour leurs expertises, dont Octave Klaba, fondateur et président du conseil d'administration du groupe OVH.

Fondée en 2016 par Arnaud Guérin (CEO) et Renaud Allioux (CTO), Earthcube développe des solutions d'analyse automatique de données (notamment d'informations géospatiales) au moyen de techniques d'intelligence artificielle. Implantée en France, elle est leader européen dans son secteur.

Cette levée de fonds est aussi l'occasion pour Earthcube d'annoncer son changement de nom. La société devient Preligens, un nouveau nom qui reflète davantage la réalité de son activité : mettre à la disposition des analystes des technologies révolutionnaires qui les accompagnent dans une prise de décision rapide et les aident à anticiper des menaces éventuelles.

Cette levée va permettre à Preligens de piloter de manière optimale sa phase d'hyper croissance - la société a multiplié par 4 son chiffre d'affaires en 2019 et en 2020 - et de maintenir ainsi son avance technologique sur les sujets d'intelligence artificielle appliquéau secteur de la Défense et du Renseignement. L'entreprise, basée à Paris et implantée également à Washington D.C. et à Londres, emploie 80 personnes et concentre le plus important centre de recherche en Intelligence Artificielle en Europe dans son domaine.

Pour Arnaud Guérin, Co-fondateur et CEO de Preligens « Notre modèle, qui repose avant tout sur les succès commerciaux remportés par nos produits et la reconnaissance de l'excellence de nos technologies, trouve dans cette levée de fonds un formidable accélérateur pour développer encore plus vite nos innovations technologiques et intensifier le rythme de notre conquête géographique. »

Pour Florence Parly, ministre des Armées, « Nous sommes aux côtés de Preligens – Earthcube à l'époque - depuis leurs débuts ! Les applications de cette pépite nationale sont primordiales pour le domaine de la défense. Elles nous apportent un vrai gain opérationnel pour l'exploitation de nos informations géospatiales : sans Preligens nous ne verrions pas certaines choses. Je suis fière que le ministère des armées participe à cette levée de fonds via Definvest. C'est une vraie success-story à la française, la start-up d'hier est désormais un leader européen employant 80 personnes et réunissant des compétences très complexes, participant directement à notre souveraineté nationale. »

Investir dans la technologie et développer de nouveaux produits

Aujourd'hui très avancée dans l'analyse par l'intelligence artificielle de données géospatiales, Preligens étend celle-ci sur d'autres sources cruciales pour le secteur de la défense et du renseignement. Ses développements technologiques permettront d'élargir le champ des possibles pour ses algorithmes pour d'une part anticiper au mieux les besoins évolutifs de ses clients historiques ou naturels et d'autre part répondre à de nouveaux cas d'usage et à de nouveaux clients.

Poursuivre et intensifier le développement à l'international

Preligens a également la volonté d'accélérer son développement à l'international. Les technologies développées par Preligens lui confèrent en effet un avantage compétitif et un potentiel significatif dans de nombreux pays alliés et auprès d'organisations internationales. Hors de France, la société est déjà présente au Royaume-Uni, dans plusieurs pays de l'Union européenne et aux États-Unis. Preligens entend renforcer sa présence sur ces marchés et en ouvrir de nouveaux.

Selon Augustin Blanchard, Partner chez Ace Management « L'équipe de Preligens nous a séduits par la pertinence et la puissance de sa technologie qui se traduit très concrètement par des contrats importants en Europe et à l'international. Cette avance technologique lui permet de se différencier nettement sur son marché. »

Nicolas Berdou, investisseur expert défense chez Bpifrance renchérit : « En tant qu'acteur ayant pour vocation de soutenir les entreprises innovantes, développant des technologies disruptives et stratégiques pour notre pays, c'est une fierté de participer à la levée de fonds de Preligens et d'accompagner le développement de cette pépite française en France et à l'international. »

Alexandre Mordacq, General Partner chez 360 Capital conclut : « Nous soutenons Earthcube, devenue Preligens, depuis ses débuts et nous avons été très impressionnés par la capacité de cette société à croître et à se développer sur les dernières années. Les fondateurs et leur équipe ont réussi à démontrer que le secteur de la défense et du renseignement peut offrir de superbes opportunités pour des start-ups particulièrement agiles et innovantes. »

Enfin, à l'occasion de cette levée de fonds, Preligens annonce deux nouveaux membres indépendants au sein de son Comité stratégique :

· Fabrice Aubert, secrétaire général groupe de Nexity, a notamment occupé auparavant (entre 2017 et 2019) le poste de conseiller institutions, action publique et transition numérique au cabinet d'Emmanuel Macron, Président de la République ; et

· Marc Fontaine, ancien responsable de la transformation digitale d'Airbus entre 2016 et 2020, a également occupé divers postes de direction, notamment en tant que directeur de cabinet de Tom Enders puis de Fabrice Brégier entre 2007 et 2016.

Intervenants :

· Ace Management : Augustin Blanchard, François Lavaste, Nathan Le Clanche

· Bpifrance : Nicolas Berdou, Maud Henrotte, Marie-Laetitia Vassort

· Banque d'investissement : Clipperton Finance (Thibaut Revel, Eloi Verspieren)

· Conseils société : Dechert LLP (Xavier Leroux, Johann Gandilhon)

· Conseils investisseurs : Orrick Rambaud Martel (Benjamin Cichostepski, Vincent Babin), Gide Loyrette Nouel (Pierre Karpik)

· Audit financier : Grant Thornton (Nicolas Tixier, Stéphany Brevost)

· Audit juridique : Orrick Rambaud Martel

À propos de Preligens

Fondée en 2016 par Arnaud Guérin et Renaud Allioux, Preligens développe des technologies d'analyse, par l'Intelligence Artificielle, de données en masse issues de différentes sources, notamment géospatiales. Basée à Paris, cette société française leader européen dans son domaine et implantée à l'international (Londres, Washington, DC), emploie actuellement 80 personnes dont une majorité de scientifiques qui constituent, au niveau mondial, une des plus grandes équipes en Intelligence Artificielle dans le secteur de la Défense et du Renseignement.

Gr'ce à ses technologies innovantes, reconnues internationalement, qui aident les analystes à prendre des décisions éclairées, l'entreprise entend contribuer à la construction d'un monde plus sûr.

Pour en savoir plus : https://www.preligens.com

À propos d'Ace Management

Ace Management, filiale de Tikehau Capital, est une société de capital-investissement spécialisée dans les secteurs industriels et technologiques, avec plus d'un milliard d'euros d'actifs sous gestion.

Fondé en 2000, Ace Management investit via des stratégies sectorielles, comme les industries stratégiques, la cybersécurité et les technologies de confiance. Ace a construit son modèle sur des partenariats avec de grands groupes investisseurs dans ses fonds (notamment Airbus, Safran, Dassault Aviation, Thales, EDF, Naval Group, Sopra Steria). Expert de ces secteurs et doté d'une forte culture entrepreneuriale et industrielle, Ace Management accompagne le développement de ses participations dans la durée avec une stratégie différenciée.

Ace Management est présent à Paris, Toulouse, Bordeaux et Montréal, et bénéficie de la présence mondiale de Tikehau Capital.

Pour en savoir plus : https://www.acemanagement.fr/

À propos 360 Capital

360 Capital : Investisseur early stage européen

360 Capital est une société de capital-risque, qui investit en early stage dans l'innovation digitale et la deep tech en Europe. Depuis 20 ans, elle accompagne des entrepreneurs talentueux dans la création d'entreprises technologiques à forte croissance. Dirigée par une équipe expérimentée basée à Paris et à Milan, 360 Capital Partners gère 400M€ d'actifs et un portefeuille de plus de 50 participations.

Pour en savoir plus : www.360cap.vc

À propos de Definvest, de Bpifrance et de la Direction générale de l'armement

Doté initialement de 50 millions d'euros apportés par le ministère des Armées, le montant du fonds Definvest a été doublé à la demande de la ministre des Armées, Florence Parly, afin d'accompagner les entreprises stratégiques de la base industrielle et technologique de défense dans le contexte de crise COVID-19. Definvest allie les expertises complémentaires de la Direction générale de l'armement (DGA) et de Bpifrance. Le fonds vise, dans le prolongement des dispositifs de soutien aux PME déjà déployés par la DGA, à prendre des participations au capital des pépites technologiques du secteur de la Défense, aux côtés d'investisseurs financiers et industriels, pour leur permettre de se développer en toute autonomie. La souveraineté de notre système de défense repose sur une industrie forte et compétitive. L'industrie de défense française représente 200.000 emplois et compte plus de 4.000 PME technologiques aux côtés d'une dizaine de grands groupes.

Bpifrance finance les entreprises – à chaque étape de leur développement – en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance les accompagne dans leurs projets d'innovation et à l'international. Bpifrance assure aussi leur activité export à travers une large gamme de produits. Conseil, université, mise en réseau et programme d'accélération à destination des startups, des PME et des ETI font également partie de l'offre proposée aux entrepreneurs. Gr'ce à Bpifrance et ses 50 implantations régionales, les entrepreneurs bénéficient d'un interlocuteur proche, unique et efficace pour les accompagner et faire face à leurs défis.

Plus d'information sur : www.Bpifrance.fr – Suivez-nous sur Twitter : @Bpifrance - @BpifrancePresse

Force d'expertise, d'essais et d'ingénierie au sein du ministère des Armées, la Direction générale de l'armement (DGA) a pour missions d'équiper les armées de façon souveraine, de préparer le futur des systèmes de défense, de promouvoir la coopération européenne et de soutenir les exportations. Premier acheteur de l'État, en 2019 la DGA a passé 13,4 milliards d'euros de commandes à l'industrie et investi 890 millions d'euros au profit de l'innovation et des projets de technologie de défense. Avec 18 sites en France, ses 10 000 hommes et femmes civils ou militaires, dont près de 60 % de cadres, ingénieurs ou experts, et son réseau de collaborateurs à l'international, la DGA intervient dans tous les domaines de la défense (combat terrestre, naval, aérien, systèmes électroniques de communication et d'information, dissuasion, espace, cyber-sécurité, robotique, etc.).

https://www.defense.gouv.fr/salle-de-presse/communiques/communique_le-ministere-des-armees-soutient-la-start-up-earthcube-qui-devient-preligens-dans-sa-levee-de-fonds-de-20-millions-d-euros-pour-consolider-son-leadership-europeen

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The author of Combat Air Choices for the UK Government, defense analyst Justin Bronk, argues that putting U.K's strategic goals in line with its available financial means may require procuring more stealth jets in the short term, while in the long term reconceiving the optionally-manned Tempest as a more affordable unmanned (drone) combat systems. British Combat Air Power, circa 2020 Today's Royal Air Force draws its primary combat strength from a projected fleet of 145 Eurofighter Typhoon fighters deployed in seven operational squadrons concentrated in two lightly-defended airbases, as well as a testing and training squadron each. Developed by a British/German/Italian consortium (BAE/Airbus/Leonardo respectively), the Typhoon is an advanced 4.5-generation fighter originally focused on a high-speed and high-altitude air-to-air combat, but which has since integrated short- and long-range precision ground attack capabilities. The RAF plans to further upgrade its Typhoons with an advanced CAPTOR-E active electronically scanned array radar which will substantially improve the type's reconnaissance, air-to-air, air-to-ground and self-defense capabilities. But because the Typhoon isn't a stealth aircraft, it can't safely penetrate airspace interdicted by long-range surface-to-air missiles like Russia's S-400 system until those systems are suppressed or destroyed. That job is set aside for 48 Lockheed F-35B Lightning II stealth jump jets shared by the Royal Navy's Fleet Air Arm and the Royal Air Force, of which 35 have been delivered so far. Though less agile than the Typhoon, the Lightning's low radar cross-section allows it to penetrate hostile airspace in comparative safety, while its powerful networked sensors enable it to locate and destroy air defense batteries and other key targets—or shuffle targeting data to non-stealth platforms a safe distance away to execute a strike Unfortunately, as discussed in this article by David Axe, 48 F-35s may not be enough to perform the anti-air defense mission in a hypothetical high-intensity conflict with Russia, particularly when the Royal Navy will want a significant chunk of those jets deployed on its Queen Elizabeth-class carriers to support naval operations. Lastly, the UK is finishing procurement of sixteen MQ-9B Protector drones which can cost-efficiently perform long-endurance surveillance and on-call strike missions in a counter-insurgency context. However, the MQ-9B lacks the stealth or agility to survive in a high-intensity conflict. The Tempest, not by Shakespeare In July 2018, the UK launched Team Tempest, a project to develop an optionally-manned sixth-generation stealth fighter that could replace the Typhoons as they age out of service in 2040. A mockup of a sleek twin-tail stealth design was unveiled at the Farnborough Airshow in July 2018, as well as a presentation highlighting concepts including adaptive cycle turbofans built by Rolls-Royce, revolutionary electrical power generation capabilities, integration of directed-energy (ie. lasers or microwaves) and hypersonic weapons, AI that could assist the pilot or even fly the plane without one, and control of swarms of supporting drones. London has committed £2 billion ($2.6 billion) in initial funding to Tempest, and Italy and Sweden have joined in as partners via companies Leonardo and Saab. Involvement of the Netherlands has also been rumored. In 2020, the British government announced it had recruited seven more companies into the program, and that the number of persons working on Team Tempest would increase from 1,800 to 2,500 by 2021. Tempest is implicitly a rival to the French-German-led Airbus/Dassault Future Combat Air System project which also includes Spain, though there has been tentative suggestions that FCAS and Tempest could be merged. According to Bronk, because modern combat aircraft have grown so immensely expensive to develop, and retaining a core of specialized engineering expertise is so vital, the fate of the Tempest program may determine the future of the UK's military aviation sector, which currently counts 46,000 jobs. “Tempest is the only way that the UK can retain a national combat aircraft design and manufacturing capability, and is currently the assumed source of a replacement capability for Typhoon by 2040... A failure of Tempest to generate significant airframe production contracts would also all but guarantee the demise of UK defence industry combat aircraft design and manufacturing capacity.” In other words, a failed Tempest project could relegate British companies to building components for other jets like the F-35 instead of for domestic jet fighter designs. The Budgetary Crunch Unfortunately, based on other stealth fighter programs abroad, completing development of an optionally-manned Tempest fighter would likely cost at least £25 billion ($32.5 billion) according to Bronk. Already, he writes there is “no headroom” to develop Tempest in the £18 billion set aside in the defense budget for Combat Air over the next decade, nor even to acquire more than 48 F-35s. The paper outlines some ways the Ministry of Defense could reallocate funds, arguing the RAF should do a “large-scale culling” of capabilities that wouldn't be survivable in a conflict with Russia, namely slow-moving intelligence/surveillance aircraft (ISTARs) and transport planes and helicopters. Additional F-35 purchases could be of the cheaper land-based F-35A model, which besides has superior performance. And older, more limited-capability Typhoon Tranche 1 aircraft could be retired early in the late 2020s. Nevertheless, completing Tempest would still likely require a large injection of funds outside of the regular defense budget. Instead, the report argues Tempest would likely become much more affordable as a stealth unmanned combat air vehicle (UCAV). Indeed, analysts are debating whether even the United States should choose to go that route for its next generation fighter. Removing a pilot achieves major weight savings as cockpit, ejection and life support systems can be trimmed away. The UK has already developed the Taranis stealth UCAV prototype, showing it already has a knowledge base with such technology. Furthermore the paper argues that unlike manned aircraft, closer to 100% of drones can remain available for operational missions. This is because pilots can do all of their training in simulators and units don't need to be rotated out of the line to rest and recover. That would mean both that a smaller number of UCAVs would need to be procured than jet fighters, and fewer personnel would be required to maintain them. “Cost savings derive from the significantly reduced airframe complexity, fleet size, training, testing and certification requirements compared to a piloted aircraft development effort... Without the need to rotate squadrons, airframes and personnel for training, maintenance, deployment and rest cycles, UCAVs offer significantly more operationally ready airframes from a given fleet size.” Admittedly, a Tempest UCAV would be less profitable for British defense industry. “The lower production volumes and rates which make UCAVs attractive from a military capability standpoint also greatly reduce potential profits per customer for industry,” Bronk concedes. Making the leap from manned to unmanned combat aircraft comes with other challenges. One is the need to harden UCAVs against hostile cyber- and electronic-warfare that could disrupt the command link. That likely includes building in autonomous AI capability so that UCAV can complete missions without relying on human direction. Especially in lower-intensity conflicts, it may be preferable to have a human pilot who can judge better from context whether a target is civilian or military. 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