12 août 2023 | International, Aérospatial
The time is now to go all in on modernizing weapon systems
Just as kinetic capabilities are crucial to success on the ground, so too is data crucial to operational success in cyberspace.
22 janvier 2019 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité
(B2) Passées quelques généralités, il faut lire attentivement le traité d'Aix-la-Chapelle. Celui-ci recèle quelques beautés cachées qui méritent une attention, notamment en matière de défense et de diplomatie
La salle du couronnement de l'Hôtel de ville d'Aix-la-Chapelle, qui accueille ce mardi (22 janvier) la Chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron sous le blason de Charlemagne, qui unit le lys français à l'aigle allemand, aurait sans doute mérité un peu plus d'enthousiasme et d'explications.
Tel un vieux diesel poussif, qui recrache plus de scories que d'énergie, le traité d'Aix-la-Chapelle, qui vient s'ajouter au bon vieux traité de l'Elysée de 1963, manque d'un grand projet qui pourrait faire vibrer un peu nos nations endormies. Il reste souvent limité dans son ambition, marquée par toute une série de réserves, hésitant entre l'emphase et le réalisme précautionneux, et finalement moins concret que son aîné.
Mais il ne faut pas s'arrêter à un premier survol, naturellement critique. Ce texte recèle aussi plusieurs vertus qu'il importe de bien détailler. De nombreux engagements, anodins en apparence, donneront bien du fil à retordre à leurs auteurs pour être mis en œuvre jusqu'au bout. Ne pas les mettre en valeur serait une erreur.
Une vertu stratégique : le couple franco-allemand dans l'Europe
La première vertu stratégique de ce texte est de resituer le franco-allemand dans le contexte actuel. Il permet d'affirmer, haut et fort, combien la nécessaire coopération entre Paris et Berlin est nécessaire et utile non seulement pour les Français et les Allemands, mais aussi pour les Européens.
Avec le départ du Royaume-Uni, la France et l'Allemagne restent plus que jamais les deux principales puissances de l'Union européenne, rassemblant près d'un Européen sur trois. C'est dans ce cadre que Français et Allemands situent désormais leur action et non plus seulement dans leur dialogue intuitu personae. C'est l'élément fondamental qui distingue à 55 ans de distance l'écrit de l'Elysée de celui d'Aix-la-Chapelle. « L'amitié étroite entre la France et l'Allemagne demeure un élément indispensable d'une Union européenne unie, efficace, souveraine et forte » est-il indiqué.
Le mot Europe est inscrit à tous les tournants, tellement conjugué régulièrement à toutes les politiques, qu'on l'oublierait presque. Ainsi Paris et Berlin s'engagent à « renforcer leur coopération » en matière de politique étrangère, de défense ou de sécurité intérieure « tout en renforçant la capacité de l'Europe à agir de manière indépendante ». En matière de défense, ils s'engagent à la fois « à renforcer la capacité d'action de l'Europe » comme à « investir conjointement pour combler ses lacunes capacitaires » dans des projets industriels, etc.
Une approche commune entre les deux armées
La seconde vertu de ce texte est de mettre le curseur sur quelques difficultés qui empêchent d'avancer. Il entend ainsi jeter les bases d'une approche commune plus serrée entre les armées française et allemande. La volonté « d'instaurer d'une culture commune » est affirmée, tout comme celle « d'opérer des déploiements conjoints ». C'était déjà l'esprit du traité de l'Elysée, au moins pour la partie doctrinale.
Mais on ne peut pas dire que les réalisations suivantes, notamment la création de la brigade franco-allemande, aient produit l'effet escompté. Les « doctrines » d'intervention restent différentes. Même si Français et Allemands se retrouvent souvent sur les mêmes terrains (Afghanistan, Mali...), ce sont souvent des déploiements juxtaposés (au mieux!) que des déploiements conjoints. Y arriver va nécessiter beaucoup d'efforts de part et d'autre : pour les Français il faudra être un peu plus patients et inclusifs et pour les Allemands être un peu plus volontaires et ... efficaces. C'est une vraie gageure. « Ce n'est pas facile » comme le dit
Définir une politique d'armements commune
Troisième ‘beauté cachée' : la mise en place d'une « approche commune en matière d'exportation d'armements ». Ce n'est pas gagné non plus. Les règles allemandes sont plus strictes que les règles françaises. Et le contexte politique national outre-Rhin est plus sensible à certaines exportations qu'en France. Mais c'est une nécessité à la fois politique et économique.
Certes cette approche n'est valable que pour les « projets communs », et chaque pays restera maitre chez lui pour des projets purement nationaux. Mais, du moins pour les investissements lourds, l'investissement en commun va devenir la règle. Entre l'avion de transport militaire, A400M, les hélicoptères d'attaque Tigre ou de transport NH90, le futur char lourd, l'avion du futur (l'après Rafale) et le drone de surveillance européen (Eurodrone MALE), ils ne manquent pas. Ne pas définir une règle commune d'exportation serait mettre en péril certains projets industriels communs.
Une clause de solidarité alternative
Quatrième engagement : la volonté commune de défendre les frontières de l'autre s'il venait à être agressé. Les pays entendent se garantir mutuellement « aide et assistance éventuelle en cas d'attaque armée de leurs territoires ». Ce « par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée ». Rien de nouveau en apparence. C'est la répétition du cadre des clauses dites de défense mutuelle ou d'assistance mutuelle prise dans le cadre de l'OTAN ou de l'Union européenne, avec toutes les limites qui s'imposent. L'assistance mutuelle ne se déclenche ainsi qu'en cas d'évènement très grave : une attaque armée, venant de l'extérieur, sur le territoire ‘européen' d'un des deux pays. Cette clause est donc surtout « symbolique et politique » ainsi que me l'a confié un haut gradé. Y voir quelque chose de totalement inutile est cependant une erreur. C'est plutôt une ‘double' assurance, qui n'aurait à s'actionner que si, pour une raison ou une autre, l'OTAN serait paralysée. En matière militaire, le superflu est parfois nécessaire...
Militer pour une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU
Dernière vertu du texte, défendre la revendication allemande d'avoir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Ce n'est pas illogique au regard du poids économique et politique de l'Allemagne. Cette avancée est cependant liée à une réforme plus globale du Conseil de sécurité des Nations unies que les deux pays s'engagent à pousser. C'est en fait un cadeau fait à la coalition au pouvoir à Berlin qui a fait de cette présence un des points clés de sa politique étrangère. Paris n'entend pas céder donc son siège permanent au Conseil de sécurité et son droit de veto. C'est un des ressorts de la puissance diplomatique hexagonale. On est là face à des contradictions de la relation franco-allemande qu'il faudra bien résoudre demain.
(Nicolas Gros-Verheyde)
article paru chez Euractiv
https://www.bruxelles2.eu/2019/01/22/les-cinq-beautes-cachees-du-traite-daix-la-chapelle/
12 août 2023 | International, Aérospatial
Just as kinetic capabilities are crucial to success on the ground, so too is data crucial to operational success in cyberspace.
11 juillet 2018 | International, Aérospatial, C4ISR
By: Shawn Snow The Corps is looking to install antennas in its F/A-18 C/D Hornets to help the aircraft defeat GPS jammers. In a request for information posted in early June by Naval Air Systems Command, or NAVAIR, the Corps wants to install the anti-jam antennas known as the Air Navigation Warfare Program, or NAVWAR, in 120 of the legacy Hornets. The anti-jamming antenna “provides Global Positioning System (GPS) protection for Naval Air platforms by allowing for continued access to GPS through the use of Anti-Jam (AJ) Antenna Systems designed to counter GPS Electronic Warfare threats from intentional and unintentional interference,” Michael Land, a spokesman for NAVAIR, told Marine Corps Times in an emailed statement Tuesday. The development comes as U.S. aircraft have faced mounting electronic warfare attacks against aircraft in Syria. Army Gen. Tony Thomas, the commander of U.S. Special Operations Command, told audience members at a conference in April that adversaries were trying to bring down AC-130 gunships in Syria using electronic warfare, or EW. “Right now in Syria, we're in the most aggressive EW environment on the planet, from our adversaries,” Thomas said. “They're testing us every day, knocking our communications down, disabling our AC-130s, et cetera.” The Corps is amid an overhaul of its forces and equipment to prepare for a potential fight with near-peer adversaries like Russia and China. Both countries boast an impressive array of electronic warfare capabilities. Russia has been using the Syrian battlefield to hone its EW skills. The top Marine has oft repeated the threats posed to GPS systems from rising adversaries and says the Corps needs to be prepared to fight in GPS denied environments. The F/A-18 is the Corps' bridging aircraft as it moves to the new high-tech F-35. As the Corps transitions the older legacy Hornets are undergoing a service life extension, meaning the aircraft are being updated to handle the modern battlefield. “Installation in F/A-18 A-D helps ensure continued mission capability as the service life of the aircraft is extended and facilitates supportability by using more common equipment,” Land said. The Navy and the Marine Corps already use the anti-jamming GPS antenna in a number of airframes, according to Land. “Typical installations replace a platform's existing GPS antenna with a NAVWAR antenna and separate antenna electronics, while leaving a platform's GPS receiver in place,” Land added. The Corps expects the F/A-18 to be in sunset by 2030. As the Corps moves to the F-35 and phases out its Hornets, the legacy fighters will consolidate on the West Coast by 2018 with the exception of VMFA (AW)‐242, which will remain aboard the Corps' air station at Iwakuni, Japan until it transitions to the F-35 in 2028, according to the Corp's 2018 aviation plan. https://www.marinecorpstimes.com/news/your-marine-corps/2018/07/10/the-corps-wants-to-protect-its-hornets-from-gps-jammers/
9 septembre 2022 | International, C4ISR
As technology and adversary techniques advance, so do the technical skills required by the federal workforce at all levels