23 février 2021 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité
Contracts for February 22, 2021
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26 juillet 2019 | International, Aérospatial
Par Léo Barnier
Le groupe Dassault Aviation vient de passer une étape importante dans son processus de transformation numérique, en coopération avec Dassault Systèmes. L'avionneur français vient d'achever au mois de juillet le déploiement de la plateforme 3DExperience, développée par sa société « cousine », pour l'ensemble de ses programmes civils et militaires. C'est notamment le cas pour le futur Falcon qui doit être lancé prochainement.
Toutes les équipes de Dassault Aviation vont ainsi évouler sous un même environnement numérique. Il s'agit ainsi de créer une continuité qui s'appliquera depuis la conception des nouveaux programmes jusqu'aux services de soutien après-vente. Chacun pourra ainsi travailler sur une maquette numérique unique, qui intègre les demandes spécifiques de chacun, avec des outils compatibles entre eux.
Cela doit permettre par exemple au bureau d'études de prendre plus largement en compte les contraintes de l'ensemble du cycle de vie d'un produit ou d'un programme (production opérations, maintenance, rétrofit...) dès les premières esquisses, afin d'optimiser celui-ci dans la durée. A la clef, des gains de temps et de coûts pour le cycle de développement d'un avion - le nouveau Falcon notamment - comme pour la suite de sa vie opérationnelle.
Comme l'explique David Ziegler, vice-président Industrie aéronautique et défense de Dassault Systèmes : « La plateforme 3DExperience représente une approche holistique de l'innovation. Elle permet à Dassault Aviation d'accéder à des technologies et à des capacités intégrées et de relier tous les points, du concept aux opérations... »
Les différents services du constructeur disposeront d'outils entièrement intégrés dans cette plateforme unique, mais adaptés à leurs besoins spécifiques. Dassault Systèmes mentionne ainsi six solutions industrielles choisies par Dassault Aviation : Winning Concept, Program Excellence, Co-Design to Target, Ready for Rate, Build to Operate et Keep Them Operating.
Dassault Aviation entend aussi déployer cette continuité vers sa chaîne d'approvisionnement avec trente sociétés identifiées, comme l'explique Jean Sass, directeur général Systèmes d'information de Dassault Aviation : « Tous nos partenaires industriels travailleront en collaboration avec leurs clients sur une seule et même plateforme numérique. À terme, nous serons en mesure de proposer à nos clients de nouvelles expériences de vol à la pointe de l'innovation. »
Cette démarche de transformation numérique à l'aide de 3DExpérience a été entamée l'an dernier, en mai exactement. Dassault Aviation et Dassault Systèmes avaient alors signé un contrat pluriannuel pour remplacer l'ensemble des solutions de gestion du cycle de vie des produits (PLM) de l'avionneur.
23 février 2021 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité
Today
10 novembre 2024 | International, Naval
The contract is part of a framework agreement worth up to USD 329 million.
2 mai 2022 | International, Autre défense
DÉFENSE L'industrie d'armement allemand redore son blason mais craint un rationnement sur le gaz Mardi 26 avril, la ministre de la Défense, Christine Lambrecht, a surpris ses homologues de l'OTAN réunis sur la base américaine de Ramstein, en Allemagne, en acceptant d'acheminer en Ukraine des chars Guepard, un matériel fabriqué par le constructeur Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Par ailleurs, Olaf Scholz souhaite sanctuariser son plan de 100 Md€ sur 5 ans, en l'inscrivant dans la Loi fondamentale allemande, une proposition qui fait débat outre-Rhin. Parias de l'industrie, mal-aimées aussi bien dans la population que dans le monde politique, les entreprises d'armement allemandes, entièrement privées, sont revenues sur le devant de la scène depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine. Dès le lendemain du discours d'Olaf Scholz, le patron du groupe KMW, Armin Papperger, avait surpris le secteur en proposant une liste d'équipements que son groupe pouvait livrer à la Bundeswehr ces prochaines années, pour un montant total de 42 Md€. Le tournant allemand en matière de Défense va-t-il permettre d'accélérer la formation d'une véritable industrie de défense européenne intégrée, dans laquelle les groupes allemands joueraient un rôle important ? Rien de moins sûr pour Christian Mölling, expert défense et sécurité à l'institut allemand de politique extérieure (DGAP) : « Le gros problème, c'est que l'Allemagne n'a pas encore effectué le basculement mental nécessaire au vu des circonstances ». Les projets de système d'armement commun dans l'air (FCAS) et sur terre (MGCS), en discussion depuis dix ans, ont peu avancé. La question est de savoir si ce dossier est susceptible d'effectuer une avancée décisive avec un couple franco-allemand Macron-Scholz, renforcé par les élections françaises. Autre préoccupation majeure de l'industrie lourde allemande : la crainte d'un rationnement sur le gaz en provenance de Russie. Des sociétés comme BASF, dans le secteur des hydrocarbures, verrait 40% de sa production se paralyser en cas d'arrêt brutal des livraisons ; le groupe sidérurgique ThyssenKrupp a, lui, annoncé la mise au chômage partiel de 1 300 salariés récemment. L'industrie allemande représente environ 37% de la consommation de gaz du pays, très dépendante des approvisionnements russes. Le Monde et les Echos du 29 avril