16 novembre 2022 | International, Aérospatial

Can the Air Force train new pilots without planes?

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  • "Nous visons les entreprises qui ont un potentiel dual, à la fois civil et militaire", annonce Emmanuel Chiva, le patron de l'Agence de l'innovation de Défense

    3 décembre 2020 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    "Nous visons les entreprises qui ont un potentiel dual, à la fois civil et militaire", annonce Emmanuel Chiva, le patron de l'Agence de l'innovation de Défense

    Pour le directeur de l'Agence de l'innovation de défense, Emmanuel Chiva, il faut détecter plus vite les technologies capables d'arriver sur le champ de bataille pour imaginer les parades et les évaluer à des fins militaires. L'Usine Nouvelle. - Quel est l'objectif du ministère des Armées avec cette deuxième édition digitale du Forum innovation défense, du 2 au 4 décembre ? Emmanuel Chiva. - Nous souhaitons montrer à un large public la diversité de l'innovation de défense en termes de recherche, de projets et de préparation des futures capacités militaires. Nous voulons attirer des sociétés industrielles et des porteurs de projets innovants en les informant du soutien dont ils peuvent bénéficier. C'est également un moyen de susciter des vocations chez les ingénieurs et les chercheurs. Cet événement sera l'occasion de lancer notre fonds d'investissement dédié à l'innovation de défense et doté de 200 millions d'euros. Quel est le profil des entreprises ciblées ? Nous visons les entreprises qui ont un potentiel dual, à la fois civil et militaire dans des technologies qui sont importantes pour les armées : les technologies quantiques, l'intelligence artificielle, l'énergie, les matériaux... Ce qui nous intéresse, c'est de « capter » des technologies développées par des sociétés déjà établies sur leur marché primaire, mais qui présentent un intérêt pour la défense. Pourtant certaines sociétés innovantes nous disent qu'il n'est pas toujours simple de travailler avec le ministère. Comme le fabricant de drones Parrot... Je suis surpris. Des acteurs comme Parrot sont reçus à l'Agence et nous regardons comment nous pourrions intégrer leurs technologies... C'est typiquement le type d'innovation qui nous intéresse. De la même manière, nous travaillons avec Franky Zapata [l'inventeur du Flyboard, un engin à sustentation hydropropulsé, ndlr]. Nous réfléchissons à l'utilisation de sa technologie pour envisager un « robot-mule volant » à des fins d'évacuation sanitaire, de transport de munitions... Nous finançons ses travaux pour optimiser ses moteurs en termes d'autonomie et de discrétion acoustique, en partenariat avec l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera) et la société Poly-Shape, spécialiste de la fabrication additive à partir de métal. Auparavant, les grands programmes militaires dans le spatial, la dissuasion nucléaire, tiraient l'innovation civile... Aujourd'hui, l'inverse se produit. Pourquoi ? Ce qui a changé, c'est le rythme de l'innovation civile. On assiste à un raccourcissement des cycles entre l'idée, sa réalisation et son emploi sur un marché. La puissance des Gafam et de leurs équivalents chinois, les BATX, change aussi les équilibres. Ils investissent des sommes considérables dans les applications à base d'intelligence artificielle, d'où l'accélération et la démocratisation de l'accès à cette technologie. C'est une source d'opportunités pour les armées. Le secteur civil est mieux placé que nous pour développer certaines technologies car nous n'irons pas plus vite. C'est le cas des processeurs graphiques, tirés par l'industrie du jeu vidéo, ou de la propulsion électrique, tirée par l'industrie automobile. Néanmoins, ces technologies civiles vont nécessiter une adaptation. Une voiture électrique sur une autoroute européenne n'est pas soumise aux mêmes conditions d'emploi qu'un véhicule d'infanterie dans le nord du Mali, où les routes sont sommaires et les stations de recharge inexistantes ! Cette démocratisation des technologies ne représente-elle pas une menace ? Ce qui nous empêche de dormir, ce serait de rater les prochaines évolutions à très court cycle et que nos adversaires s'en emparent alors avant nous. Regardez les groupes terroristes : ils utilisent les drones, l'impression 3D pour fabriquer des armes... Plus vite nous détectons l'innovation, plus vite nous pouvons imaginer les parades pour nous en protéger et les évaluer pour un usage militaire. Nous sommes engagés dans une course. Comment l'agence s'organise-t-elle pour capter cette innovation tous azimuts ? La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit d'augmenter de 25 % les crédits annuels consacrés à l'innovation pour atteindre 1 milliard d'euros en 2022. Avec ses 100 salariés, l'Agence agit avant tout comme un chef d'orchestre de l'innovation. Et dans un orchestre, le chef ne joue pas tous les instruments ! Nous nous appuyons sur un réseau national qui comprend les laboratoires d'innovation des armées et les centres d'expertise technique et d'essais de la Direction générale de l'armement. Nous avons par ailleurs créé une cellule de détection et de captation, une petite équipe chargée de faire en quelque sorte « la chasse et la pêche » à l'innovation. Il s'agit de correspondants qui se rendent dans les incubateurs, les salons, les communautés d'innovations... Ces derniers ont permis à l'Agence de travailler avec la société SEAir, qui fabrique des foils rétractables pour les bateaux à coque semi-rigide. Demain, une embarcation des forces spéciales intégrera cette innovation. Nos équipes n'hésitent pas non plus à se rendre là où on ne les attend pas. Les salons de cosmétique par exemple ! Les géants du domaine réalisent des développements pour le traitement de la peau qui pourraient avoir un intérêt dans le soin aux grands brûlés. Dans certains domaines technologiques, par exemple les missiles hypervéloces, la France ne risque-t-elle pas de se faire déclasser ? Les États-Unis, la Russie et la Chine sont les plus actifs sur ce sujet. Si la France est plus discrète, elle n'a pas forcément de retard du fait des exigences technologiques dans le domaine des véhicules spatiaux liés au programme de dissuasion. Nous avons une expertise reconnue en matière de technologies spatiales, de propulsion, de guidage et de science des matériaux. Nous menons un programme structurant dans le domaine de l'hypervélocité qui s'incarne, par exemple, dans le développement par l'Agence d'un démonstrateur dédié à la montée en maturité des technologies d'un planeur hypersonique. Quelles sont vos priorités en matière de technologies quantiques ? À notre sens, l'ordinateur quantique n'est pas un sujet militaire en soi. La recherche d'un tel ordinateur est faite par l'industrie, au niveau mondial. En revanche, le ministère des Armées finance les travaux qui sont spécifiquement liés à une utilisation militaire possible des technologies quantiques. Les technologies de cryptographie post-quantique nous intéressent au premier plan. Nous suivons également de près l'évolution des capteurs quantiques. En particulier les travaux de l'Onera sur les gravimètres quantiques à atomes froids, qui peuvent avoir des applications dans la navigation sans GPS. Vous aviez en prévision la création d'une Red Team au sein du ministère des Armées, qui s'appuierait sur des auteurs de science-fiction. De quoi s'agit-il ? Nous profiterons du Digital forum innovation défense pour faire découvrir les auteurs qui ont intégré cette Red Team et pour rendre publics ses premiers travaux. Son but est d'identifier les menaces auxquelles nous pourrions être confrontés à l'horizon 2060 et la manière de les anticiper d'un point de vue technologique, organisationnel et sociétal... Pour illustrer la démarche, citons l'équipe de Los Alamos du programme nucléaire américain à la veille de la Seconde Guerre mondiale, qui a reconnu s'être inspirée des ouvrages de Robert Heinlein, un auteur de science-fiction, pour mettre au point le concept de la dissuasion nucléaire. Isaac Asimov, auteur de la série « Fondation », a également travaillé pour le gouvernement américain. Nous avons d'abord été surpris par le succès de notre appel à candidatures auprès des personnes travaillant dans le domaine de la science-fiction : auteurs, écrivains, dessinateurs... Plus de 600 candidatures ont été déposées alors que nous nous attentions à en recevoir une vingtaine ! https://www.usinenouvelle.com/editorial/nous-visons-les-entreprises-qui-ont-un-potentiel-dual-a-la-fois-civil-et-militaire-annonce-emmanuel-chiva-le-patron-de-l-agence-de-l-innovation-de-defense.N1034509

  • Australian defense leaders defend submarine buy with France’s Naval Group

    21 janvier 2020 | International, Naval

    Australian defense leaders defend submarine buy with France’s Naval Group

    By: Nigel Pittaway MELBOURNE, Australia – Australian defense leaders this week denied claims that their department was urged to consider alternatives to the navy's plans of buying 12 large conventionally-powered submarines from France's Naval Group. The claims, reported by local news media in the wake of an Australian National Audit Office (ANAO) report about the program earlier this week, suggested negotiations with Naval Group were at such a poor state the Commonwealth-appointed Naval Shipbuilding Advisory Board had earlier recommended drawing up contingency plans. However, in a statement released Wednesday by Secretary of Defence Greg Moriarty, Chief of Defence Force Gen. Angus Campbell, Chief of Navy Vice Admiral Mike Noonan and Deputy Secretary Naval Shipbuilding, Tony Dalton, denied the claims. “Contrary to media interpretations of ANAO's latest report on the Future Submarine Program, Defence was not advised to ‘walk away' from Naval Group by the Naval Shipbuilding Advisory Board,” the statement read. “In line with best practice and following the advice of the Advisory Board, Defence has continued to assess all of the risks that attend this highly complex program. At each stage, we are adopting relevant risk mitigation strategies. The ANAO acknowledges that Defence has taken steps to manage risks.” The 12 Attack-class submarines are being acquired under Australia's Sea 1000 (Future Submarine) program to replace six existing Collins-class boats which, without a major service life extension program, will need to be retired by 2036. The design is based on the French Barracuda-class nuclear attack boat, and the program is valued at either $34.5 billion (50 billion Australian dollars), or $55.2 billion (AUD 80 billion), depending on accounting practices. Either way, it is Australia's largest-ever defense acquisition program. The ANAO report, titled “Transition to Design,” found that the design phase of the program is already nine months behind schedule and two important milestones had been missed. It said Defence “could not demonstrate” its expenditure of $396 million (US $273 million) on the design to date has been fully effective in achieving the two milestones to date. The Defence Department has spent 47 percent of all program expenditure thus far on design work and, despite the risk mitigation strategies, it continues to describe program risk as “high”. “While the first scheduled major milestone under the Submarine Design Contract was reached five weeks later than planned, Defence and Naval Group are working towards the recovery of this delay by the next contracted major milestone in January 2021. Importantly, the delivery of the Attack-class submarine has not been delayed,” the statement continued. “Acknowledging the scale of this program, we remain confident that our work on the Attack-class program with Naval Group and Lockheed Martin Australia (as the Combat Systems Integrator) is progressing thoroughly and will result in the delivery of a regionally-superior submarine from the early 2030s, establishing a truly sovereign capability as we maximize the involvement of Australian industry.” The Sea 1000 program timeline calls for delivery of the first Attack-class boat in 2032 with service entry around 2034. https://www.defensenews.com/2020/01/17/australian-defense-leaders-defend-submarine-buy-with-frances-naval-group

  • New COVID bill dampens hopes for defense industry aid

    30 septembre 2020 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité, Autre défense

    New COVID bill dampens hopes for defense industry aid

    Joe Gould WASHINGTON ― Democrats unveiled a $2.2 trillion coronavirus relief package Monday night without defense industry stimulus funding, hinting that the billions of dollars defense firms sought to diffuse the economic impact of the pandemic are not coming. Defense officials warned they will have to tap modernization and readiness funds if Congress does not appropriate about $10 billion for defense contractors' coronavirus-related expenses, as authorized by Section 3610 of the Coronavirus Aid, Relief, and Economic Security Act. However, neither the new Democratic measure nor the last draft from Senate Republicans contained any such aid. Smaller than the $3.4 trillion bill that passed the House in May in order to come closer to a compromise with Republicans, the new bill comes as House Speaker Nancy Pelosi, D-Calif., and Treasury Secretary Steven Mnuchin are attempting to revive long-stalled aid negotiations. The House bill could be a final attempt to pass coronavirus aid legislation before the Nov. 3 presidential and congressional elections. The House bill does propose nearly $2.5 billion for defense: $320 million in emergency operations and maintenance funding for the services to buy personal protective equipment; $1.4 billion to pay salaries and other needs of military base facilities like child care centers and post exchanges that are usually paid by revenue-generating accounts; and $705 million for the Defense Health Program to cover COVID-19 prophylactics, therapeutics and personal protective equipment. Senate Majority Leader Mitch McConnell, R-Ky., proposed his own $300 billion bill, but that legislation failed in the Senate earlier this month. That bill left out the $29 billion for defense ― which included $11 billion in Section 3610 reimbursements ― that Republicans proposed in their $1 trillion stimulus in July. The Senate is set to vote on a House-passed continuing resolution to prevent a government shutdown. It would extend the window for Section 3610 reimbursements through Dec. 11, a step sought by trade groups. But there has been no matching appropriation. Defense industry sources say lobbying for aid hasn't gained traction beyond a handful of hawkish Republicans, despite a public push from Pentagon acquisition chief Ellen Lord. The Pentagon's senior-most officials have not been as vocal as Lord, and lawmakers from both parties have been wary of new spending that favors industry after the Pentagon won a timely budget at record levels. “There's never been an appetite for defense stimulus from the parties that matter,” an industry source told Defense News. “I would be shocked if defense, being in neither of the two chambers' bills, ended up in the final bill.” Undercutting the argument that defense industry relief would immediately stimulate the economy, Lord said earlier last week that it will likely take five to six months before industry receives any reimbursements under the CARES Act. Lord also said that only 30 of the hundreds of defense subcontractors shuttered by the pandemic remained closed. Days ago, Lockheed Martin reportedly signed off on a 8.3 percent quarterly dividend increase to pay $2.60 per share and announced plans for an additional $1.3 billion share buyback. Lockheed is one of the main recipients of the Pentagon's accelerated payments to contractors, meant to boost cash flow to large and small defense companies during the coronavirus crisis. In May, Democratic lawmakers questioned Pentagon leaders about why they had spent just 23 percent of the $10.5 billion the department received under the CARES Act. The Pentagon responded with with its spending plan for the aid, which allocated $688 million to aid suppliers of aircraft engine parts, shipbuilding, electronics and space launch. Last week, key progressives, Reps. Marc Pocan and Barbara Lee, demanded an investigation and public hearings into that use of economic stimulus funding for defense contractors, calling it a “Pentagon misuse of COVID funds.” The Pentagon has refuted that characterization. https://www.defensenews.com/congress/2020/09/29/new-covid-bill-dampens-hopes-for-defense-industry-aid/

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