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3 février 2020 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité
LE BREXIT ET LES ENTREPRISES Londres veut continuer à assumer un rôle majeur dans la sécurité européenne, mais le pays sort de l'Union au moment où celle-ci s'engage davantage pour assurer la sécurité des Etats membres. Ce qui soulève de nombreuses questions. Anne Bauer @annebauerbrux
Les Britanniques ne cessent de le répéter : leur départ de l'Union européenne ne remet pas en cause leur volonté de continuer à jouer un rôle de premier plan dans la défense de l'Europe. Ainsi la Grande-Bretagne participe, depuis le premier jour, à l'Initiative européenne d'intervention (IEI), le club des Etats-Majors européens lancé par le président Emmanuel Macron. Elle est, avec la France, le principal appui des Américains dans la coalition internationale au Levant et au Sahel, elle soutient les forces françaises par la mise à disposition de trois hélicoptères Chinook.
En termes de coopération militaire, les Britanniques sont à bord de l'avion de chasse européen, Eurofighter, de l'avion de transport militaire A400M, de la constellation Galileo et de divers programmes de missiles, notamment via la firme européenne MBDA. Et en novembre prochain, la France et la Grande-Bretagne, les deux seules armées du continent européen dotées de l'arme nucléaire, devraient fêter les dix ans du traité bilatéral de Lancaster House et lancer, à l'occasion, un projet clé : le démonstrateur d'un nouveau missile de croisière franco-britannique .
Chez le missilier européen MBDA, on insiste d'ailleurs sur « la force et la pérennité de la relation franco-britannique en matière de défense et de sécurité, initiée en 1998 à Saint-Malo et formalisée en 2010 par le traité de Lancaster House ». Et de rappeler que cette relation bilatérale est au coeur même du projet de l'entreprise , qui est de b'tir un champion mondial des missiles, en partageant l'effort industriel au travers de programmes en coopération européenne.
De fait, du côté des industriels de la défense, le Brexit inquiète peu à court terme. Les biens de défense sont exonérés des règles générales de l'OMC sur les droits de douane. Et le commerce des armes est un sujet à part, régi par des conventions particulières. Dans l'aéronautique en outre, chacun est désormais certain que Londres restera membre de l'Agence européenne de sécurité aérienne, qui édicte les normes et veille à leur application.
Interrogé par « Les Echos », le patron d'Airbus, Guillaume Faury, déclarait en septembre dernier que « les craintes relatives à la perte des certifications aéronautiques de production et de conception pour les pièces produites au Royaume-Uni, ainsi que pour la libre circulation de nos employés, ont été écartées, à force de travail en interne et avec les gouvernements. »
Toutefois, le Brexit intervient au moment même où l'UE engage une dynamique nouvelle en matière de défense. Pour la première fois, le budget européen pourra servir à subventionner la recherche et le développement de programmes d'armement. Or de facto, les Anglais sont déjà hors jeu.
Dans l'anticipation du Brexit, ils ne participent pas à la nouvelle politique de « coopération structurée permanente », qui a donné naissance à une quarantaine de projets de coopération dans la défense entre divers pays européens. Et, faute de répondant côté anglais, Paris s'est tourné vers Berlin pour envisager le futur de deux équipements clé de défense : l'avion de combat du futur et le char de nouvelle génération.
Les Britanniques ne font pas non plus partie du futur Fonds européen de défense, qui doit aider au financement de ses projets. Enfin, ils quittent les instances dirigeantes de l'Agence européenne de défense. Au sein des industriels du secteur, nombre d'opérateurs souhaitent le retour de la Grande-Bretagne dans les instances européennes.
Car personne n'a intérêt à maintenir des tensions, comme celles nées de l'exclusion de Londres du réseau protégé de communication gouvernementale, de la constellation Galileo. Dans l'aéronautique, chacun espère que le futur avion de combat franco-allemand, le SCAF, et son concurrent britannique, le projet Tempest mené avec les Italiens et les Suèdois, se rejoindront un jour.
« C'est dans l'intérêt des Britanniques comme dans celui des Européens, qu'un terrain d'entente soit trouvé dans les futurs traités d'association qui seront négociés cette année », commente le président de MBDA, Eric Béranger. « Le Royaume-Uni devrait pouvoir bénéficier d'un statut particulier qui permettra de poursuivre les nombreuses coopérations qu'il a en Europe, dans les missiles bien évidemment, mais aussi dans l'aviation militaire ou le spatial de défense », ajoute-t-il.
Mais avec un groupe principal de défense BAE Systems, qui est déjà un important fournisseur de l'armée américaine, la tentation britannique peut être de regarder davantage outre-Atlantique qu'outre Manche.
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ByEd Adamczyk Feb. 17 (UPI) -- A solar-powered unmanned aircraft with a wingspan of 114 feet completed its maiden high-altitude flight in the stratosphere, maker BAE Systems said on Monday. The plane, called PHASA-35, which stands for Persistent High altitude Solar Aircraft and its wingspan measured in meters, is meant to fly about 32 miles above the earth in the space, in the upper atmosphere between conventional aircraft and satellites. The aircraft's solar-powered batteries could allow it to stay aloft for over a year at a time, providing a stable platform for monitoring, surveillance, communications and security applications. It can also offer military and commercial customers with capabilities not available from existing air and space platforms, and could be used in communications networks disaster relief and border protection at a fraction of the cost of satellites, BAE said in a statement. The plane, which went from proof of capability to testing in only 20 months, is underwritten by Britain's Science and Technology Laboratory and Australia's Defense Science and Technology Group, and built by BAE Systems and its subsidiary, Prismatic Ltd. Its flight trials were successfully completed at the Royal Australian Air Force Woomera Test Range in South Australia. "To go from design to flight in less than two years shows that we can rise to the challenge the U.K. government has set industry to deliver a Future Combat Air System within the next decade," said Ian Muldowney, engineering director at BAE Systems. Additional test are scheduled for later this year, with plans to enter initial operations with customers within 12 months. Airbus is among companies competing in the high-altitude, long-endurance category of planes, and in 2019 completed a 26-day test flight of its solar-powered Zephyr S "High Attitude Pseudo-Satellite." https://www.upi.com/Defense-News/2020/02/17/BAE-successfully-tests-solar-powered-high-altitude-plane