Back to news

September 29, 2020 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

Promesse tenue pour le budget de la défense

Promesse tenue pour le budget de la défense

Mise à jour : 30/09/2019 - Auteur : Aude Borel - Direction : DICoD

Présenté vendredi en Conseil des ministres par Florence Parly, ministre des Armées, le projet de loi de finances 2020 des Armées prévoit une hausse des ressources de 1,7 milliard d'euros, pour s'élever à 37,5 milliards d'euros. Modernisation des équipements majeurs, créations de postes, innovation : tour d'horizon des grandes lignes du budget des Armées pour l'an prochain.

37,5 milliards d'euros. C'est le montant du budget du ministère des Armées pour l'année 2020. Les crédits consentis pour la modernisation des capacités de nos armées en font le deuxième poste budgétaire de l'Etat, derrière l'Education nationale. L'effort de défense en 2020 représentera ainsi 1,86% du PIB.

Un budget en hausse de 4,5%. Le budget de la Défense bénéficiera de 1,7 milliard d'euros de ressources nouvelles en 2020, conformément à la trajectoire de la loi de programmation militaire 2019-2025. Au cours des trois dernières années, le budget du ministère des Armées aura ainsi bénéficié de 10 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en cumul. En 2019, le budget avait déjà augmenté de 1,7 milliard d'euros. Avec un budget en croissance pour la troisième année consécutive, les engagements sont donc tenus. Les ressources de la Défense devraient augmenter au même rythme d'ici à 2022.

Un soldat mieux équipé, mieux protégé. L'effort de défense sur l'équipement devrait atteindre 20,9 milliards d'euros. Dès l'an prochain, la totalité des combattants déployée sur les thé'tres d'opération seront équipés de treillis et casques F3 ainsi que d'un gilet pare-balles nouvelle génération. Une tenue adaptée aux menaces et besoins actuels. 12 000 fusils d'assaut HK 416F supplémentaires viendront remplacer les Famas.

Le renouvellement des capacités opérationnelles. L'effort supplémentaire se traduira par des investissements à hauteur de 6,8 milliards d'euros dans la modernisation des principaux programmes d'équipements. Le premier sous-marin d'attaque de nouvelle génération Barracuda, deux ATL2 rénovés et deux A400M seront livrés aux armées françaises courant 2020. 128 nouveaux Griffon, 4 premiers Jaguar et 2 Mirage 2000D rénovés viendront compléter les livraisons attendues.

Un financement plus sincère des opérations. En 2020, le montant de la provision pour les opérations extérieures et les missions intérieures atteindra son niveau normalisé de 1,1 milliard d'euros (à comparer à 450 millions d'euros en 2017). Il s'agissait de se rapprocher, sans forcément l'atteindre, du niveau des surcoûts constatés sur la période récente, soit 1,2 à 1,4 milliard d'euros. Avec ces ressources pré-identifiées, cela facilitera le financement des engagements de la France.

Le quotidien du militaire et de ses proches amélioré. Le volet social voit lui aussi ses crédits s'accroître. Sur l'année 2020, le plan Famille continue de rester une priorité du ministère des Armées puisqu'environ 80 millions d'euros lui seront consacrés. 120 millions seront débloqués pour améliorer les conditions d'hébergement des militaires et 540 millions seront dédiés à l'entretien des infrastructures.

L'accompagnement des anciens combattants maintenu. 2,1 milliards d'euros sur le budget 2020 seront accordés à la mission Anciens Combattants. Pensions militaires d'invalidité, retraite du combattant, budget de l'Office national des anciens combattants et des blessés de guerre (subvention de 26 millions), autant de droits préservés par le projet de loi de finances 2020.

Blessés. 293 250 euros seront débloqués pour soutenir l'activité handisport. Actuellement, 274 militaires blessés sont suivis dans la convention entre l'ONACVG et les armées.

La rénovation des infrastructures. En 2020, des aménagements liés à l'accueil des frégates multi-missions seront effectués à Brest. L'armée de Terre entreprendra des travaux pour préparer l'arrivée des nouveaux blindés Scorpion. L'an prochain, 300 engins de ce type entreront en service. La base aérienne 125 d'Istres se préparera quant à elle à réaliser les infrastructures pour le MRTT Phénix.

Les priorités du budget. Nouvel environnement de conflictualité, l'espace bénéficiera de 448 millions d'euros, notamment pour renouveler les capacités satellitaires. 336 millions seront investis dans le domaine du renseignement. Autre axe majeur : le cyber (1,6 milliard). 93 nouveaux cyber-combattants gagneront les rangs de l'institution l'année prochaine. En 2020, le budget de la dissuasion nucléaire est porté à 4,7 milliards d'euros pour renouveler les composantes océanique et aéroportée.

Construire une Europe de la Défense. L'initiative européenne d'intervention (IEI) qui regroupe à l'heure actuelle 13 pays constitue une force potentielle de 26 000 militaires engagés en opérations extérieures. Dans le cadre de la Coopération structurée permanente, 8 projets sur 34 sont coordonnés par la France, comme la rénovation de l'hélicoptère Tigre déployé au Sahel. Un chiffre qui témoigne de l'importance de la France dans le dispositif européen.

Développer l'innovation. 5,5 milliards seront consacrés à la Recherche et au Développement. Les études amont dédiées aux travaux de jeunes chercheurs et à l'innovation à cycle court connaîtront en 2020 une croissance de 8,3% par rapport à 2019, avec une enveloppe dédiée de 821 millions d'euros. Parmi les grandes nouveautés, la création d'une cellule de coordination de l'intelligence artificielle de Défense (CCIAD). Sur le plan énergétique, 2020 verra la concrétisation du Plan « Place au Soleil » et les conclusions du comité de travail dédié à l'énergie.

Patrimoine. 5 millions d'euros seront consacrés à l'entretien et à la valorisation des neuf hauts lieux de la mémoire nationale, 274 nécropoles, sépultures et carrés militaires sur le territoire national. Les trois musées nationaux des armées bénéficieront de subventions totalisant un montant de 44,7 millions d'euros. En 2020, les commémorations célébreront la guerre de 1870, le 80e anniversaire de l'appel du 18 Juin du général De Gaulle, le 75e anniversaire de la libération des camps et le 70e anniversaire de la création du bataillon de Corée.

Jeunesse. La loi de finances 2020 se fixe comme objectif d'atteindre 750 000 jeunes entre 16 et 25 ans via la Journée défense et citoyenneté. Pour le Service militaire volontaire, l'ambition est de fidéliser plus de 300 volontaires et de maintenir le taux d'insertion à 70%.

Des personnels pour la protection des Français. Une force de 10 000 soldats assure la protection des citoyens sur le territoire national. 7 000 d'entre eux sont mobilisables en permanence et 3 000 sont rattachés à la réserve stratégique. S'y ajoute un vivier de 40 000 réservistes opérationnels. La LPM prévoit 1 500 nouveaux emplois sur la période 2019-2022. 450 ont été créés en 2019, 300 le seront en 2020. A noter que chaque année, 27 000 personnes sont recrutées au sein du ministère des Armées.

https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/projet-de-loi-de-finances-2020-promesse-tenue-pour-le-budget-de-la-defense

On the same subject

  • Auditors: Over 1 million F-35 spare parts lost by DoD and Lockheed

    May 30, 2023 | International, Aerospace

    Auditors: Over 1 million F-35 spare parts lost by DoD and Lockheed

    GAO said some defense officials believe the true amount of lost spare parts may be even higher.

  • Japan Could Pick And Choose Components From Tempest

    December 2, 2019 | International, Aerospace

    Japan Could Pick And Choose Components From Tempest

    Bradley Perrett Japan says it wants international collaboration in developing its Future Fighter for the 2030s, but it wants to lead the project despite limited experience in fighter development. And it aims at a fighter much larger than any operated by a western European country ; the U.S. is not offering a possible joint project. That seems to leave only the choice of indigenous development, perhaps with help from a foreign technical partner. Nevertheless, participation in the UK's Tempest program may also be feasible. The Tempest project—which includes the Royal Air Force, BAE Systems, Rolls-Royce and MBDA—has a cooperation concept that leaves scope for Japan and other partners to use their own systems, weapons, propulsion and even airframes, says Air Commodore Daniel Storr, head of combat aircraft acquisition at the UK Defense Ministry. The model described by Storr gives Japan the flexibility to choose the size of its own fighter. Though evidently not an objective, this mix-and-match approach also creates an opportunity for Japan to continue to claim development leadership—but also to save money by sharing systems. The policy goal of running its own fighter program, stated in 2018, has looked like a big obstacle to Japan's participation in the Tempest or the Future Combat Air System (FCAS) project initiated by France and Germany. But if the Future Fighter shared only some features with Tempest, Japan could reasonably say it was leading its own program. BAE Systems promoted the Tempest program at the DSEI Japan exhibition held in Tokyo fromNov. 18-20. Prospective FCAS prime contractors, such as Airbus, did not show their concept. Storr outlined the flexible model of cooperative development at an exhibition conference, but Japanese speakers at that event did not comment on the prospect of Japan joining Tempest. In a Nov. 1 interview with The Financial Times, newly appointed Defense Minister Taro Kono seemed to play down the possibility of participation in a European program, saying Japan should explore all possibilities but needed to maintain interoperability with U.S. forces. Storr addressed that point, emphasizing that working with the U.S. was a high priority for the UK too. Japan's alternative to international cooperation is developing a fighter by itself with the technical help of a foreign company. Lockheed Martin is supporting the Korea Aerospace Industries KF-X and BAE is helping the Turkish Aerospace Industries TF-X in such an arrangement. By working with Lockheed Martin, Boeing or Northrop Grumman, Tokyo would partially compensate the U.S. for its expenditures in defending Japan. But the U.S. would gain little from technical support fees, and Japan is already committed to buying 147 Lockheed Martin F-35 Lightnings as the aircraft to precede the Future Fighters. The defense ministry has asked for the development of the Future Fighter to be launched in the fiscal year beginning April 2020. It is not clear whether that means mobilizing resources to commence full-scale development or taking some lesser step to firm up the commitment to create the aircraft. For the past year, the government's policy has been to launch no later than March 2024. However, Japanese companies, especially fighter builder Mitsubishi Heavy Industries (MHI), are pushing for a launch as soon as possible. They want to transfer knowledge to young engineers from the older generation that developed Japan's last fighter, the MHI F-2, which the Future Fighter will replace. The UK does not want to commit to launching full-scale development of the Tempest before 2025, but its date for entry into service in 2035 meets Japan's objective, which is sometime in the 2030s. Meanwhile, the FCAS program is aiming at 2040. Sweden and Italy are cooperating with the UK during the current early stage of Tempest research, while Spain has joined France and Germany for FCAS work. Like Storr, BAE has stressed the advantages of partners taking only as much of the Tempest as they want. “There is a range of different partnership models that can be considered,” says Andy Latham, who is working on the program. “Japan has some great technology that any partner can benefit from. Their avionics industry is pretty effective.” The cooperation concept replaces the standard model, one in which partners spend years negotiating and compromising to define a design that all of them must accept. Instead, according to Storr, they can save time and money by agreeing to disagree—to the extent that each is willing to pay the extra cost of independent development and manufacturing of design elements. The Japanese defense ministry's studies point to a need for a very big fighter with an empty weight well above 20 metric tons (40,000 lb.), larger than the Lockheed Martin F-22 Raptor. Superior endurance and internal weapon capacity are the key factors behind this choice. No western European country has operated a fighter more than about two-thirds as big, but Storr said a large configuration for the Tempest cannot be ruled out. The mockup exhibited at the 2018 Farnborough International Airshow was bigger than the F-22. Still, the UK and other European partners might want a much smaller fighter; concept designs that have not been shown are not as big as the mockup. But the concept for cooperation would allow for Japan to devise its own airframe while, for example, using the same engine and some weapons, software and avionics as other partners. The architecture of the software is intended to be open, accepting different programs easily. Tempest researchers will consider which systems and capabilities will go into the fighter and which will be incorporated into the ammunition or an accompanying drone, which could be fully reusable or optionally expendable, Storr says. The FCAS program is taking a similar approach. The Tempest will need great capacity for generating electricity, he says, and the weapon bay should be regarded as a payload bay, perhaps for holding additional fuel that would extend endurance on surveillance missions. The Japanese finance ministry is insisting upon private investment in the Future Fighter program, in part to ensure contractors are fully incentivized to prevent failure. Contractors will be able to make money in civil programs from technology developed for the fighter, says the ministry, which is highly influential but does not have a final say. “Judging from past program examples, it is clear that the Future Fighter program would bring a risk of a budget overrun and schedule slippage, but would also benefit the private sector,” the finance ministry said in an October presentation to the Council on Fiscal Policy, an advisory body. “The government and private sector should invest funds and resources to build a failure-proof framework.” Noting that MHI used technology from the F-2 program in its development and manufacturing of the outer wing boxes of the Boeing 787, the ministry says contractors can expect to gain similar opportunities for civil applications of technology from the Future Fighter program—so they should invest in it. https://aviationweek.com/defense/japan-could-pick-and-choose-components-tempest

  • Defense innovation hindered by Cold War-era practices, experts say

    January 16, 2024 | International, Aerospace

    Defense innovation hindered by Cold War-era practices, experts say

    A commission established by the Atlantic Council in 2022 issued 10 recommendations for helping DoD overcome innovation inertia in a Jan. 16 report.

All news