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September 23, 2021 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

Le budget des armées est porté à près de 41 milliards d’euros en 2022

DÉFENSE

Le budget des armées est porté à près de 41 milliards d'euros en 2022

En 2022, le budget des armées est porté à 40,9 milliards d'euros, soit une augmentation de 1,7 milliard d'euros par rapport à 2021 et 9 milliards de plus qu'en 2017. Ce budget prévisionnel, établi par le PLF (Projet de loi de finances) 2022, constitue la quatrième étape de la loi de programmation militaire (LPM). « Les crédits dégagés assurent la montée en puissance des équipements majeurs et permettent des investissements conséquents en matière de recrutement, d'innovation ou dans des secteurs stratégiques comme le cyberespace et le domaine spatial. Ils participent également à garantir le maintien de plus de 200 000 emplois sur le territoire français, principalement dans les entreprises constituant la Base industrielle et technologique de défense (BITD) ». C'est un budget historique au service de la remontée en puissance de nos armées », a souligné Florence Parly, ministre des Armées.

Ensemble de la presse du 23 septembre


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    October 25, 2019 | International, Naval

    Florence Parly, ministre des Armées, lance la fabrication d’une série de nouvelles frégates à Lorient

    L'événement s'est déroulé en présence du délégué général pour l'armement, Joël Barre, du chef d'état-major de la marine nationale, l'amiral Christophe Prazuck, de son homologue grec, le vice-amiral Nikolaos Tsounis , et de Hervé Guillou, PDG de Naval Group. Les FDI sont des navires de combat de la classe 4 500 tonnes avec un équipage de 125 marins. Aptes à intervenir dans tous les domaines de la lutte en haute mer, elles intègrent de nombreuses innovations, parmi lesquelles le premier radar à panneaux fixes entièrement numérique au monde. Le programme FDI a été lancé en 2017. La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit que les deux premières FDI seront livrées à la Marine nationale d'ici à 2025. Cinq FDI seront en service au sein de la Marinenationale en 2030. Sur proposition de l'amiral Prazuck, la ministre des Armées a décidé que l'une d'entre elles portera le nom de l'amiral Louzeau, décédé récemment. Le programme FDI participe au renouvellement et au renforcement de la flotte de surface de la Marine nationale, conformément aux conclusions de la revue stratégique de 2017 qui prévoit 15 frégates de premier rang en 2030 : 8 frégates multi-missions (FREMM), 2 frégates de défense aérienne (FDA Horizon) et 5 frégates de défense et d'intervention (FDI). La première FDI a été commandée en avril 2017 par la Direction générale de l'armement (DGA) à l'industriel Naval Group associé à Thales et MBDA. Sa livraison à la Marine nationale est prévue fin 2023. Complémentaires des FREMM, les FDI sont des navires de combat d'un déplacement de la classe 4 500 tonnes, polyvalents, endurants, embarquant un équipage de 125 marins. Les FDI intègrent dès leur conception un concentré d'innovations : Elles peuvent intervenir dans tous les domaines de la lutte en haute mer: antinavire, antiaérien, anti-sous-marin. Aptes au contrôle de vastes espaces aéro-maritimes, elles sont aussi capables de se défendre contre les menaces asymétriques et de projeter un détachement des forces spéciales. Pour évoluer dans un monde de plus en plus digital, les FDI disposent nativement d'une protection contre la menace cyber et de deux centres numériques (Data Centers) qui regroupent les capacités de calculs de tous les senseurs et armements du bord. Parmi les équipements de nouvelle génération installés à bord on trouve un radar à quatre panneaux fixes permettant une veille permanente sur 360 degrés, fixés sur une m'ture unique, et des lanceurs capables de tirer plusieurs types de missiles antiaériens en fonction de la menace. Ce sont également les premières frégates à pouvoir embarquer simultanément un hélicoptère et un drone de la classe 700 kg. Conçues pour être évolutives, les FDI évolueront en standards de manière à s'adapter à l'évolution de la menace. Depuis la notification du marché par la DGA au printemps 2017, chaque jalon technique a été franchi dans les temps que ce soit pour la conception du navire ou pour le développement des innovations embarquées, gr'ce à un travail collaboratif en plateau réunissant la DGA, l'industrie et la Marine. *L'amiral Pierre Alexis Ronarc'h, connu pour avoir été à la tête de la « brigade Ronarc'h », brigade de fusiliers marins ayant participé à la défense héroïque de Dixmude en 1914, commandant supérieur de la Marine pour la zone des armées du Nord de 1916 à 1918, un des pères de la lutte anti-sous-marine, puis chef d'état-major de la Marine entre 1919 et 1920. https://www.defense.gouv.fr/dga/actualite/florence-parly-ministre-des-armees-lance-la-fabrication-d-une-serie-de-nouvelles-fregates-a-lorient

  • Histoire d’un faux pas : ce qui se joue vraiment derrière l’affaire du Rafale en Inde

    September 28, 2018 | International, Aerospace

    Histoire d’un faux pas : ce qui se joue vraiment derrière l’affaire du Rafale en Inde

    Les récentes déclarations de François Hollande au journal Mediapart sur le choix du partenaire local du projet Rafale (l'entreprise Reliance), et qui a également financé le film de sa compagne Julie Gayet, ont relancé la polémique en Inde sur les conditions d'attributions et d'achat de ces avions de combat. Pour autant, au-delà du potentiel conflit d'intérêts, cette histoire cache une réalité beaucoup plus complexe qu'il n'y peut paraître vu de France. Cet énorme contrat mêle, de façon concomitante, des enjeux de politique interne, de relations internationales mais aussi des enjeux industriels et économiques. La phrase ambiguë de François Hollande Afin de bien comprendre pourquoi les propos de François Hollande ont eu autant de retentissement en Inde, il est bon de recontextualiser l'histoire. Vendredi dernier, François Hollande interrogé sur le financement d'un film de Julie Gayet par le groupe indien Reliance, chargée également de fabriquer des pièces de l'avion de chasse Rafale dans le cadre d'une joint-venture avec Dassault Aviation, a déclaré à Mediapartque le gouvernement français n'avait pas eu de mot à dire sur le choix du partenaire indien : « C'est le gouvernement indien qui a proposé ce type de services, et Dassault qui a négocié avec Anil Ambani (le PDG de Reliance) [...] Nous n'avons pas eu le choix, nous avons pris l'interlocuteur qui nous a été donné. » Cette phrase ambiguë a permis à l'opposition, et notamment au Parti du Congrès, de prendre à partie le gouvernement de Narendra Modi et de l'accuser une nouvelle fois d'avoir favorisé Ambani et Reliance pour l'obtention de ce contrat. Une polémique ancienne Pourtant, cette polémique est bien plus ancienne et complexe. Celle-ci commence en avril 2015 lorsque le premier ministre Narendra Modi, en visite officielle à Paris, annonce que l'Inde achètera 36 Rafales pour un montant d'environ 8 milliards d'euros. Cette annonce remet en cause l'accord négocié par le précédent gouvernement UPA (une coalition entre le parti du Congrès et d'autres partis) en 2008 et qui proposait l'achat de 126 avions Rafale pour 20 milliards de dollars. Le gouvernement Modi avait jugé cet accord trop cher, d'une durée trop longue (plus de 10 ans) et limitant ainsi les plans de modernisation de l'armée indienne. L'acquisition à court terme de ces avions était aussi liée à la nécessité de rapidement remplacer une flotte de combat vieillissante et en sous-effectif. Les débats ont alors porté sur trois éléments que l'on retrouve encore aujourd'hui dans la controverse : le coût d'acquisition de ces avions Rafale ; le choix de la compagnie en charge de construire certains éléments aéronautiques ; et enfin le fait qu'il n'y ait pas de réel transfert de technologie compris dans l'accord. L'opposition maintient que ces Rafales sont plus chers sous ce nouveau contrat que sous l'accord passé en 2008. Le gouvernement indien prétend que ce nouvel accord permet, au contraire, une baisse de coût de 9 % de moins par avion par rapport à l'ancien accord. Mais, dans le même temps, il refuse de s'exprimer devant le Parlement sur le prix total, mettant en avant l'accord de confidentialité signé en janvier 2016 avec la France et Dassault et des considérations de secret défense et de sécurité nationale. Une préférence du privé au public qui pose question L'opposition questionne aussi vivement le fait que le gouvernement ait autorisé que le partenaire de Dassault soit une compagnie de défense privée (Reliance Aerospace Limited) dans le cadre de l'accord de 2016 et n'ayant qu'une expérience très limitée dans le domaine de l'aéronautique de défense. Par ailleurs, celle-ci, au moment de l'accord, connaissait de fortes pertes financières. L'ancien accord prévoyait que le partenaire principal soit l'entreprise publique Hindustan Aeronotics Limited (HAL) qui possède une importante expertise dans l'industrie des avions de combat depuis l'Indépendance. Cette préférence du privé au public, couplée à la question de la compétence, ont suffi pour jeter la suspicion sur l'aval donné à ce choix. D'autant plus que les frères Mukesh et Anil Ambani, originaires du Gujarat (État à l'ouest du pays), tout comme le premier ministre, sont considérés comme très proches de ce dernier. Ainsi que l'a dit François Hollande, le gouvernement indien a toujours maintenu le fait que la compagnie privée retenue a été du choix du vendeur français et que les gouvernements ne sont pas intervenus dans ce choix. Ils sont rejoints par les déclarations de Dassault qui revendique cette liberté de décision. Comment Reliance Aeronotics s'est imposé Ce qui est plus intéressant dans cette polémique, c'est de comprendre pourquoi Reliance Aeronotics Limited, entreprise ayant peu d'expérience et très endettée, s'est imposé par rapport à Hindustan Aeronotics. Reliance Aeronotics avait déjà discuté avec Dassault dans le cadre du premier accord de 2008. À cette époque, l'entreprise était sous l'égide de l'aîné des Ambani, Mukesh, et ce dernier n'avait pas souhaité participer au projet jugeant les procédures administratives et légales trop contraignantes. Ce n'est qu'après 2012, quand Anil Ambani a pris la direction de Reliance Aeronotics à la place de son frère, que les discussions ont repris. Les plans d'une joint-venture auraient été discutés lors d'Aero India (le salon aéronautique indien) deux mois avant l'annonce par Modi du nouvel accord. Or, une vidéo d'Éric Trappier (le PDG de Dassault Aviation) prise 15 jours avant l'annonce du nouveau contrat de 2015 le montre se réjouissant d'un partenariat avec Hindustan Aeronotics Limited. Dassault se défend en expliquant que cette vidéo a été prise avant que le nouvel accord ait été proposé et que cette phase était logique dans le cadre de l'ancien accord ou Hindustan Aeronotics apparaissait. L'enjeu central des transferts de technologie Ce qui est plus probable, c'est que ce changement d'accord opportun ait permis à Dassaut d'avoir plus de coudées franches par rapport au projet, l'évitant ainsi d'avoir à faire un transfert de technologie trop important. Les discussions préliminaires avec Hindustan Aeronotics portaient a priori sur le fait de construire sur place une partie des structures du Rafale alors que l'accord avec Reliance Aeronotics prévoit la participation de Reliance sur la construction de certains composants d'avions d'affaire (comme le Falcon 2000), et de façon anecdotique ceux du Rafale (dont l'assemblage sera fait en France). Et c'est sans doute bien sur ce point que les commentaires des opposants au nouveau deal sont les plus pertinents. En effet, à son arrivée au pouvoir, Modi a souhaité faire en sorte que tout nouvel accord avec des entreprises étrangères réponde au cahier des charges de sa politique du « Make in India » : la production ou l'assemblage doit être en partie localisée en Inde. Ici, ce cahier des charges n'est pas réellement complet, même si, par le nouveau contrat, Dassault s'est engagé à réinvestir la moitié de la somme du contrat (qui est de presque 8 milliards d'euros) à travers le système des offset (investissements compensatoires). Le partenariat avec Reliance Aeronotics et la joint-venture ne porte, pour l'instant, que sur 100 millions d'euros pour l'usine commune qui est construite à Nagpur. Dans son communiqué de presse du 21 septembre, Dassault indique néanmoins d'autres partenariats vont être signés avec d'autres entreprises comme BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini, et SAMTEL. La bataille politique de l'armement en Inde Les controverses autour du Rafale et la véhémence du Parti du Congrès contre le BJP s'inscrivent en fait dans la longue continuation de la bataille politique entre le Congrès et ses opposants depuis les années 1980 vis-à-vis de la question de l'armement. Chaque contrat avec des puissances étrangères a fait l'objet des mêmes attaques pour un gouvernement comme pour l'autre, et un nombre substantiel de contrats n'ont pu voir le jour. La conséquence de ce jeu politique n'est pas neutre pour l'Inde. Le pays a été contraint de faire ses achats d'armements sans réelle cohérence dans la construction de sa politique de défense, plus souvent basée sur le contrat créant le moins de polémiques que sur l'efficacité technique ou la cohérence des commandes. Par contre, Narendra Modi, en refusant d'apporter un peu plus de transparence sur le prix et les conditions d'achat du Rafale, fait sans doute une erreur tactique. Et il semble retomber dans le même travers que Rajiv Gandhi (le père de Rahul Gandhi, le plus véhément principal opposant de Modi sur cette affaire et leader du parti du Congrès) lors du scandale Bofors dans les années 1980. Ce dernier y perdit ses soutiens politiques dans son propre parti, le soutien de l'armée et cette affaire provoqua la chute du gouvernement (et l'arrêt du contrat par la même occasion). En fin tacticien, c'est certainement avec le souvenir de cette histoire en tête que Rahul Gandhi cherche à préparer le terrain des élections générales de l'année prochaine. L'art délicat de la diplomatie des ventes d'armes Par ces propos ambigus, François Hollande a certainement cherché à se prémunir contre toute attaque vis-à-vis d'un conflit d'intérêts entre les choix stratégiques de la France et sa vie privée. Cette priorisation de l'intérêt personnel par rapport aux intérêts français est une option risquée et qui a d'ailleurs conduit l'ancien Président à faire machine arrière sur ses propos suite à une contredéclaration du Quai d'Orsay. Cet incident pourrait néanmoins porter à long terme préjudice à la France. N'oublions pas que l'Inde est le premier importateur d'armes au monde et le premier client export de Dassault Aviation ainsi que de la France en termes d'armement sur la période 2007-2016. L'achat de matériel militaire ne se joue pas uniquement sur la performance de celui-ci mais est un art délicat de diplomatie et d'équilibre des rapports de pouvoir entre les États et les entreprises. Et l'ancien Président est pourtant bien placé pour le savoir. https://theconversation.com/histoire-dun-faux-pas-ce-qui-se-joue-vraiment-derriere-laffaire-du-rafale-en-inde-104014

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