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December 10, 2018 | International, Land

La Russie devient le deuxième producteur d’armes au monde

Le Monde avec AFP

La Russie s'est hissée au deuxième rang des pays producteurs d'armes en 2017 derrière les Etats-Unis, une place jusque-là occupée par le Royaume-Uni, selon un rapport de l'Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm (Sipri) publié lundi 10 décembre.

« Les entreprises russes connaissent une croissance significative de leurs ventes d'armes depuis 2011 », a expliqué le chercheur Siemon Wezeman, dans un communiqué. Elles représentaient 9,5 % des ventes des cent plus gros producteurs mondiaux en 2017 avec un chiffre d'affaires de 37,7 milliards de dollars (33 milliards d'euros), en progression de 8,5 % par rapport à 2016, selon le rapport.

« Ceci est conforme à l'augmentation des dépenses de la Russie en matière d'achat d'armes pour moderniser ses forces armées », a ajouté le chercheur. En septembre, le pays a par ailleurs conduit les plus vastes manœuvres militaires de son histoire en Extrême-Orient, dénoncées par l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) comme la répétition d'un « conflit de grande ampleur ».

Les Etats-Unis largement en tête

La deuxième place du classement était occupée, depuis 2002, par le Royaume-Uni, rétrogradé au troisième rang (9 % de la production mondiale). La France conserve la quatrième place (5,3 % de la production) et les Etats-Unis restent largement en tête.

A eux seuls, les producteurs américains représentaient 57 % du total des ventes mondiales en 2017, avec quarante-deux entreprises dans le top 100 pour un chiffre d'affaires cumulé de 226,6 milliards de dollars (environ 198 milliards d'euros).

« Les entreprises américaines bénéficient directement de la demande constante d'armes du ministère de la défense [des Etats-Unis] », a expliqué Aude Fleurant, directrice du programme de recherche sur l'armement et les dépenses militaires.

article complet: https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/10/la-russie-devient-le-deuxieme-producteur-d-armes-au-monde_5394967_3210.html

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  • SCAF-Tempest: nouvelle guerre d'avions de combat européens en vue

    July 16, 2020 | International, Aerospace

    SCAF-Tempest: nouvelle guerre d'avions de combat européens en vue

    Par Vincent Lamigeon le 15.07.2020 à 15h04 Un rapport du Sénat sur le projet d'avion de combat franco-allemand SCAF juge peu probable une fusion du programme avec le projet britannique concurrent Tempest. Une nouvelle guerre intestine de type Rafale-Eurofighter ferait le bonheur de la concurrence américaine. On connaissait la guerre intestine Rafale-Eurofighter. Il va peut-être falloir s'habituer à son remake, l'affrontement SCAF-Tempest. Dans un rapport sur le projet d'avion de combat franco-allemand SCAF (Système de combat aérien du futur) publié le 15 juillet, les sénateurs Hélène Conway-Mouret et Ronan Le Gleut estiment hautement improbable la fusion du programme avec son concurrent britannique Tempest, lui aussi prévu pour une entrée en service en 2035-2040. "Pour le moment, les deux projets n'ont aucune intersection", estiment les rapporteurs, soulignant que "l'intérêt réciproque" à un rapprochement est "de moins en moins marqué". "Les Britanniques semblent d'ailleurs beaucoup moins effrayés que nous à l'idée d'une concurrence intra-européenne", assure Hélène Conway-Mouret. De fait, chacun des deux programmes avance de son côté. Lancé par Paris et Berlin en juillet 2017, le SCAF a été rejoint par l'Espagne mi-2018. Le projet vise le développement d'un nouvel avion de combat (NGF, pour New Generation Fighter), de drones d'accompagnement ("remote carriers", ou effecteurs déportés) et d'un "cloud de combat" destiné à faire fonctionner ces engins en réseau. Après d''pres négociations, Paris et Berlin ont signé début 2020 un premier contrat de recherche et technologies (R&T). D'un montant de 155 millions d'euros, il a permis de lancer les travaux préparatoires au développement d'un démonstrateur à l'horizon 2026. Dassault, Airbus Defence & Space, Safran, MTU, Thales, MBDA et l'espagnol Indra figurent notamment parmi les industriels retenus. Italie et Suède dans la "Team Tempest" En réaction à ce projet, le Royaume-Uni a annoncé en juillet 2018 le développement de son propre avion de combat du futur, baptisé Tempest. De premiers travaux ont été confiés à une équipe d'industriels britanniques ou très implantés outre-Manche (BAE, Rolls-Royce, Leonardo, MBDA). Londres cherche désormais à attirer dans la "Team Tempest" des pays comme l'Italie, la Suède, mais aussi le Japon, la Turquie et l'Arabie Saoudite. Stockholm et Rome ont déjà, plus ou moins officiellement, rejoint le projet. "C'était une évidence pour nous de choisir cette option au lieu d'attendre quelques années pour obtenir une fraction du programme franco-allemand", assurait le 15 juillet dans le Financial Times Micael Johansson, le directeur général du groupe suédois Saab. Pour les sénateurs, une fusion des deux projets semble donc chaque jour moins probable, d'abord pour raisons industrielles. "La négociation pour la répartition des t'ches entre les grands leaders industriels au sein d'un seul et même projet, en particulier Airbus, Dassault, BAE, Thales et Leonardo, serait très complexe", souligne le rapport. Un rapprochement serait "encore plus difficile si le projet britannique parvient à une véritable internationalisation, en particulier avec l'entrée de la Turquie et/ou de l'Arabie Saoudite, voire du Japon", écrivent les sénateurs. Le scénario de deux avions concurrents, déjà éprouvé depuis 30 ans avec la lutte Rafale-Eurofighter, serait une catastrophe pour la défense européenne. "Il n'est pas certain que l'Europe pourra s'offrir deux systèmes de combat aérien du futur concurrents, avec une base d'exportation nécessairement plus étroite, surtout lorsque les conséquences économiques de la crise du coronavirus se seront fait pleinement sentir", écrivent Hélène Conway-Mouret et Ronan Le Gleut. La concurrence s'annonce frontale: le projet Tempest ambitionne une entrée en service en 2035, soit cinq ans avant le SCAF. Si ce calendrier est jugé "extrêmement ambitieux" par le rapport, le Sénat appelle néanmoins à profiter des plans de relance européens pour accélérer le calendrier du projet franco-allemand, et le rapprocher de la date de 2035. Le cap du milliard d'euros La concurrence du Tempest n'est pas la seule menace pour le programme SCAF. Avec seulement 155 millions d'euros de contrats signés, pour un montant total estimé entre 50 et 80 milliards d'euros, le projet n'est pas encore irréversible, soulignent les rapporteurs. Le Bundestag allemand est en droit de valider chaque tranche de 25 millions d'euros d'investissement, ce qui a déjà ralenti l'avancée du projet et menace les travaux futurs. Pour éviter cet écueil, les rapporteurs préconisent la signature d'un contrat-cadre global dès début 2021, pour graver dans le marbre le lancement du démonstrateur en 2026. "Il faudrait passer à un plus d'un milliard d'euros investis, idéalement 2 milliards, pour rendre le programme irréversible", estime Ronan Le Gleut. Autre menace pour l'avion de combat franco-allemand: l'inefficacité du fameux principe européen dit du "retour géographique", qui prévoit que les Etats partenaires reçoivent une charge industrielle proportionnelle à leur investissement. Cette vieille doxa européenne aboutit, comme sur le programme A400M, au choix d'industriels en fonction de leur passeport, et pas forcément de leurs compétences. Sans sacrifier totalement ce principe, le Sénat appelle donc à privilégier la doctrine dite du "best athlete" (meilleur athlète), selon laquelle c'est l'acteur le plus compétent qui est choisi, quelle que soit sa nationalité. Pour autant, Paris ne doit pas l'cher ses champions nationaux, industriels comme organismes publics, estime le rapport. Les sénateurs préconisent de veiller à la charge confiée aux PME et ETI françaises, et à confier au plus vite des contrats sur le SCAF à l'Onera, le laboratoire français de l'aérospatial. A l'inverse de son homologue allemand, le DLR, celui-ci est pour l'instant largement délaissé. "L'Onera doit participer au programme à la hauteur de son excellence reconnue par tous", indiquent les rapporteurs. Dans une interview à Challenges publiée le 22 juin, le président de l'Onera Bruno Sainjon espérait la signature de contrats SCAF en 2021. M88 contre J200 Les rapporteurs se veulent aussi vigilants sur la motorisation du futur démonstrateur du SCAF, qui doit voler en en 2026. Ils poussent au choix du moteur M88, développé par Safran, dans une version plus puissante que celle qui équipe actuellement le Rafale. C'était le scénario privilégié depuis le départ du programme, et un choix logique au vu du statut de maître d'oeuvre de Safran sur le moteur du SCAF. Mais les rapporteurs ont découvert qu'une autre option envisagée serait de choisir le moteur J200... qui équipe l'Eurofighter Typhoon. "Ce ne serait pas le bon choix, assure Ronan Le Gleut. Safran est le meilleur." Reste à voir si l'allemand MTU et l'espagnol ITP, qui participent à la fabrication du J200, sont du même avis. https://www.challenges.fr/entreprise/defense/scaf-tempest-la-nouvelle-guerre-des-avions-de-combat-europeens_719510

  • Reveal of French-made combat drone stirs up industry

    June 19, 2023 | International, Aerospace

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    The Aarok is a medium-altitude, long-endurance (MALE) combat drone, designed and made in France by Turgis & Gaillard.

  • Milrem Robotics Led Consortium Awarded 30,6 MEUR by the European Commission to Develop a European Standardized Unmanned Ground System

    June 19, 2020 | International, Land

    Milrem Robotics Led Consortium Awarded 30,6 MEUR by the European Commission to Develop a European Standardized Unmanned Ground System

    June 17, 2020 - A consortium led by Milrem Robotics and composed of several major defence, communication and cybersecurity companies and high technology SMEs was awarded 30,6 MEUR from the European Commission's European Defence Industrial Development Programme (EDIDP) to develop a European standardized unmanned ground system. During the project, a modular and scalable architecture for hybrid manned-unmanned systems will be developed to standardize a European wide ecosystem for aerial and ground platforms, command, control and communication equipment, sensors, payloads, and algorithms. The prototype system will utilize an existing unmanned ground vehicle – Milrem Robotics' THeMIS – and a specific list of payloads. The outcome of the project will be demonstrated in operational environments and relevant climatic conditions as part of participating member states military exercises or at separate testing grounds. The total cost of the project, titled iMUGS (integrated Modular Unmanned Ground System), is 32,6 million euros of which 30,6 million will be provided by the European Commission. “Robotic and autonomous systems will tremendously enhance defence and military capabilities in the coming years all around the world. iMUGS is an excellent example of how Europe can utilize and develop high-end technologies as a joint effort while avoiding scattering activities and resources,” said Kuldar Väärsi, CEO of Milrem Robotics. “It is nice to see, that the European Defence Fund is efficiently consolidating the requirements of EU member states and the European industry's capabilities to increase defence capabilities and strategic autonomy. The European industry is determined and ready to provide efficient and deployable technologies already over the next three years in the course of this project,” Väärsi added. The project is led by Estonia and its technical requirements have also been agreed with Finland, Latvia, Germany, Belgium, France, and Spain who are planning on financing the remaining 2 MEUR of the projects budget. During the project operational know-how will be gathered and concepts for the combined engagement of manned and unmanned assets developed, while considering the ethical aspects applicable to robotics, artificial intelligence, and autonomous systems. State-of-the-art virtual and constructive simulation environments will also be set up. iMUGS will be a cooperation between 14 parties: Milrem Robotics (project coordinator), GT Cyber Technologies, Safran Electronics & Defense, NEXTER Systems, Krauss-Maffei Wegmann, Diehl Defence, Bittium Wireless, Insta DefSec, (Un)Manned, dotOcean, Latvijas Mobilais Telefons, GMV Aerospace and Defence, the Estonian Military Academy and Royal Military Academy of Belgium. Background The objectives of the EDIDP programme are to contribute to the strategic autonomy of the European Union and to strengthen the cooperation between Member States. The priorities include enabling high-end operations of military forces with special focus on intelligence and secured communications and cyber. Actions include development of next generation ground combat capabilities and solutions in Artificial Intelligence, Virtual Reality and Cyber technologies. View source version on Milrem Robotics: https://milremrobotics.com/milrem-robotics-led-consortium-awarded-306-meur-by-the-european-commission-to-develop-a-european-standardized-unmanned-ground-system/

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