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October 1, 2018 | International, Aerospace

Airbus Helicopters mise sur la « reprise » des commandes militaires

BRUNO TREVIDIC

La demande militaire devrait permettre à Airbus Helicopters d'atteindre ses objectifs en 2018, estime le nouveau PDG, Bruno Even.

Arriver de l'extérieur pour prendre les commandes d'une entreprise sur un marché en crise n'est pas chose facile. Encore moins quand votre prédécesseur est susceptible de devenir votre patron. Tel est le défi relevé par Bruno Even, le nouveau patron d'Airbus Helicopters . Transfuge de Safran Engines, Bruno Even, 49 ans, a succédé il y a sept mois à Guillaume Faury, parti chez Airbus commercial aircraft. Sa mission ? Poursuivre la restructuration de l'ex-Eurocopter.

Le NH90 reprend des couleurs

« L'année 2018 est celle de la reprise des commandes militaires, se félicite Bruno Even. Ces derniers mois, nous avons sécurisé plusieurs opportunités, dont une commande de 28 NH90 pour le Qatar. Nous avons également reçu la confirmation d'une nouvelle commande de NH90 et de 50 hélicoptères légers Lakota pour l'armée américaine... En 2018, nous devrons avoir plus de commandes militaires que de livraisons ».

Marché civil stable

A l'inverse, le marché civil, sur lequel Airbus Helicopters a b'ti son succès, est toujours atone. « La remontée des cours du pétrole ne s'est pas traduite par une reprise des commandes, du fait des surcapacités accumulées. Environ 30 % de la flotte mondiale d'hélicoptères lourds dédiés au marché off-shore est au sol. La situation devrait perdurer un an ou deux », juge Bruno Even.

Plan de transformation

Pour faire face à cette situation, Airbus Helicopters a déjà dû en passer par deux plans de départs volontaires (800 postes au total). Surtout, l'hélicoptériste s'est engagé dans une vaste réorganisation industrielle , qui prévoit de spécialiser ses principaux sites de production en France, en Allemagne et en Espagne. Un chantier engagé il y a deux ans, mais qui est loin d'être achevé et que Bruno Even va devoir mener à bien s'il veut atteindre l'objectif de 10 % de marge d'ici cinq ans.

« Dans un marché difficile, l'optimisation des sites et des coûts reste une priorité, souligne-t-il. Nous avons engagé la spécialisation des sites avec le programme H160, nous allons la poursuivre avec les programmes plus anciens. Cela passera par des transferts de production entre les sites. Nous sommes en discussion avec les partenaires sur les moyens d'y parvenir d'ici trois à quatre ans ». Le processus ne doit rien modifier à la répartition de la charge de travail entre la France, l'Allemagne et l'Espagne, assure-t-il. Aucun plan social n'est envisagé, les départs naturels devant permettre de réduire les sureffectifs en douceur.

Les sous-traitants sollicités

La réduction des coûts passera également par un sacrifice des fournisseurs, ajoute le dirigeant. « 70 % de la valeur d'un hélicoptère provient de la chaîne de sous-traitants, il est normal que chacun fasse un effort, estime Bruno Even. Nous nous remettons en cause, nos fournisseurs pourraient eux aussi revoir leur organisation ».

Améliorer la satisfaction client

Autre priorité de Bruno Even : la satisfaction client, mise à mal par des taux de disponibilité jugés trop faible sur les hélicoptères militaires et le crash d'un H225 en Norvège sur les engins civils. « Nous travaillons à ce sujet depuis plusieurs années, mais nous ne sommes pas encore là où les clients nous attendent », reconnait-il. Airbus Helicopters entend améliorer de 15 % la disponibilité des Caracal de l'armée française dès 2018, et faire revoler les H225 cloués au sol par les compagnies pétrolières. Quitte à leur trouver de nouveaux usages ou de nouveaux clients, comme l'Ukraine.

Priorité au H160

En revanche, Bruno Even n'aura probablement pas de sitôt à gérer un nouveau programme , la gamme étant largement renouvelée. « La priorité, c'est de livrer le H160, dit-il. Nous sommes en phase avec le calendrier initial, avec une certification prévue pour fin 2019. Nous avons rentré les premières commandes, une dizaine, ce qui correspond à la trajectoire fixée. Nous avons également validé avec la DGA la première phase d'études de levée de risques, en prévision du lancement des versions militaires du H160, appelé à devenir l'hélicoptère multirôle de l'armée française. Le lancement du programme militaire devrait intervenir en 2023, pour des livraisons à partir de 2028 ».

Bruno Trévidic

https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0302322607770-airbus-helicopters-mise-sur-la-reprise-des-commandes-militaires-2209518.php

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    La France veut consacrer près de 300 milliards d'euros à sa défense en sept ans

    Par Challenges le 08.02.2018 à 08h45 Régénérer les hommes et moderniser les équipements, durement sollicités, tout en préparant l'avenir : c'est l'ambition du nouveau projet de loi de programmation militaire (LPM) français, qui prévoit de consacrer 295 milliards d'euros à la défense de 2019 à 2025. Régénérer les hommes et moderniser les équipements, durement sollicités, tout en préparant l'avenir : c'est l'ambition du nouveau projet de loi de programmation militaire (LPM) français, qui prévoit de consacrer 295 milliards d'euros à la défense de 2019 à 2025. Objectif de cet "effort budgétaire inédit", selon les propos du président Emmanuel Macron : porter les dépenses de défense de la France à 2% du PIB en 2025, conformément à ce que réclame l'Otan de la part de ses membres, selon cette LPM présentée jeudi matin en conseil des ministres dont l'AFP a obtenu les détails. Le budget des armées, de 34,2 milliards d'euros en 2018, va bénéficier d'une hausse de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'en 2022, avant des "marches" de 3 milliards par an à partir de 2023. Soit après la prochaine élection présidentielle. Cette trajectoire budgétaire ascendante contraste avec les réductions d'effectifs et les tensions financières endurées pendant plus d'une décennie par l'institution militaire, avant un redressement amorcé après les attentats de 2015. Reste une incertitude quant à la forte hausse des moyens programmée en 2024 et 2025, au-delà du quinquennat Macron. Pour l'heure, ce sont 198 milliards d'euros de besoins, de 2019 à 2023, qui sont "couverts de manière ferme", souligne-t-on au ministère. Les montants des années suivantes seront "précisés" lors d'une actualisation de la LPM en 2021. L'ancien chef d'Etat-major des armées Pierre de Villiers a appelé à la vigilance mercredi soir sur France 3, en soulignant que la mise en oeuvre de ces projections budgétaires était rarement fidèle aux engagements initiaux. "Nous sommes sur une pente à 1,7 milliard jusqu'en 2022 et ensuite la pente est à 3 milliards à partir de 2023 (...) Evidemment, nous avons l'expérience, il faudra être vigilant" sur l'exécution de ces engagements, a lancé le général, qui a démissionné en juillet 2017 après un conflit avec le chef de l'Etat en raison de coupes budgétaires. Le projet de LPM érige en priorités l'amélioration du quotidien du soldat et à la modernisation d'équipements à bout de souffle, alors que la France est engagée tous azimuts, au Sahel (opération Barkhane), au Levant (Chammal) et sur le territoire national (Sentinelle). Livraisons accélérées et augmentées Après quelque 60.000 suppressions d'effectifs entre 2005 et 2015, le ministère des Armées ambitionne de créer quelque 6.000 postes d'ici à 2025, en particulier dans la cyberdéfense (1.500) et le renseignement (1.500). Pour améliorer la condition des quelque 200.000 militaires français et les fidéliser, la LPM augmente nettement les crédits consacrés aux petits équipements (+34% sur 2019-23) -- gilets pare-balles, treillis... --, à l'entretien du matériel (+30%) et aux infrastructures (+71%), longtemps négligés. Deuxième grand axe : la modernisation accélérée des matériels existants, nombreux à aligner plusieurs décennies de service, a été privilégiée, et l'accent mis sur les capacités de renseignement (avions, drones, satellites...) susceptibles d'accroître l'autonomie stratégique française et européenne. L'armée de Terre va voir le renouvellement accéléré de ses véhicules blindés médians (programme Scorpion), dont 50% des nouveaux modèles seront livrés d'ici à 2025. Les fameux VAB, 40 ans au compteur, seront remplacés par les blindés Griffon, dont 150 exemplaires supplémentaires seront commandés. La Marine obtient quatre pétroliers ravitailleurs nouvelle génération, dont deux d'ici à 2025, un b'timent spécialisé dans le recueil de renseignement, et 19 patrouilleurs au lieu des 17 prévus pour surveiller les zones économiques exclusives françaises outre-mer. L'armée de l'Air se voit allouer 8 avions légers de surveillance, et le renouvellement accéléré de sa flotte quinquagénaire d'avions ravitailleurs Boeing KC-135 par 15 A330 MRTT, dont 12 auront été livrés en 2023. Pour préparer l'avenir, la France va lancer des études sur le remplacement de son unique porte-avions, qui sera retiré du service vers 2040. Seront également financées des études sur le système de combat aérien du futur et sur le char de combat du futur. Sur le plan de la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la défense française, les travaux de renouvellement des deux composantes (navale et aérienne) seront engagés au cours du quinquennat. Budget estimé : 37 milliards d'euros entre 2019 et 2025. (Avec AFP) https://www.challenges.fr/entreprise/defense/la-france-veut-consacrer-pres-de-300-milliards-d-euros-a-sa-defense-en-sept-ans_566000

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    ‘Fix-it’ man Shanahan working to streamline defense spending

    By: Lolita C. Baldor, The Associated Press WASHINGTON — The sooner-than-expected departure of Defense Secretary Jim Mattisshifts the focus to President Donald Trump's appointment of an acting Pentagon chief and plans for a permanent replacement. Deputy Defense Secretary Patrick Shanahan will take over as acting secretary on Jan. 1, Trump announced in a tweet Sunday. He had worked for more than three decades at Boeing Co. and was a senior vice president when he became Pentagon deputy in July 2017. In the new year Trump wants to focus on streamlining purchases at the Pentagon, an issue on which Shanahan has already been working, a White House official said. The official asked not to be identified publicly discussing personnel matters. U.S. officials said they didn't know if Shanahan would be Trump's nominee to replace Mattis. During a lunch with conservative lawmakers Saturday at the White House, Trump discussed his options. They were "not all military," said Sen. Lindsey Graham, R-S.C., who was among those attending. Shanahan's biography on the Pentagon's website does not list military experience for the longtime Boeing executive. He earned a bachelor's degree in mechanical engineering from the University of Washington, then a master's degree in mechanical engineering as well as an MBA from the Sloan School of Management at the Massachusetts Institute of Technology. In addition to work in Boeing's commercial airplanes programs, Shanahan was vice president and general manager of Boeing Missile Defense Systems and of Boeing Rotorcraft Systems. In a March 2016 report, the Puget Sound Business Journal called Shanahan a Boeing "fix-it" man who was central to getting the 787 Dreamliner on track after production problems in the program's early years. An acting defense secretary is highly unusual. Historically when a secretary has resigned, he has stayed on until a successor is confirmed. For example, when Chuck Hagel was told to resign in November 2014, he stayed in office until Ash Carter was confirmed the following February. Mattis, a retired Marine Corps general, had been expected to retain his position as Pentagon chief through February. Secretary of State Mike Pompeo, not the president, notified Mattis of Trump's decision to put in place Shanahan, said a senior administration official who insisted on anonymity to discuss personnel issues. The sudden change stripped Mattis of any chance to further frame national security policy or smooth rattled relations with allies over the next two months. But U.S. officials said the reaction to Mattis' decision to leave — it sparked shock and dismay on Capitol Hill — annoyed Trump and likely led to pushing Mattis out. "When President Obama ingloriously fired Jim Mattis, I gave him a second chance. Some thought I shouldn't, I thought I should," Trump tweeted Saturday, foreshadowing his displeasure and the Sunday announcement. He also fumed over the media coverage of his Syria withdrawal order, suggesting he should be popular for bringing troops home. "With me, hit hard instead by the Fake News Media. Crazy!" Trump tweeted. A White House official said Trump decided Mattis should leave the administration earlier than planned to avoid a drawn-out transition when someone on hand whom they consider a qualified deputy capable of running the Pentagon in an acting capacity. The official asked not to be identified publicly discussing personnel matters. While Mattis' resignation followed Trump's announcement that he would soon pull all of the approximately 2,000 U.S. troops out of Syria, officials said that the decision was the result of an accumulation of disagreements. In a stunning resignation letter, Mattis made clear he did not see eye to eye with a president who has expressed disdain for NATO and doubts about keeping troops in Asia. Mattis was also unhappy with Trump's order to develop plans to pull out up to half of the 14,000 U.S. forces in Afghanistan. Earlier Sunday, Trump's acting chief of staff said that Trump had known for "quite some time now" that he and Mattis "did not share some of the same philosophies ... have the same world view." Mick Mulvaney told ABC's "This Week" that the president and his defense chief "just could never get on the same page" on Syria, adding that Trump had said since his presidential campaign that "he wanted to get out of Syria." Mulvaney said the president "is entitled to have a secretary of defense who is committed to that same end." Asked whether Trump wanted a Pentagon leader willing to challenge him or someone in lock step with his views, Mulvaney said "a little bit of both." "I've encouraged him to find people who have some overlap with him but don't see the world in lockstep with him," Mulvaney said. Meanwhile, Senate Majority Leader Mitch McConnell, R-Ky., joined leading Republicans on foreign affairs in urging Trump to reconsider his decision to withdraw American forces from Syria and called it "a premature and costly mistake." They asked Trump to withhold a final decision for 90 days to allow time to study the impact of the decision, but Mulvaney told ABC that Trump wouldn't change his mind. Just after tweeting the announcement about Shanahan, Trump said he had had "a long and productive call" with Turkey's president, Recep Tayyip Erdogan. Trump said they discussed IS, "our mutual involvement in Syria, & the slow & highly coordinated pullout of U.S. troops from the area. After many years they are coming home." Associated Press writers Robert Burns, Darlene Superville and Lisa Mascaro contributed to this report. https://www.militarytimes.com/news/your-military/2018/12/24/fix-it-man-shanahan-working-to-streamline-defense-spending

  • Deadline Extended: Canadian Safety and Security Program Challenges

    April 14, 2021 | International, Security

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    Deadline Extended: Canadian Safety and Security Program Challenges There's still time! The deadline to apply to the Canadian Safety and Security Program's (CSSP's) 6th call for proposals has been extended to May 11, 2021. The program is looking for your ideas to mitigate the effects of future high-impact, low-frequency events such as pandemics, natural disasters, or other disruptive forces caused by natural events or human activity. The challenges are aimed at reducing societal and economic disruptions, bolster the security of critical supply chains, and develop confidence in automation and virtual operations to enhance domestic resiliency. View the Call for Proposals here: http://science.gc.ca/eic/site/063.nsf/eng/h_98225.html Thank you, The IDEaS Team Date limite prolongée pour le 6e appel de propositions du PCSS Il vous reste encore du temps! La date limite pour présenter une proposition au 6e appel de propositions du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS) a été reportée au 11 mai 2021. Le programme est à la recherche de vos idées pour atténuer les effets de futurs événements à fort impact et à faible fréquence tels que pandémies, catastrophes naturelles ou autres forces perturbatrices causées par des événements naturels ou des activités humaines. Les défis visent à réduire les perturbations sociétales et économiques, à renforcer la sécurité des chaînes d'approvisionnement critiques et à développer la confiance dans l'automatisation et les opérations virtuelles pour améliorer la résilience nationale. Consultez l'appel de propositions ici: http://science.gc.ca/eic/site/063.nsf/fra/h_98225.html Merci, L'équipe IDEeS

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