3 décembre 2021 | International, Aérospatial

Le drone de combat furtif RQ-180 officiellement dévoilé

Dans une vidéo publiée récemment, l'US Air Force a dévoilé ce qui pourrait probablement être le drone de combat le plus important de sa génération : le RQ-180. Appartenant à la classe des drones HALE (haute altitude longue endurance), le RQ-180 afficherait une autonomie approchant les 36 heures, un double système de propulsion avec entrée d'air dorsale, et une cellule fortement similaire à celle du X-47B sans empennage arrière. Dans la vidéo, l'USAF révèle les premières images de ce qui pourrait être le RQ-180, surnommé « White Bat » (chauve-souris blanche). USAF a d'ailleurs recréé en 2019 le 74e escadron de reconnaissance sur la base aérienne de Beale (Californie) avec un insigne représentant une chauve-souris blanche. Le concept de furtivité a été très largement exploré aux Etats-Unis pour les bombardiers stratégiques tels le B-2A Spirit de Northrop ou le F-117 de Lockheed Martin, puis pour les chasseurs comme le F-22, les premiers drones mis en service autour des années 2000 devaient surtout permettre une bonne permanence sur zone.

Air & Cosmos du 2 décembre

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  • Cyberdéfense : une France offensive et complètement décomplexée

    21 janvier 2019 | International, C4ISR

    Cyberdéfense : une France offensive et complètement décomplexée

    Par Michel Cabirol Depuis plusieurs années, la France ne s'interdit pas de lancer des attaques cyber. Elle rend coup pour coup à ses adversaire dans le cyberespace. Et au-delà... Le ministère des Armées vient de terminer ses travaux doctrinaux en matière de lutte informatique offensive. Le monde est en guerre. Personne n'a vraiment conscience de l'ampleur de cette guerre très discrète à l'exception d'un cercle d'initiés. Vendredi lors d'un discours dans la droite ligne de celui en septembre 2015 de son prédécesseur Jean-Yves Le Drian, la ministre des Armées Florence Parly a dévoilé une attaque cyber de très grande ampleur contre son ministère, qui a commencé en 2017. Une attaque très sophistiquée à base du Malware Turla, un ver qui s'introduit dans les sites des administrations étatiques et des entreprise. Un ver qui s'est déjà introduit dans les sites de la Défense américaine et avait été décrit comme la plus grande brèche dans l'histoire des ordinateurs de l'armée US. "Nous sommes fin 2017, a raconté Florence Parly. Des connexions anormales sur le serveur de la messagerie internet du ministère des Armées sont constatées. Ces connexions ont révélé après analyse qu'un attaquant cherchait à accéder directement au contenu de boites mails de 19 cadres du ministère parmi elles, celles de quelques personnalités sensibles. Sans notre vigilance, c'est toute notre chaîne d'alimentation en carburant de la Marine nationale qui aurait été exposée. Surtout, cette tentative d'attaque a duré jusqu'en avril 2018. Nous avons pu patiemment et, en étroite collaboration avec nos partenaires, remonter la chaîne des serveurs et des adresses IP Derrière se cachait un mode d'attaque bien connu de nos services et que certains attribuent à Turla". Deux attaques par jour En 2017, le ministère des Armées a recensé 700 événements de sécurité, dont 100 attaques qui ont ciblé ses réseaux. En 2018, ce même nombre a été atteint dès septembre. "En moyenne, a précisé Florence Parly, ce sont donc plus de deux événements de sécurité par jour qui ont touché tout autant notre ministère, nos opérations, nos expertises techniques et même un hôpital d'instruction des Armées". Certaines de ces attaques, directes, ciblaient précisément le ministère. D'autres visaient les industriels de la défense. Par conséquent, confirme le chef d'état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, le cyberespace recèle "des potentialités de désorganisation massive qui ne doivent pas être ignorées mais au contraire intégrées dans une pensée stratégique renouvelée". Certaines attaques sont "le fruit de groupes malveillants,a précisé la ministre. D'autres de hackers isolés. Mais certaines, nous le savons, viennent d'Etats pour le moins indiscrets, pour le moins... décomplexés". Aujourd'hui, un certain nombre de nations incluent des effets cyber dans leurs stratégies militaires et leurs modes d'action. Elles s'y préparent à l'occasion d'exercices mêlant capacités conventionnelles et cyber. La France fait partie de ce club de nations. "Nos adversaires potentiels doivent savoir à quoi s'attendre" s'ils décident de passer à l'attaque dans le cyberespace, a précisé la ministre des Armées. "L'arme cyber est une arme d'emploi", a rappelé le général Lecointre. Les attaques cyber ont le plus souvent un caractère d'irrégularité. Le cyberespace favorise les actions de type guérilla ou de harcèlement en raison de la faible traçabilité des attaques cyber qui sont très difficilement attribuables. En outre, l'invulnérabilité du cyberespace est très difficile à conserver dans la durée compte tenu de l'étendue du milieu et de sa complexité. Enfin, l'accessibilité aisée pour les acteurs non-étatiques et les petits Etats offrent un outil offensif qui peut être volé, copié ou imité par des adversaires ou des acteurs tiers. Une doctrine de lutte informatique offensive Si une éventuelle riposte à l'attaque Turla n'a pas été révélée, Florence Parly a toutefois confirmé que la France s'octroierait le droit de riposter face à des cyber-attaques . "En cas d'attaque cyber contre nos forces, nous nous réservons le droit de riposter, dans le respect du droit, par les moyens et au moment de notre choix, a-t-elle expliqué. Nous nous réservons aussi, quel que soit l'assaillant, le droit de neutraliser les effets et les moyens numériques employés. Mais nous serons aussi prêts à employer en opérations extérieures l'arme cyber à des fins offensives, isolément ou en appui de nos moyens conventionnels, pour en démultiplier les effets". "La capacité à conduire des opérations militaires dans le cyberespace permet d'obtenir certains avantages sur les thé'tres d'opération des armées", a d'ailleurs reconnu le général Lecointre. "Nous considérons l'arme cyber comme une arme opérationnelle à part entière. C'est un choix nécessaire, en responsabilité. Nous en ferons un usage proportionné, mais que ceux qui sont tentés de s'attaquer à nos forces armées le sachent : nous n'aurons pas peur de l'utiliser", a averti la ministre. Une stratégie cyberdéfense offensive qui n'est pas nouvelle. Mais la France a affiné tout au long de ces derniers mois une doctrine de lutte informatique offensive à des fins militaires, qui est considérée comme une arme de supériorité opérationnelle. "La stratégie vise pour l'essentiel à acquérir et à conserver la supériorité (ou, tout au moins, une situation favorable) afin d'assurer la défense de nos intérêts et la préservation de notre souveraineté", a précisé le CEMA. L'arme cyber, un effet démultiplicateur C'est le commandant de la cyberdéfense, le général Olivier Bonnet des Paillerets, qui a été chargé de rédiger une doctrine de lutte informatique offensive. La France mis en place en mai 2017 le commandement de la cyberdéfense (COMCYBER). "Immédiateté de l'action, dualité des cibles, hyper-connectivité sont autant de facteurs de risques qui ont été pris en compte dans l'élaboration de la doctrine, tout comme la notion d'irrégularité", a précisé le CEMA. Une doctrine dont les éléments les plus sensibles resteront toutefois logiquement secrets. Ces attaques cyber seront conduites de façon autonome ou en combinaison des moyens militaires conventionnels. Selon le ministère, l'arme cyber vise à produire des effets à l'encontre d'un système adverse pour en altérer la disponibilité ou la confidentialité des données. Car la lutte informatique offensive permet de tirer parti des vulnérabilités des systèmes numériques adverses. "La lutte informatique offensive peut être un formidable démultiplicateur d'effets", a d'ailleurs estimé le chef d'état-major des armées. Pour le CEMA, la lutte informatique offensive élargit considérablement "le champ des possibles et la palette des options modulables que je suis susceptible de proposer au Président de la République". Elle peut se combiner et, si nécessaire, se substituer aux autres capacités militaires de recueil et d'action sur tout le spectre des missions militaires (renseigner, défendre, agir), a-t-il expliqué. "En réalité, les armes cyber apparaissent désormais comme des instruments incontournables de l'action militaire gr'ce à leur capacité à agir au profit des armes employées dans les autres milieux", a-t-il souligné. Les discours de Florence Parly, qui n'a rien annoncé de nouveau dans le domaine de la cyberdéfense, et du général François Lecointre préparent-ils à un nouveau changement de doctrine, cette fois-ci, dans la politique spatiale de défense, qui pourrait être dotée elle aussi d'une doctrine offensive,. Il semble qu'une France plus pragmatique mais pas forcément plus guerrière tourne la page d'une France romantique, voire naïve, dans les domaines cyber et de l'espace... https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/cyberdefense-une-france-offensive-prete-a-rendre-coup-pour-coup-a-ses-adversaires-804456.html

  • Airbus reveals classified LOUT stealth testbed

    7 novembre 2019 | International, Aérospatial

    Airbus reveals classified LOUT stealth testbed

    Airbus Defence & Space has revealed a more than decade-long research and demonstration effort into very low observable (LO) technologies, conducted as a classified effort for the German defence ministry. Showing its LO UAV testbed – or LOUT – platform at Manching on 4 November, Airbus future combat air system (FCAS) programme manager Mario Hertzog said the company began initial concept work in 2007. This led to a contract award in 2010 to refine configuration and material choices, and the production of a diamond planform demonstrator was completed in 2014. Pointing to the company's long involvement with LO reseach, Hertzog says: “Bringing all our experience into one programme was a logical conclusion.” The chosen configuration used for aerodynamic and anechoic chamber testing since 2014 has a roughly 12m (39.3ft) wingspan and similar length, and is described as a 4t-class vehicle. The subsonic design would use a conventional engine concealed behind a diverterless inlet, and has twin intakes blended into its upper fuselage. A cockpit transparency and sensor apertures also formed part of the testing. The aircraft's exhaust nozzle also is shielded from beneath, with Hertzog noting that such a vehicle would be optimised for use against ground-based air-defence systems. This mission requirement also led the company to hone LO techniques for the vehicle's landing gear doors and centerline internal weapons bay, Hertzog notes. Focus areas have included testing LO materials, including a radar absorbent structure for engine intake ducts, and on assessing radar frequency and infrared signature performance. Modelling work has also been conducted to analyse the likely acoustic characteristics of such a design. Airbus confirms that it has completed contracted work on LOUT, but says additional activities could be conducted. However, Hertzog declines to say whether Berlin could seek a flight-test campaign with such a system. Lessons learned from the LOUT programme will be available for potential adaptation during a long-term evolution activity on the Eurofighter Typhoon, and on a proposed French-German-Spanish FCAS development, Hertzog says. "Stealth is and will remain an enabler for survivability," he notes. https://www.flightglobal.com/news/articles/pictures-airbus-reveals-classified-lout-stealth-tes-462003/

  • To keep up with our competitors, America must boost shipbuilding

    30 juillet 2020 | International, Naval

    To keep up with our competitors, America must boost shipbuilding

    By: Sen. David Perdue Right now, the world is more dangerous than any time in my lifetime. The United States faces five major threats: China, Russia, Iran, North Korea and terrorism. We face those threats across five domains: air, land, sea, cyberspace and space. The U.S. Navy is one of the most effective tools we as a country have to maintain peace and stability around the world. Today, however, the Navy is in danger of being surpassed in capability by our near-peer competitors. On top of that, our competitors are becoming even more brazen in their attempts to challenge our Navy every day. To address this, the 2018 National Defense Authorization Act called for a 355-ship Navy to be built as soon as possible. This effort is extremely expensive: $31 billion per year for 30 years. This can't be funded by new debt. We must reallocate resources to fund this priority. It is unclear at this time whether we will be able to achieve this goal, however, because Washington politicians have failed to provide consistent funding to our shipbuilding enterprise over the years. The last two Democratic presidents reduced military spending by 25 percent. Presidents Bill Clinton and Barack Obama did it. Also, since 1975, Congress has only funded the government on time on four occasions due to our broken budget process. As a result, Congress forces the military in most years to operate under continuing resolutions, which further restricts the Navy's efforts to rebuild. These shortsighted decisions by Washington have had draconian effects on our military readiness. They have decimated our industrial supplier base and severely damaged critical supply chains. According to a 2018 report from the Pentagon, the entire Department of Defense lost over 20,000 U.S.-based industrial suppliers from 2000 to 2018. This means that, today, many shipbuilding components have just one U.S.-based supplier, and others are entirely outsourced to other countries. This is one of the reasons why it is doubtful that we can reach 355 ships unless major changes are made immediately. If we don't strengthen our industrial supplier base, there is simply no way to scale up ship production and maintenance capabilities to meet the requirements of a 355-ship fleet. The Department of Defense has not yet released this year's 30-year shipbuilding plan as required by law, and time is running out to reach the Navy's most recent projection of a 355-ship fleet by 2034. However, even if the Department of Defense has a solid, achievable plan to only reach 355 ships, I am skeptical that it will be enough. I am skeptical because America's biggest long-term challenge, China, is already running laps around us on shipbuilding. The Chinese Navy has 350 ships today, compared to our 300. By 2034, China is projected to have more than 425 ships. Even if we reached 355 ships, we would still have a 70-ship disadvantage, at the least. On top of that, because of the range restrictions in the Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty, which just ended in 2019, China has surpassed, or “out-sticked,” us in some missile capabilities as well. There are several steps we can take to respond to these developments. For starters, we need to place greater emphasis on funding our shipbuilding enterprise. Also, we need to rebuild our industrial supply chains through consistent, robust funding and by eliminating continuing resolutions. This year's NDAA takes critical steps to ensure we can keep up with our near-peer competitors and keep our country safe. It authorizes an increase of more than $1 billion for the construction of new submarines, destroyers and amphibious dock ships. It invests hundreds of millions of dollars to support our industrial supplier base. However, more work remains to be done in the coming years. We need to dramatically build up our Navy beyond 355 ships to ensure that the American-led free world can continue. President Teddy Roosevelt once said that “a good Navy is not a provocation to war. It is the surest guarantee of peace.” If we don't continue ramping up our shipbuilding enterprise right now, the world that we will be passing on to our children and grandchildren will only continue to grow more dangerous. Sen. David Perdue, R-Ga., is the chairman of the Seapower Subcommittee of the Senate Armed Services Committee. https://www.defensenews.com/opinion/commentary/2020/07/29/to-keep-up-with-our-competitors-america-must-boost-shipbuilding/

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