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September 13, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR

New Swedish government advocates for greater defense spending

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STOCKHOLM — The Swedish military can expect to see a sizable increase in its annual budget regardless of the composition of the new government that will be formed in the wake of parliamentary elections.

All of the mainstream parties, including the ruling Social Democrats (SDP), the Moderates, the Center, Liberals and the Sweden Democrats' right-wing nationalist party, campaigned on delivering a stronger national defense and channeling a much higher level of spending to the Swedish Armed Forces over the next 10 years.

"Sweden needs a more resilient national defense capability that is better funded and resourced," said Stefan Löfven, the SDP's leader and Sweden's prime minister.

The SDP is hoping to assemble a new government in partnership with the Leftist and Green parties. These three parties secured a 40.8 percent share of the popular vote in the recently concluded September 2018 election.

Löfven's main challenge is the center-right Alliance group, which includes the Moderates, the Center, Liberals and Christian Democrats. Together, the four Alliance parties won 40.3 percent of the popular vote.

The Alliance is looking to form a new government that excludes both the SDP and the Sweden Democrats.

The Sweden Democrats raised its share of the popular vote to 17.6 percent. All mainstream parties have ruled out forming a coalition that includes the Sweden Democrats.

Defense will be very much on the minds of Sweden's new government, against a backdrop of an unpredictable Russia and a domestic military that is unable to either fund major new procurement programs or work within the tight parameters of the current budgeting framework.

By: Aaron Mehta

“Sweden's national defense has been neglected for decades. What has happened is shameful. The budget allocated to the armed forces must reflect needs, operational realities and the requirement to replace outdated equipment. The goal should be to raise spending on defense to 2 percent of GDP, the recommended NATO level, inside 10 years,” said Ulf Kristersson, leader of the Moderates and someone being widely tipped to become Sweden's next prime minister.

The Alliance supports a more ambitious spending plan for the military that would increase the armed forces' budget by $2.3 billion in the 2019-2021 budgetary period.

“The [Swedish Armed Forces] needs to be able to afford to run essential equipment-replacement programs. We need more Army brigades, more fighter aircraft, and among other things an increased cyber defense capacity,” Kristersson said.

Restoring the military's budget and finances to levels that actually reflect the force's capability requirements will take time. The organization's budget has been in decline since the Cold War era of 1963, when defense spending amounted to 3.68 percent of Sweden's gross domestic product. Spending as a ratio of GDP had dropped to 1.1 percent by 2015. It currently stands at about 1.03 percent, a historic low.

A force development plan endorsed by the armed forces favors an increase in annual spending on defense to between $7.36 billion and $9 billion by 2025.

In the longer term, and by the year 2035, the military would like to see defense spending rise to more than $12.1 billion. At the same time, the Swedish Armed Forces would be strengthened from the current 50,000 personnel of all ranks to 120,000 by the year 2035.

This proposed new look, improved capability and reinforced organization would comprise at least four brigade-level units, a light infantry special forces regiment, a fleet of 24 surface combat naval vessels and six submarines, eight fighter squadrons, and 120 Gripen combat aircraft.

Stefan Löfven's SDP-led government adopted new measures in 2017 to increase annual spending on the military from about $4.7 billion to $6.6 billion by 2019.

Under the spending plan supported by the Alliance, defense expenditure would grow year on year after 2019, reaching $8 billion by 2024.

Full article: https://www.defensenews.com/global/europe/2018/09/12/new-swedish-government-advocates-for-greater-defense-spending

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    Entretiens européens de la défense 2019 (1) : une ‘grand strategy’ pour l’Europe (J. Howorth)

    (B2) L'Union européenne doit reconsidérer sa relation avec les Etats-Unis et l'OTAN pour faire émerger une stratégie de défense européenne. C'est ce qu'a défendu Jolyon Howorth, professeur émérite à la Harvard Kennedy School, durant les seconds entretiens européens de la défense à Paris jeudi (16 mai) Face à la création d'une armée européenne, trois obstacles... Les Américains s'inquiètent des conséquences d'une défense européenne pour leur leadership. Les Britanniques jouent l'ambivalence pour ne pas froisser les États-Unis. Les Européens peinent à se mettre d'accord sur la marche à suivre. Trois obstacles qui ont fait « échouer » les deux premières tentatives de forger une armée européenne, la Communauté Européenne de Défense (CED) dans les années 1950 et la première version de la politique de défense (la PESD ou politique européenne de sécurité et de défense) à la fin des années 1990 début 2000, et qui continuent à freiner les nouvelles initiatives. Les Américains, d'accord sur le principe d'une défense européenne Les Américains, souvent critiqués pour le retard que prennent les initiatives européennes en matière de défense, n'étaient pas toujours défavorables à l'idée et ne s'y « opposent pas par principe, au contraire ». Mais une question les taraude, celle des « conséquences pour le leadership de l'Alliance, voire pour son avenir » si une défense européenne crédible devait se former. D'où l'ambivalence des États-Unis sur cette idée que Eisenhower regardait pourtant en 1951 comme un des objectifs de l'Alliance, idée légitimée par les multiples injonctions américaines à augmenter les budgets européens de défense. Cette position confuse s'inscrit dans le débat existentiel qu'est la définition de la prochaine « grand strategyaméricaine », explique Jolyon Howorth. ... mais des inquiétudes subsistent sur leur leadership au sein de l'Alliance Après « quarante ans de leadership incontesté des alliés européens », le courant « liberal hegemon » qui définit la politique des Etats-Unis depuis longtemps se voit contester par les partisans de « l'offshore balancing ». Lesquels prônent un repli américain sur « un nombre fort limité de bases stratégiques » et un « transfert aux Européens de la responsabilité principale de leur propre sécurité ». La question reste ouverte alors que Donald Trump « semble s'y associer », sans toutefois « comprendre un instant le sens profond de ce débat stratégique ». Les Britanniques, réfractaires à toute intégration européenne Les Britanniques ont été, eux, « beaucoup plus réfractaires que les Américains au projet dès le début ». Et ils continueront de « freiner l'avancée des Européens vers une autonomie stratégique », rendant l'axe Paris-Berlin « d'autant plus urgent ». La vision britannique est celle d'une sécurité européenne b'tie sur une « clé de voûte » : l'OTAN. Les Européens étant simplement relégués à un rôle « complémentaire ». C'est pourquoi « Londres a bloqué toute avancée » qui aurait pu mener à une armée européenne tout en réclamant pourtant « à cor et à cri » un « engagement inconditionnel » à la sécurité européenne, selon le professeur, lui-même British. Pourtant fermement soutenue par Winston Churchill dès le début, la défense européenne a vite inquiété outre-Manche, le Royaume-Uni anxieux de « préserver le partenariat avec les États-Unis ». Le pays avait par exemple refusé la CED dès 1953, craignant que « le succès de l'armée européenne n'entraîne le désengagement américain ». Les Européens indécis et divisés Mais au final, les Européens sont leurs propres ennemis. Les divisions nationales sur la manière de construire l'Europe persistent et se retrouvent, « de façon profonde, au sein des familles politiques ». Mais avec le nouveau contexte géostratégique, de plus en plus complexe et multidimensionnel, « l'Union européenne ne peut plus se permettre le luxe de ses divisions internes ». Il faut repenser notre stratégie pour « passer de l'Europe de la défense, à la défense de l'Europe ». Ces divisions cristallisent l'opposition entre « l'intégrationnisme » prôné par Monnet et « l'intergouvernementalisme », selon le modèle gaullien. La politique de sécurité et de défense commune (PSDC) a, depuis Saint-Malo, et la déclaration franco-britannique de 1998, été développée dans le cadre de ce dernier, un modèle « de plus en plus mis en question ». Les dernières évolutions en matière de défense nous placent à nouveau « face à la confrontation de ces deux méthodologies contradictoires ». Trois défis majeurs aujourd'hui Définir une stratégie européenne propre Il faut développer une « grand strategy » à l'européenne martèle Jolyon Howorth. L'un des problèmes fondamentaux de la première version de la PSDC fut son « manque d'ambition » par « crainte de froisser » les Américains. Pourtant, « la seule ambition qui vaille pour l'Union européenne est d'assumer sa propre défense collective ». Et donc d'arrêter de penser qu'il est impossible pour l'Europe de se défendre sans le soutien américain. Et il faut « pouvoir s'adapter à la nouvelle donne planétaire ». « Après Trump, il n'y aura pas de retour à la case départ ». À quel prix « L'armée européenne ne s'achètera pas parmi les soldes de chez Tati ». Les États membres de l'OTAN ont dépensé « 264 milliards de dollars » sur les questions de défense en 2018. Si tous les pays avaient atteint l'objectif fixé par l'OTAN de 2% du PIB, cela aurait majoré la somme de « près de 102 milliards de dollars ». Mais une armée européenne autonome pourrait représenter jusqu'à « 467 milliards de dollars supplémentaires » rappelle l'universitaire, se basant sur une étude récente du International Institute for Security Studies (IISS) qui fait l'hypothèse d'un retrait américain d'Europe. Un engagement conséquent donc. Et avec qui ? Si beaucoup pensent que l'armée européenne sera forgée « à l'extérieur de l'OTAN, sans les Américains, voire contre », Jolyon Howorth n'en est pas persuadé. Une armée européenne ne doit pas être construite contre les Américains, mais « en bonne intelligence avec eux ». Car l'Alliance ne va pas se dissoudre de sitôt. Et elle peut avoir un rôle moteur alors qu'il existe actuellement « quatre-vingt projets de coopération » entre l'OTAN et l'UE, et que les Américains « n'arrêtent pas de nous demander des efforts accrus, de nous encourager à assumer le leadership stratégique dans notre voisinage ». Il faudrait plutôt revenir au scénario initial : une alliance « rééquilibrée » dans laquelle les Européens « prennent graduellement la part du lion » et les Américains jouent « le rôle de facilitateurs ». Pour former une alliance qui ne soit pas « structurée par la dépendance, encore moins par la servitude ». (Coline Traverson st.) https://www.bruxelles2.eu/2019/05/23/entretiens-europeens-de-la-defense-2019-une-grand-strategy-pour-leurope-j-howorth/

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