Back to news

August 14, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR

NATO's East Is Rearming, But It's Because of Putin, Not Trump

Donald Trump has taken credit for a rise in military spending by NATO states, but in the alliance's eastern reaches, it's his Russian counterpart, Vladimir Putin, who's driving the rearming effort.

Last month, North Atlantic Treaty Organization Secretary General Jens Stoltenberg thanked the U.S. President for “clearly having an impact” on defense spending by allies while Trump said his demands had added $41 billion to European and Canadian defense outlays.

But the jump in acquisitions behind the former Iron Curtain of aircraft, ships and armored vehicles began when Russia annexed Crimea from Ukraine, well before Trump's 2016 election victory, according to analysts including Tomas Valasek, director of Carnegie Europe in Brussels. While the median defense expenditure of NATO members is 1.36 percent of gross domestic product, below the alliance's requirement of 2 percent, eastern members comprise seven of the 13 members that are paying above that level.

“Countries on NATO's eastern border do not need Donald Trump to boost defense spending,” Valasek said. “They decided this long before he came to power. The spending boost was because of a president, but it was Vladimir Putin, not the U.S. President.”

Constant overflights by Russian aircraft into NATO airspace, cyberattacks on government and military installations, wargames on the borders of the Baltic states and accusations that Russia was behind a failed coup in newest member Montenegro have put NATO's eastern quadrant on alert for what it says is an increasingly expansionist Russia. Of the 15 members exceeding the bloc's guideline that 20 percent of total defense spending should go to equipment, six are from eastern Europe.

At the time of the NATO summit in Brussels, Romania said it would buy five more F-16s from Portugal, raising its squadron to 12, after it signed a $400-million deal to acquire a Patriot missile air-defense system with Raython in May. The country of 20 million people bordering Ukraine, Moldova and the Black Sea plans to buy 36 more F-16s, four corvettes, at least 3,000 transport vehicles and coastal gun batteries over the next five years.

Slovakia also announced the purchase of F-16 fighter jets at the summit to replace its aging Russian Mig-29s in a deal that was years in negotiating. And last month, Bulgaria asked for bids for at least eight new or used fighter jets by October at a total cost of 1.8 billion lev ($1 billion).

By end-2018, the government in Sofia plans to buy 1.5 billion lev worth of armored vehicles and two warships for 1 billion lev. Neighboring Hungary said in June that it had agreed to buy 20 Airbus H145M multi-purpose helicopters, the country's largest military purchase since 2001.

NATO's European members are expected to spend around $60 billion on equipment this year, with the 13 eastern members accounting for about 10 percent, said Tony Lawrence, a research fellow with the International Center for Security and Defense in Tallinn. The newer members will together spend about $2 billion more on equipment this year than last, he said. According to NATO, seven of its 10 biggest spending increases will be in the east.

“Since these nations' membership in NATO, there has been a clear inclination to foster and strengthen their link with the U.S.,” said Martin Lundmark, a researcher with Swedish Defense University in Stockholm. “By procuring strategic defense systems, they willingly become interdependent and inter-operable with the U.S.”

https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-08-13/nato-s-east-is-rearming-but-it-s-because-of-putin-not-trump

On the same subject

  • Histoire d’un faux pas : ce qui se joue vraiment derrière l’affaire du Rafale en Inde

    September 28, 2018 | International, Aerospace

    Histoire d’un faux pas : ce qui se joue vraiment derrière l’affaire du Rafale en Inde

    Les récentes déclarations de François Hollande au journal Mediapart sur le choix du partenaire local du projet Rafale (l'entreprise Reliance), et qui a également financé le film de sa compagne Julie Gayet, ont relancé la polémique en Inde sur les conditions d'attributions et d'achat de ces avions de combat. Pour autant, au-delà du potentiel conflit d'intérêts, cette histoire cache une réalité beaucoup plus complexe qu'il n'y peut paraître vu de France. Cet énorme contrat mêle, de façon concomitante, des enjeux de politique interne, de relations internationales mais aussi des enjeux industriels et économiques. La phrase ambiguë de François Hollande Afin de bien comprendre pourquoi les propos de François Hollande ont eu autant de retentissement en Inde, il est bon de recontextualiser l'histoire. Vendredi dernier, François Hollande interrogé sur le financement d'un film de Julie Gayet par le groupe indien Reliance, chargée également de fabriquer des pièces de l'avion de chasse Rafale dans le cadre d'une joint-venture avec Dassault Aviation, a déclaré à Mediapartque le gouvernement français n'avait pas eu de mot à dire sur le choix du partenaire indien : « C'est le gouvernement indien qui a proposé ce type de services, et Dassault qui a négocié avec Anil Ambani (le PDG de Reliance) [...] Nous n'avons pas eu le choix, nous avons pris l'interlocuteur qui nous a été donné. » Cette phrase ambiguë a permis à l'opposition, et notamment au Parti du Congrès, de prendre à partie le gouvernement de Narendra Modi et de l'accuser une nouvelle fois d'avoir favorisé Ambani et Reliance pour l'obtention de ce contrat. Une polémique ancienne Pourtant, cette polémique est bien plus ancienne et complexe. Celle-ci commence en avril 2015 lorsque le premier ministre Narendra Modi, en visite officielle à Paris, annonce que l'Inde achètera 36 Rafales pour un montant d'environ 8 milliards d'euros. Cette annonce remet en cause l'accord négocié par le précédent gouvernement UPA (une coalition entre le parti du Congrès et d'autres partis) en 2008 et qui proposait l'achat de 126 avions Rafale pour 20 milliards de dollars. Le gouvernement Modi avait jugé cet accord trop cher, d'une durée trop longue (plus de 10 ans) et limitant ainsi les plans de modernisation de l'armée indienne. L'acquisition à court terme de ces avions était aussi liée à la nécessité de rapidement remplacer une flotte de combat vieillissante et en sous-effectif. Les débats ont alors porté sur trois éléments que l'on retrouve encore aujourd'hui dans la controverse : le coût d'acquisition de ces avions Rafale ; le choix de la compagnie en charge de construire certains éléments aéronautiques ; et enfin le fait qu'il n'y ait pas de réel transfert de technologie compris dans l'accord. L'opposition maintient que ces Rafales sont plus chers sous ce nouveau contrat que sous l'accord passé en 2008. Le gouvernement indien prétend que ce nouvel accord permet, au contraire, une baisse de coût de 9 % de moins par avion par rapport à l'ancien accord. Mais, dans le même temps, il refuse de s'exprimer devant le Parlement sur le prix total, mettant en avant l'accord de confidentialité signé en janvier 2016 avec la France et Dassault et des considérations de secret défense et de sécurité nationale. Une préférence du privé au public qui pose question L'opposition questionne aussi vivement le fait que le gouvernement ait autorisé que le partenaire de Dassault soit une compagnie de défense privée (Reliance Aerospace Limited) dans le cadre de l'accord de 2016 et n'ayant qu'une expérience très limitée dans le domaine de l'aéronautique de défense. Par ailleurs, celle-ci, au moment de l'accord, connaissait de fortes pertes financières. L'ancien accord prévoyait que le partenaire principal soit l'entreprise publique Hindustan Aeronotics Limited (HAL) qui possède une importante expertise dans l'industrie des avions de combat depuis l'Indépendance. Cette préférence du privé au public, couplée à la question de la compétence, ont suffi pour jeter la suspicion sur l'aval donné à ce choix. D'autant plus que les frères Mukesh et Anil Ambani, originaires du Gujarat (État à l'ouest du pays), tout comme le premier ministre, sont considérés comme très proches de ce dernier. Ainsi que l'a dit François Hollande, le gouvernement indien a toujours maintenu le fait que la compagnie privée retenue a été du choix du vendeur français et que les gouvernements ne sont pas intervenus dans ce choix. Ils sont rejoints par les déclarations de Dassault qui revendique cette liberté de décision. Comment Reliance Aeronotics s'est imposé Ce qui est plus intéressant dans cette polémique, c'est de comprendre pourquoi Reliance Aeronotics Limited, entreprise ayant peu d'expérience et très endettée, s'est imposé par rapport à Hindustan Aeronotics. Reliance Aeronotics avait déjà discuté avec Dassault dans le cadre du premier accord de 2008. À cette époque, l'entreprise était sous l'égide de l'aîné des Ambani, Mukesh, et ce dernier n'avait pas souhaité participer au projet jugeant les procédures administratives et légales trop contraignantes. Ce n'est qu'après 2012, quand Anil Ambani a pris la direction de Reliance Aeronotics à la place de son frère, que les discussions ont repris. Les plans d'une joint-venture auraient été discutés lors d'Aero India (le salon aéronautique indien) deux mois avant l'annonce par Modi du nouvel accord. Or, une vidéo d'Éric Trappier (le PDG de Dassault Aviation) prise 15 jours avant l'annonce du nouveau contrat de 2015 le montre se réjouissant d'un partenariat avec Hindustan Aeronotics Limited. Dassault se défend en expliquant que cette vidéo a été prise avant que le nouvel accord ait été proposé et que cette phase était logique dans le cadre de l'ancien accord ou Hindustan Aeronotics apparaissait. L'enjeu central des transferts de technologie Ce qui est plus probable, c'est que ce changement d'accord opportun ait permis à Dassaut d'avoir plus de coudées franches par rapport au projet, l'évitant ainsi d'avoir à faire un transfert de technologie trop important. Les discussions préliminaires avec Hindustan Aeronotics portaient a priori sur le fait de construire sur place une partie des structures du Rafale alors que l'accord avec Reliance Aeronotics prévoit la participation de Reliance sur la construction de certains composants d'avions d'affaire (comme le Falcon 2000), et de façon anecdotique ceux du Rafale (dont l'assemblage sera fait en France). Et c'est sans doute bien sur ce point que les commentaires des opposants au nouveau deal sont les plus pertinents. En effet, à son arrivée au pouvoir, Modi a souhaité faire en sorte que tout nouvel accord avec des entreprises étrangères réponde au cahier des charges de sa politique du « Make in India » : la production ou l'assemblage doit être en partie localisée en Inde. Ici, ce cahier des charges n'est pas réellement complet, même si, par le nouveau contrat, Dassault s'est engagé à réinvestir la moitié de la somme du contrat (qui est de presque 8 milliards d'euros) à travers le système des offset (investissements compensatoires). Le partenariat avec Reliance Aeronotics et la joint-venture ne porte, pour l'instant, que sur 100 millions d'euros pour l'usine commune qui est construite à Nagpur. Dans son communiqué de presse du 21 septembre, Dassault indique néanmoins d'autres partenariats vont être signés avec d'autres entreprises comme BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini, et SAMTEL. La bataille politique de l'armement en Inde Les controverses autour du Rafale et la véhémence du Parti du Congrès contre le BJP s'inscrivent en fait dans la longue continuation de la bataille politique entre le Congrès et ses opposants depuis les années 1980 vis-à-vis de la question de l'armement. Chaque contrat avec des puissances étrangères a fait l'objet des mêmes attaques pour un gouvernement comme pour l'autre, et un nombre substantiel de contrats n'ont pu voir le jour. La conséquence de ce jeu politique n'est pas neutre pour l'Inde. Le pays a été contraint de faire ses achats d'armements sans réelle cohérence dans la construction de sa politique de défense, plus souvent basée sur le contrat créant le moins de polémiques que sur l'efficacité technique ou la cohérence des commandes. Par contre, Narendra Modi, en refusant d'apporter un peu plus de transparence sur le prix et les conditions d'achat du Rafale, fait sans doute une erreur tactique. Et il semble retomber dans le même travers que Rajiv Gandhi (le père de Rahul Gandhi, le plus véhément principal opposant de Modi sur cette affaire et leader du parti du Congrès) lors du scandale Bofors dans les années 1980. Ce dernier y perdit ses soutiens politiques dans son propre parti, le soutien de l'armée et cette affaire provoqua la chute du gouvernement (et l'arrêt du contrat par la même occasion). En fin tacticien, c'est certainement avec le souvenir de cette histoire en tête que Rahul Gandhi cherche à préparer le terrain des élections générales de l'année prochaine. L'art délicat de la diplomatie des ventes d'armes Par ces propos ambigus, François Hollande a certainement cherché à se prémunir contre toute attaque vis-à-vis d'un conflit d'intérêts entre les choix stratégiques de la France et sa vie privée. Cette priorisation de l'intérêt personnel par rapport aux intérêts français est une option risquée et qui a d'ailleurs conduit l'ancien Président à faire machine arrière sur ses propos suite à une contredéclaration du Quai d'Orsay. Cet incident pourrait néanmoins porter à long terme préjudice à la France. N'oublions pas que l'Inde est le premier importateur d'armes au monde et le premier client export de Dassault Aviation ainsi que de la France en termes d'armement sur la période 2007-2016. L'achat de matériel militaire ne se joue pas uniquement sur la performance de celui-ci mais est un art délicat de diplomatie et d'équilibre des rapports de pouvoir entre les États et les entreprises. Et l'ancien Président est pourtant bien placé pour le savoir. https://theconversation.com/histoire-dun-faux-pas-ce-qui-se-joue-vraiment-derriere-laffaire-du-rafale-en-inde-104014

  • Leidos to develop autonomous uncrewed aerial resupply system for U.S. Marine Corps

    April 20, 2023 | International, Aerospace

    Leidos to develop autonomous uncrewed aerial resupply system for U.S. Marine Corps

    The firm-fixed-price, multiple-award contract has a period of performance of 18 months to build a single prototype for the Marine Corps

  • Boeing Wins $63M Navy Deal for F/A & E/A-18 Aircraft Support

    October 4, 2018 | International, Aerospace

    Boeing Wins $63M Navy Deal for F/A & E/A-18 Aircraft Support

    By Zacks Equity Research, Zacks.com The Boeing Company BA recently won a $62.7-million contract for providing inspections, Inner Wing Panel (IWP) modifications, and repairs for the F/A-18 E/F and EA-18G aircraft. Such designated efforts are expected to restore aircraft and IWP service life projections to new design specifications. Work related to the deal will be majorly carried out in Jacksonville, FL; St. Louis, MI; and Lemoore, CA. The entire task related to the deal is expected to get completed in September 2019. The deal was awarded by the Naval Air Systems Command, Patuxent River, Maryland. A Brief Note on F/A-18 and E/A-18 Boeing's F/A-18 Block III Super Hornet is a twin-engine, supersonic, all weather multirole fighter jet. The U.S. Navy's tactical and air superiority aircraft is capable of performing virtually every mission in the tactical spectrum, including air superiority, day/night strike with precision-guided weapons, fighter escort, close air support, suppression of enemy air defenses, maritime strike, reconnaissance, forward air control and tanker missions. Whereas, the EA-18G Growler is the most advanced airborne electronic attack (AEA) platform, which operates from either an aircraft carrier or from land-bases. What's Favoring Boeing? Boeing, being one of the major players in the defense business, stands out among its peers by virtue of its broadly diversified programs, strong order bookings and solid backlog. Furthermore, the company's expertise lies in programs related to wide variety of aircraft components, repairs and modification works. Considering Boeing's combat-proven aerospace programs and associated services along with the rapidly growing need for military aircraft in light of the enhancing geopolitical uncertainties worldwide, the company witnesses a solid inflow of orders from Pentagon. These contract wins, in turn, boost top-line growth for the company's defense business segment. Evidently, in second-quarter 2018, revenues at the Boeing Defense, Space & Security (BDS) segment, which manufactures military jets like F/A-18, EA-18 Growler and its related components, increased 9% year over year to $5.59 billion. In line with this, we may expect the latest contract win to help this unit deliver similar top-line performance, in coming quarters. Meanwhile, toward the end of June 2018, the U.S. Senate approved the fiscal 2019 defense budget that provisions for major war fighting investments worth $21.7 billion for aircraft. Boeing, being the largest aircraft manufacturer in the United States, will surely be a significant beneficiary from the budget, which further includes an investment plan of $2 billion for procuring 24 F/A-18E/F aircraft. Such inclusions reflect solid growth prospects for the BDS segment, which, in turn, are likely to boost Boeing's profit margin. Price Movement Boeing's stock has gained 53.4% in the past 12 months compared with the industry 's growth of 25.1%. The outperformance was primarily led by the robust worldwide demand for its commercial aircraft and military jets. Full article: https://www.nasdaq.com/article/boeing-wins-63m-navy-deal-for-fa-ea-18-aircraft-support-cm1032450

All news