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January 15, 2021 | International, Aerospace

L3Harris to build prototype satellite capable of tracking hypersonic weapons

WASHINGTON — The Missile Defense Agency awarded L3Harris Technologies a $121 million contract to build a prototype satellite capable of tracking hypersonic weapons, the agency announced Jan. 14.

Under the contract, L3Harris is tasked with building an on-orbit prototype demonstration for the agency's Hypersonic and Ballistic Tracking Space Sensor, a proliferated constellation in low Earth orbit that is capable of detecting and tracking hypersonic weapons.

The constellation is designed to fill the gap in the country's missile defense architecture created by hypersonic weapons, which are dimmer than traditional ballistic missiles, making them harder to see with the nation's infrared sensors based in geosynchronous orbit. In addition, they are able to maneuver around terrestrial sensors. With China and Russia developing these weapons, the Department of Defense is eager to develop a new constellation that can detect and track the threats anywhere in the world. And so is Congress — in December lawmakers set aside $130 million to fund the project.

The HBTSS design solves the hypersonic weapon problem by placing the sensor much closer to the Earth's surface in the lower orbit, making it easier to see the threat. But because the sensors are closer to the Earth, they have a far more limited field of view than the sensors in geosynchronous orbit. In order to achieve global coverage, the Missile Defense Agency wants a proliferated constellation made up of dozens of satellites on orbit.

L3Harris was one of four companies awarded $20 million contracts in 2019 to develop a prototype payload design and risk reduction demonstration for HBTSS, along with Northrop Grumman, Leidos and Raytheon Technologies. According to the initial contract announcements, work on those designs was due Oct. 31, 2020. With this most recent award, L3Harris has won the subsequent competition between the four companies to build the actual prototype.

The company has also been selected to build satellites for the Space Development Agency that will track hypersonic threats and feed data to HBTSS.

In October, L3Harris won a $193 million contract to build four of the agency's eight wide field of view (WFOV) satellites, with SpaceX building four more.

According to Space Development Agency leaders, their satellites will work in conjunction with HBTSS satellites to track hypersonic threats. The WFOV satellites will provide initial detection and tracing of the weapons, passing custody from satellite to satellite as the threats traverse the globe. Then, the WFOV satellites will pass custody to the medium field of view HBTSS satellites, which can provide targeting solutions with their more accurate sensors.

The WFOV satellites are scheduled for launch as early as September 2022. Work on the HBTSS prototype contract will be complete in July 2023.

https://www.c4isrnet.com/battlefield-tech/space/2021/01/14/l3harris-to-build-prototype-satellite-capable-of-tracking-hypersonic-weapons

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    La Commission européenne propose une exonération de TVA sur les investissements groupés dans le domaine de la Défense

    DÉFENSE La Commission européenne propose une exonération de TVA sur les investissements groupés dans le domaine de la Défense En 2021, les Etats européens consacraient 220 Md€ à leur Défense et promettent encore d'en augmenter les investissements. La Commission a remis en garde mercredi 18 mai contre des investissements sans coordination européenne, qui pourraient aboutir à un immense gaspillage. Quand tous les Etats respecteront la règle de l'OTAN des 2% du PIB investis dans la Défense, 67 Md€ supplémentaires seront investis chaque année par les Etats européens. Josep Borrell, le haut représentant aux affaires étrangères et à la sécurité, a souligné hier « Si les 27 augmentaient de façon homothétique leurs dépenses sur une base nationale, on aboutirait à un énorme gaspillage d'argent, sans aucun gain de sécurité, puisqu'on aurait toujours une structure militaire déformée comme aujourd'hui ». Le gaspillage serait d'autant plus grand que les membres de l'Union achètent à plus de 60% leur matériel militaire à l'étranger. « Le plus important, c'est comment investir », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. La Commission propose une task force et un premier fonds d'urgence de 500 M€ pour inciter les Etats membres à de l'acquisition conjointe. Et cet automne, pour inciter les Etats membres à coordonner leurs investissements, elle proposera aux chefs d'Etat « une exonération totale de TVA pour les achats groupés de matériel militaire européen » a annoncé Ursula von der Leyen. Ces propositions avaient été demandées par les chefs d'Etat européens lors du sommet de Versailles de mars. Elles seront discutées fin mai, lors du Conseil européen. Le Figaro et Les Echos du 19 mai

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    September 16, 2021 | International, Naval

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    Raytheon is betting that quick integration and an existing production could help it net success if the UK decides to procure a Harpoon replacement.

  • Avions de chasse. Les Européens adorent acheter américain. Pourquoi ?

    April 9, 2018 | International, Aerospace

    Avions de chasse. Les Européens adorent acheter américain. Pourquoi ?

    (B2) Quand on regarde l'équipement des Européens, en avions de chasse ou de combat, on remarque une constante. Les pays européens préfèrent acheter américain qu'européen. Mais à y regarder de près, on voit aussi que ceux qui proclament haut et fort qu'ils sont tenants de l'Europe de la défense ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Ce papier a fait l'objet d'une chronique dans l'excellente émission ‘La Faute à l'Europe‘, de FranceTvInfo, animée par mes confrères Yann Antony-Noguès, Kattalin Landaburu, Jean Quatremer et préparée par Hughes Beaudouin. Combien de pays ne volent pas avec du matériel américain ? Cela se compte sur les doigts d'une main et un doigt. Seuls six pays ne volent pas américains (en bleu et en vert sur la carte) : France, Allemagne, Suède, Rép. Tchèque, Autriche, Hongrie. Parmi ces pays, il faut distinguer la Suède (Gripen) et la France (Rafale) qui s'équipent uniquement en national (en vert sur la carte), et l'Allemagne qui vole avec du matériel européen (Eurofigther) certes mais fabriqué sur son sol. Tandis que l'Autriche, la Hongrie et la Tchéquie volent avec du matériel acheté chez un de leurs voisins. Le premier en Eurofighter, les deux autres en matériel suédois. Certains pays pratiquent-ils un équipement mixte ? Oui. Le panachage est un procédé typique de plusieurs pays (en jaune sur la carte). C'est le cas de tous les pays du Sud de l'Europe — l'Ejército del aire espagnole, l'Aeronautica italienne, l'Hellenic Air Force —, qui ont jusqu'ici pris grand soin d'avoir au moins deux modèles dans leur flotte aérienne : l'un de fabrication UE, l'autre de fabrication US. A une exception notable près : le Portugal. C'est aussi le cas... du Royaume-Uni. ... le Royaume-Uni aussi ? Qui l'eut cru ! Ce pays très attaché au lien transatlantique prend bien soin d'équilibrer ses achats entre le made in USA et le made in Europa. Une tradition de la Royal Air Force. Les Britanniques — à la différence des Français — préfèrent fabriquer en multinational que fabriquer en solo. Cela a été le cas du Tornado (un avion fabriqué avec l'Allemagne et l'Italie) puis de l'Eurofighter (renommé Typhoon outre-Manche). Hors de l'aviation de chasse, c'est aussi le cas de l'Airbus A400M. Un pragmatisme qui a un fondement très industriel. Une partie de ces avions (européens) sont fabriqués dans les usines britanniques. Y-a-t-il des tendances géopolitiques dans l'équipement exclusif made in USA ? Clairement. Les pays qui ont une frontière avec la Russie s'équipent exclusivement en matériel américain (en orange sur la carte), en général avec du F-16 (fabriqués par General Dynamics, aujourd'hui repris par Lockheed Martin). Il ne s'agit pas alors seulement de performances de l'appareil mais aussi d'avoir une ‘assurance-vie' américaine... et de bénéficier à moindre prix d'une flotte d'appareils. Ceux-ci étant souvent amortis ou d'occasions. ... et d'autres raisons plus idéologiques ? Les pays du nord de l'Europe (Norvège, Danemark, Pays-Bas, Belgique) sont aussi équipés en matériel américain. Il s'agit là d'une solidarité euro-atlantique plutôt que d'une solidarité européenne. Assez atypique par rapport à ses voisins, le Portugal a également acheté du matériel américain, pour des raisons idéologiques (et des raisons politiques très personnelles). Hors de l'Union européenne, même la neutre Suisse vole US : avec des F/A 18 Hornet fabriqués par Boeing (1). Décidément, en matière d'équipement d'avions de chasse... ceux qui se prétendent très Européens ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Dans ce panorama, comment se situent les Français ? La France est totalement isolée. Son aviation de chasse est équipée uniquement de matériel national (2). Mais, à la différence de la Suède, autre producteur national, et du précédent du Mirage, Dassault n'a pas réussi à exporter son Rafale (avion pourtant excellent) dans d'autres pays en Europe. Certes, deux pays figurent aujourd'hui dans la lunette de tir de Paris : la Belgique et la Suisse. Cela nécessitera cependant un sacré effort pour convaincre ces deux pays, francophones, de s'équiper ‘français'. Dans le futur, le Rafale pourrait être ainsi le dernier avion à être produit en ‘national'. L'avion du futur (habité ou non = drone) devra l'être avec un autre pays (Royaume-Uni ou/et Allemagne). Une raison davantage économique que politique. La France ne peut plus suivre en solo. Quel est l'avantage comparatif du matériel américain ? On ne peut pas vraiment en vouloir à un pays de choisir un modèle éprouvé, compétent, suffisant pour les besoins nationaux et qui procure un rapport qualité / prix très convenable, voire largement supérieur au prix d'un avion européen. Le F-16 a été produit en grand nombre : environ 4500 exemplaires. Ce qui permet des économies d'échelle. La moitié a été achetée par l'US Air Force, la moitié à l'export. Pour un avion Eurofighter, Rafale ou JAS 39 neuf, vous pouvez vous payer environ quatre F-16 d'occasion. Outre les raisons politiques, acheter US est-il efficace ? Oui. Il faut le reconnaitre. L'avantage d'acheter US, c'est appartenir à un club mondial. Le club des pays équipés du F-16 se réunit d'ailleurs régulièrement pour échanger ou demander des modifications. Et quand on interroge des pilotes équipés de ce type d'avions, la liste des avantages est longue. On « bénéficie de l'expérience des autres » m'expliquait ainsi un officier. « Il y a une mise à jour constante des avions». Le « F-16 d'aujourd'hui ne ressemble ainsi plus du tout au F-16 acheté à l'époque ». En déplacement ou en opération, autre atout, il est toujours possible de trouver un voisin qui a une pièce de rechange ou un mécano capable de vous donner un coup de main. Très appréciable. Et, puis, il ne faut pas le nier. L'aura de l'Amérique joue. Le plaisir de côtoyer de près les pilotes américains, d'aller s'entraîner en Arizona que dans la plaine du Pô ou au-dessus de l'Auvergne La tendance pourrait-elle s'inverser ? Pour l'instant, aucun signe ne le montre. Les derniers pays qui viennent de s'équiper (Roumanie, Croatie, Slovaquie) l'ont fait avec du F-16. Et les Bulgares devraient suivre ce chemin. Les Autrichiens ont remis en cause leur équipement avec l'Eurofighter d'Airbus. L'accusation américaine du protectionnisme européen est-elle valable ? Non. C'est un pur mensonge... ou alors cela se révèle d'une incompétence notoire. L'arrivée de l'avion américain de nouvelle génération F-35 (fabriqué par Lockheed Martin) dans la flotte de plusieurs États va siphonner tous les budgets pour de longues années. Il est assez coûteux, son prix réel toujours très incertain. Mais, surtout, l'équipement en avion de chasse est un investissement lourd. Le renouvellement n'intervient que tous les 20 ans (au mieux si achat d'occasion) à 40 ans (si achat en neuf). Autant dire que les acquisitions prévues aujourd'hui vont plomber l'industrie européenne jusqu'à 2060 ! Les Américains sont-ils seuls en cause ? Non. Accuser les Américains d'être trop puissants, c'est surtout mettre le doigt sur un problème typiquement européen : la dispersion. L'industrie aéronautique européenne est éclatée entre trois constructeurs (Airbus, Dassault, Saab). Ce qui l'empêche d'avoir un modèle unique (quitte à ce qu'il soit décliné en plusieurs versions) et donc des économies d'échelle. Quand il s'agit de choisir un nouvel avion, les petits egos nationaux, tout comme les différences de portée stratégique, empêchent de s'unir. Pourquoi ne pas s'équiper comme certains le font avec des modèles fabriqués dans différents pays ? Ce type d'équipement mixte est réservé à des pays qui disposent de certains moyens et d'une certaine flotte. Car il coûte cher. La tendance, aujourd'hui, est plutôt désormais de s'équiper avec un seul modèle ou au moins avec un seul fabricant. Il faut le reconnaître aussi : l'utilité opérationnelle d'un avion (ses qualités requises) diffèrent grandement selon les pays. La plupart des pays (de la Finlande au Portugal, en passant par l'Allemagne ou la Belgique) ont surtout besoin d'une surveillance de leur sol, et éventuellement d'une participation à la police du ciel internationale (en opération multinationale ou sous couvert de l'OTAN). Alors que la France ou la Grande-Bretagne entendent garder une capacité d'intervention offensive. (Nicolas Gros-Verheyde) (1) Après avoir annulé un premier appel d'offres (suite à une votation populaire hostile), la Suisse a mis en concurrence, pour le renouvellement de sa flotte, cinq avions : le Gripen suédois, l'Eurofighter européen, le Rafale français, le F-18 Super Hornet et le F-35 américains. (2) Un mono-équipement qui ne concerne que l'aviation avec pilote (dite ‘habitée'). Pour les avions sans pilote (drones), la France est obligée de recourir à des matériels américains, faute d'avoir développé à temps ce type de matériel. https://www.bruxelles2.eu/2018/04/08/quand-ils-volent-les-europeens-adorent-acheter-americain-pourquoi/

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