Back to news

October 29, 2020 | International, C4ISR, Security, Other Defence

ITAR : Comment les Etats-Unis jouent contre l'autonomie stratégique française et européenne

Michel Cabirol

Les Etats-Unis tentent d'entraver des initiatives françaises et européennes en vue de desserrer le nœud coulant de la réglementation extraterritoriale américaine ITAR.

Les Etats-Unis ne desserrent jamais leur leadership mondial. C'est notamment le cas sur le plan technologique. Ainsi, Washington cherche à maintenir la France et l'Europe sous son emprise technologique afin de contrôler, voire de limiter, les exportation de systèmes d'armes de leurs alliés européens, via notamment la réglementation extraterritoriale ITAR (International traffics in arms regulation). Dans une réponse adressée au député LR François Cornut-Gentille dans le cadre du projet de loi de finances 2021 et rendue publique, le ministère des Armées fait explicitement mention d'entraves de la part des Etats-Unis pour contrecarrer des initiatives européennes pour développer des filières européennes de composants critiques permettant de disposer d'un premier niveau d'autonomie.

"Naturellement les États-Unis cherchent à les entraver et misent sur la frilosité de certains États où leur influence est forte", explique le...

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/itar-comment-les-etats-unis-jouent-contre-l-autonomie-strategique-francaise-et-europe

On the same subject

  • Le choix du remplaçant des F-16 belges va tomber

    October 21, 2018 | International, Aerospace

    Le choix du remplaçant des F-16 belges va tomber

    Le gouvernement fédéral est désormais en mesure de formaliser sa décision sur le choix du prochain avion de combat de l'aviation belge. Un appareil qui devrait voler à partir de 2023 et durant au moins quatre décennies sous les cocardes tricolores rouges, jaunes et noires, qu'il soit américain ou européen. Les principaux ministres de l'équipe Michel ont été «briefés» mercredi par des experts sur le «retour sociétal» (les retombées économiques et les autres formes de coopération offertes à la Belgique) proposé par les promoteurs des deux candidats officiellement en lice pour le remplacement des F-16 vieillissants: le F-35 Lightning II du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter – alias Typhoon – du consortium européen éponyme promu par le Royaume-Uni, dans le cadre d'un marché d'État à État. Le 4 octobre, le conseil ministériel restreint (»kern») avait déjà entendu le rapport des militaires qui ont conduit l'évaluation exhaustive des deux candidats, sous l'égide d'une cellule de l'état-major de la Défense, l' «Air Combat Capability Program» (ACCaP), dirigée par le colonel Harold Van Pee. Un troisième candidat potentiel est le Rafale de l'avionneur français Dassault Aviation, pour lequel peu de données chiffrées sont disponibles. Car Paris n'a pas répondu à l'appel d'offres officiel, préférant proposer à la Belgique un «partenariat approfondi et structurant» fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d'un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l'Allemagne à l'horizon 2040 dans le contexte d'une relance de la défense européenne. Avant le départ de Vandeput? Le gouvernement dispose de toutes les informations pour faire son choix, dans un climat de lobbying intense et alors que les États-Unis ont accepté de prolonger pour une courte période – apparemment jusqu'à la fin du mois – leur offre pour le F-35 qui expirait formellement le 14 octobre, date des élections communales et provinciales. Le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), qui quittera cette fonction d'ici le 1er janvier pour devenir bourgmestre de Hasselt, a dit lundi espérer encore pouvoir boucler cet épineux dossier avant son départ. «Ce serait beau si je pouvais conclure les gros investissements. Nous avons mis beaucoup de choses sur les rails qui sont aujourd'hui mûres pour être tranchées», a-t-il déclaré. Le Premier ministre Charles Michel (MR) a lui aussi cité, dans sa déclaration de politique générale à la Chambre le 8 octobre, les chantiers à boucler par le gouvernement – dont les décisions à prendre pour plusieurs programmes militaires, comme le remplacement des F-16 – mais en se montrant plus prudent sur l'échéance. «Nous prendrons très vite, et en tout cas avant la fin de la législature (en mai prochain, NDLR), les décisions qui s'imposent pour chacun de ces programmes», a assuré M. Michel. Car, comme souvent en Belgique, le dossier ACCaP s'est retrouvé mêlé à au moins deux autres programmes militaires: l'achat de nouveaux drones, potentiellement armés, et de nouveaux blindés pour la composante Terre, un programme baptisé «CaMo» portant sur 477 engins et à mener en coopération avec la France. L'approche de la dernière ligne droite avant une décision sur le nouveau chasseur-bombardier a accentué les efforts de lobbying dans ce marché d'un montant initial de 3,6 milliards d'euros – et une quinzaine de milliards sur la durée de vie attendue de l'appareil, soit une quarantaine d'années – même si les offres américaine et britanniques semblent «en dessous» de ce cadre financier, selon des sources concordantes. Les Britanniques, qui promeuvent le Typhoon au nom du consortium Eurofighter (rassemblant également l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie), craignent une décision (trop) h'tive en faveur du F-35 prise en dépit de nombreuses incertitudes sur le coût du chasseur furtif américain, tant à l'achat – la version proposée à la Belgique est le Block 4, dont le développement n'a pas encore été financé – qu'à l'utilisation. Plusieurs ministres britanniques, dont ceux des Affaires étrangères et du Commerce international, Jeremy Hunt et Liam Fox, viennent ainsi d'écrire à leurs homologues belges pour, selon une source informée, leur rappeler l'intérêt pour la Belgique d'une solution européenne, l'Eurofighter étant produit à 75% sur le continent. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20181018_01244354/le-choix-du-remplacant-des-f-16-belges-va-tomber

  • Un rapport critique l’absence de solidarité européenne en termes de défense

    February 1, 2021 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Un rapport critique l’absence de solidarité européenne en termes de défense

    Le rapport d'information sur la Coopération structurée permanente (CSP) des deux députées Natalia Pouzyreff (LREM) et Michèle Tabarot (LR) critique les insuffisances de cette structure, censée mutualiser les moyens de la défense européenne. La France reste le pays le plus actif, à l'inverse de nombreux pays, et beaucoup d'Etats-membres font encore trop souvent appel aux Etats-Unis pour leur équipement militaire, au détriment des entreprises européennes. « L'implication des États-membres dans les projets est très variable, reflet pour l'essentiel de capacités militaires très différentes. La France participe ainsi à 38 projets, coordonnant 10 d'entre eux. C'est le pays le plus actif, écrivent les auteures du rapport. Tous les États-membres ne sont pas aussi impliqués dans la CSP que la France et nombre d'entre eux, notamment l'Allemagne, ne la voit pas comme une priorité. C'est le cas également des pays d'Europe de l'Est pour lesquels la priorité en matière de défense est et restera l'OTAN ». Par ailleurs, poursuivent les deux députées, « il apparaît que, pour de nombreux États-membres, l'augmentation des budgets de défense ait surtout été utilisée pour acquérir des armements auprès d'entreprises américaines, qui sont les concurrentes directes des entreprises européennes de défense, au point que l'Europe représente 53% des exportations d'armes américaines (2018) ». La Tribune du 1er février 2021

  • Oshkosh, Saudi Arabia’s Al Tadrea launch joint venture to make armored vehicles

    May 19, 2020 | International, Land

    Oshkosh, Saudi Arabia’s Al Tadrea launch joint venture to make armored vehicles

    By: Agnes Helou BEIRUT — American firm Oshkosh Defense and Saudi Arabia's Al Tadrea Manufacturing Company have established a joint venture to manufacture armed vehicles in the kingdom. The two companies formed Oshkosh Al-Tadrea Manufacturing, creating “the largest partnership in the history of Saudi armored vehicles,” according to a message on Al Tadrea's official Twitter account. Defense News reported in 2017 that Al Tadrea was in talks with Oshkosh to manufacture armored vehicles in Saudi Arabia. Al Tadrea CEO Fawzi Bin Ayoub Sabri confirmed during an interview that year at the Bahrain International Defence Exhibition and Conference that his company was “"discussing partnerships with many international companies, particularly negotiating with Oshkosh Defense to produce armored vehicles.” Wednesday's online signing ceremony was held between officials and senior executives of the two companies. The joint venture, also known as OTM, will be based in Saudi Arabia, and the kingdom will hold the largest property share, according to a May 14 report by the Saudi Press Agency. “The joint venture will design and provide its first vehicles to be built based on the model of the Oshkosh Defense vehicle in the medium-sized 4×4 Tactical Vehicle (FMTV) category,” the press agency reported. OTM will “develop manufacturing expertise to become a major partner for wheeled tactical vehicle services, [and] it will also provide the necessary services to its customers in the security and military sectors in the Kingdom, through an integrated and sustainable support fleet, as well as activating the supply chains more broadly and more efficiently,” the report read. In a speech during the virtual ceremony, the head of Al Tadrea said: "The current efforts made by the kingdom in the field of industries, especially military industries, demand from us to move forward and follow the government's directions to achieve everything related to homeland security, and to raise the efficiency of military industries and the support of Saudi talents and human capabilities that we rely on by providing job opportunities to the Saudis.” For his part, John Bryant, the president of Oshkosh Defense and the executive vice president of its parent company, Oshkosh Corporation, said that “both Oshkosh Defense and Al Tadrea Manufacturing have worked closely for more than two years to establish this joint venture, by transferring its technology and capabilities. We are very excited to cooperate with this Saudi company with a solid history.” The two firms prepared for this joint venture by providing training opportunities and accreditation certificates to future OTM employees. The training sessions covered manufacturing, repairing and joint maintenance of M-ATVs, which are mine-resistant, ambush-protected vehicles made by Oshkosh and currently in service within the Royal Saudi Land Forces. https://www.defensenews.com/industry/2020/05/14/oshkosh-saudi-arabias-al-tadrea-launch-joint-venture-to-make-armored-vehicles/

All news