5 mars 2019 | International, Aérospatial, Naval, C4ISR

UN GROUPEMENT INDUSTRIEL MENÉ PAR AIRBUS DÉCROCHE UN CONTRAT DE 150 MILLIONS AUPRÈS DE LA DGA

(AOF) - La Direction générale de l'armement (DGA) vient de confier à un groupement industriel mené par Airbus et composé de Naval Group et Rohde & Schwarz, le contrat RIFAN 2.1. Ce contrat a été signé pour une durée maximale de 8 ans et un montant maximum de 150 millions d'euros. Le contrat consiste à maintenir et adapter l'actuel Réseau IP de la Force Aéronavale étape 2 (RIFAN 2) aux besoins de la Marine nationale dans les années à venir, à y intégrer de nouveaux b'timents et à traiter les obsolescences des matériels et logiciels.

Il permettra ainsi d'intégrer dans le réseau RIFAN 2 les frégates de défense et d'intervention (FDI), futures frégates de premier rang de la Marine nationale, ainsi que les futurs pétroliers-ravitailleurs du programme BRF (b'timent ravitailleur de forces). Les adaptations du réseau porteront tant sur son architecture centrale que sur la mise à jour du système de surveillance et de détection des incidents de cyber-sécurité.

63 b'timents sont équipés du réseau RIFAN 2 : du porte-avions et frégates aux b'timents de soutien et patrouilleurs basés outre-mer, ainsi que des sous-marins. Le programme vise à doter la force navale française, d'un véritable réseau sécurisé à haut-débit. Il est conçu pour échanger entre les navires à la mer et les centres de commandement à terre, des données de différents niveaux de classification allant de " non protégé " jusqu'aux niveaux " secret ".

Le réseau permet de transmettre aussi bien les données issues des applications spécifiques à la conduite des opérations aéronavales que celles dédiées à la gestion quotidienne et logistique de la vie à bord, comme celles des systèmes d'information des états-majors de thé'tre embarqués pour la durée d'une opération.

RIFAN 2 comprend également une capacité de gestion globale du réseau et de surveillance des incidents de cyber-sécurité. Cette supervision s'exerce à la fois depuis un centre de gestion et de contrôle à terre, que localement à bord des navires, conférant ainsi une certaine autonomie aux équipages afin d'assurer le meilleur emploi du réseau en fonction de la situation opérationnelle.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Numéro un européen et numéro deux mondial de l'industrie aéronautique, spatiale et de défense, né de la fusion en 2000 du français Aerospatiale Matra, de l'espagnol Casa et de l'allemand Dasa ;

- Activité de 67 Mds€ répartie entre l'aéronautique civile avec Airbus pour 75 %, défense & espace pour 16 % et Airbus Helicopters pour 9 % ;

- Excellente visibilité pour un secteur en croissance annuelle de 3 %, bénéficiant de fortes barrières à l'entrée et d'un bon « pricing power » ;

- Famille d'avions civils la plus complète du marché, de l'A380 et l'A350 (long-courrier) à l'A330 (15 heures de vol) et l'A320 (10 heures) et numéro un mondial des hélicoptères (47 % du marché civil en termes de livraisons) ;

- Carnet de commandes record de 997 Mds€, donnant une visibilité de près de 15 ans de chiffre d'affaires, provenant de l'Asie-Pacifique (29 %), d'Europe (22 %), d'Amérique du nord (20 %), du Proche-Orient (12 %) et d'Amérique latine (7 %) ;

- Acquisition sans sortie de cash de 50,01% de C-Series, programme de l'avionneur canadien Bombardier, qui renforce la position d'Airbus Group face à Boeing ;

- Trésorerie importante alimentée par les avances sur commandes et retour à un flux de trésorerie élevé, gr'ce à une bonne maîtrise des besoins en fonds de roulement ;

- Vers une hausse du taux de distribution aux actionnaires.

Les points faibles de la valeur

- Retards de livraisons pesant sur l'autofinancement ;

- Incertitudes judiciaires avec risques de pénalités entre 1 et 6 MdsE ;

- Ralentissement des cadences des programmes A380 et A400M ;

- Forte concurrence à venir dans le spatial de la part de Space X.

Comment suivre la valeur

- Performances étroitement liées à la santé des compagnies aériennes ;

- Sensibilité aux parités de change, 60 % des ventes étant facturées en dollars américains pour une base de coûts majoritairement en euros ;

- Poursuite du plan « Vision 2020 », initié en 2009 et visant à un équilibre entre l'aviation commerciale et les autres activités, à un doublement à 25 % de la part des services dans le chiffre d'affaires, à un renforcement à l'international avec 40 % des approvisionnements hors Europe ;

- Capacité à redresser le programme C-Series et, dans les usines européennes, à diminuer le nombre d'avions retenus au sol pour problèmes techniques ;

- Confirmation de l'accélération du rythme de livraison des A320neo ;

- Après l'autorisation des autorités européennes pour l'A330-900, attente de celle des autorités américaines ;

- Capital réparti depuis juin 2013 entre l'Etat français (11, % via la Sogepa), l'état allemand (11,1 % via GZbv) et l'état espagnol (4, % via SEPI), réunis par un pacte d'actionnaires.

Aéronautique - Défense

Le secteur aéronautique est soumis à une profonde mutation. A la recherche de relais de croissance et d'une amélioration de leur rentabilité, les acteurs ne se concentrent plus seulement sur leur cœur de métier (design et assemblage des avions) mais se tournent également vers les services. Ces derniers recouvrent aussi bien le service après-vente (maintenance et réparation des appareils) que la transformation d'avions de ligne en avions-cargos, ou la formation des équipages et des mécaniciens, l'aménagement des cabines et l'optimisation des appareils. Cette évolution amène les avionneurs à revoir complètement la conception de leur métier : ils ne livrent plus un produit mais un usage. Selon Boeing, le chiffre d'affaires des services à l'aviation commerciale pourrait ainsi dépasser celui des avions neufs pour atteindre 8.800 milliards de dollars d'ici à 2037.

https://www.capital.fr/entreprises-marches/un-groupement-industriel-mene-par-airbus-decroche-un-contrat-de-150-millions-aupres-de-la-dga-1330006

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    Graham Warwick The U.S. Air Force has detailed its plans to accelerate the emerging advanced air mobility market, and potentially become an early adopter of electric vertical-takeoff-and-landing (eVTOL) vehicles, but is making clear it does not intend to set requirements or fund development. Instead, the service wants to help developers along the way to commercial certification and volume production by providing testing resources and possibly enabling a near-term government public-use market for their vehicles in advance of FAA certification. The Air Force's Agility Prime program office published its “innovative capabilities opening” (ICO) on Feb. 25, establishing a contracting framework for prototyping projects designed to show whether, as their developers claim, eVTOL vehicles can revolutionize mobility, particularly logistics. Under the ICO framework, which will remain open until Feb. 28, 2025, the service plans to release a series of solicitations for different “areas of interest” (AOI). The first of these—AOI #1, or the “Air Race to Certification”—was also released on Feb. 25. Other AOIs could range from autonomy to manufacturing. Under AOI #1, the Air Force office plans to issue contracts to produce test reports that will substantiate company claims for their eVTOL vehicles. Based on a test report, the service could proceed to the next step, potentially an early procurement, says Col. Nathan Diller, Agility Prime integrated product team lead. “They can leverage that test report to get military certification that would allow near-term government use cases that would accelerate commercial certification, potentially providing revenue and data that accelerates the broader adoption of the technology,” he says. The Air Force has not established explicit requirements for an eVTOL. Instead, it has launched studies into potential missions in which commercial vehicles—both passenger-carrying and larger unmanned aircraft—could be used. These could include distributed logistics, medevac, firefighting, search-and-rescue, disaster relief and facility security. The Air Force is aiming for an initial operating capability (IOC) in fiscal 2023 with a “handful-plus” of vehicles in a squadron. “We have begun a series of studies to look at the business case associated with these different missions, and we have started looking at some basic constructs for what these units [operating the aircraft] might look like,” Diller says. “They may be very different units to what we are doing now.” To qualify under the first AOI, companies must have flown their vehicles by Dec. 17, 2020. Diller says some eVTOL developers are ready to submit test reports and move on to the next step, while others will take longer. “That gives us a year to see which companies are ready, but we feel we are in a position to award contracts quickly.” Agility Prime was provided with $10 million in funding in fiscal 2019 and $25 million in 2020. This is not money requested in the Air Force's fiscal 2021 budget, but Diller says there is a “strong desire and intent to fund” the program in fiscal 2022 and future years to get to an IOC in fiscal 2023. The AOI calls for vehicles that can carry three to eight people, with a range greater than 200 mi., speed faster than 100 mph and endurance of more than 60 min. As well as passenger-carrying eVTOLs, Diller says Agility Prime is looking at unmanned cargo aircraft heavier than 1,320 lb. because the other services are focusing below that weight. The Agility Prime ICO is structured to encourage participation by smaller companies and nontraditional defense contractors, but not exclude traditional Pentagon suppliers that are innovating, he says. Bidders are required to cover at least a third of the cost of the prototype project themselves. The objective of Agility Prime is to “catalyze the commercial market by bringing our military market to bear,” Air Force acquisition chief Will Roper said at a roundtable on Feb. 21. “It's equally important to make sure that commercial market catalyzes first in the U.S.,” he added. “That's equally as important as providing the capability to the warfighter. What we don't want to happen is what happened with the small drone migration to China,” he said. “It was a commercial technology, the Pentagon didn't take a proactive stance on it, and now most of that supply chain has moved to China.” U.S. government agencies have banned the use of Chinese-made drones, citing security concerns. “If we had realized that commercial trend and shown that the Pentagon is willing to pay a higher price for a trusted supply-chain drone, we probably could have kept part of the market here and not had to go through the security issues we have now,” he said. “Agility Prime is saying we are not going to let that happen again,” Roper said. Diller says the Air Force is not imposing military requirements on eVTOL developers because it wants to benefit from the low acquisition and operating costs and potentially high production volumes that could come out of the commercial market. “Since we are not putting research and development money in this, we are going to fall into accordance with what the industry partners want to do,” he says. “Our intent is that any testing they do with us will be something that takes them along the path to commercial certification and is not diverting them.” If the Air Force were to set requirements and fund development, “we would feel we are putting at risk a very large market that would allow us to eventually capitalize on that affordable quantity based on potential mass production at an automobile rate,” he says. https://aviationweek.com/shows-events/air-warfare-symposium/usaf-launches-effort-speed-commercial-evtol-market

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