25 mai 2020 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

Plan de relance : les industriels de la défense ont des idées... beaucoup d'idées

« La défense occupe un rôle particulier pour la relance de l'économie et la soutenir permet de relancer efficacement l'économie française » ont plaidé d'une même voix lors d'une audition devant la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, le président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation Eric Trappier ainsi que les président du CIDEF et du GICAT et du GICAN. « Pourquoi ne pas anticiper certains programmes pour appuyer notre industrie selon les priorités, en coordination avec la DGA (Direction générale de l'armement) ? » déclare Eric Trappier qui a aussi rappelé que « le Rafale est très important pour nos armées et l'export ». Environ 500 entreprises sont effectivement associées au programme Rafale, piloté par Dassault Aviation, rappelle La Tribune.

Par Michel Cabirol

Aéronefs, drones, navires de guerres, véhicules blindés... Les industriels de l'armement français plaident pour un plan de relance industriel, qui doit passer entre autre par la défense.

"La défense occupe un rôle particulier pour la relance de l'économie et la soutenir permet de relancer efficacement l'économie française", a résumé le 14 mai le président du CIDEF et du GICAT Stéphane Mayer, qui est aussi PDG de Nexter lors de son audition le 14 mai devant la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat. La relance économique par la défense permettrait ainsi aux entreprises de ce secteur, la plupart du temps duales, de s'appuyer sur la commande publique pour passer le cap en attendant un futur rebond du marché civil. D'autant que cette filière crée des emplois et des technologies "Made in France" : entre 80 % et 90% des programmes sont réalisés en France. Pour soutenir la supply chain aéronautique, maritime et de l'armement terrestre, le gouvernement n'a en fait que l'embarras du choix, notamment en anticipant des commandes d'hélicoptères, de Rafale, de véhicules blindés, de navires de guerre, de satellites...

"La défense est un amortisseur, il faut améliorer la LPM (Loi de programmation militaire) qui sera révisée en 2021", a confirmé lors de cette même audition le président du GIFAS et PDG de Dassault Aviation Eric Trappier.

"Pourquoi pas anticiper certains programmes pour appuyer notre industrie selon les priorités, en coordination avec la DGA (Direction générale de l'armement)", a-t-il expliqué. Et le patron de Dassault Aviation a rappelé que "l'aéronautique, c'est avant tout le Rafale qui est très important pour nos armées et l'export". Environ 500 entreprises sont effectivement associées au programme Rafale, piloté par Dassault Aviation.

Des idées dans le domaine aéroterrestre

Dans le domaine terrestre, le patron du GICAT a également des idées sur des programmes à "accélérer" pour soutenir l'industrie de défense, notamment les PME, qui cherchent des financements. "Il faudrait accélérer dans l'idéal, a-t-il estimé, toutes les commandes, qui devraient l'être, dans des tranches additionnels d'ici à 2025". Pour Stéphane Mayer, ce serait "autant de signaux positifs et attendus par tous, plus encore par les PME". Il compte plus particulièrement sur l'affermissement anticipé de tranches conditionnelles des véhicules du programme Scorpion, dont Nexter est l'un des principaux architectes. Soit les Griffon, Jaguar et Serval.

Le PDG de Nexter souhaite également que soient confirmées de nouvelles commandes prévues.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/plan-de-relance-les-industriels-de-la-defense-ont-des-idees-beaucoup-d-idees-848385.html

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Selon SWISSMEM, l'association faîtière des PME et des grandes entreprises de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM), l'industrie MEM concerne près de 320'000 emplois en Suisse et un chiffre d'affaire à l'export trois fois supérieur à celui de l'industrie horlogère. La part de l'industrie de défense est nettement plus faible mais permet de maintenir en Suisse des postes de travail à très haute valeur ajoutée. A la lecture de ces chiffres, les affaires compensatoires prévues dans le programme AIR2030 sont indiscutablement une opportunité exceptionnelle pour l'économie suisse. Dassault – Safran – Thalès, l'excellence industrielle française Retour à Lausanne le mercredi 16 octobre, 0800, pour la seconde journée BtoB entre les industriels suisses et les avionneurs retenus dans le cadre du programme AIR2030. Au menu de ce jour, le Rafale du consortium Dassault – Safran – Thalès. Le Rafale est un biréacteur de 4ème génération voire 4ème génération +, selon les classifications, en vertu d'une certaine furtivité active et tactique. C'est le fleuron de l'armée de l'air française et probablement le chasseur européen le plus avancé en matière technologique. La présentation est dirigée par Monsieur Florent SEYROL, responsable du Business Développement et Coopération Internationale pour Dassault Aviation et par Monsieur Pascal DIDIERJEAN pour le groupe Safran. Le programme Rafale étant un programme achevé en matière d'étude et bien rodé en matière de production, la présentation de Dassault est principalement axée sur la compensation indirecte. Les maîtres mots de la présentation sont l'innovation et la recherche. Poids lourd de l'industrie française et mondiale, Dassault c'est 4.8mia de chiffre d'affaire dont 20% sont alloués à la recherche et au développement. Hormis les pharmas, peu de sociétés suisses ont accès à un tel niveau de financement. Le fil conducteur semble tout trouvé et le consortium formé par Dassault, Safran et Thalès, au travers de leurs divisions combinées, offre de nombreuses possibilités pour les sociétés suisses et des perspectives intéressantes en matière de croissance dans des secteurs allant de l'aéronautique à l'optique en passant par la motorisation et l'électronique. Monsieur Florent SEYROL le souligne, Dassault a une taille internationale, l'expérience de la croissance et des grands contrats, et c'est également cette expérience que le groupe transmet à ses partenaires pour que ceux-ci puissent exploiter pleinement leur potentiel économique. Monsieur Pascal DIDIERJEAN, pour le groupe Safran, abonde dans ce sens, illustrant son propos avec l'exemple de la technologie VTOL (Vertical Take-off and Landing aircraft), où la Suisse, je l'apprends, à une carte à jouer, surtout aux cotés d'un motoriste comme Safran. Premier avionneur à le souligner, Dassault est également très sensible à l'innovation dans le milieu académique et les succès suisses des EPF ne sont pas passés inaperçus. A l'heure des difficultés rencontrées par ces institutions dans le cadre des projets européens, des financements indirectes de ce type dans le cadre des affaires compensatoires seraient pertinents et bienvenus. Pour Dassault, la force de la Suisse c'est l'innovation et investir dans notre pays et nos entreprises c'est investir dans les technologies du futur, un win win français. On notera enfin que plusieurs sociétés suisses présentes se sont félicitées du contact franc et direct qu'ils ont pu avoir avec les représentants du consortium Rafale, plus faciles d'accès et moins rigides que certains concurrents. 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By THERESA HITCHENSon May 15, 2020 at 12:54 PM WASHINGTON: The Air and Space Forces are speeding efforts to adopt 3D printing as a major pillar of force sustainment, now making critical spare parts for weapon systems such as engine components for fighters and rockets. “Additive and advanced manufacturing [has] been going like gangbusters across the Air Force and Space Force — printing thousands of parts for airplanes,” Air Force acquisition head Will Roper said yesterday. “We're starting to print parts for satellites, including propulsion.” And today, the Air Force Rapid Sustainability Office (RSO) announced that it had reached a first milestone in its collaboration with General Electric to 3D print metal engine parts for aircraft — printing a metal sump pump for F-110 engines used by both F-15 and F-16 fighter jets. According to the announcement, the next phase of the program — Phase 1B , now being planned — will involve a family of parts on the TF34 engine, which has been in service for more than 40 years. “The collaborative effort between the US Air Force and GE shows great promise toward the adoption of metal 3D printed parts as an option to solve the US Air Force's current and future sustainment challenges,” Col. Benjamin Boehm, director of propulsion at the Air Force Life Cycle Management Center (AFLCMC) said in a press release. “This capability provides an alternate method to source parts for legacy propulsion systems throughout their life cycle, especially when faced with a diminishing supplier base or when infrequent demands or low volume orders are not attractive to traditional manufacturers.” GE originally approached the Air Force with the idea of a collaboration on 3D printed parts in 2019, and in April this year the service brought in the Defense Logistics Agency to help certify the GE-made parts for airworthiness. ALCMC, as we reported way back in September at the Air Force Association shindig, has also been pushing to get its depots around the country certified to print their own spare parts, beginning with those not critical to life and death. Air Force leaders see additive manufacturing as key to resolving the service's serious problems in maintaining aging aircraft and infrastructure and lowering costs. That said, the new 3D sump pump cover is an important piece of the engine. “Compared to other parts on the F110 engine, the sump cover might have lower functionality, but is incredibly important. It needs to be durable, form a seal and it needs to work for the entire engine to function – which is of course critical on a single engine aircraft like the F-16,” said James Bonar, engineering manager at GE Additive. The RSO-GE program is using a spiral development model, increasing the complexity and scale of parts printing with each phase. “In this program, complexity involves moving from simpler part identification, progressing to part and family of parts consolidation and eventually tackling complex components and systems, such as common core heat exchangers,” the press release said. Roper told reporters yesterday in a Zoom briefing that due to the COVID-19 pandemic, RSO has transformed its planned Advanced Manufacturing Olympics, originally planned to coincide with the now-postponed Tokyo Summer Olympics in late July, to a virtual event to be held November. It will allow 3D printing companies to show off their wares to potential service customers via a number of challenges, including a “printer shoot-off” and a “Box of Parts” challenge where manufacturers will compete to create a drone part without a blueprint. “We have been growing our network of small batch makers across the Air Force and Space Force,” Roper said. “I've been so passionate about bringing in additive manufacturing, and small batch digital manufacturing, to help on aircraft parts availability.” The COVID-19 crises has proven the “additive” value of tapping into a network of small manufacturers as the Air Force has scrambled to obtain personal protective equipment for airmen at far-flung bases, he explained. Because many large producers of items like face masks are overwhelmed, the service set up the “Air Force Rapid Advanced Manufacturing Portal,” or “AFRAMP,” as a method of finding and vetting small producers to meet service needs. “It's a portal where small batch manufacturers can make their capabilities known — show what they're able to produce — we vet them, and that then allows these small companies in aggregate to add up to large batch manufacturing,” Roper said. “We've already delivered over 11,000, different PPE devices to seven air bases that wouldn't have otherwise been able to get access for personal protective gear.” His hope is to expand that portal to other types of advanced manufacturing in the future. “I'm excited about scaling it up beyond just personal protective gear, and really having it be a one-stop-shop in the government for companies that can make things in small quantity — that can't mass produce, but can produce in mass if they're added up with a lot of their other sister companies.” https://breakingdefense.com/2020/05/air-forces-roper-3d-printing-going-like-gangbusters/

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