9 juillet 2022 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre

Les industriels de la Défense s’organisent pour produire plus vite

L'Etat, par la voix du Président de la République, ou celle du ministre des Armées, intimant aux acteurs industriels de la Défense d'accélérer leurs cadences de production, ceux-ci s'organisent pour apporter une réponse adéquate. Un exemple de ces délais jugés trop long, la production d'un radar militaire standard, une fois la commande passée, les pièces des sous-traitants réceptionnées, dure entre 24 et 36 mois, hors pénurie de matières. Au sein de la filière, donneurs d'ordre et sous-traitants planchent en toute discrétion pour proposer au ministre des Armées, Sébastien Lecornu, des leviers d'action applicables à court terme, en s'inspirant des méthodes de l'aéronautique civile. Une réflexion a lieu pour avoir des doubles sources sur certains composants, la norme dans le civil mais pas dans le militaire, et pour passer d'une logique de production à la commande, comme c'est le cas aujourd'hui, à une stratégie de flux. C'est une stratégie qui a aussi ses limites, le stockage de pièces ayant un coût significatif. Ainsi, une partie de la réponse se trouve du côté de l'industrie, mais l'autre est au niveau du ministère des Armées et de la Direction Générale de l'Armement (DGA). Les clients eux-mêmes vont sans doute devoir accepter de revoir les règles actuelles. Les tests pouvant durer 6 mois sur certains équipements, si les délais étaient revus à la baisse, il faudrait accepter un niveau de dysfonctionnements supérieur à la normale.

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  • La hausse des budgets de défense en Europe pourrait profiter à l'économie française

    30 mars 2022 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

    La hausse des budgets de défense en Europe pourrait profiter à l'économie française

    DÉFENSE La hausse des budgets de défense en Europe pourrait profiter à l'économie française Selon le cabinet de conseil indépendant Asterès, « si l'Union européenne (hors France) portait ses dépenses militaires à 2% du PIB, il en résulterait pour l'économie française la création de 60 000 emplois, 5,2 Md€ de valeur ajoutée et plus de 1,6 Md€ de recettes sociales et fiscales (effet directs, indirects, induits et en chaîne sur une durée de quatre ans ». Alors que les pays de l'UE (hors France) consacrent globalement 1,5% de leurs PIB aux dépenses militaires, l'Allemagne, la Suède et le Danemark ont déjà annoncé vouloir moderniser et renforcer leurs armées. Selon Asterès, « la hausse des dépenses militaires de l'UE (hors France) de 1,5% à 2% du PIB représenterait une impulsion budgétaire nette de 0,5% du PIB ». Le cabinet estime que les dépenses militaires se divisent pour moitié en salaire et pour moitié en achat de matériels. Les effets positifs sur l'économie française seraient générés par une hausse des exportations d'armement en Europe en raison de l'augmentation des dépenses militaires de l'ensemble des autres pays de l'UE. Une telle hausse générerait aussi une progression des exportations françaises de 7,2 Md€, évalue le cabinet. La Tribune du 28 mars

  • Deux premiers Dassault ATL2 pour la Marine

    25 octobre 2019 | International, Aérospatial

    Deux premiers Dassault ATL2 pour la Marine

    La ministre des Armées, Florence Parly, a salué la livraison des deux premiers avions de surveillance Dassault Aviation ATL2 mis au standard 6 et arrivés sur la base de Lann-Bihoué en juillet et août derniers. Florence Parly, ministre des Armées, s'est vue présenter les nouvelles capacités des avions de surveillance maritime Dassault Aviation ATL2 mis au standard 6 lors d'un vol de deux heures. Les deux premiers ATL2, le prototype et le premier de série, respectivement arrivés à Lann-Bihoué les 18 juillet et 27 août dans leur version logicielle finale, "ont été minutieusement testés par une équipe intégrée associant le centre d'expertise et d'essais DGA Essais en vol, le centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronautique navale (CEPA/10S) de la Marine nationale et Dassault Aviation". "L'expérimentation opérationnelle de la Marine, débutée à Istres en parallèle des dernières phases d'essais, se poursuit à Lorient pendant les dernières vérifications contractuelles effectuées par la DGA en vue de la qualification. Elle a pour but d'élaborer les tactiques d'emploi permettant d'utiliser au mieux les nouvelles capacités de l'aéronef", indique le ministère des Armées qui poursuit :" La mise en service opérationnel du standard 6 est prévue fin 2021, après la formation des équipages, la transformation d'un premier lot d'aéronefs, et la livraison du simulateur à terre pour l'entraînement tactique de nouvelle génération (SIMTAC NG), en cours de réalisation sous la conduite de la DGA". Les chantiers de mise à hauteur au standard 6 s'effectuent en parallèle par Dassault Aviation (6 chantiers en plus de l'avion prototype) et le Service industriel de l'aéronautique (SIAé) du ministère des Armées (11 chantiers). "Au-delà du traitement des obsolescences d'un avion conçu dans les années 1980, la rénovation porte principalement sur le remplacement de certains matériels par des équipements numériques issus des meilleures technologies actuellement disponibles : calculateur tactique, systèmes de renseignement optronique et acoustique, consoles des opérateurs, radar. En particulier, le nouveau radar Searchmaster bénéficie de la technologie d'antenne active développée par Thales pour le Rafale. Naval Group est également impliqué avec le logiciel de traitement de l'information, ainsi que le SIAé pour la rénovation des consoles de visualisation", souligne le ministère des Armées qui rappelle que si les ATL2 sont "prioritairement destinés à la maîtrise du milieu aéromaritime via la lutte contre les sous-marins et les navires de surface, de la zone littorale jusqu'au grand large", ils peuvent aussi "constituer un appui aux opérations aéroterrestres gr'ce à leur capacité à mener des actions de renseignement et de frappes au sol". https://www.air-cosmos.com/article/deux-premiers-dassault-atl2-pour-la-marine-21912

  • US Navy should turn to unmanned systems to track and destroy submarines

    14 avril 2020 | International, Naval

    US Navy should turn to unmanned systems to track and destroy submarines

    By: Bryan Clark Anti-submarine warfare, or ASW, is one of a navy's most difficult missions. Sonars detect submarines with only a fraction of the range and precision possible using radars or visual sensors against ships above the water. Submarines can carry missiles able to hit targets hundreds of miles away, requiring searches to cover potentially vast areas. And the torpedoes that aircraft and surface ships use to sink submarines need to be dropped right on the submarine to have any chance of sinking it. These challenges led the Cold War-era U.S. Navy to rely on a sequential approach for tracking enemy submarines. Electronic or visual intelligence sources would report when an opposing sub was leaving port, and it would hopefully get picked up by sound surveillance, or SOSUS — sonar arrays on the sea floor — as it entered chokepoints, like that between Iceland and the United Kingdom. Patrol aircraft would then attempt to track the submarine using sonar-equipped buoys, or sonobuoys, and eventually turn it over to a U.S. nuclear attack submarine, or SSN, for long-term trail. The U.S. ASW model broke down, however, in the decades following the Cold War as U.S. submarine and patrol aircraft fleets shrank, the Chinese submarine fleet grew, and Russian submarines became quieter. Today, the U.S. Navy devotes enormous effort to tracking each modern Russian submarine in the western Atlantic. During the 2000s, the strategy of full-spectrum ASW started an essential shift in goals, from being able to sink submarines when needed to being able to defeat submarines by preventing them from accomplishing their mission. Full-spectrum ASW and other current concepts, however, still rely on aircraft, ships and submarines for sensing, tracking and attacking enemy submarines to bottle them up near their own coasts or sink them in the open ocean. Although SOSUS has improved since the Cold War and is joined by a family of new deployable seabed arrays, the next link in the U.S. ASW chain is still a P-8A Poseidon patrol aircraft, an Arleigh Burke-class guided-missile destroyer, or a U.S. SSN. These platforms are in short supply around the world, cost hundreds of millions to billions of dollars to buy and cost hundreds of thousands of dollars a day to operate. With defense budgets flattening and likely to decrease in a post-COVID-19 environment, the U.S. Navy cannot afford to continue playing “little kid soccer” in ASW, with multiple aircraft or ships converging to track and destroy submarines before they can get within missile range of targets like aircraft carriers or bases ashore. The Navy should instead increase the use of unmanned systems in ASW across the board, which cost a fraction to buy and operate compared to their manned counterparts. Unmanned aircraft could deploy sonobuoys or stationary sonar arrays, and unmanned undersea or surface vehicles could tow passive sonar arrays. Unmanned surface vehicles could also deploy low-frequency active sonars like those carried by U.S. undersea surveillance ships that can detect or drive off submarines from dozens of miles away. Although autonomous platforms will not have the onboard operators of a destroyer or patrol aircraft, improved processing is enabling small autonomous sensors to rapidly identify contacts of interest. Line-of-sight or satellite communications can connect unmanned vehicles and sensors with operators ashore or on manned ASW platforms. A significant shortfall of today's ASW concepts is “closing the kill chain” by attacking enemy submarines. Air- or surface-launched weapons have short ranges and small warheads that reduce their ability to sink a submarine, but their cost and size prevents them from being purchased and fielded in large numbers. Unmanned systems could address this shortfall in concert with a new approach to ASW that suppresses enemy submarines rather than destroying them. During World War II and the Cold War, allied navies largely kept submarines at bay through aggressive tracking and harassing attacks, or by forcing opposing SSNs to protect ballistic missile submarines. The modern version of submarine suppression would include overt sensing operations combined with frequent torpedo or depth-bomb attacks. Although unmanned vehicles frequently launch lethal weapons today under human supervision, the small weapons that would be most useful for submarine suppression could be carried in operationally relevant numbers by medium-altitude, long-endurance UAVs or medium unmanned surface vessels. Moreover, the large number and long endurance of unmanned vehicles would enable the tracking and suppressing of many submarines over a wide area at lower risk than using patrol aircraft or destroyers. Today the U.S. Navy uses unmanned systems in ASW primarily to detect submarines. To affordably conduct peacetime surveillance and effectively defeat submarines in wartime, the Navy should increase the role of unmanned systems. Using manned platforms to conduct command and control, and unmanned vehicles to track, deter and engage submarines, could significantly reduce the costs of ASW operations and enable the Navy to scale its ASW efforts to match the growing threat posed by submarine fleets. Bryan Clark is a senior fellow at the Hudson Institute. He is an expert in naval operations, electronic warfare, autonomous systems, military competitions and war gaming. https://www.defensenews.com/opinion/commentary/2020/04/13/us-navy-should-turn-to-unmanned-systems-to-track-and-destroy-submarines/

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