16 novembre 2021 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité

Les EAU profitent du Dubai Airshow pour renforcer leurs équipements militaires

Pleins feux sur les Emirats arabes unis et leur salon de l'aéronautique, le Dubai Airshow. Afin d'assurer le plus grand rayonnement possible à l'évènement, les EAU ont annoncé une série de contrats militaires, pour un montant global dépassant les 4 Md€. L'annonce la plus notable a été la commande de deux ravitailleurs supplémentaires Airbus A330 MRTT, pour un montant de 625 M€. Les livraisons débuteront en 2024 et les deux appareils bénéficieront des dernières améliorations opérationnelles développées par les équipes d'Airbus Military Aircraft. Autre contrat d'importance, celui passé auprès de Progressive Technologies pour la fourniture de munitions pour la Force aérienne et la Défense aérienne des Emirats Arabes Unis. L'américain Goodrich s'est vu attribuer 16,5 M€ pour la fourniture de services de soutien et d'assistance technique ainsi que de pièces de rechange. Thales a de son côté enregistré deux contrats, l'un portant sur l'achat de systèmes de communication, l'autre portant sur l'achat de pièces de rechange et de maintenance.

Air & Cosmos du 15 novembre

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    Marc Godbout Une idée proposée discrètement en 2016 par le secteur privé au gouvernement fédéral refait surface. Elle consiste à doter le Canada et l'Australie d'équipements en commun pour mieux lutter contre les feux de forêt. Dans le contexte des changements climatiques et de la crise australienne, le concept mérite-t-il d'être exploré à nouveau? Spencer Fraser est le premier à l'admettre. Quand nous avons présenté le concept, c'était un peu trop tôt, mais les choses ont changé, comme on le voit en Australie. C'est lui qui, au nom du chantier naval Davie, a soumis, au printemps 2016, une proposition au gouvernement fédéral : construire un navire sur mesure pour transporter entre le Canada et l'Australie 14 nouveaux avions-citernes de Bombardier. Ces nouveaux équipements seraient en garde partagée et s'ajouteraient aux ressources déjà existantes dans les deux pays. Leur saison d'incendies est à l'opposée de la nôtre. Notre hiver, c'est leur été et leur hiver, c'est notre été, rappelle le PDG de Federal Fleet, une filiale de Davie. Le chantier maritime n'était pas l'unique promoteur du projet. Il avait l'appui de Bombardier, l'ancien constructeur de l'avion CL-415. undefined Commentaires Marc Godbout Publié à 4 h 14 Une idée proposée discrètement en 2016 par le secteur privé au gouvernement fédéral refait surface. Elle consiste à doter le Canada et l'Australie d'équipements en commun pour mieux lutter contre les feux de forêt. Dans le contexte des changements climatiques et de la crise australienne, le concept mérite-t-il d'être exploré à nouveau? Spencer Fraser est le premier à l'admettre. Quand nous avons présenté le concept, c'était un peu trop tôt, mais les choses ont changé, comme on le voit en Australie. C'est lui qui, au nom du chantier naval Davie, a soumis, au printemps 2016, une proposition au gouvernement fédéral : construire un navire sur mesure pour transporter entre le Canada et l'Australie 14 nouveaux avions-citernes de Bombardier. Ces nouveaux équipements seraient en garde partagée et s'ajouteraient aux ressources déjà existantes dans les deux pays. Leur saison d'incendies est à l'opposée de la nôtre. Notre hiver, c'est leur été et leur hiver, c'est notre été, rappelle le PDG de Federal Fleet, une filiale de Davie. Le chantier maritime n'était pas l'unique promoteur du projet. Il avait l'appui de Bombardier, l'ancien constructeur de l'avion CL-415. La proposition avait été soumise à des fonctionnaires fédéraux et à la ministre de l'Environnement de l'époque, Catherine McKenna. Le document précisait notamment que l'Australie et le Canada obtiendraient ainsi un actif stratégique pour répondre à leurs besoins, dans un contexte de changements climatiques. Cette garde partagée permettrait aux deux pays de réduire les coûts pour leurs contribuables respectifs. La moitié de la facture serait assumée par les Canadiens, l'autre par les Australiens. À l'époque, la motivation n'avait pas été assez grande de la part du gouvernement et des bureaucrates pour poursuivre l'idée, mais il n'y avait pas de crise. C'était avant Fort McMurray, avant l'Australie, indique Spencer Fraser. Deux nations, une solution? Les conséquences dramatiques des incendies qui ravagent l'Australie ont ravivé un certain intérêt à Ottawa. Des sources indiquent que deux ministères fédéraux ont reparlé de cette proposition la semaine dernière et qu'au moins un des deux ministères s'est informé auprès de Viking Air, l'entreprise à qui Bombardier a vendu son programme d'avions-citernes en juin 2016. La proposition, telle que soumise au gouvernement canadien il y a quatre ans, recommandait un arrangement entre le Canada et l'Australie, qui se partageraient les coûts d'un bail annuel de 145 millions de dollars. Davie et Bombardier auraient loué le navire, les avions et fourni les équipages ainsi que le personnel pour l'entretien. En pleine crise nationale, de plus en plus de voix s'élèvent en Australie pour réclamer davantage de gros avions-citernes. Le haut-commissariat d'Australie à Ottawa n'a pas répondu à notre demande d'entrevue. L'Australie essuie des critiques virulentes ces jours-ci. Le pays a un manque chronique d'avions-citernes, soutient notamment l'ancien commissaire aux incendies de l'État de Nouvelle-Galles du Sud, Greg Mullins. Dans une entrevue accordée sur les ondes du diffuseur public national, M. Mullins a souligné que les besoins de l'Australie vont au-delà de l'expertise du Canada. Notre premier ministre devrait être au téléphone avec Justin Trudeau du Canada, en ce moment, en demandant : Justin, nous avons besoin de plus de 20 de vos bombardiers d'eau. Logique? Cette proposition de 2016 a le mérite d'être étudiée, croit David Perry, analyste et vice-président de l'Institut canadien des Affaires mondiales. Selon lui, les changements climatiques doivent forcer les gouvernements à revoir la définition de ce qu'est un actif stratégique qui est traditionnellement militaire, comme les avions de chasse ou encore les navires de guerre. Il est absolument nécessaire de veiller à ce que nous investissions des ressources supplémentaires pour atténuer autant que possible les effets des changements climatiques. Cette initiative stratégique proposée par le secteur privé soulève aussi certaines des interrogations. C'est une question pertinente, il faut bien l'évaluer. Mais je ne suis pas convaincu que d'avoir 14 avions supplémentaires soit absolument nécessaire, croit Jonathan Boucher, chercheur au Centre de foresterie des Laurentides. Le fait d'avoir plus de bombardiers d'eau lors de conditions extrêmes n'aurait pas nécessairement un impact direct. Jonathan Boucher explique que la meilleure action est d'arriver tôt avant que l'incendie génère trop d'énergie. Mais parfois les conditions sont tellement extrêmes que c'est difficile, voire impossible, de s'y rendre. Un autre élément pourrait influencer d'éventuelles discussions face à ce genre de proposition. L'organisation et les stratégies varient d'une province à l'autre, rappelle l'expert. Et c'est sans compter que ce sont les provinces au Canada et les États en Australie qui ont compétence en matière de lutte contre les incendies de forêt par l'intermédiaire d'actifs publics et privés. Sur papier, la proposition peut sembler alléchante, mais la suite pourrait être politiquement complexe. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1471807/feux-foret-garde-partagee-canada-australie

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    By: Jen Judson WASHINGTON — Joint Light Tactical Vehicle-maker Oshkosh Defense announced it has agreed to buy engineering company Pratt Miller, which brings with it artificial intelligence, autonomy and robotics expertise. Oshkosh said in a Dec. 15 news release that it has entered into a definitive agreement to acquire Pratt Miller in a cash-free, debt-free purchase price of $115 million. The New Hudson, Michigan-based Pratt Miller will keep its name, team, facilities and branding, according to the statement. The engineering company was founded in 1989 and is becoming known for its robotics capabilities. The firm recently won a U.S. Army contract in a partnership with QinetiQ to provide prototypes of the light variant of its Robotic Combat Vehicle for evaluation. Pratt Miller also won a contract to develop a design to integrate a new weapon system onto a Stryker combat vehicle under the Stryker Medium Caliber Weapons System lethality program. It is partnered with Rafael in the competition in which government testing of offerings is ongoing. The Israeli government recently expressed enthusiastic interest in mating Oshkosh vehicles with Rafael's Iron Dome missile defense system. In addition, Pratt Miller was one of six companies chosen by Army Futures Command to work on ways to improve the currently cumbersome, taxing and sometimes risky munitions resupply system for field artillery units operating M109 Paladin howitzers. “Pratt Miller has made significant advances in dynamic growth areas such as artificial intelligence, robotics, autonomous and connected systems and electrification,” which puts Oshkosh more into the robotics game than ever before. “We believe combining Pratt Miller's engineering expertise with Oshkosh's innovation and operational strengths will enable us to better serve customers and position our Company for growth,” John Pfeifer, Oshkosh Corporation president and chief operating officer, said in the statement. “Pratt Miller's motorsports heritage has created a culture of speed and agility that has defined our success,” added Matt Carroll, the company's CEO. “Oshkosh is an ideal partner for us to apply that mindset to some of the most significant challenges facing customers today. Together, we expect to grow our decade-long partnership and expand our pipeline of new business opportunities. We look forward to learning from one another and continuing to innovate to bring market-leading products to our customers.” The buy, which is subject to customary closing conditions, should be complete in the first quarter of calendar year 2021, the statement noted. The acquisition also could give Oshkosh more leverage in competitions like JLTV re-compete effort which has recently kicked off and the Optionally Manned Fighting Vehicle program to replace the Bradley Infantry Fighting Vehicle. A request for proposals for the OMFV program is expected to drop by the end of the week. https://www.defensenews.com/land/2020/12/15/oshkosh-buys-pratt-miller-for-115m/

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