26 mars 2019 | International, Aérospatial

La Malaisie renoncerait-elle à l’achat de chasseurs européens au profit de chinois?

Qualifiant les mesures de l'UE de «protectionnistes», le Premier ministre malaisien a promis que, si l'UE poursuivait sa mobilisation contre l'huile de palme, son pays renoncerait également aux produits européens, notamment en acquérant plutôt des chasseurs chinois.

La Malaisie a annoncé son intention d'acheter des chasseurs à la Chine, si l'Union européenne continuait sa campagne contre le biocarburant à base d'huile de palme, rapporte la version numérique du journal New Straits Times, citant le Premier ministre du pays.

«Nous pouvons adopter des mesures réciproques, s'ils ne veulent pas acheter notre huile de palme. Dans ce cas, nous n'avons non plus besoin de leurs produits. Je viens de rentrer du Pakistan où, lors d'un défilé, il y avait des chasseurs fabriqués par la Chine. Si nous avons besoin d'un chasseur, nous examinerons l'acquisition de ceux fabriqués en Chine», a déclaré le chef du gouvernement malaisien, Mahathir Mohamad, lors d'une rencontre à laquelle étaient présents des fabricants d'huile de palme.

Pour rappel, il avait été plus tôt annoncé que la Malaisie examinait la possibilité de se procurer des chasseurs polyvalents français Rafale ou des Eurofighter Typhoon, produits par le consortium européen Eurofighter GmbH.

Mahathir Mohamad considère que l'UE agit d'une manière «injuste» lorsqu'elle propose de prohiber l'huile de palme, ajoutant qu'il s'agit d'une mesure protectionniste par laquelle ce bloc cherche à plonger «dans la pauvreté» les Malaisiens.

«L'huile de palme n'est pas un poison et ils ne doivent pas dire qu'on ne peut pas en mettre dans la nourriture. Ils n'ont pas pitié de 600.000 pauvres ouvriers qui perdront leur emploi et seront privés de revenus, si on ferme les plantations», a-t-il ajouté.

https://fr.sputniknews.com/international/201903241040483791-malaisier-chasseurs-europe-chine/

Sur le même sujet

  • «Le fonds européen de défense: quelles perspectives?». La tribune libre de Bruno Alomar

    31 mai 2019 | International, Aérospatial, Naval, Terrestre, C4ISR, Sécurité, Autre défense

    «Le fonds européen de défense: quelles perspectives?». La tribune libre de Bruno Alomar

    Bruno Alomar Se profile désormais la création d'un Fonds européen de défense de 13 milliards d'euros en capacité initiale, pour lequel le Parlement européen s'est solennellement prononcé en avril, et qui devrait être confirmé lors de l'adoption des prochaines perspectives financières 2021-2027 Parent pauvre de la construction européenne depuis l'échec de la Communauté européenne de défense (CED) en 1954, le projet d'Europe de la défense a connu, au moins dans les intentions, une accélération spectaculaire au cours des deux dernières années. Se est ainsi succédé la création en décembre 2017 d'une Coopération structurée permanente (CSP) regroupant 25 Etats, puis l'Initiative européenne d'intervention (IEI) en juin 2018. Se profile désormais la création d'un Fonds européen de défense de 13 milliards d'euros en capacité initiale (devant monter in fine à 20 milliards), pour lequel le Parlement européen s'est solennellement prononcé en avril, et qui devrait être confirmé lors de l'adoption des prochaines perspectives financières 2021-2027. La prochaine Commission européenne, pourrait même voir la création d'un poste de Commissaire européen à la défense, avec une Direction générale dédiée. Disons-le tout net : il n'est que temps que les Européens, adeptes du « doux commerce » et du soft power, prennent conscience de la dangerosité du monde et de leur fragilité dans le domaine militaire ! Il n'est que temps de dissiper l'illusion qui a prévalu depuis 1989, celle des « dividendes de la paix », d'un monde irénique structuré autour des seules questions économiques. Pourtant, alors que dans les mots l'idée d'une Europe de la défense progresse, d'autres mots indiquent d'autres réalités. Ainsi, les Sous-secrétaires d'Etat américains à la défense, Ellen Lord, et au département d'Etat, Andrea Thompson, ont adressé une lettre au Haut Représentant de l'Union européenne, Mme Mogherini, en date du 1er mai, qui ne déguise par le mépris dans lequel l'Amérique tient les timides efforts européens en la matière. Dans cette lettre, les autorités américaines rappellent que si la création d'un Fonds européen de défense est de la responsabilité des Européens, il va de soi que ceci ne saurait compromettre les relations qui existent au sein de l'OTAN. Le tropisme américain, Donald Trump n'ayant rien inventé si ce n'est une brutalité inédite sur la forme, demeure : « Européens, si vous voulez être protégés, achetez américain ; sinon gare ! » Sécurité. Rien de nouveau dira-t-on : hormis le Royaume-Uni et la France, puissances nucléaires indépendantes, tous les autres pays européens sont redevables à l'Amérique pour leur sécurité. C'est bien la raison pour laquelle ces Etats se fournissent avec zèle en matériel militaire américain, le dernier exemple en date étant le choix du F 35 par la très europhile Belgique, destinés d'ailleurs à remplacer les F-16 américains. C'est, plus encore, l'une des raisons essentielles pour lesquelles, face à une Russie redevenue menaçante, les pays scandinaves et baltes, avec le soutien silencieux de Berlin, mettent systématiquement en échec toute perspective d'approfondissement de l'Union européenne ou d'inflexion commerciale qui pourrait indisposer Washington. Dans un tel contexte, qu'il soit tout de même permis de formuler quelques orientations pour le futur Fonds européen de défense. Car, au-delà des intentions, c'est dans le détail que son succès au service de la sécurité des européens se jouera. Premièrement, la préférence européenne. N'en déplaise à nos alliés américains, si les européens, auxquels Washington reproche tant – à juste titre – de consacrer insuffisamment de ressources à leur défense, mobilisent des fonds, ceux-ci doivent à l'évidence être entièrement consacrés à la fortification d'une base industrielle et technologique de défense (BITD) européenne, d'autant plus fragile qu'elle est sous pression des industriels américains. Le programme F-35 a d'ailleurs réussi son pari industriel : assécher la R&D des entreprises européennes partenaires comme BAE ou Leonardo. C'est non seulement une question de crédibilité militaire pour les Européens. C'est aussi, si l'on tient compte du rôle essentiel des industries de défense en matière d'innovation au service de toute l'économie, une condition essentielle de restauration de leur base industrielle et de renforcement de leur compétitivité, le tout sur fond de rachat forcené de certains acteurs par leurs concurrents américains (Santa Barbara, Mowag, etc.). Deuxièmement, au moment où les conditions exactes de création et de gestion du Fonds sont débattues, il est essentiel, dans l'intérêt des Européens, de fixer clairement les responsabilités de chacun. Aux instances européennes de centraliser les projets, d'en évaluer l'intérêt, et d'apporter une « plus-value » communautaire. Ensuite, ce sont les Etats, et les Etats seuls, qui doivent gérer les fonds dégagés en coopération avec industriels. Mais rien ne serait pire que les institutions européennes, dont l'ADN est le libre marché et la compétence en matière de défense inexistante, prétendent se substituer au choix et à la décision finale des Etats membres, seuls comptables de leur souveraineté devant leur peuple. Bruno Alomar, auditeur de la 68 em session « politique de défense » de l'iHEDN et de la 25 em promotion de l'Ecole de Guerre. https://www.lopinion.fr/edition/international/fonds-europeen-defense-quelles-perspectives-tribune-libre-bruno-alomar-188032

  • How the Army is using AI during Hurricane Helene relief

    8 octobre 2024 | International, C4ISR

    How the Army is using AI during Hurricane Helene relief

    The system is helping responders make quick decisions, such as where to send medical supplies or how many truckloads of water to take into certain areas.

  • US Air Force plans to request 72 fighters every year

    7 avril 2023 | International, Aérospatial

    US Air Force plans to request 72 fighters every year

    Top Air Force leaders have said for years that it needs to buy at least 72 new fighters each year to both modernize its fighter fleet and lower its age.

Toutes les nouvelles