27 mars 2023 | Local, C4ISR

Aperçu de Quantum 2030

Le Plan de mise en œuvre de la stratégie des sciences et technologies quantiques du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC), connu sous le nom de Quantum 2030, est une feuille de route pour faire en sorte que le MDN et les FAC soient bien préparés au potentiel perturbateur des technologies quantiques pour la défense et la sécurité au cours des sept prochaines années.

Les technologies quantiques présentent un potentiel militaire : par exemple, pour le positionnement, la navigation et la synchronisation lorsque les systèmes mondiaux de positionnement (GPS) ne fonctionnent pas; pour des capteurs permettant de détecter les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN); pour les communications sécurisées et le décodage; ainsi que pour les matériaux de pointe et la recherche médicale.

La recherche et développement sur les technologies émergentes et les contre-mesures permettront au MDN et aux FAC de se préparer à être parmi les premiers utilisateurs, à travailler avec les Alliés et à conserver leur avance sur les adversaires potentiels.

Le Plan de mise en œuvre comprend cinq appels à l’action pour le MDN et les FAC :

  • Déterminer qui devrait utiliser les technologies quantiques au sein du MDN et des FAC;
  • Former le personnel afin qu’il ait une compréhension de base du quantique, c’est-à-dire une littératie quantique;
  • Harmoniser les investissements dans le domaine quantique à l’échelle du MDN et des FAC;
  • Accéder à une technologie de pointe au moyen de programmes d’innovation;
  • Faire appel à l’industrie et au milieu universitaire.

Quantum 2030 établit quatre technologies quantiques prometteuses ayant des applications dans le domaine de la défense et de la sécurité et dresse un plan de sept ans pour développer des prototypes prêts à être mis à l’essai sur le terrain d’ici 2030.

  1. Radar à amélioration quantique
  2. Détection et télémétrie par ondes lumineuses (LiDAR) à amélioration quantique
  3. Algorithmes quantiques pour la défense et la sécurité
  4. Réseaux quantiques

Le plan de sept ans se déroule en trois phases : recrutement et formation de personnel; développement scientifique; essais sur le terrain et démonstrations.

Quantum 2030 s’appuie sur la Stratégie de sciences et technologies quantiques du MDN et des FAC, publiée en janvier 2021, et est conforme à la Stratégie quantique nationale du gouvernement du Canada, publiée en janvier 2023.

Liens connexes :

https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/organisation/rapports-publications/apercu-quantum-2030.html

Sur le même sujet

  • Les Alpha-Jet de la Défense vendus à la société canadienne Top Aces

    10 juillet 2020 | Local, Aérospatial

    Les Alpha-Jet de la Défense vendus à la société canadienne Top Aces

    Les Alpha-Jet de la Défense vendus à la société canadienne Top Aces. La Défense belge a revendu 25 de ses anciens avions d'entraînement Alpha-Jet à une société canadienne, Top Aces, spécialisée dans l'entraînement au combat aérien au profit de différentes forces aériennes. Depuis la fermeture de l'école franco-belge de pilotes de chasse de Cazaux en France le 11 octobre 2018, les Alpha-Jet ont été retirés du service. Ils sont encore restés un an en France à disposition de l'Armée de l'Air française le temps de solder les comptes de l'AJeTS. Depuis leur retour en Belgique, ils sont stockés sur la base de Beauchevain. La société canadienne Top Aces serait responsable du démontage et du transport des appareils selon l'agence Belga. Le dossier de la vente des Alpha-Jet a été lancé en 2018. Neuf candidats avaient été retenus par la Défense en décembre 2019 et devaient soumettre une nouvelle offre. La société canadienne Top Aces possède déjà une vingtaine d'Alpha-Jet utilisée par la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande, plus 7 A-4 Skyhawk et les 3 Learjet 35 (sans compter d'autres appareils civils en plus petites quantités). Des F-16 devraient bientôt les rejoindre pour compléter l'offre. Selon le blog français Lignes de Défense, cet achat n'est pas surprenant car Top Aces fait partie des sociétés choisies par l'USAF, l'armée de l'air américaine, pour le gros contrat d'externalisation des services ADAIR (adversary air). Top Aces se doit donc d'augmenter sa flotte d'Alpha-Jet. D'autres armées de l'air font appel à ses services pour l'entrainement de leurs pilotes (la Luftwaffe, la Royal Canadian Air Force et la Royal Australian Air Force). Ces programmes comprennent tant le combat air-air qu'air-sol (formation de JTAC), la défense anti-aérienne à partir de navire ou encore la réalisation de mission ISR. L'entreprise emploie une quarantaine de pilotes issu des armées de l'air américaine, canadienne, allemande et australienne (dont une grande partie est diplômée de l'école Top Gun). L'Alpha-Jet est un appareil de conception franco-allemande qui a effectué son premier vol en 1973 et qui est entré en service dans différentes armées de l'air en 1979. Il a été un réel succès de l'aéronautique avec plus de 500 appareils construits et une carrière loin d'être terminée. Conçu en deux versions (entrainement et attaque au sol), 12 armées de l'air à travers le monde y ont ou y ont eu recours. La Belgique a commandé 33 appareils, assemblés par la SABCA, et livrés entre 1978 et 1980. Quatre d'entre eux ont été perdus durant leur carrière. Durant presque quinze ans et jusqu'en 2018, 165 pilotes de chasse de la Composante Air ont été formés à Cazaux en France au sein de l'école franco-belge de pilotes de chasse sur l'Alpha-Jet. Avec la décision de ne pas remplacer les Alpha-Jet, la Défense s'est tournée vers l'Euro-NATO Joint Jet Pilot Training (ENJJPT), une école installée sur la base aérienne Sheppard, dans le nord du Texas, pour former ses pilotes de chasse. La formation est moins coûteuse pour la Défense belge. En 2017, le ministre de la Défense Steven Vandeput estimait à environ 1,3 millions de dollars la formation de 18 mois aux USA. « L'économie pour la Défense est difficile à chiffrer mais, étant donné qu'il n'y aura pas d'investissement dans un nouvel avion d'instruction (le life cycle cost étalé sur 20 ans pour une flotte d'environ 15 avions est estimé à +/- 750 millions d'euros) et qu'on pourra aussi épargner sur les coûts d'infrastructure et de personnel, on peut présumer que celle-ci sera importante », expliquait-il dans une réponse écrite à la député Karolien Grosemans (N-VA). Le personnel détaché est aussi moins important passant de 40 personnes (pilotes, personnel administratif et techniciens) à 10 personnes. En plus d'économies de coût et personnel, le ministre Steven Vandeput défendait ce choix par l'absence de solution alternative au niveau européen, l'Armée de l'Air française n'ayant à cette époque pas encore de solution pour son Fast Jet Training. Actuellement, les élèves pilotes suivent un tronc commun de formation sur les Marchetti à Beauchevain avant de se séparer dans leur filière spécifique. Mais le ministère de la Défense envisage aussi de recourir à l'outsourcing au lieu de remplacer les Marchetti, qui arrivent en fin de vie. Les pilotes d'avions de transport ou d'hélicoptères sont toujours formés en France. Article co-écrit avec Pierre Brassart https://defencebelgium.com/2020/07/09/les-alpha-jet-de-la-defense-vendus-a-la-societe-canadienne-top-aces/

  • Turkey, Canada in spat over suspension of arms exports

    7 octobre 2020 | Local, Terrestre, Sécurité

    Turkey, Canada in spat over suspension of arms exports

    The Associated Press ANKARA, Turkey — Turkey on Tuesday accused Canada of double standards after Ottawa suspended arms exports to Turkey as it investigates the use of Canadian technology in the conflict between Azerbaijan and Armenia. Canadian Foreign Minister Francois-Philippe Champagne announced Monday that he has suspended export permits to Turkey, which is backing Azerbaijan in the conflict, in line with Canada's export control regime. He said he had instructed his ministry to investigate claims that Canadian drone technology is being used in the fighting. Turkey, which has military cooperation agreements with Azerbaijan, accused NATO ally Canada of creating obstacles concerning the export of military equipment to Turkey “in a way that does not comply with the spirit of alliance.” A Turkish Foreign Ministry statement also insisted that Turkey “rigorously” implements obligations stemming from the export control regime. The ministry statement noted that a U.N. report has named Canada as one of the countries helping fuel the war in Yemen. The statement also accused Canada of being influenced by Armenian diaspora groups. “Our expectation from Canada, is to lead a policy that stays away from double standards, to act without falling under the influence of anti-Turkish groups in the country and without being trapped by narrow political interests,” the Turkish ministry said. https://www.defensenews.com/global/the-americas/2020/10/06/turkey-canada-in-spat-over-suspension-of-arms-exports/

  • Overcoming ‘Boom and Bust’? Analyzing National Shipbuilding Plans in Canada and Australia

    18 janvier 2019 | Local, Naval

    Overcoming ‘Boom and Bust’? Analyzing National Shipbuilding Plans in Canada and Australia

    by Jeffrey F. Collins CGAI Fellow Executive Summary While both Canada and Australia share similar constitutional frameworks and imperial histories, they are also no stranger to procurement challenges. Cost overruns, delays, regionalism, and protracted intellectual property disputes have all been part of major defence acquisition projects in recent decades. This Policy Paper analyzes the largest and most expensive procurement projects undertaken by either country, Canada's $73 billion (estimated) National Shipbuilding Strategy (NSS), launched in 2010, and Australia's A$90 billion Naval Shipbuilding Plan (NSP), launched in 2017. Each project represents an attempt to implement a rational, multi-decade approach to naval acquisition. Driven by a desire to overcome previous boom-and-bust cycles, the NSS and NSP aim to create a sustainable shipbuilding sector capable of meeting the immediate and future naval demands of Ottawa and Canberra. Neither country has attempted a shipbuilding plan on this scale before. The NSS and NSP are still in their early stages but some common themes have emerged. On implementation challenges, old problems persist. For one, the rational approach to naval shipbuilding is not devoid of procurement politics and regionalism. Determining which province or state will be home to billions in contracts over many years remains a zero-sum game no matter how arms-length the process of yard selection. Cost increases also remain a reality. Building domestically can carry a 30 per cent to 40 per cent premium. Project delays increase this premium, something Canada has already experienced when initial NSS acquisition costs, pegged at $37.7 billion nearly a decade ago, jumped to an estimated $73 billion today. Australia's delays in securing an agreement with France's Naval Group on its $A50 billion future submarine project could mean additional cost increases. In this context, schedule is king and avoiding cost increases requires keeping to planned shipbuilding schedules. Failure to do so opens production gaps and necessitates going with alternative options including building overseas (Australia) or converting commercial vessels for naval and coast guard use (Canada). Prolonged cost sensitivities raise the consideration of trade-offs on committing more money to continuous shipbuilding at the expense of acquiring other military capabilities. Canada, for instance, will need to make decisions at some point on whether to spend billions on replacing the North Warning System in the country's North. Australia will have to grapple with an Indo-Pacific region proliferating with relatively cheaper but lethal anti-ship missiles. In this context, money spent on surface combatants may be perhaps better spent on other capabilities. None of this is to say that progress has not occurred in either the NSS or NSP. Ships are getting built, including Arctic Offshore Patrol Ships in Canada, and Offshore Patrol Vessels in Australia. In 2018, both countries selected the British Type-26 as their preferred design for a new generation of surface combatants. It is very possible that these respective strategies will achieve their goals of bypassing the boom-and-bust eras, but ongoing challenges serve as a reminder that even with the best-laid plans, naval shipbuilding is a complicated affair. 1 https://www.cgai.ca/overcoming_boom_and_bust_analyzing_national_shipbuilding_plans_in_canada_and_australia

Toutes les nouvelles