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May 6, 2024 | International, Land

Russia will have to increase its missile arsenal to deter the West, diplomat says

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  • Loi de programmation militaire 2019-2025: les failles du Budget des armées

    February 12, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Loi de programmation militaire 2019-2025: les failles du Budget des armées

    Par Vincent Lamigeon La loi de programmation militaire 2019-2025 marque une remontée en puissance inédite depuis 25 ans, avec une priorité à la régénération des hommes et au renouvellement des matériels. Mais une bonne partie de l'effort financier est reportée au-delà du quinquennat. Et des manques persistent. Près de 300 milliards d'euros en sept ans pour les armées. La loi de programmation militaire 2019-2025 présentée le 8 février marque une remontée en puissance financière inédite depuis la fin de la Guerre froide. Le budget militaire doit ainsi passer de 34,2 milliards d'euros en 2018 à 50 milliards d'euros en 2025, pour atteindre les fameux 2% du PIB promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne. L'augmentation se fera en deux temps : 1,7 milliard d'euros de plus par an jusqu'à 2022, puis 3 milliards par an de 2023 à 2025, avec un ajustement possible des deux dernières annuités en fonction de la situation économique. Que penser de cette "LPM de renouveau", selon les termes du ministère des armées ? A l'évidence, il s'agit d'un effort majeur. Sur la période 2019-2023, le budget moyen du ministère atteindra 39,6 milliards d'euros, soit 23% de plus que la moyenne 2014-2019. Les effectifs des armées vont repartir à la hausse, avec 6.000 postes en plus, dont 3.000 d'ici à 2023. L'hémorragie qui avait vu la défense perdre 60.000 postes de 2005 à 2015 est donc stoppée, avec une priorité marquée pour le renseignement (+ 1.500 postes et 4,6 milliards d'euros investis d'ici à 2025) et la cyberdéfense (+ 1.000 postes, 1,6 milliard d'euros). Même le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné en juillet à la suite d'un désaccord budgétaire avec l'Elysée, a salué sur France 3 "une dynamique réelle", tout en se disant vigilant sur le respect des engagements. Renouvellement des équipements La force de cette LPM est d'avoir su trancher sur un point majeur : plutôt que de lancer des grands programmes, type second porte-avions, à forte résonance médiatique mais répondant moins aux besoins opérationnels immédiats, la loi se concentre sur la régénération des hommes et des matériels. Ceux-ci ont été durement éprouvés par des opérations extérieures et intérieures qui dépassent de 30% le niveau prévu par le Livre blanc de 2013. Priorité est donc donnée à la condition de vie des militaires et de leurs familles : 530 millions dans le cadre du "plan familles", et 11 milliards d'euros prévus pour les infrastructures de défense. L'effort est aussi sensible sur les petits équipements, peu médiatisés mais essentiels à la mission des soldats : treillis ignifugés, gilets pare-balles, casques, protection NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). La maintenance, talon d'Achille des armées fraises est également soignée, avec 22 milliards d'euros consacrés à l'entretien des matériels d'ici à 2023. L'autre grande priorité de la LPM est le renouvellement d'équipements hors d''ge. Le programme Scorpion de renouvellement des blindés de l'armée de terre voit ainsi ses livraisons accélérées : 50% des véhicules multi-rôles Griffon et des engins de combats Jaguar seront livrés d'ici à 2025. Ceux-ci remplaceront les antiques VAB et autres AMX 10RC, même si plusieurs centaines de ces machines seront toujours en service en 2025. La Marine ? Elle se verra livrer quatre pétroliers ravitailleurs au lieu de trois, et aura droit à trois avions de patrouille maritime Atlantique 2 rénovés en plus (18 au lieu de 15). Côté armée de l'air, la commande d'avions ravitailleurs A330 MRTT passe de 12 à 15 exemplaires, dont une douzaine livrée d'ici à 2023. Ces appareils remplaceront les antiques C135FR, livrés en 1965. La dissuasion choyée Conformément au souhait d'Emmanuel Macron, le renouvellement de la dissuasion, dans ses deux composantes océanique et aéroportée, est aussi acté, un investissement de 25 milliards d'euros en cinq ans à la clé. Cette accélération permettra de financer le renouvellement du missile ASMP/A embarqué sur Rafale, le lancement du développement des nouveaux sous-marins lanceurs d'engins (SNLE 3G) et du futur missile balistique M51-3. Le coût annuel de la dissuasion va ainsi passer de 3,9 milliards à environ 6 milliards en 2025. La LPM marque enfin un effort important sur le segment spatial : 3 satellites d'observation CSO et un satellite d'écoute électromagnétique CERES seront mis sur orbite d'ici à 2025. L'effort financier énorme de la LPM a convaincu les industriels. "Ce projet de LPM marque un effort important de la nation pour ses armées", se félicite Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation et président du Cidef (Conseil des industries de défense françaises), rappelant que cet investissement est le garant de l'"autonomie stratégique française", et de la santé d'une filière "compétitive, innovante, exportatrice et créatrice d'emplois stables à forte valeur ajoutée technologique (200.000 emplois environ)". Essentiel de l'effort après 2022 A bien y regarder, la LPM laisse quand même quelques questions ouvertes. D'abord, une bonne part de l'effort financier est reportée 2023 et 2025, soit hors quinquennat. La hausse annuelle du budget de défense devra alors quasiment doubler, passant de +1,7 milliard par an à +3 milliards. "Cela crée un certain flou : où en sera la situation économique en 2023 ?, s'interroge le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial sur le budget défense au sein de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il aurait fallu une montée en puissance plus progressive, avec une plus grande part focalisée sur le quinquennat actuel." De fait, la LPM ne précise pas le niveau exact des budgets militaires 2024 et 2025, qui devront prendre en compte "la situation macroéconomique à cette date". Cette précision ressemble fort à une porte ouverte à Bercy, qui n'en demandait pas tant. Autre faiblesse de la LPM : de nombreuses commandes et livraisons d'équipements sont prévues après 2022, voire après 2025, ce qui jette un doute sur leur confirmation. C'est le cas du programme dit HIL (hélicoptères interarmées légers) : ce nouvel appareil, basé sur le H160 d'Airbus Helicopters, devait remplacer trois flottes d'hélicoptères hors d''ge (Fennec, Alouette III...). Les armées devront attendre : le lancement du programme n'est annoncé qu'en 2022, pour de premières livraisons en 2028. Peu de livraisons de Rafale La LPM semble avoir aussi fermé la porte à une demande de l'armée de l'air de passer de 185 avions de chasse à 215 appareils. Le projet de loi prévoit un format qui restera à 185 appareils à l'horizon 2030. Cette prudence se retrouve dans les faibles livraisons de Rafale prévues : seulement 28 appareils destinés à l'armée de l'air et à la marine seront livrés en 7 ans, soit seulement 4 par an en moyenne. L'armée de l'air pourra un peu se consoler avec la rénovation de 55 Mirage 2000D. Une autre grosse déception concerne le financement des études amont. Le montant annuel doit passer de 730 millions à 1 milliard d'euros, mais cette augmentation sera étalée sur cinq ans. Cet effort apparaît trop modeste au vu des enjeux des armées à l'horizon 2030, notamment sur l'intelligence artificielle et la robotisation. Une DARPA à la française (ou à l'européenne), du nom de la cellule d'innovation avancée du Pentagone, ne serait pas de trop pour faire face aux ambitions américaines, russes ou chinoises. https://www.challenges.fr/entreprise/defense/loi-de-programmation-militaire-2019-2025-les-failles-du-budget-des-armees_566354

  • RCAF's LGen Eric Kenny on the challenging transition to gain operational advantage - Skies Mag

    November 14, 2023 | International, Aerospace, C4ISR

    RCAF's LGen Eric Kenny on the challenging transition to gain operational advantage - Skies Mag

    The RCAF is striving to gain operational advantage against peer adversaries by modernizing its capabilities and leveraging technology.

  • Lockheed Signals Change Is Coming With New CEO

    April 1, 2020 | International, Aerospace

    Lockheed Signals Change Is Coming With New CEO

    Michael Bruno Lockheed Martin Chairman, CEO and President Marillyn Hewson became the prime example of how to stumble into the corner office of the Pentagon's top contractor and still provide laudable business results. Now, as she hands off the reins to an enigmatic successor, Lockheed stakeholders hope the uncertainty ahead will be just as lucrative. On March 16, the Bethesda, Maryland-based prime—the largest contractor to the U.S. Defense Department by annual sales—surprised many followers with the news that current Lockheed board member James “Jim” Taiclet, Jr. will become CEO and president on June 15, while Hewson becomes executive chairman. Lockheed also promoted Frank St. John, current executive vice president of the company's Rotary and Mission Systems (RMS) division, to become chief operating officer (COO)—a role that Hewson technically held last, and briefly, before her January 2013 appointment as chief executive. Before that, the COO role was mostly held by Chris Kubasik prior to his downfall at Lockheed. Stephanie Hill, now senior vice president for enterprise business transformation, was appointed to succeed St. John as executive vice president for RMS. These appointments also are effective June 15. Hewson is 66 years old and Taiclet is 59. The company, which does not have a retirement rule, had not announced a formal transition plan or successor process. Nevertheless, industry insiders were watching movements—such as St. John's rise and recent board appointments—and analysts said they assume the transition was planned before the ongoing COVID-19 crisis erupted. While the announcement was a surprise, the timing was not—due to Hewson's age and the fact that Lockheed ended 2019 with a record $144 billion backlog of work and a stock price that has more than tripled under Hewson, including the recent COVID-19-related pullback. Still, many observers are intrigued by the selection. “While Marillyn's retirement has been in the cards for a while, we were not expecting Lockheed to go outside the company for its new CEO,” say analysts at Vertical Research Partners. “Taiclet has an impressive pedigree based on his resume, but from an A&D perspective, he is an unknown quantity. . . . But with Marillyn sticking around as chairman, and a very experienced cohort of senior Lockheed managers, we are not expecting there to be any revolutionary change as a result of this appointment.” Cowen analysts also noted that St. John's appointment as COO further bookends Taiclet with experienced Lockheed managers. St. John, 53, joined Lockheed more than 30 years ago and as COO is naturally positioned as a potential future CEO, analysts say. Taiclet is currently chairman, president and CEO of American Tower, a real estate investment holding company and owner/operator of wireless and broadband communications networks, where he has held the executive reins since 2003. He joined that company in 2001 and, according to Lockheed, is credited with guiding American Tower's transformation from a U.S.-centric focus to a multinational business outlook. Analysts said he also was central in leading mergers and acquisitions as part of the company's expansion. American Tower announced an immediate replacement for Taiclet but said he will remain chairman and an advisor through June 14. Taiclet previously served as president of Honeywell Aerospace Services and before that was vice president for engine services at the Pratt & Whitney division of United Technologies (UTC). He also worked as a consultant at McKinsey & Co., specializing in telecommunications and aerospace strategy and operations. He is a retired U.S. Air Force pilot and Persian Gulf War veteran. Loren Thompson, a Lexington Institute consultant to Lockheed, says Hewson's selection of Taiclet seems calculated to continue her emphasis on tight financial management and good customer relations while positioning the leading prime for a changing demand environment. “That environment will be characterized by two shifts from previous years,” Thompson writes. “First, the defense budget will enter a flat to declining period very different from the spending increases of the early Trump [administration] years. Second, the preference of military customers for nontraditional suppliers who think like entrepreneurial enterprises rather than government contractors will continue to grow.” Hewson's selection of Taiclet also is telling because she has won the respect of many industry insiders, analysts and advisers. While unplanned, Hewson's tenure as CEO was deemed successful by most. “Hewson's tenure is known for operational execution with such programs as the F-35, while having a successful oversight in maintaining key businesses—such as in the evolving area of space with wins such as Next-Gen OPIR and GPS IIIF,” say Jefferies analysts. Company sales grew at a 5% compound annual growth rate from $45.4 billion in 2013 to an expected $63.3 billion this year. Taiclet's takeover sounds to many like more of the same—but different. “This is the first time Lockheed Martin has promoted someone who did not rise through the corporation to be president and CEO,” writes Capital Alpha Partners analyst Byron Callan. “We find it intriguing that he has a commercial background and wonder if that's not a different direction the company starts to explore in 2020-25.” https://aviationweek.com/defense-space/supply-chain/lockheed-signals-change-coming-new-ceo

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