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July 13, 2021 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

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  • Coopérations dans l'armement : la France peut-elle vraiment faire confiance à l'Allemagne ? (1/3)

    November 7, 2018 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Coopérations dans l'armement : la France peut-elle vraiment faire confiance à l'Allemagne ? (1/3)

    Par Michel Cabirol La France et l'Allemagne ont à l'évidence des enjeux et des objectifs différents. La coopération franco-allemande est-elle assise sur des bases saines ? Pas sûr. La France peut-elle vraiment faire confiance à l'Allemagne en matière de politique de défense et d'armement? Pas sûr si l'on en croit le député LREM du Finistère, Jean-Charles Larsonneur, qui jette un pavé dans la mare avec son rapport sur le programme 146 (Equipement des forces et dissuasion) : "L'approfondissement, sans grande publicité et, pour ainsi dire, à bas bruit, du concept de nation-cadre de l'OTAN, consiste à fédérer autour de l'Allemagne les capacités de 17 « petits » pays, ce qui risque de réduire l'intérêt des Allemands pour nos coopérations bilatérales", a-t-il expliqué le 24 octobre à l'Assemblée nationale. L'Allemagne se place dans une volonté de leadership en Europe dans le domaine de la défense, qu'elle a très clairement exprimé dans son Livre Blanc de 2016 et dans sa stratégie dans le domaine des technologies clés. D'ailleurs, l'un des plus influents think tank d'Allemagne, la Stiftung für Wissenschaft und Politik (SWP), synthétise parfaitement la stratégie allemande. Il préconisait en août 2017 que Berlin prenne le leadership militaire de l'Union européenne, et de devenir le pilier européen de l'OTAN en raison du futur désengagement américain. "La Bundeswehr pourrait devenir une épine dorsale de la sécurité européenne à long terme, affirmait la SWP. (...) Cela exige de la volonté du futur gouvernement fédéral d'accepter un leadership politique et militaire dans l'alliance". Un avantage puissant pour l'industrie allemande L'Allemagne a effectivement su se saisir du concept de nation-cadre ("Framework Nation Concept"- FNC) élaboré par l'OTAN à son initiative à partir de 2012. De fait, l'Allemagne, qui a mis en œuvre ce concept, s'est entourée, en tant que nation-cadre, de 19 États membres pour mettre en œuvre des projets de coopération très approfondis, tendant à une véritable intégration pour certains d'entre eux (Pays-Bas notamment). Et pour de nombreux observateurs, ce concept va se révéler être un rouleau compresseur en faveur des intérêts industriels germaniques. C'est un "instrument stratégique qui pourrait servir puissamment les intérêts de l'industrie allemande", a confirmée Jean-Charles Larsonneur. Pourquoi ? Selon Antoine Bouvier, cité dans le rapport du député, l'interpénétration des enjeux capacitaires et opérationnels est profonde. Ainsi, les États partenaires de l'Allemagne ont souscrit l'engagement de porter au standard le plus élevé leurs capacités des chars de combat, ce qui constitue une "formidable opportunité pour KMW ". Cette opportunité est par nature d'autant plus grande que l'intégration des capacités militaires concernées est poussée. Ainsi, l'armée de terre néerlandaise ne pourrait désormais plus être déployée sans la Bundeswehr, tant leur intégration capacitaire est profonde. L'Allemagne, dans ce schéma, tient un rôle d'intégrateur des capacités européennes. Cette ambition s'appuie sur des ressources budgétaires à la hausse : augmentation de 34,3 milliards d'euros en 2016 à 42,9 milliards en 2019 (soit 1,31% du PIB). "Le concept de nation-cadre se constitue de fait comme le pilier européen de l'Alliance ‒ aux yeux d'Américains, mieux vaut voir l'Europe de la défense se constituer dans un cadre de l'OTAN, bien connu, plutôt que dans des constructions européennes moins maîtrisées par eux", a expliqué Jean-Charles Larsonneur dans son rapport. Le SCAF en danger? Un accord politique a été trouvé au plus haut niveau le 13 juillet 2017, formalisé par des lettres d'intention au printemps 2018. Il est convenu que la France aura un rôle prééminent dans la conduite du programme SCAF. Symétriquement, il est entendu que l'Allemagne en aura un dans la conduite du projet de char du futur tout comme elle a obtenu le leadership sur le futur drone MALE européen. Selon Jean-Charles Larsonneur, les industriels français et allemands ne disposent toujours pas d'un cadre réglementaire, ne serait-ce que pour échanger des informations. "Il ressort de mes travaux que la DGA attend des réponses de son équivalent allemand", a-t-il révélé. "Il est donc urgent de poser des jalons aussi irréversibles que possible dans la coopération franco-allemande, tant que le contexte politique le permet", a-t-il affirmé. Jean-Charles Larsonneur est inquiet sur la coopération franco-allemande. "La coopération franco-allemande présente en ce moment quelques signes de flottement", a-t-il estimé à l'Assemblée nationale. Il a cité en exemple la décision des Allemands de décliner la proposition française de développer en commun un missile européen pour le nouveau standard du Tigre, au profit d'un missile israélien, le Spike, comme l'avait révélé La Tribune. Mais selon Antoine Bouvier, le nouveau Spike LR2 n'est qu'au début de son développement et comporte donc des risques technologiques. "Le choix des Allemands pour une joint venture entre Rafael, fabricant israélien du Spike, et RheinMettall ‒ dont le rôle dans ce programme ne paraît d'ailleurs pas être dominant ‒ ne s'explique donc pas principalement par des considérations techniques", a précisé le rapport du député du Finistère. Le concept de nation-cadre permet également à l'Allemagne d'avancer discrètement ses pions dans le domaine des sous-marins. Après avoir fait céder la Norvège (membre du FNC), Berlin tente désormais de séduire la Pologne et les Pays-Bas en vantant un cluster européen sous-marin sous tutelle allemande. Ce qui marginaliserait clairement la France en Europe. En février 2017, la Norvège a commandé quatre U-212 et doit développer avec Berlin un partenariat à vocation mondiale dans le domaine des missiles mer-mer et des systèmes de traitement de l'information. La décision d'Oslo d'interrompre l'appel d'offres et de choisir une évolution du sous-marin en service dans la Marine allemande dans le cadre d'une coopération opérationnelle et industrielle renforcée, risque de faire t'ches d'huile en Europe... La France est en danger. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/cooperations-dans-l-armement-la-france-peut-elle-vraiment-faire-confiance-a-l-allemagne-1-3-795987.html

  • US military buys additional Trophy APS, Rafael pushes light version for Bradley and Stryker

    January 9, 2019 | International, Land

    US military buys additional Trophy APS, Rafael pushes light version for Bradley and Stryker

    Ashley Roque, Washington, DC - Jane's Defence Weekly In the US military's bid to protect troops inside its M1 Abrams main battle tanks from incoming threats such as anti-tank guided missiles and rocket-propelled grenades, the army and US Marine Corps (USMC) are purchasing additional Israeli-built Trophy active protection systems (APSs). Leonardo DRS, Rafael's US-based partner, announced on 8 January that it has received a contract initially worth up to USD79.6 million to provide the services with additional Trophy systems. The latest contract pushes the programme's funded value more than USD200 million. "Leonardo DRS is proud of the confidence shown by the army in deciding to field Trophy to even more US combat brigades," said Aaron Hankins, vice-president and general manager of the Leonardo DRS Land Systems division. "Together with our Rafael partners, we are fully committed to meeting our customers' demands and are working in parallel to further address the urgent protection needs of other US platforms." The company declined to discuss the specific number of APSs acquired under the latest contract or how they will be split between the army and USMC. With a proliferation of anti-tank guided missiles and the Pentagon preparing for a potential ground conflict with Russian forces, the army evaluated three APSs: Rafael's Trophy on the Abrams tank, IMI Systems' (now owned by Elbit Systems) Iron Fist on the M2 Bradley, and Artis' Iron Curtain on the Stryker. Trophy was the first system flagged to proceed. Then, in November, the Army's Requirements Oversight Council (AROC) decided Iron Fist will move into the next phase of urgent qualification testing, and plans to urgently field "at least a brigade's worth of capability", according to Ashley John, the army's public affairs director for the Program Executive Officer - Ground Combat Systems. https://www.janes.com/article/85597/us-military-buys-additional-trophy-aps-rafael-pushes-light-version-for-bradley-and-stryker

  • Sous-marins : la France et l'Australie vont verrouiller le contrat du siècle

    February 5, 2019 | International, Naval

    Sous-marins : la France et l'Australie vont verrouiller le contrat du siècle

    Par Michel Cabirol L'Australie et le groupe naval vont signer l'accord cadre de leur partenariat stratégique (Strategic Partnering Agreement). Naval Group devrait signer avant le printemps un contrat portant sur le design des sous-marins et estimé entre 1 et 2 milliards d'euros. En Australie, Naval Group va bientôt voir la lumière après un très, très long tunnel de négociations. Lundi prochain, l'Australie et le groupe naval tricolore vont signer l'accord cadre de leur partenariat stratégique (Strategic Partnering Agreement ou SPA) en présence de Florence Parly et de son homologue australien Christopher Pyne, selon l'entourage de la ministre des Armées. Des négociations qui avaient commencé début février 2017. Un accord intergouvernemental entre l'Australie et la France avait été signé en décembre 2016. Ce contrat "chapeau" intègre toutes les clauses de transferts de technologies, de garanties, de risques et de couvertures notamment sur la durée du contrat (50 ans). Il doit également protéger les propriétés intellectuelles de Naval Group. C'est donc l'aboutissement de négociations tripartites très complexes, qui vont en grande partie verrouiller le contrat du siècle pour Naval Group, sélectionné en 2016 par Canberra pour fabriquer douze sous-marins à propulsion classique pour un montant évalué à 50 milliards de dollars australiens (36,2 milliards d'euros). Rassurer l'Australie Cet accord vise principalement à assurer à (et rassurer) l'Australie que Naval Group sera capable tout au long de la durée de la vie du contrat des sous-marins (50 ans) de maintenir son outil industriel. La France a dû donner son assurance à l'Australie que Naval Group existera encore dans 50 ans pour assurer l'entretien des douze b'timents qui sont stratégiques pour Canberra. De même, selon l'entourage de la ministre, le résultat des prochaines élections législatives australiennes, qui doivent avoir lieu au premier semestre 2019 afin de renouveler l'intégralité des 151 sièges de la Chambre des représentants et 40 des 76 sièges du Sénat, ne devrait pas changer l'accord entre l'Australie et Naval Group. Des assurances par l'opposition ont été données à la ministre lors de son passage en septembre dernier. Un deuxième contrat en voie d'être signé L'Australie devrait signer avant le printemps un deuxième contrat avec Naval Group, qui porte sur le design des sous-marins. Il était attendu depuis octobre 2017. Le montant est évalué entre 1 et 2 milliards d'euros. Ce contrat lancera officiellement les activités du bureau d'études du groupe naval en matière de design et d'analyse fonctionnelle des futurs b'timents. Il permettra de définir non seulement les spécificités opérationnelles des sous-marins mais également de déterminer le coût et les délais de fabrication. Enfin, il restera ensuite à Naval Group de signer le contrat de fabrication des douze sous-marins... Soit le contrat du sicèle. Naval Group avait signé en septembre 2016 un premier contrat opérationnel d'environ 300 millions d'euros, dénommé "Design and Mobilisation Contract". Il avait permis de lancer les activités de structuration du programme et de coordination avec le groupe américain Lockheed Martin, l'intégrateur du système de combat et les partenaires australiens. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/sous-marins-la-france-et-l-australie-vont-verrouiller-le-contrat-du-siecle-806260.html

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