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June 9, 2020 | International, Aerospace

Air Force Releases RFI for Next-Gen ISR Drone to Potentially Replace Reaper

The Air Force released a June 3 request for information to begin searching for next-generation unmanned aerial vehicles that could eventually replace the MQ-9 Reaper drone.

The notice, first reported by Aviation Week, states that the service is conducting market...

https://www.defensedaily.com/air-force-releases-rfi-next-gen-isr-drone-potentially-replace-reaper/air-force/

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  • Les cinq incohérences de la défense européenne

    June 17, 2020 | International, Aerospace, Naval, Land, C4ISR, Security

    Les cinq incohérences de la défense européenne

    La réunion des ministres de la Défense de l'UE ce mardi (16 juin) le prouve. La litanie des 25 paragraphes balayant tous les sujets met sous le tapis cinq sujets d'incohérences, non résolus depuis des années. Ce qui est assez incongru alors que tous les signaux sont au vert (cf. encadré). Les Européens sont aujourd'hui face à leurs contradictions, leurs incohérences (1), forts dans le verbe, faibles dans l'action. Première incohérence : aucune responsabilité stratégique clairement identifiée L'Europe manque d'une chaine de décision clairement identifiée, surtout au plus au haut niveau. Ce devrait être le rôle du Conseil européen. Mais celui-ci a peu à peu délaissé ce rôle, encombré par les affaires intérieures de l'UE : crise économique, renouvellement institutionnel, Brexit, etc. Quelques discussions de politique extérieure ont bien eu lieu, mais peu nombreuses, pas assez fréquentes, et parfois tournées vers le sommet de l'iceberg, non vers la profondeur stratégique. Ainsi quand la Russie a été évoquée, c'était surtout pour examiner s'il fallait prendre des sanctions après l'invasion de la Crimée et la guerre dans l'Est de l'Ukraine et quelles sanctions prendre, pas vraiment pour voir quelles relations de voisinage entretenir. Et quand on aborde la Turquie, c'est en extrême urgence pour tisser des liens avec Ankara afin d'éviter une vague migratoire. Il y a eu assez peu de discussions au fond sur les relations avec les pays du Golfe, avec l'Afrique, avec la Libye, durant la présidence de Donald Tusk. Charles Michel qui avait inauguré son mandat par une série de balades (lire : Quand Tintin Michel se balade, le Conseil européen trinque) pourrait changer la donne. Mais les dissensions internes sur le futur cadre budgétaire (MFF) risquent, encore une fois, de détourner l'attention. Les ministres de la Défense se réunissent, mais une seule fois par semestre, dans une formation qui est mineure, dépendant de celles des Affaires étrangères. Les sujets qu'ils abordent sont rarement les plus importants. Et la terminologie employée souvent très optimiste (progrès, félicitations, succès...) sert davantage à masquer les divergences qu'à les trancher. Idem au Parlement européen où la défense est confinée dans une sous-commission, sans capacité de décision autonome. En fait, il manque une instance stratégique. C'est le problème plus général de l'Union européenne en matière de diplomatie et de défense. Elle erre un peu parfois sans une logique totalement compréhensible et intelligible. Le Haut représentant reste avant tout un super ‘diplomate', chargé de mettre en œuvre une politique. Si les États ne sont pas d'accord, il en est réduit à broder. Or, la haute couture ne suffit pas à remplacer une décision. L'idée d'un Conseil européen de sécurité, proposée par l'Allemagne, est intéressante (lire : Mettre en place un Conseil de sécurité européen ? Une idée à travailler). Mais elle apparait plutôt comme une manœuvre de diversion et n'a jamais reçu de suite très concrète. Il faut que le Conseil européen fasse son travail... tout simplement. Deuxième incohérence : la fuite en avant L'autre défaut typique de l'Union européenne est de lancer sans cesse de nouveaux concepts, de nouveaux projets, sans avoir tiré auparavant le bilan de ce qui marche et ne marche pas. On empile ainsi les projets capacitaires les uns sur les autres, sans fermer des dossiers. Où en sont aujourd'hui les 11 projets opérationnels décidés en 2011 par exemple ? Et sur les 47 projets de la PESCO, chacun sait bien que certains sont « morts nés » pour reprendre une expression officieuse. Dans les couloirs européens, personne n'ose le dire publiquement. Mais sous le sceau de l'anonymat, les langues se délient. En bref, il faut élaguer. Au lieu de ça, on alourdit l'arbre. Cela n'a pas de logique. Du moins vraiment compréhensible au point de vue de l'opinion publique comme des experts. Idem en matière opérationnelle. Les battlegroups sont toujours inemployés. Et notre analyse passée (2) reste (malheureusement) exacte. On ne voit rien aujourd'hui qui puisse les faire mieux fonctionner. Sur les seize missions extérieures de l'UE, on sait très bien — y compris dans les rangs européens les plus convaincus — qu'un petit tiers (estimation basse) ne remplit pas l'objectif primaire fixé par les traités à la PSDC : la stabilisation ou le maintien de la paix (lire : Opération Sophia, EUBAM Rafah et Libya... l'UE doit apprendre à fermer des missions devenues inutiles). Elles sont plutôt là pour mettre un point sur la carte, occuper le terrain. Leur suppression risque d'engendrer des grincements de dents, mais cette retructuration est nécessaire. Troisième incohérence : entre le dire et le faire un abyme Dans les missions et opérations de la PSDC, pourtant décidées en commun (l'unanimité étant toujours la règle), les moyens font souvent défaut. C'est une autre incohérence et non des moindres de la politique européenne de défense. Certaines lacunes sont récurrentes. Ainsi, depuis plusieurs années, le soutien médical dans les missions de la PSDC est souvent délégué à un pays tiers (ou au privé), faute de moyens européens. D'autres apparaissent de façon criante. L'exemple de l'opération de contrôle des armes au large de la Libye (EUNAVFOR Med Irini) en est un (dernier) exemple criant. Les États sont (à peu près tous) d'accord : le désordre libyen est un des pires facteurs d'instabilité pour l'Europe, il faut contrôler l'embargo sur les armes et aboutir à un processus politique... Mais quand il s'agit de fournir des moyens opérationnels pour mettre en œuvre cette volonté, il y a beaucoup moins de monde. (lire : Une opération Irini bien à la peine. Les États membres chiches en moyens). Quatrième incohérence : une structure héritée du passé Toutes les structures actuelles sont issues de la réflexion sur l'état de l'Europe il y a vingt ans, voire trente ans. L'élaboration du Traité de Maastricht date des années 1990. Soit la réalisation du marché unique. Une autre époque ! À chaque nouvelle phase (tous les dix ans), on rajoute une couche institutionnelle, sans vraiment chercher à simplifier ou réorganiser le système. Aujourd'hui, ce n'est pas tant le manque institutionnel que le surpoids qui l'emporte. On a ainsi un noyau d'état-major de l'UE en train d'évoluer (lentement), à côté des état-majors de force (Eurocorps, Euromarfor) largement sous-employés. Au niveau capacitaire, trois structures sont en place : l'agence européenne de défense et OCCAR qui s'occupent de la gestion des projets, et la nouvelle DG Défense et Espace (DEFIS) de la Commission européenne, sans oublier les structures au sein du service diplomatique européen (SEAE) qui s'occupent de gestion de crises. Et je ne parle pas de celles de l'Alliance atlantique. Chacune a sa propre logique et sa justification. La question n'est peut-être pas tant de les supprimer, mais d'avoir une logique d'ensemble, partagée par tous les acteurs, une saine répartition des t'ches, compréhensible, organisée. Quitte à couper les ‘branches mortes'. Cinquième incohérence : la coopération OTAN-UE Ce lien est célébré partout. On le retrouve à toutes les sauces dès qu'il s'agit d'une réunion consacrée à la défense d'un côté comme de l'autre du rond point Schuman. Si les relations entre les deux organisations sont fluides (elles l'étaient déjà du temps de Javier Solana ;-), dans les faits, la relation entre les deux organisations reste faussée par une géopolitique fort différente qui se résume à deux mots : USA et Turquie. L'OTAN reste, en effet, très dépendante à la fois de la volonté américaine (son actionnaire principal) et de la politique turque (élément clé de sa présence au Sud-Est). Vissée à ces deux éléments, elle obéit à un équilibre précaire et reste bien en peine de fixer sa politique, devant sa survie au durcissement russe entamé depuis 2014 avec la guerre en Ukraine et l'annexion de la Crimée. Les deux (autres) guerres actives aux bordures du territoire de l'Alliance (la Syrie et la Libye) se déroulent avec un cavalier seul de la Turquie, plus que troublant. La violation délibérée par Ankara de l'embargo sur les armes en Libye est une (grosse) épine dans le pied, douloureuse pour la solidarité de l'Alliance. L'Alliance, en fait, n'est pas très en forme. Encore moins pourrait-on dire que l'Union européenne, même si cela apparait moins clairement. Elle est à la recherche d'un nouveau point d'équilibre qu'elle n'a pas vraiment trouvé. Ses deux missions de formation en Irak et en Afghanistan sont proches de la fin. Elle se cherche de nouveaux terrains d'action... Elle ne dispose pas de moyens d'actions juridiques et financiers propres et en est réduite, aujourd'hui, à quémander à l'Union européenne de lui prêter ses moyens pour mener ses propres projets (cf. pour la mobilité militaire). Très clairement, les deux organisations n'ont ni la même stratégie ni la même tactique. La pandémie du coronavirus a montré comment leur coopération restait aléatoire, surtout en cas de crise grave. Chacun a tenté très vite de tirer la couverture à soi, multipliant des réunions de coordination là où il n'y avait plus grand chose à coordonner. Parler de coopération est donc plus qu'hasardeux. On serait plus proche de la parabole de l'aveugle et du paralytique. (Nicolas Gros-Verheyde)

  • Netherlands to deliver 18 F-16 fighter jets to Ukraine

    December 24, 2023 | International, Aerospace

    Netherlands to deliver 18 F-16 fighter jets to Ukraine

  • Will commercial and military launch programs ever be truly complementary?

    April 29, 2020 | International, Aerospace

    Will commercial and military launch programs ever be truly complementary?

    By: Kirk Pysher In a few months, the U.S. Air Force will choose two of the four competing space companies to provide five years of launches in the National Security Space Launch (NSSL) program. One of the core objectives for this program is to increase affordability by leveraging the technologies and business models of the commercial launch industry. Is that a realistic expectation given the current commercial space market and historical precedents? Historically, the commercial launch market has seen significant variability. Launches of commercial communication satellite constellations began in the early 1970s with NASA serving as the launch provider. New launch providers began to emerge from the commercial world after the Commercial Space Launch Act of 1984 allowed the private sector to provide launch services. We then witnessed a remarkable growth in commercial space launches in the 1990s that peaked just before the turn of the century. Then, until about 2014, the commercial launch market stabilized at 20-25 commercial geostationary orbit satellites per year that were split essentially between three global launch suppliers. Since then, new entrants into the commercial launch market and pricing pressure from terrestrial-based communication systems have significantly impacted the viability of the commercial launch market, reducing profit margins and returns on investment across the board. The expected 20-25 commercial GEO missions is now in the range of 10-15 launches per year and is expected to remain at that level beyond the NSSL five-year period of performance. With new entrants into the commercial launch market, that 40-50 percent reduction in annual launch opportunities will now be competed among seven to eight global launch providers, putting further pressure on the viability of those launchers. Additionally, commercial launch revenue is also expected to decrease over that period by as much as 30 percent as satellite operators look to reduce their launch cost through shared launch, smaller spacecraft and reduced launch pricing. Given the projected commercial launch market and additional competition from new entrants, launch service providers will have difficultly building and maintaining viable commercial launch business plans, let alone having commercial launch-driven capital to invest in new technology. History has proven that no commercial launch service provider can succeed without having an anchor government customer. The commercial launch market simply has not been able to provide the stable, long-term demand needed to maintain affordable pricing, innovation and factory throughput for the Air Force to benefit from. History has also demonstrated that it is the Air Force with NSSL since 2003 that has provided the launch service providers with a stable number of launches. The defense and commercial launch markets have a fundamental difference. The former focuses strictly on satisfying national security mission requirements in space — needs that are driven by risk, strategy and geopolitical events regardless of vulnerabilities in commercial markets. The defense market began in the late 1950s with industry designing, developing and building launch vehicles for the U.S. government to place critical national security satellites into orbit. Early on, we saw a large number of launches in the beginning — peaking at more than 40 in 1966 — before activity levels decreased to level out by 1980. After more than 400 launches of defense-related satellites, the defense launch market finally settled into an average eight launches annually, whereas the commercial launch market is strictly tied to the ability of global satellite operators to close business plans and obtain institutional and/or private funding on new and replacement satellites. The global COVID-19 pandemic is a stark reminder of the vulnerability of all commercial markets. Airlines, aircraft manufacturers and commercial space companies are needing to seek tens of billions of dollars in government assistance; and private commercial space investors are also reassessing their risk postures, as is demonstrated by the recent OneWeb bankruptcy filing. Given the projected decline in commercial launch along with the historical precedents, there would be significant risk for the Air Force to expect to leverage benefit from commercial launch. In fact, I believe history has demonstrated that it is commercial launch that is able to leverage the benefits derived from the steady cadence of defense and civil government launches. The Air Force, in its role as anchor customer, needs to clearly understand commercial market dependencies and business cases of its key providers. With that understanding, the Air Force will mitigate any risk of critical national security missions being dependent on a finicky and fluctuating commercial market. Kirk Pysher is an aerospace executive with more than 20 years in the commercial launch market, serving most recently as the president of International Launch Services until October 2019. https://www.defensenews.com/opinion/commentary/2020/04/28/will-commercial-and-military-launch-programs-ever-be-truly-complementary/

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